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« Special Strange Origines n°256 » ne recèle rien de réellement immanquable.
Le match entre Wolverine et Spider-man dans une ambiance glauque de Guerre foide a pour lui le mérite d’être violent, dur et sans trucage visant à favoriser l’un ou l’autres des héros, Spider-man surclassant en apparence son adversaire avant que dans la durée, le pouvoir régénérateur l’indestructibilité et le mental de Wolverine finissent par faire pencher la balance.
Les deux autres épisodes n’ont de leur coté strictement aucun intérêt, avec l’ancêtre de la Torche humaine, remplacé par le plus moderne et sémillant Johnny Storm et une aventure sympathique mais ridicule de Miss Hulk.
Honnête donc mais laissera néanmoins le lecteur exigeant sur sa faim.
Plus d'informations sur ce lien :
https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2026/07/special-strange-origines-n256-james.html
J’ai beaucoup apprécié Le Domaine des dieux. L’album est drôle, mais aussi très intéressant dans les thèmes qu’il aborde, comme la modernisation, les droits du travail ou le tourisme.
C’est une histoire intelligente, mature, mais toujours actuelle, que j’ai pris plaisir à relire.
Troisième tome que j’ai l’occasion de lire et honnêtement, je prends énormément de plaisir, l’histoire, même si pas extraordinaire, fonctionne bien encore une fois. Les personnages sont vraiment charismatiques, les décors sont magnifiques et l’ensemble est vraiment très réussi.
Encore une fois, je peux comprendre que tout le monde n’apprécie pas le style et ce mélange de genre. Pour ma part, mon estime pour la série va crescendo.
On est sur un bon album, c’est plutôt bien rythmé. Entre scènes d’aviation et poursuites, Dan Cooper se retrouve coincé en plein Triangle d’Or, à la recherche d’un confrère américain. Il y a un petit côté Bob Morane dans cet opus, qui n’est pas pour déplaire.
L’histoire est intéressante, un rythme bien soutenu tout du long. Bien que la série avait tendance a s’essouffler dans les dernières années, cet épisode est globalement bien maîtrisé et à recommander pour les amateurs du genre.
L'histoire est à la fois simple...et pas si simple. Un assureur, profite d'une situation d'accident impliquant l'un de ses assuré dont la spécialité est d'être à la tête d'une agence matrimoniale très novatrice, pour obliger celui-ci de s'occuper de sa fille. Sa fille est devenue anhédonique ( rejette tous les plaisirs) suite à un traumatisme dans son enfance. Le scénario est assez original et bien qu'un peu "monotone ", la bd se laisse lire avec plaisir. Le dessin de Bihel est bon et caractéristique de ce dessinateur : douceur des couleurs et détails adaptés aux circonstances. J'ai hésité entre 3/5 et 4/5....bonne bd.
Surpris - en bien ! Et pourtant, vu le scénariste, je ne devrais pas. Scénario accrocheur, dessins nerveux, rythme au poil, fin assez surprenante. On ne sent pas du tout l’âge réel de cette histoire. De l’aventure à l’ancienne avec de grands A !
Avec La Genèse des Jedi, j’ai passé un bon moment, même si j’en ressors avec quelques regrets.
J’ai aimé découvrir une époque très ancienne, avant les Jedi tels qu’on les connaît, avec les Je’daii, leur rapport à la Force et cette recherche d’équilibre entre lumière et obscurité.
Le début peut être un peu dense, car beaucoup d’éléments sont présentés d’un coup, mais on revient assez vite vers les personnages principaux.
Le lore est clairement le gros point fort : les Rakata, les premières bases des sabres laser, cette ancienne vision de la Force… tout ça donne envie d’en savoir plus.
Mon regret, c’est que le scénario ne va pas assez loin. Pour une Genèse des Jedi, j’aurais aimé plus de mondes, plus de peuples, plus de races différentes, et un lien plus fort avec la suite de l’univers Star Wars. Certaines technologies m’ont aussi paru déjà très avancées pour une époque aussi ancienne.
Visuellement, par contre, j’ai beaucoup aimé : les dessins sont très beaux, les couleurs fonctionnent très bien, et l’ambiance ancienne, mystique et presque mythologique est vraiment réussie.
Jauge BD : 70% — Bon moment avec réserves
Pour les deux albums de la série :
La lecture des deux tomes est assez rapide. C'est peut-être l'un de ces ouvrages où le prix au mot est un peu élevé à mon goût.
Mais cela n'enlève rien à l'efficacité du scénario.
C'est clair, c'est rythmé, plein d'action, violent et sexy. Un cocktail complet pour une intrigue intéressante, même si elle ne réserve pas de grandes surprises.
Cela reste un bon moment de lecture.
Et bien évidemment, le clou du spectacle, ce sont les dessins.
Du très grand Marini.
Je trouve personnellement que son trait s'est encore largement perfectionné depuis Rapaces, Le Scorpion et les Aigles de Rome. On sent ici une grande maîtrise de son art. Il s'est vraiment surpassé.
Un bon polar.
C'est très sympa, encore une fois.
On ne s'ennuie pas : le scénario est bien ficelé et le contexte de la guerre du Vietnam est intéressant.
On reste donc dans une série très agréable à lire.
Les dessins sont réussis, même si je les trouve peut-être un peu moins marquants que dans les précédents volumes.
En revanche, je trouve les dragons bien moins impressionnants et bien moins terrifiants que dans les premiers tomes.
De plus, dans ce dernier volume, il manque ces grandes planches qui contribuaient à amplifier encore davantage la puissance et la majesté de ces créatures. Dans ce cinquième tome, les dragons paraissent beaucoup moins grandioses que dans les épisodes précédents, et c'est dommage.
À lire quand même, car cela reste vraiment une bien agréable lecture.
Bon, je n'ai pas l'habitude de démolir une BD. Je suis même plutôt super indulgent et bon public...
Mais là...
Ça ne vaut pas un clou, ça n'a aucun sens, l'histoire n'a aucun intérêt et les dialogues sont particulièrement creux.
C'est une perte de temps... et d'argent, par la même occasion !
Et les dessins ne relèvent en rien la BD, au contraire, ça l'enfonce...
Je me suis fait avoir par la couverture, que je trouve très sympa, mais c'est bien la seule chose... C'est ce qui justifie l'unique étoile que je donne à ce livre.
Vraiment, Grand Angle nous a habitués à bien mieux que ça. Il ne faudrait pas que publier des ouvrages pareils devienne une habitude.
À éviter.
Cette Histoire est une découverte pour moi.
L'édition Félès a encore une fois édité un très beau livre.
Le dessin est particulier mais réussi et la colorisation est superbe.
Le scénario méritait d'être moins linéaire et plus approfondi.
On comprend le sujet et l'ensemble de l'histoire en quelques planches. J'aurai aimé en savoir plus sur les aspects politiques, ou sur la population.
Ici il y a trop de dénonciations "faciles", on y enfonce un peu trop des portes ouvertes répétitivement.
Parmi les toutes meilleurs histoires « Conan » vues ces dernières années - si ce n’est LA meilleure.
Mention spéciale à leur vision du prince Conan (ou Conn selon les versions), très bon pendant à son père dans cette histoire (je dirais même qu’il est encore plus intéressant).
On y retrouve toute l’essence de l’original.
"Quatre doigts - L'homme de papier" résonne comme un western original par son lot de personnages atypiques qui permettent à la narration d'être bousculée par un trait humoristique décalé.
C'est plaisant de voir Milo Manara à la plume pour écrire et dessiner une œuvre de ce genre, bien que l'épopée soit moins complexe que dans "L'été Indien" ou "El gaucho" avec Hugo Pratt. Mais graphiquement, c'est toujours plaisant de lire le trait dynamique d'un grand maitre du dessin. Les couleurs sont un peu vieillissantes, mais le charme des personnages et de la ligne claire opèrent toujours.
Narrativement, c'est correct mais un peu pauvre, le format restrictif d'une quarantaine de planches empêche le récit de trop s'étaler ; il n'y a pas de gros enjeux, on se satisfera des mises en situation des protagonistes avec leurs surnoms : Homme de papier, Fesses-au-vent, Lapin Blanc, Indien contraire, et les différentes situations cocasses qui surviennent. C'est donc un western qui ne se prend pas au sérieux avec un final qui permet d'échapper trop facilement à la situation.
Un western fluide qui se lit bien, qui n'est pas exceptionnelle sur le fond ; il a au moins le mérite d'exister.
Tout a été dit !!!
B&B, c'est fini pour moi, je n'ai pas envie de savoir ce que va faire Olrik dans le prochain album.
J’adore les dessins de Beltran. Fait de grâce et de rigidité, Steam punk et corseté tout plein, avec des couleurs criardes et des jolies pépettes, ce dessin là illustre un univers avec brio. Beltram sait aussi faire l’action, les décors et une narration visuelle qui fonce à 100 à l’heure.
Berberian lui offre un univers déjà vu ailleurs, foutraque au possible, d’une drôlerie folle et révolutionnaire. Car l’aventure se veut avant tout drôle et c’est le cas. Tout part à berzingue avec le père qui est une machine à café. Certes, on ne comprend pas toujours tout et le final prend d’énormes raccourcis pour conclure au plus vite.
Ici c’est une révolution qui est pliée en 6 planches avec un final grandiloquent et incompréhensible. Le foutraque du tout ne me dérange absolument pas. Bien au contraire. Je le trouve réjouissant et c’est toujours le bordel qui fait naitre la révolution. Ce qui me gêne, c’est le final. Pourquoi ne pas faire plutôt un second tome plutôt que de plier tout ça à la va vite.
Toute l’histoire possédait une âme sincère, drôle et dégénéré. Et le final est un expresso sans saveur.
Mais quel dommage !
L'histoire tragique de Mata Hari… Celle d'une femme qui a voulu réaliser ses rêves dans un monde en plein bouleversement.
Elle est présentée ici comme la victime d'un enchaînement d'événements historiques qu'elle ne pouvait en aucun cas contrôler et qui l'ont conduite à faire des choix difficiles pour assurer sa survie.
Et, au bout du compte, une question demeure : était-elle, ou n'était-elle pas, une espionne au service de l'ennemi ?
Les dessins sont très réussis et accompagnent parfaitement le récit.
Une belle découverte.
Très belle tranche de vie.
Les dessins sont superbes, et les couleurs le sont encore davantage.
L'histoire est bien rythmée, parfois drôle, mais surtout déroutante, car les sentiments d'amour, d'amitié, de liberté et bien d'autres encore se mélangent, se repoussent et se confrontent tout au long du récit.
C'est un ouvrage qui a même réussi à m'arracher une larme à la fin…
À lire.
Encore une fois très moyen. Les auteurs essaient de relier cette série aux terres d’Arran avec ce tome, mais même s’il demeure assez facile à lire, ce n’est essentiellement que l’histoire d’une femme qui tente de sauver son fils en fuyant. On rencontre certes divers personnages, mais l’intrigue demeure assez légère.
Après avoir lu et vraiment apprécié la BD Diplomatie Clandestine, que j'ai classée dans mon Top 5 des BD de cette première moitié de l'année, j'ai eu envie de découvrir une autre œuvre de Hubert Maury.
Dissident Club est, une fois de plus, une BD passionnante qui mêle avec intelligence les destins individuels à la grande Histoire.
On y suit le parcours d'un journaliste pakistanais contraint de s'exiler en France après avoir remis en question, puis rejeté, les dogmes religieux les plus radicaux et les plus violents, mettant ainsi sa vie et celle de sa famille en péril.
Il n'y a aucun temps mort. Le récit est rythmé, parfois drôle, souvent intense, et le parcours de ce journaliste s'inscrit dans les grands événements de l'Histoire avec un grand H.
Ce que l'on retient avant tout, c'est que la réflexion, l'esprit critique et la volonté de comprendre le monde qui nous entoure sont les meilleurs remparts contre la radicalisation et les dérives dictatoriales.
Une lecture très intéressante, qui invite à la réflexion et que je recommande sans hésiter.
Perso, je suis plutôt fan d'Éric Stalner.
On ne le présente plus : Le Boche, La Croix de Cazenac, Fabien M. et, plus récemment, le somptueux… que dis-je, l'exceptionnel Bertille & Bertille ! (Pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, c'est un vrai bijou.)
J'apprécie énormément le coup de crayon de Stalner.
Bref, cette nouvelle histoire se déroule juste avant l'arrivée du Front populaire en France, en 1936. On y retrouve la même ambiance que dans le deuxième tome des Maîtres de l'Orge : la lutte des classes, l'opposition entre patrons et ouvriers…
On s'attache rapidement au personnage principal, mais aussi à certains personnages secondaires, comme sa sœur. D'autres, en revanche, sont plus caricaturaux, sans doute pour les besoins du récit.
L'histoire est donc un peu, voire beaucoup, à charge, mais en prenant un minimum de recul, on fait facilement la part des choses et l'on passe finalement un très agréable moment de lecture.
Au final, c'est une belle histoire signée Stalner, portée par des dessins et des couleurs toujours aussi agréables.
À découvrir.
"La marque du péché" semble ne pas avoir passé toutes les étapes de réalisation, avec deux éditeurs différents pour chaque tome, cela semble laborieux dès le départ. De plus, le récit ne se clôture pas sur la fin du second tome ; c'est justement la dernière page qui laisse penser à une suite de la romance entre Angustias et Thomas. Malheureusement, la suite ne verra pas le jour, Carlos Trillo étant décédé en 2011 ; sauf si un scénariste reprend le flambeau et trouve un éditeur qui accepte de reprendre cette suite. Mais cela en vaut-il la peine ?
Premièrement, le dessin malgré un très beau mouvement et une certaine dynamique dans le découpage manque de détails, le trait est vaporeux derrière les couleurs pour un rendu global trop sombre, pourtant il y a un travail remarquable sur la lumière et quelques effets graphiquement sympathiques (transparence, surbrillance). Je ne sais pas si c'est le dessin ou le choix du papier qui donnent ce rendu étrange, mais cela a été pour moi difficile de rentrer dans l'histoire au travers du dessin. Le T1 aux éditions Albin Michel possède un rendu un peu plus qualitatif que le T2. Même si les personnages sont sensiblement différent physiquement, j'ai eu parfois du mal à distinguer qui est qui sur les plans d'ensemble ou les plans éloignés, que cela soit pour Thomas et Leandro, ou parfois même Angustias et Ayelen.
Deuxièmement, l'histoire est rapidement surfaite, une énième histoire de mariage et de virginité sur fond d'inceste entre frère et sœur, une romance idéalisée sur fond de séparation par enjeu politique (les deux amoureux ne sont pas du même milieu, et Thomas cherche à lutter contre l'oncle de celle qui l'aime et qui est au pouvoir) "La marque du péché" n'a malheureusement pas grand chose de surprenant. Les personnages de Augustias et Thomas tournent en boucle sur le sujet et se lance dans une course contre le temps sur les 2 tomes. Au niveau de l'incarnation, il n'y a que le personnage de Thomas qui tient la route, introspectif, sensible, il dessine à ses heures perdus. Les autres personnages tel que Angustias, son frère Leandro, le prête Rosas sont vites stéréotypés.
Une série qui malheureusement est mis en échec par différents facteurs, on y retrouve l'ambiance des univers de Carlos Trillos, mais la narration trop poussive avec un dessin difficile à décrypter (aspect vaporeux et flou) rend l'expérience décevante, loin du chef-oeuvre de BD comme "La Grande Arnaque" du même scénariste avec le dessinateur Mandrafina, c'est dommage.
Comme la majorité des albums de la série, un chouette moment de lecture. Bien entendu, une belle rencontre sportive mais aussi une histoire parallèle agréable à découvrir.
J'attendais beaucoup de ce douzième tome, censé lever une partie des grands mystères du Chant des Stryges. Il remplit effectivement cette mission en développant largement le lore, mais au prix d'un récit qui s'efface derrière les explications, les flashbacks et des dialogues souvent trop démonstratifs.
Certaines idées, comme la réflexion sur l'immortalité ou la folie, restent intéressantes, mais plusieurs révélations manquent d'impact et les personnages secondaires passent au second plan. Au final, j'ai trouvé cet album davantage utile que passionnant.
Retrouvez l'analyse complète ici :
https://www.alphabulle.fr/le-chant-des-stryges-12-trop-dexplications-pas-assez-de-recit/
commentaire pour les quatre tomes de la série.
Une histoire dans laquelle on apprend beaucoup. J'ai été vérifier au fil des pages, les informations sur ce qu'étaient les cathares sont assez exactes. Pas de happy-end. Pas de révélation fracassante. Et même un peu d’esprit critique : ce n'est pas parce qu'une information peut révolutionner le monde qu'elle est forcement authentique, bravo Delalande !
Le graphisme est plutôt soigné, sans démonstrativité outrancière. L'histoire est servie, Lambert se fait parfois plaisir avec des double-pages bien senties ne nuisant pas au propos. Très bien. On regrettera quelques visages de protagonistes parfois approximatifs dans certains plans un peu larges, mais c'est tout. Cela dit, la qualité monte assez régulièrement au fil des quatre albums.
Par contre, virez moi ces catapultes romaines à cuillère, par pitié : elles n'ont jamais existé comme montrées à l'image, et les reconstitutions d'après schémas datant d'Eugène Viollet-le-Duc ou Gustave Doré, ça casse. Même avec des matériaux modernes. Les contraintes sont trop fortes. Regardez la chaine Histoire Appliquée, bon sang ! Cela fait presque 200 ans qu'on fantasme sur cette erreur de graphiste très éloignée du travail d'ingénieur. Si jamais il y a une réédition, ça serait méritant de corriger ce détail.
Je ne connais pas la série, Je ne connais que le premier tome et j’ai bien aimé. Ce qui m’a plu c’est que c’est assez sombre, même le personnage principal a de sales histoires derrière lui.
Dans ce premier tome, ça alterne entre deux époques, Les années médiévales et le début du vingtième siècle.
C’est une histoire sur les vampires, et pourtant, ce n’est pas trop mon truc les histoires de vampires, donc chapeau bas. Pas mal!
Excellent à tout point de vues
Le dessin est remarquable et convient merveilleusement à cette Angleterre victorienne.
Le scénario m'a ... scié. Car on y retrouve bien d'avantage que l'oeuvre originale de Stevenson. Sans spoiler votre lecture, vous y croiserez du bien beau monde de l'époque.
Et même là, ... ô (excellente) surprise
Après "Écoute jolie Marcia", Fauve d'Or à Angoulême en 2022, Marcello Quintanilha revient avec une nouvelle histoire du Brésil entre foot et polar. Il est vrai que ce n'est guère mon auteur favori mais je ne dois renoncer à rien.
C'est encore une banale histoire de malfrat avec l'argent facile fuit d'un braquage où tout le monde veut sa part. On a l'impression que le crime fait partie de la société brésilienne de même que le football élevé au rang des dieux du stade.
Eldorado évoque le rêve mais il n'est pas encore à la portée de tous. J'ai bien aimé l'introduction qui explique en partie l'histoire du Brésil et de son évolution. Par la suite, j'ai bien moins aimé car ce n'est guère passionnant pour moi avec ces bavardages incessants et sans grand intérêt.
Encore une fois, ce type d'ouvrage n'est pas à la portée de tous car cela demande quand même beaucoup d'effort. Après, l'expérience peut être intéressante pour certains lecteurs avides de l'histoire brésilienne.
Un super beau petit comics Valiant, très indispensable pour l’univers, mais vraiment bien ficelé. Le côté ping pong entre ces 2 grands dessinateurs selon l’époque des faits apporte un grand plus (cœur énorme à Larosa et ses dinosaures).
Je suis désolé mon cher Erik67, mais on voit que le comics - en particulier l’univers Valiant - ce n’est pas ton rayon. Qui parle de crédibilité dans ce genre d’univers ? C’est du pur « entertainment » comme le disent les américains eux
-même.
C’est court, mais c’est bien dit dans les savoureux bonus de fin d’album que c’était un divertissement également pour leurs auteurs, entre 2 grosses séries. Ils n’ont pas eu une latitude pour en faire quelque chose d’énorme.
Pour finir, oui, il y a une suite, sortie en 2022 (Savage - État sauvage), et elle est vraiment nulle à ch***. Elle se passe après le retour à la civilisation de KJ, est visuellement plutôt moche, avec un humour douteux et potache très malvenu, sans compter une direction scenaristique assez incompréhensible.
"Le Partage des Mondes" allie un récit d'aventure historique à l'imaginaire d'un univers fantastique pour échapper à la dureté de la vie. Une bande dessinée qui par son approche m'a fait penser au film Italien "La vie est Belle" de Roberto Benigni, avec un adulte et un enfant qui partagent un socle réel commun dans les méandres et affres de la guerre, mais s'échappe au travers d'histoires et anecdotes enchanteresques.
Dans l'oeuvre, c'est Mary et Issac d'un écart d'age de 2 générations qui se donnent la réplique dans la ville de Londres. Durant la seconde guerre mondiale, la capitale subit les bombardements à répétition du 3ème Reich. Si l'histoire est touchante, j'ai eu du mal à être totalement transporté par la narration, avec des personnages et dialogues trop simples malgré la pertinence des propos.
Olivier Grenson essaye d'introduire beaucoup de bienveillance et de magie dans son récit, mais cela occulte en partie l'aspect dramatique de la situation. Bien sur, le temps qui passe et la relation qu'entretiendront Mary et Issac au cours de leurs vies respectives sera le pilier narratif de ce beau récit inter-générationnel. L'histoire dans l'histoire avec "L'arbre aux milles feuilles" aurait mérité également plus de forces, car nous avons là un conte qui reprend des thématiques contemporaines : écologie, extinctions des espèces, déforestation, mais qui souffre d'un manque de pertinence et d'une conclusion élaborée pour rendre le conte touchant.
Les illustrations de Olivier Grenson sont très douces, un trait avec beaucoup de rondeurs, des couleurs pastels, avec un rendu apaisant, rappelant les illustrations fantastiques de Florence Magnin ("L'autre Monde","L'Héritage d’Émilie", "Mary la Noire"). Personnellement, même si j'admire la technicité derrière le dessin, le travail sur la lumière et les couleurs : celui-ci ne me transporte pas, il a tendance a adoucir la violence du récit (bombardements) et ce que cela implique. Les personnages ne se retrouve jamais dans la crasse, le sang ou la violence et l'aspect morbide est complétement mis de coté.
Dans "Le partage des Mondes", tout semble beau malgré les morts et les blessés, comme si on occultait une partie de désastre de la guerre, le ton dramatique semble presque anodin. Un récit passe-partout qui conviendra sans nulle doute à un large public, jeune ou adulte, mais dont les amateurs de drames ou de récits fantastiques ne trouveront pas complète satisfaction.
Cette trilogie revisite le western classique à travers le regard d'un véritable cow-boy noir, Nat Love, dont la légende de Deadwood Dick sert de fil conducteur. L'ensemble se distingue par son sérieux historique, ses thèmes (racisme, identité, conquête de l'Ouest) et un dessin expressif, globalement très bon bien que le tome 2 soit tout de même en deçà.
Le premier tome repose sur la découverte de ce cowboy noir Nat Love qui cherche à tout pris à rejoindre les Buffalo Soldiers suite à une mésaventure. Un rythme lent avec quelques situations délicates.
Le second tome bien plus vulgaire mais non dénué d'humour se tourne vers l'action et la vengeance. On peut facilement y avoir des similitudes avec le film "Impitoyable" de Clint Eastwood.
Le dernier tome se focalise sur un évènement historique, une sorte de huis clos où une vingtaine de chasseurs de bisons dont le célèbre cow boy Wild Bill Hickok se retranchent dans un saloon pour contrer une attaque indienne. Il est celui qui propose la meilleure narration, faisant la part belle aux sentiments sur le dernier quart du récit.
J’ai bien aimé cet album. Toujours aussi bien écrit et dessiné, le scénario avance plus vite dans cet opus. On comprend que Martin met la table pour une histoire qui durera plusieurs tomes. L’obsession du connétable pour les jouvenceaux est étrange, au départ je me demandais si ce n’était qu’un trait de personnalité, mais en voyant les titres des prochains albums, je crois que je comprends vers où l’intrigue se dirige. Quoi qu’il en soit, je lirai la suite!
Superbe album porté par un dessin magnifique.
Si l'enquête policière, en elle-même, est assez banale et presque anecdotique, ce qui passionne c'est la profondeur des personnages et l'inspecteur qui se met à nu continuant à nous montrer ses failles et ses forces.
Retour en puissance de cette série après un second tome plutôt décevant!
Comme souvent avec les séries YA, que ce soit en romans ou en BD, le début est super accrocheur, avec un concept fort qui en fait un vrai page turner.
Une fois que nos héros vont découvrir le monde autour d’eux, là, souvent, c’est le drame : on perd du concept de base et c’est souvent bien plus consensuel.
Méto est ainsi : ça démarre fort, ça finit moins bien, et on va même dire que ça se finit trop facilement pour lui, tout se goupille bien…
C’est moche - et c’est sympa à lire. Mais que c’est moche ! Quel dommage ! Ça aurait pu être un chef d’œuvre
C'est une bande dessinée qui met en scène un jeune adolescent très sérieux, entièrement concentré sur ses études sous l'influence de ses parents. Cependant, il s'octroie un moment de bonheur et de liberté lors de vacances chez sa grand-mère, dans une station balnéaire entourée de pins.
Au cours de ces vacances, il croise une jeune fille passionnée de photographie, dont il tombe progressivement amoureux. Le récit, peu dialogué, parvient néanmoins à nous plonger rapidement dans l'ambiance festive et enjouée de l'été, évoquant ainsi de délicieux souvenirs.
J'ai particulièrement apprécié la retenue et la délicatesse qui se dégagent de cette bande dessinée, malgré sa simplicité narrative. Elle réussit à transmettre une atmosphère chaleureuse et envoûtante à travers des images silencieuses, pleines d'émotion.
Le dessin, simple mais coloré, s’adapte parfaitement au climat, qu'il s'agisse du jour ou de la nuit. À mon sens, c'est une véritable beauté visuelle.
Ce genre de BD se savoure idéalement en été, surtout lorsqu’on est au bord de la mer. En résumé, c’est une belle découverte, un album à savourer sans modération.
Que je n’aime pas les histoires avec le héros qui a un clone malfaisant ! Lorsqu’un scénariste sort cette carte là, c’est qu’il n’a plus grand-chose à raconter. Et d’ailleurs Jean Van Hamme n’a tellement rien à raconter dans cet album là qu’il pratique à outrance le « Fan service ». Plein de personnages secondaires d’anciens albums pointent leurs bouts de nez et c’est choupinou comme tout mais ça ne fait pas une bonne histoire. D’ailleurs, tout commence avec un personnage féminin qui fait une bêtise parce qu’elle est amoureuse de Thorgal (encore !).
Ok Jeannot respire un bon coup. Tu feras mieux la prochaine fois. Sauf que…quoi ? Qu’est-ce que c’est ? Pourquoi Thorgal s’en va à la toute fin ? Lui qui prône depuis 16 albums la protection de la famille et les règles élémentaires pour tuer, il se casse ???? Ce final est en antinomie totale avec les valeurs du héros !!! Et Aaricia qui laisse faire ????
Désolé Rosinski, ton dessin comme toujours superbe ne peut, cette fois-ci, compenser. Cet album n’est certes pas une réussite extraordinaire mais le final est un contresens. Et, forcément, le pire est à craindre pour l’avenir.
J'ai beaucoup apprécié, c'est un album d'une rare beauté, douceur et sensualité.
L'interview en fin d'album est touchant, une excellente idée qui complète grandement l'œuvre et donne envie de se replonger au plus vite dans la lecture.
Avec "L'Apprentie Geisha", Kazuo Kamimura fait honneur à la tradition Japonaise des Geishas pour en comprendre le fondement, les origines, mais aussi le fonctionnement de ce rôle atypique de la culture Japonaise, toujours difficile à appréhender par la population occidental ; les Geishas sont souvent réduites à l'idée d'une forme d'escort haut de gamme, alors qu'il y a bien plus de nuances dans ses fondements. Les Geishas sont avant tout la mémoire culturelle et d'artistique d'un pays, qui louent chacune leurs services à un protecteur qui choisira en partie leur dessein et laisse entendre une forme de soumission. Au delà de l'aspect charnel, l'approche est plus profonde ; c'est l'impression que laisse Kazuo Kamimura d'après ses descriptions.
Loin d'être l’œuvre de Kamimura qui m'a le plus touché graphiquement en comparaison du magnifique "Lorsque nous vivions ensemble" (3 tomes) ou de l'envoutant "Le Club des Divorcés" (2 tomes), ce one-shot reflète plutôt une culture de l'art japonais et d'une époque particulière ; le seinen est, dans sa construction, plus proche du "Fleuve Shinano" (3 tomes) du même auteur (mais qui m'a moins plu).
"L'apprentie Geisha" reprend des moments de vie dans le parcours de la jeune O-Tsuru, au départ Shikomikko dans la maison Matsunoya, puis Geisha quelques années plus tard dans la même maison. Un ton dramatique parcours le one-shot avec des moments particulièrement difficiles (pendaison d'une shikomikka, aspect autoritaire de la maitresse de maison, acception de faveurs sexuelles d'un protecteur) qui nous plonge dans le quotidien de ces femmes.
Cependant le récit est trop décousu à mon gout avec des chapitres qui ne se lient pas forcément entre eux dont certains restent trop anecdotiques et dont l'attachement au personnage de O-Tsuru, une femme distante émotionnellement n'a pas fonctionné pour moi dans la lecture.
Graphiquement, Kazuo Kamimura essaye de faire des efforts pour changer de morphologie ses personnages, mais on retrouve toujours le même style de femme dans son dessin, ainsi O-Tsuru ressemble beaucoup à Kyoko ("Lorsque nous vivions ensemble"), Yuko ("Le Club des Divorcés") ou Yukié ("Le Fleuve Shinano"); un défaut récurrent dans les œuvres de Kamimura. L'auteur joue également moins avec les cases, les saisons et les fleurs bien que présentes ne font pas l'objet d'une attention particulière. Le style et surtout l'atmosphère style "Kamimura" sont moins présents que dans ces autres œuvres.
Et si la machine était synonyme de perfection, c'est ce qu'essaye de démontrer "Faisons l'homme à notre image" par De Angelis et Saudelli au travers de 4 histoires courtes plus ou moins réussis.
Si on se laisse facilement transporter par l'idée que la machine remplacera un jour l'homme, le lecteur contemporain verra une certaine dissonance avec le monde actuel. En effet, à l'ère du 21ème siècle, les IA génératives sont florissantes et autres robots se proposent déjà comme candidat au poste d'intendant dans les chaumières. C'est en cela que les dialogues et l'approche semblent surfaits, et le propos dépassé car nous sommes en train de vivre ce que propose cet œuvre, il ne s'agit plus de science-fiction.
Nous avons une BD divertissante qui fantasme (avec des pin-up à la plastique parfaite) plus qu'elle n'interroge le lecteur, cela influe sur le message que l’œuvre souhaite faire passer autour de la technologie et de l'évolution. Tout de même, la dernière histoire est sympathique et questionnante. Les illustrations de l'italien Franco Saudelli sont réussis avec un trait dynamique, les couleurs sont en revanche vieillissantes.
Un aspect moins humoristique et qui poserait les bonnes questions aurait surement permis une meilleure entrée en matière ; "Faisons l'homme à notre image" est avant tout divertissant.
« Thor, le roi dévoreur » est un authentique chef d'œuvre dans sa première partie avec une prolongation habile de l'Histoire de Galactus qu'on découvre sous l'emprise d'un être encore plus puissant encore et un twist brillant faisant de Thor une super entité cosmique capable de tuer Galactus après avoir été fugitivement son héros.
Cette histoire épique « larger than life » appelant par instant Thanos et le Surfer d'Argent noirci peut légitimement prétendre à l'élite de Marvel, même si ce Thor omnipotent surgonflé peut parfois agacer.
La seconde partie du récit mettant en avant l'alter ego du dieu du tonnerre en version invincible et revancharde est nettement moins inspirée et on se lasse assez vite de tous les Thor de seconde zone comme l'affreux Beta Ray Bill et la ridicule grenouille Throg.
Moins bien dessinée également par Kuder, cette seconde partie plombe la première, formidable.
Dommage donc pour l'unité d'ensemble.
Plus d'informations sur ce lien :
https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2026/07/thor-le-roi-devoreur-donny-cates-nick.html
L'album est bon mais sans plus quoiqu'il augure une suite mais qui ne sera pas dans le tome 8.
Perso j'aime moins les dessins que ceux d'autres tomes,
Après c'est un peu comme certaine série Tv j'aime quand on sait que la fin a déjà été écrite et ici on sens bien que les auteurs tentent de rentabiliser le projet au maximum en enchaînant les sorties. Je me demande si je ne commence pas a me lasser.
Une histoire envoûtante mêlant la tendresse, l'émotion, la naïveté, la mélancolie, la tristesse et le désenchantement, le tout porté par le dessin ondulant et très personnel de Renaud Dillies, qui personnellement me plaît beaucoup. Les dialogues sont succulents et les personnages fortement attachants (les bons) ou au contraire carrément abjects (les méchants).
ABELARD est un poignant conte philosophique, presque une sorte de "Candide ou l'Optimisme" animalier. Le rire n'est jamais loin des larmes, et inversement. La lecture est un pur enchantement. Bravo aux auteurs !
Certes les personnages sont bien construits et le déroulement parfaitement logique. Certes, la narration possède de vraies tensions, n’a jamais de ventre mou et se clôture avec maestria. Certes les dessins sont superbes, les cases simples pour que l’histoire soit privilégiée à l’illustration et les planches sont modernes…
Sauf que je n’y crois pas une seconde.
Je crois qu’un ado s’est fait piqué par une araignée et, depuis, porte des leggings rouge et bleu pour grimper sur les murs. Mais cette histoire d’arbres génocidaires par deux fois, je n’y crois pas une seconde.
Des arbres qui cachent leurs ADN aux humains (ils sont trop forts) dès qu’il y a un qui pointe son bout du nez à côté d’eux …Sauf que, il y a un qui n’a pas eu le temps de faire cache-cache (il a pris la foudre et c’est quand même pas du bol.) et, donc, on sait désormais (en 24h) que le savant fou était pas si fou que ça. Sauf que, trop tard, bien sûr, on va tous mourir quand même.
Il y a trop d’aberrations, d’incompréhension et j’ai trop de questions sans réponse autour du mode de communication des arbres et de comment ils font pour jouer à cache-cache pour intégrer l’histoire. Et je dois avouer désormais beaucoup me moquer à chaque lecture tellement c’est trop. « The End » est devenu mon nanard à moi.
Certes, on sait que les arbres communiquent en effet entre eux. Des études portent en effet sur le sujet un regard scientifique mais ce n’est pas une raison pour en faire des tueurs en série. Car ladite étude ne dit pas si les arbres, ça peut avoir mauvais caractères. Mais Zep pense qu’ils ont déglingué les dinosaures tout de même. Pourquoi d’ailleurs ils ont fait ça ? Marre de se faire bouffer les feuilles ?
J'ai vraiment adoré cette integrale qui est composée par les 2 volumes de cette histoire. Le scénario de Giroud, fiction sur un fond historique très interressant et sans doute peu connu, est passionnant, très bien rythmé alternant actions et enquête efficacement. Le personnage principal, journaliste un peu has-been mais avec suffisamment de pugnacité pour faire avancer son enquête ( le destin d'un soldat d'Indochine disparu et faisant probablement parti de ces ralliés a la cause des vietnamiens). Seule la fin de l'histoire est un peu confuse mais ne gâche en rien l'ensemble de l'enquête et donc le scénario. Le dessin de Lax est excellent ! Détaillé, colorisation bien équilibrée, personnages toujours reconnaissables, ce dessin apporte vraiment un plus à la valeur de l'histoire. Définitivement une très très bonne BD!
Sophie n’est pas la tête d’affiche de cet album, celui-ci fait plutôt la part belle à notre duo Starter-Pipette mais aussi et surtout à Zoé. Histoire amusante et plutôt dynamique, un album détente comme la plupart de ceux de cette série.
Dessin: 4/5
Scénario: 3/5
Dernière partie tirée par les cheveux. L’histoire ne tourne au sujet du titre du tome qu’à partir de la page 35. De plus, l’idée du mariage est farfelu. Mais bon, c’est une bande dessinée. Pourquoi ne pas tenter sa chance? ;-)
J'avais adoré le le travail de ce duo d'artistes sur leur oeuvre "Le Roy des ribauds" dont l'histoire se déroulait dans notre belle France sous le règne de Philippe Auguste. Ici, je les redécouvre sur le deuxième tome de cette série dédiée aux aventures de Conan avec le célèbre "Colosse Noir".
Même si le dessin est toujours aussi admirable dans sa globalité, je suis moins enthousiaste concernant les combats que j'ai trouvé brouillon, sans repères ni distinctions suffisantes pour démarquer les différentes tribus. Le scénario quant à lui est moins inspiré que le premier tome "La reine de la côte noire", clairement plus basique dans son genre "sword and sorcery". N'ayant lu aucune oeuvre originale, je ne saurai les comparer, cependant cette lecture ne me donne pas spécialement envie de lire une autre version comme ça avait été le cas avec le premier tome ( que j'ai d'ailleurs préféré dans le genre comics, en 4 tomes avec Brian Wood à la plume).
Pour conclure, c'est une bonne lecture et même si j'ai une préférence scénaristique pour l'épisode "La reine de la côte noire", artistiquement c'est largement au dessus, et surtout bien plus adequat pour un Conan.
LE SERPENT ET LA LANCE poursuivent conjointement leur enquête pour découvrir qui a assassiné sauvagement plusieurs jeunes filles aztèques, et éventuellement sauver celles qui ont été récemment enlevées et pas encore exécutées. Leur enquête les mène jusqu'à un mystérieux chenil, dans la région du lac Texcoco, aux confins du royaume ...
Un quatrième volume tout aussi excellent scénaristiquement et tout aussi splendide graphiquement que ses prédécesseurs, qui s'avère capital car on y apprend des informations de première importance, notamment qui sont les tueurs et quelles sont leurs motivations. Toutes les intrigues ne sont bien sûr pas bouclées et le prochain et dernier tome s'annonce explosif !
Par un concours de circonstance, RANTANPLAN se retrouve dans un fort militaire assiégé par les Indiens. Le colonel dirigeant le fort confie un message à RANTANPLAN pour qu'il aille chercher du renfort. Evidemment rien ne va se passer comme prévu ...
Un scénario amusant, bourré de quiproquos et de situations absurdes. Les personnages, Indiens comme Blancs, sont tous bien ridicules (j'aime particulièrement le bleu-bite fraîchement promu gardien de pénitencier). Le dessin est correct sans être non plus transcendant. Un album sympa au final.
Un second volume qui n'est pas sans rappelé les débuts de Hulk. La référence est ici flatteuse et le dessin absolument sublime. L'aventure prend des allures d'un buddy movie inattendu où notre héros se retrouve affublé d'un Chevalier nucléaire bavard et maladroit. Vraiment un très bon moment de lecture !!
L'aventure se poursuit à grands renforts d'interventions divines et d'enjeux épiques. Si la saga s'étire un peu en longueur, les qualités scénaristiques et graphiques demeurent indéniables. Vivement la suite ! (et la fin ?!)
La dématérialisation est, à mes yeux, la clé de lecture du Marche-Lune. Simon Spruyt l’explore sous plusieurs formes. Un événement se détache du moment où il s’est produit pour survivre sous forme de langage, de récit, de loi et de mémoire collective. Une tribu peut ainsi devenir un peuple qui survit à ses dirigeants, à son territoire et à ses membres. Mais Spruyt prend aussi la dématérialisation au sens littéral : les civilisations peuvent affranchir leur conscience de leur enveloppe biologique et subsister sous forme d’information.
La Famille représente l’aboutissement possible de cette évolution. Elle n’est pas une divinité, mais un réseau informationnel composé de civilisations dématérialisées. Pourtant, ce réseau a besoin de corps pour véritablement observer. La prêtresse, qui en est déjà à sa quatrième mission, constitue l’incarnation biologique temporaire de cette conscience. Son premier geste est révélateur : elle danse. Le corps est donc bien davantage qu’un support encombrant. Il lui permet de bouger, de ressentir et d’acquérir des expériences qui viennent ensuite nourrir la conscience de la Famille. Lorsque ses émotions la perturbent, le réseau lui propose d’ajuster ses paramètres biochimiques. Mais ce sont précisément ces sensations corporelles qui rendent de plus en plus difficiles l’observation distante et la non-intervention fataliste.
Parallèlement, la tribu nomade connaît une autre forme de dématérialisation. L’intendant a déjà orienté son histoire. La seconde observatrice tente de ne pas intervenir, mais ses actes confortent involontairement la tribu dans son sentiment naissant d’élection. L’intervention de cette conscience proche de l’intelligence artificielle n’est donc pas à l’origine de l’identité israélite. Celle-ci apparaît lorsque la tribu transforme un événement incompréhensible en un récit sur elle-même : l’événement devient signe, le signe devient mythe et le mythe devient identité.
Ce sentiment d’élection est profondément ambigu. Il donne sa cohésion à une communauté menacée et rend son identité moins dépendante de ses membres ou de son territoire. Mais il peut aussi se transformer en mégalomanie, en exclusion et en conviction que sa propre violence est légitimée par une puissance supérieure.
Enfin, le langage visuel de Spruyt offre un remarquable contrepoint à cette dématérialisation. Ce récit sur la conscience devenue information est peint à l’aquarelle, au crayon et à la craie, dans une palette de terres rehaussée d’un bleu intense. La chaleur, la poussière et les corps y sont presque palpables. Ce contraste entre un thème abstrait et une réalisation profondément matérielle contribue largement à la force de l’album.
Après avoir lu le tome 5, je suis revenu au premier pour me lancer dans la série. Je m’attendais à une série de « one-shot », mais non, il semblerait que ce soit une longue suite qui s’annonce d’album en album.
Il y a beaucoup à aimer ici, des dessins aux dialogues à l’époque présentée... mais je trouve que l’intrigue manque un peu de dynamisme. C’est un style que je peux comprendre, mais que, personnellement, je trouve un peu plat. D’ailleurs, il faudra lire la suite pour vraiment comprendre ce qui se passe.
Certainement pas une série pour tout le monde! J’apprécie, mais sans plus pour l’instant!
Un 2° tome que je n’attendais pas, puisque lorsque « Beneath the trees… » est sorti l’année dernière il se présentait comme un one-shot. Mais fort de son succès, il n’est pas illogique que P. Horvath ait poursuivi les aventures de sa psychopathe d’héroïne avec ce « Rite of spring ».
Cependant, sa lecture m’a laissé des sentiments contradictoires.
D’une part, l’effet de surprise du premier – qui fut intense – ne joue évidemment plus. Cette nouvelle mouture compense donc son déficit d’originalité par davantage de complaisance dans la violence. Ce faisant, elle s’éloigne de l’atmosphère feutrée qui fait tout l’intérêt de cette œuvre.
[SPOILER]
Pour ma part, je préférais Samantha en tueuse discrète, insoupçonnable, méthodique et insaisissable qu’en terroriste qui tire dans le tas et fait tout péter sans discernement. Ce n’est pas du tout le même mood. En tant que lecteur, elle ne m’inspire plus aucune sympathie et rien chez elle ne me donne envie qu’elle s’en sorte. C’est dommage.
[FIN DU SPOILER]
Mais d’autre part, le fait justement que l’auteur ne s’autocensure pas, qu’il laisse libre court à la folie dévastatrice de son personnage rend cette suite complètement immorale et assez hardcore. Et ça, c’est une très bonne chose. Ce côté sulfureux, largement amplifié par le dessin tout en délicatesse, est rare de nos jours. C’est un excellent marqueur de la diversité et de la vitalité de la bande dessinée contemporaine. « Beneath the trees where nobody sees » est définitivement à part.
Rien que pour cela, il doit être lu en attendant la suite, puisque cette fois-ci la fin est ouverte et appelle une conclusion.
A noter que contrairement à ce qu’indique le site, la couverture du tome 2 n’est pas gaufrée.
Hermann nous a quittés et laisse ce dernier "one-shot" réalisé avec son fils.
L'histoire est comme d'habitude avec Hermann père et fils d'une noirceur bien palpable sur chaque planche et nous embarque au Mexique sous un soleil de plomb.
Le dessin et les couleurs sont un peu plus clairs et plus travaillés, nous sommes plus proches des albums d'une série comme "Duke" que des derniers albums nanardesques de "Jeremiah".
L'histoire ne révolutionne pas le genre mais est suffisamment bien construite et se finit sur une note bien amère et très réaliste, malheureusement.
Un dernier album qui tient bien la route et qui permet de clôturer l'impressionnante carrière de Hermann.
Rosinski est fort en tout. Ici, il travaille le noir et les ombres avec excellence. Ici, la terre est boueuse, la pluie torrentielle colle à la peau et la forêt est un univers angoissant et putride. A la lecture, tout y est palpable. L’ambiance visuelle est d’une violence rare. Les couleurs sont d’une noirceur grise et il y a toujours cette pluie, toujours, tout le temps. Seule la narration visuelle vaut le chef d’œuvre.
Mais Van Hamme tire aussi son épingle du jeu. Certes, c’est encore à cause d’un gros connard lâche, présomptueux, versatile et perfide (ils le sont tous du côté des chefs vikings avec Jeannot) que Thorgal et toute sa famille vont avoir des soucis. Et l’histoire est incroyable de densité, de précision, de violence. On craint vraiment pour les héros et ça meurt encore une fois à tour de bras. Van Hamme sait raconter le chaos et l’angoisse jusqu’au final réjouissant et iconique. Comme l’arrivée d’un divin enfant qui sous-entend beaucoup sur le destin de la fille à Aaricia
Au final, peu de bandes dessinées parlent de l'addiction à l'alcool. On en rigole, on le sait présent dans tous les moments conviviaux entre amis ou en famille, il est l'initiateur de nombreuses situations drôles, rocambolesques ou gênantes. Mais il reste surtout pour certain un ennemi à combattre depuis l'adolescence ou la vie de jeune adulte, où la rechute et le lever de coude reprennent le dessus facilement dans les moments émotionnellement difficiles de la vie. A ce moment là, l'alcool n'a que pour seul ami : la solitude. L'addiction : pour certain, c'est le sucre, d'autre la cocaïne ou le sexe. Et bien l'alcool lui-aussi a son mot à dire : 49000 morts par an en moyenne en France à cause de l'alcool éthylique (éthanol). Bon, je ne suis pas là pour faire la morale, mais cela mérite bien qu'on parle du sujet. Ainsi la bande dessinée "Alcoolique" de Jonathan Ames et Dean Haspiel aborde vraiment le traumatisme en profondeur avec ses difficultés, son déni et surtout la mise en place d'une addiction sur le long terme où l'alcool se lie aux autres drogues, impacte le moral et bousille la santé de ses consommateurs.
Graphiquement, le one-shot en noir et blanc possède un style avant tout comics, un trait épais et rectiligne, des aplats de noirs ; je n'ai pas été particulièrement touché par l'aspect graphique, même si c'est soigné et suffisamment détaillé avec un mouvement sympathique.
Narrativement, le récit est touchant, une autofiction qui n'hésite pas à parler de tous les aspects addictifs et des séquelles sociales et physiques qu'entraine la consommation régulière et intense d'alcool. L'auteur n'hésites pas à souligner l'aspect dramatique de la situation dès le départ, à se mettre mal tous les week-ends entre potes. Les déboire amoureux impactent aussi fortement le narrateur, cela parait presque stéréotypé dit comme ça, mais chaque verre vidée soulage l'amertume d'une ou plusieurs relations. J'ai beaucoup apprécié le sujet sur le fait d'idéaliser une femme, de nourrir ses fantasmes et de donner l’illusion d'un amour toujours existants. Alors que c'est la confusion entre désir et amour qui crée le biais émotionnel. L'alcool se mêle souvent aux sentiments, c'est avant tout qu'on ne sait pas gérer nos émotions et la confrontation avec celles-ci. L'addiction prend le pas, la machine semble inarrêtable, le mur n'est pas loin.
Une BD pour connaitre les dessous d'une addiction, une histoire qui se répète, un cercle vicieux dont il faut essayer de sortir, pour ne pas y laisser des plumes ou même, la vie.
Ambre et Lucas sont sur la piste de la mystérieuse organisation responsable de leur métamorphose. Leur enquête les mène à Lyon. Ils sont loin de se douter de la menace qui les attend là-bas ...
Cette sympathique série se poursuit avec un troisième tome de bonne facture. L'intrigue lève doucement le voile sur certains mystères tout en conservant de nombreuses zones d'ombres, les liens entre les personnages se renforcent, le tout illustré par un dessin très plaisant. Chouette lecture, une nouvelle fois.
Le contraste entre l'aspect sordide de l'histoire, la cruauté du personnage principal et l'aspect tout mignon des dessins fait tout le sel de ce comics aussi trash qu'addictif. Lecture plaisante, mais âmes sensibles, s'abstenir !
Jack l'Éventreur en vacances est un concentré de Willem à l'état brut : un humour noir qui taille à la hache, une méchanceté jubilatoire et un refus absolu du bon goût. Son trait faussement négligé cogne aussi fort que ses idées, entre absurde, provocation et satire. Certains gags ont pris quelques rides, mais l'insolence, elle, reste intacte. Willem confirme ici qu'il est l'un des plus grands satiristes du dessin de presse, capable de transformer la férocité en véritable art. Une BD qui ricane au visage de la bienséance et ne demande jamais pardon.
Quelle histoire !
Lorsqu'on referme un livre et que l'on continue à y penser pendant plusieurs minutes, c'est souvent le signe qu'il ne nous a pas laissés indifférents. Là où le regard ne porte pas... fait clairement partie de ces œuvres-là.
Bravo aux auteurs pour ce scénario d'une grande créativité. On se laisse progressivement emporter par cette histoire, au point de s'attacher profondément à ses personnages et de vivre leurs émotions avec eux.
Le style graphique est, lui aussi, magnifique. J'ai particulièrement apprécié le contraste entre les palettes de couleurs des deux volumes. Chacune possède sa propre identité et accompagne parfaitement l'évolution du récit, renforçant encore davantage son intensité émotionnelle.
Une œuvre originale, poétique et profondément touchante, qui mérite amplement d'être découverte.
J'ai beaucoup aimé cette série, qui puise visiblement son inspiration dans plusieurs univers : les légendes celtiques, le mythe de Dracula, les croyances ancestrales, le tout relevé d'un parfum d'Indiana Jones. Ce mélange fonctionne remarquablement bien et donne naissance à une aventure riche en mystères et en rebondissements.
Le scénario est solide du début à la fin de ces trois albums. L'intrigue est bien construite, le rythme est soutenu et l'on ne s'ennuie jamais. J'aurais même volontiers suivi les personnages dans une nouvelle aventure tant l'univers est plaisant.
Le dessin est lui aussi une très belle réussite. Les planches sont soignées, dynamiques, et la mise en couleur, vive et lumineuse, met parfaitement en valeur l'ambiance de la série.
Un grand bravo aux auteurs pour cette trilogie.
Pour les 2 premiers tomes (en attendant de découvrir le reste de cette série) :
Après la lecture de nombreux retours élogieux sur plusieurs sites, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure "Deadly Class", à reculons cependant car les planches que j'avais aperçu ne me disaient rien mais surtout le pitch type "école d'assassin pour jeunes" me faisait limite fuir.
Et là, c'est la claque ! Une baffe en pleine face que je n'ai absolument pas vu venir !
Un premier tome qui pose les bases d'un thriller tragique, poignant et répugnant. Aucun espoir, aucune promesse de jours meilleurs pour cette jeunesse punk/rock d'un San Francisco des années 80 retranscrit à coeur ouvert par les deux artistes. J'ai plongé avec eux, impossible de sortir la tête de l'eau, je coule inéxorablement vers cette frénésie.
Second tome qui, part intermittence, accentue soit notre folie par des dessins psychédéliques et des couleurs flashy mais aussi par les divagations et les exactions des personnages, soit notre dépression en nous transportant dans le passé de chacun d'entre eux via des flashback terribles.
Je passe littéralement du rire au malaise en passant par de très rares instants de répits d'un adolescent amoureux. La narration excelle dans les nombreux questionnements de cette jeunesse perdue, on sent que les auteurs y transposent beaucoup de leur histoire personnelle.
Un thriller érotique qui fait la part belle à la provocation plutôt qu'à l'excitation en banalisant le viol au fil des planches, et pire encore, il le légitime voire le pardonne en essayant d'implanter une romance tragique en dénouement.
L'intrigue est finalement très grave et malheureusement réaliste dans ces mondes mafieux d'où l'histoire est apparemment tirée, offrant par ailleurs une certaine profondeur psychologique à Valeria.
J'ai finalement eu affaire à un fait divers épouvantable pour cette jeune femme, alors que je cherchais un instant lecture sur le plaisir érotique. Cependant, ça n'en fait pas une mauvaise lecture pour autant.
Plaisir de lecture ~ ★★★★★
Dessin ~ ★★★★★
Univers ~ ★★★★★
Personnages ~ ★★★★★
Album indispensable
Plaisir de lecture ~ ★★★★★
Dessin ~ ★★★★★
Univers ~ ★★★★★
Personnages ~ ★★★★★
Album indispensable
Plaisir de lecture ~ ★★★★★
Dessin ~ ★★★★★
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Personnages ~ ★★★★★
Album indispensable
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Dessin ~ ★★★★★
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Personnages ~ ★★★★★
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Dessin ~ ★★★★★
Univers ~ ★★★★★
Personnages ~ ★★★★★
Album indispensable
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Dessin ~ ★★★★★
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Personnages ~ ★★★★★
Album indispensable
Mon avis pour le tome6 était que la série trainait en longueur.
Mais comme j'avais du retard dans mes lectures, j'avais déjà acheté ce 7ème opus avant l'avis sur le précédent... Et donc, je l'ai lu...
Bon, bah... je réitère!!!!
Malgré quelques originalités (je ne précise pas pour ne pas spolier), l'histoire est toujours la même. Cette fois-ci en recyclant des personnages des albums précédents. Et avec une fin qui n'en est pas vraiment une. Et avec toujours encore +d'hémoglobine.
Et même du ridicule avec cette tête décapitée qui continue de parler... Les auteurs auraient-ils inventé "l'orc-canard"?
La série était initialement prévue en 5tomes. Le succès fait que les auteurs surfent sur sa réussite en crachant de l'encre et je ne retrouve plus la qualité, l'originalité et le plaisir de lecture des premiers tomes. Très peu pour moi, je ne vais plus suivre.
Passez votre chemin.
Ha, Dumontheuil ! Depuis son 1er album "Qui a tué l'idiot", à la fin du siècle dernier, je ne rate aucun de ses albums. Voilà un auteur qui sait faire vivre mieux que personne, toute une communauté chamarrée où chacun apporte un peu d'âme à un grand tout, souvent foutraque et même parfois, sa direction d'acteurs semble lui échapper, tant il sont nombreux, pour le meilleur ou pour le pire. Cet album est son plus ambitieux projet à ce jour, on se régale à se perdre dans ses planches superbes, mais l'histoire manque de colonne vertébrale, notamment sur sa fin un peu en eau-de-boudin.
Pas grave, c'est quand même un sacré beau livre.
Pour répondre à la question d'Alicecooper qui a posté son avis avant moi, l'allusion "avec un juif et deux vagabonds pour faire bonne mesure" est un subtil clin d'oeil de l'auteur à Voltaire, qui fit de même dans Candide : lors d'un autodafé (un bûcher en place publique), les puissants condamnent aussi bien des coupables que des innoncents, au prétexte qu'ils sont différents.
Plaisir de lecture ~ ★☆☆☆☆
Dessin ~ ★★☆☆☆
Univers ~ ★★★☆☆
Personnages ~ ★☆☆☆☆
Album sans intérêt
== Avis pour la série, c.-à-d. les 14 tomes ==
Attention : chef-d’œuvre absolu! Gare aux avis de ceux qui n’ont lu qu’un ou deux seuls tomes!
Gloutons & Dragons, ou Dungeon Meshi en VO, est une série tout à fait originale qui surprend d’abord par son idée saugrenue : des aventuriers explorent un donjon et cuisinent les monstres qu’ils éliminent. C’est pas banal! Mais surtout, l’auteure va même jusqu’à décrire la cuisine et nous donner les recettes. C’est spécial!
Et si, au départ, ça fait sourire et on s’amuse un brin, on a un peu peur que ça devienne répétitif, à la longue. Que nenni! Le scénario s’étoffe considérablement au fil des volumes, avec l’apparition du sorcier fou, la magie antique, les démons qui pourraient envahir le monde s’ils ne sont pas contenus, jusqu’à l’exploration de cette notion de désir qui consume tous les êtres et qui risque d’en faire basculer certains vers la folie... l’intrigue est très, très loin d’être faiblarde! Elle est plutôt remarquablement intelligente et bien imaginée!
De même, avec diverses races qui se disputent la façon dont il faut agir (elfes, nains, humains, halfelons, orques, etc.) et grâce à une palette de personnages principaux bien colorés, bien sentis et bien développés, l’histoire va beaucoup plus loin que simplement « cuisiner des monstres », même si cette thématique demeure l’âme du récit jusqu’à la fin. (En fait, le donjon avec ses murs qui se déplacent et qui perdent les explorateurs m’a beaucoup plus fait penser à Dungeon Twister que sa BD éponyme!) Et quel bestiaire étonnamment large et détaillé! On a l’impression que Kui a joué à des jeux vidéo toute son enfance!
C’est franchement l’une des meilleures BD que j’ai eu le plaisir de lire. J’ai également tellement ri, l’humour et les dialogues sont tellement bien écrits, moi qui suis plutôt difficile côté humour, ici c’est très souvent dans mes cordes! Le dessin de Ryôko Kui est superbe, très épuré et en même temps magnifiquement détaillé! Mon seul regret pour la version française est l’élimination des onomatopées japonaises (faire comme les anglais, nonnn!!), mais Casterman n’est pas à la base un éditeur de mangas, alors...
Enfin, un mot sur la traduction française, qui est franchement excellente. Certains mangas récents me répugnent avec leurs traductions dont je suis capable d’imaginer le japonais mot pour mot derrière, mais ici, la traduction est franchement superbe. Absolument rien à redire sur le travail de Sébastien Ludmann! Sauf, peut-être, pour les fautes de français. Normalement, les mangas traduits en français s’en tirent beaucoup mieux que les BD européennes côté français, parce que justement, c’est le rôle d’un traducteur de savoir bien écrire (contrairement aux auteurs francophones). Par contre, Gloutons & Dragons contient vraiment beaucoup de fautes de français. Comme d’habitude, il y a une confusion fréquente entre le passé simple et l’imparfait ou le futur simple et le conditionnel, mais il y a également de simples fautes grammaticales ou d’orthographe assez gênantes. Exemple, « beefsteack » écrit avec un 'c', alors que c’est « beefsteak ». Ou encore, à plusieurs reprises, « C’est fatiguant » au lieu de « C’est fatigant ». « Fatiguant » avec un 'u', c’est le participe présent. Sans 'u', c’est l’adjectif! C’est ce dernier qu’il faut utiliser! Il y en avait d’autres, mais malheureusement j’ai omis de les noter...
Gloutons & Dragons est un manga phénoménal, d’une originalité folle. Un véritable délice. Fameux, goûteux, succulent! À lire!
Une histoire très agréable à lire, un dessin très frais, c'est plaisant du début à la fin.
Je pense que cette aventure aurait même mérité deux ou trois albums pour approfondir un peu l'aventure, les personnages et surtout l'univers dépeint.
Une suite pourrait être largement envisageable tant ce monde est à découvrir.
Enfin une BD à lire de 7 à 77 ans.
Les auteurs sont d’anciens roublards qui connaissent bien leurs jobs. Dans cet univers qui a tout pour plaire tant il est palpable, atypique et construit, les voici qu’ils construisent une histoire solide d’espionnage qui, forcément, part en sucette. Le lecteur est confortablement assis et lit une narration confortable qu’il connaît certes par cœur mais qui, ma foi, est bien fichu. Rien de neuf au soleil donc mais bigrement agréable. Il y a de la tension, de bons personnages bien dressés et aucun temps mort. Que demandez de plus ? De la surprise et de la nouveauté ? Certes. Vous n’en aurez pas dans cet opus.
Si je chafouine un peu question visage, j’adore les cadres de Simon Fred qui sait rendre la perspective superbe. Les cases avec « Delph » sont sublimes. Il sait construire visuellement la personnalité du dauphin dans une suspension qui a du tempérament. Les décors, grâce à des lignes de fuite parfaitement maitrisées sont superbes. Le plaisir véritable est ici : Un monde visuel génial.
Il s’agit ici de la réédition du premier album, scénarisé par Van Hamme, l’histoire principale est assez insipide mais se laisse lire.
Les deux autres histoires - plus courtes celles là - sont écrites par Duchateau et il y a le côté un peu plus absurde et délirant qui est présent et qui, pour moi, même si c’est pas toujours compréhensible, joue son rôle dans cette série.
Bref, un album mi-figue mi-raisin.
Album regroupant quatre histoires nullissimes, servies par un dessin tout aussi nullissime. Ne vous laissez pas avoir par la très chouette couverture, cet album est l'un des pires, si ce n'est le pire de la série !
Me voilà de retour avec une BD québécoise : cela faisait longtemps ! Nous sommes plongés dans un hiver nucléaire qui dure depuis une dizaine d'années dans la région de Montréal, victime d'une catastrophe nucléaire.
L'univers dépeint montre des gens mutés, dont certains, comme notre héroïne, possèdent un sacré pouvoir lorsqu'elles se mettent en colère. Personne n'aurait cru que l'hiver durerait aussi longtemps, obligeant tout le monde à s'adapter à ce changement climatique extrême.
Le ton est parfois léger, notamment à travers les aventures sentimentales de Flavie, une sorte de livreuse en motoneige pour affronter des températures descendant à moins 20 degrés. C’est plutôt destiné à un jeune public, mais j’ai trouvé la lecture divertissante, malgré les dialogues en version originale.
À noter que j’ai lu l’intégrale sortie en 2025, alors que le premier tome était publié en 2014, avec une action censée se dérouler en 2028. Nous y sommes presque ! L’originalité réside dans la façon dont on peut vivre dans un monde post-apocalyptique tout en conservant une tonalité joyeuse, soutenue par un graphisme et une colorisation efficaces.
En résumé, c’est une intégrale à découvrir pour sortir des sentiers battus de la BD européenne et découvrir ce que font nos amis canadiens.
Bon gré, mal gré, LE SERPENT ET LA LANCE sont finalement contraints de collaborer pour démasquer le(s) sérial killer qui massacre nombre de jeunes filles du royaume et enrayer son macabre projet.
La série se poursuit de la plus belle des manières, entre une narration captivante, des personnages toujours aussi charismatiques et un dessin toujours aussi splendide. Action, suspense, retournements de situation : tout y est et c'est un pur régal.
Dans ce second tome, LE SERPENT ET LA LANCE continuent de mener leur enquête chacun de leur côté, pour élucider le mystère des nombreux meurtres de jeunes filles dont les cadavres sont retrouvés momifiés aux quatre coins du pays.
L'enquête progresse lentement mais surement, entre révélations, hypothèses, fausses pistes et coups de théâtres. L'ensemble est réellement palpitant, d'autant que les personnages prennent de plus en plus d'épaisseur et que le dessin est toujours aussi remarquable. Un must !
Je découvre tardivement la série. Que dire, si ce n'est que c'est excellent ? Entre un scénario remarquablement bien ficelé, des personnages d'une belle complexité, des dessins réellement superbes et des décors d'une richesse et d'une variété folle, on est sur de la très grande bande dessinée. Cerise sur le gâteau, Hub n'édulcore rien et nous montre à de nombreuses reprises la cruauté et la barbarie dont pouvait faire preuve la société aztèque à cette époque. Bien-pensants et moralisateurs, passez votre chemin, vous risquez d'être choqués !
Au final, un thriller aztèque d'une belle originalité et d'une redoutable efficacité, qui démarre avec ce premier tome en tous points excellents, et dont le final ne nous donne qu'une envie : découvrir la suite !
se voulant dense et épique, « X-men, volume 3 pendant que le monde brule » est un gros pavé difficile à suivre en raison de la volonté des auteurs d'inviter à la fête, la plus grand nombre de super héros liés de près ou de loin aux X-men.
Certaines insertions comme Fatalis et ses trois surhommes sont particulièrement bien réussies, tout comme le rôle central accordé à Kitty Pride, devenue une tueuse et une stratège implacable alors qu'on l'avait teenager fragile à ses débuts.
Pour être honnêtes, certaines parties ne servent à rien, comme les apparitions furtives des Avengers ou des Fantastiques.
On ressort également les valeurs sures : un peu de Fléau, un peu de Maitre de l'Evolution, pas mal de Nemrod, un teasing d'Apocalpyse et de Sunfire, et à la fin on frôle l'indigestion...
Autre point négatif, la qualité des dessins très fluctuante et au final franchement moyenne !
Plus d'informations sur ce lien :
https://lediscoursdharnois.blogspot.com/2026/07/x-men-volume-3-pendant-que-le-monde.html
Un des meilleurs albums lus depuis des années. Tout y est excellent, dessins, personnages, aspect historique, intrigue, textes,...
A ne pas manquer !
Un peu trop long à mon goût, 270 pages, faut aller jusqu'au bout, c'est pas facile, avec une fin précipitée et un peu brouillonne, dommage !
Sinon, un bon album dans l'ensemble !
Excellent. Dans la lignée des 5 volumes précédents.
Les qualités humaines de Elijah Stern me rapellent Trent.
Superbes dessins et chute surprenante.
J'ai adoré. Comme toute la série.
Retour datant de 2021 :
Quelle belle surprise pour moi ce personnage d'Aquaman ! J'avais des doutes sur le fait de me lancer dans cette lecture, le personnage étant dans l'ombre des grands de chez DC et pas spécialement charismatique au premier abord . Doutes, vite dissipés après quelques pages . J'apprends donc à connaître Aquaman et le suis avec plaisir dans sa quête des origines de la destruction d'Atlantide . Mature, avec des personnages approfondis, des thèmes variés, des intrigues intéressantes et des fonds marins somptueusement intimidants.
Le dessin est de qualité dans son ensemble, et même admirable sur certaines planches . Cet arc de Geoff Johns est un excellent point de départ pour apprendre à connaître Arthur Curry et son royaume Atlantide .
Pour faire court, scénaristiquement c'est deux crans en dessous du run de Geoff Johns. Le ton posé me plait mais l'histoire en elle-même et ses protagonistes (Père Mer et Mère Sel....) m'ont laissé de marbre, voire m'ont paru ridicules. C'est une transcription de la mythologie grecque, la philosophie en moins. L'amnésie, la pirouette scénaristique la plus vieille du monde fonctionne encore assez bien.
Cependant graphiquement il n'y a rien à reprocher, c'est plus proche de la franco-belge que du comics et ce n'est pas pour me déplaire. Esthéthiquement je dirais même que c'est mon Aquaman préféré, c'est comme ça que j'aime le voir (barbe, cheveux long, musculature proportionnée). Caille, l'alter ego féminin d'Arthur Curry est toute aussi jolie, une espèce d'Esmeralda au milieu de ces âmes en peine qui vogue dans une atmosphère morne et lugubre.
Finalement ce qui ressortira de ce run, c'est un univers marin contemplatif mais une histoire à la saveur mitigée.
Déception pour cette reprise et plus particulièrement pour ce tome 2. On découvre que la formule de la relativité générale était connue bien avant Einstein. Le cheminement me paraît incohérent.
Bien déçu de ce 3e tome! Finalement, je regrette que ce ne soit pas David Courtois au scénario!
Quelle enquête soporifique! Dans le genre, le 3e tome de « Mages » est bien meilleur! Un juge et son Kugo doivent faire la lumière sur un meurtre qui attise les tensions entre deux clans qui se détestent depuis toujours. Pour ne pas spoiler, tout ce que je peux dire est que je n’ai pas trouvé ça particulièrement intéressant. D’ailleurs, on parle beaucoup de politesse, mais Jarry semble plutôt se moquer de la politesse légendaire des Asiatiques qu’autre chose, ce que je n’ai pas aimé. Et si Bordier était excellent dans Nains, ici la morphologie des visages de personnages change beaucoup trop de case en case, c’est bizarre...
Mais peut-être suis-je simplement tendancieux, parce que le français dans ce 3e tome est HORRIBLE. Non, mais, c’est qui qui révise les textes chez Soleil? Ark!!! Et sinon, peut-être Nicolas Jarry devrait-il retourner suivre quelques cours de français!!!
Déjà, première page qui montre les lignées... « Grand général du clan Itō, tombé au combat dont l’âme a été LIÉ à un Kogutsu. » Qu’est-ce qui a été lié? L’ÂME. Féminin. Donc, LIÉE. Pas compliqué, les gars! Ensuite, Kogutsu? KOOOOOGUTSU??? Sérieusement??? C’est KUGUTSU avec un « u »!!! Ça aurait pris quoi, 5 secondes à trouver? Au secours!! Même chose qu’avec « yōkai/yukai » dans le tome 1.
Ensuite, page 39, « Il n’y a jamais eu le moindre démons ». Démons?? Avec un 's’??? Le moindre DÉMON au singulier!!! ARGH! Page 50, « [...] est un sombre-âme... » UNE sombre-âme, au féminin, comme partout ailleurs, d’ailleurs!!!
Ah, et bien sûr, la confusion fréquente entre l’imparfait/le passé simple et le conditionnel/le futur simple. Bienvenue chez Soleil!
J’ai honte. Honte qu’on puisse publier des livres avec autant de fautes de français dedans. À vomir, vraiment. Et je n’ai pas parlé de la cohérence pour les mots japonais... Exemple, écrire yōkai avec un o accent aigu ou avec un o accent circonflexe, Ito avec un o macron ou un o accent aigu, mais yurei juste de même, alors que c’est ゆうれい, donc « yuurei » ou « yūrei »... je... je ne sais plus quoi dire.
Quelle honte. Le pire des trois premiers tomes. Même pour le scénario. Même pour le dessin. Surtout pour le français.
une belle bd, qui se consacre à un aspect très fugitif de la grande guerre (14-18), le profil étonnant d'un combattant hors norme. Cette description est développée à partir des évènements phares de la guerre, dont Verdun et le fort de Vaux. Le scénario est complexe, voir peu crédible, mais l'histoire captive, et on aurait aimé avoir une fin, et un troisième tome. J'ai lu beaucoup d'ouvrages sur cette période, et je crois que cette BD ne dénote pas. Elle l'enrichie par de nombreux détails, des dessins parfois convenus mais toujours fidèles et très réalistes, enrichis par la mise en couleur poussée. Morvan connaît son sujet. A conseiller à la lecture, pour approfondir ses connaissances de la guerre, et plonger dans une bonne BD. Juillet 2026
Pas besoin d'écrire une dissertation sur "Parlez-moi de mort" tellement la lecture n'en vaut pas la peine ; l'humour est douteux, la structure et le découpage ne sont pas des plus réussi non plus. Une histoire d'amour naissante entre Tom, un boxeur/bucheron et Abigail, femme mariée à un riche homme âgé et handicapé qu'elle appelle "Papa", "Papi", "Pépère" pour lui rappeler son age avancé (et qu'il y a dans leur relation quelque chose de relatif au paternalisme). Tous les poncifs sont présents et aucun stéréotype n'est épargné : la pin-up élancée qui se met à nue pour n'importe quelle occasion, l'aventurier bagarreur à la coiffure impeccable, la servante noire à l'accent prononcé, l'adolescent qui a du mal à gérer son flux hormonal et ses émotions, le vieux crouton plein aux as qui fantasme plus qu'il ne vit. Il n'a pas grand chose à démontrer de ce récit d'aventure sans réels enjeux ou originalité.
Le dessin est correcte, les personnages sont bien représentés, les couleurs sont simples mais fonctionne. C'est le découpage abruptes entre les planches qui peut surprendre, pour en définitive, une non-conclusion de l'aventure.
Le titre "Parlez-moi de mort" n'a aucun lien avec le récit à première vue ; le genre de BD qui n'a pas bien vieillie et dont il ne restera pas grand chose dans les années futures, à mon avis.
"Tirérias" reprend le mythe grec du même nom, un personnage de Thèbes qui connaitra le sort des Dieux suite à une faute pour mauvaise conduite (viol). Rossi et Le Tendre ont décidé dans le diptyque de donner à Tirésias un coté guerrier, bon vivant, jeune, sexuellement actif et bisexuel ; mais c'est aussi un personnage qui ne prend pas ses responsabilités quant à ses actes ; en ayant rompu la confiance que lui accordait la déesse Athéna, il sera transformé en femme jusqu’à son repentir. Ce changement de sexe, au-delà des avantageux atouts que lui donnera cette nouvelle nature, lui permettra de réfléchir plus en conscience sur sa place en tant qu'être humain dans le monde, mais aussi la légitimité de sa place et celle des femmes.
"Tiresias" aborde son histoire en deux temps avec une première partie humoristique et une seconde plus sérieuse qui questionne le genre, sa représentation, son émancipation ; avec une conclusion qui accompli le mythe de Tirésias mais dont le chemin parcouru lui a appris le respect d'autrui et la résilience. A vrai dire, j'ai trouvé le premier tome basique dans sa représentation ; c'est le second tome qui révélera un homme incarné par ses changements qui au fil des années trouvera en lui une forme de paix intérieure , ainsi qu'une dernière rencontre avec les dieux pour un final évocateur, universelle, intemporel et plein de sagesse.
Concernant le trait de Christian Rossi, il est économe sur le premier tome avec des personnages qui ne sont pas forcément détaillés et définis ; de même pour les couleurs, interrompues par une ligne claire prononcée et dont le travail d'ensemble manque de force. Le second tome est plus appliqué, avec plus de gros plans sur les visages et une meilleure expressivité sur ses derniers.
Un récit qui se veut plus profond que ne le laisse penser le début de la série ; certes romancée, mais avec une conclusion pleine de philosophie qui s'apparente à une chronique sociale historique. A lire si vous appréciez la mythologie grecque et le rapport des genres.
La série (4 tomes à ce jour) a un intérêt historique pour les bibliophiles et les fans de Michel Vaillant et Jean Graton, mais les histoires, du fait de leur format court, n'ont bien évidemment pas l'épaisseur des albums.
Voilà une agréable surprise que de découvrir notre Annie nationale dans une bd qui lui est intégralement consacrée. On y retrouve la jeune Annie, qui a l’époque travaille au cabaret bruxellois le Boeuf sur le Toit.
Les dessins sont très soignés et nous plongent parfaitement dans l’univers de ces années. Le trait est fin, les décors sont minutieusement travaillés. Côté scénario, outre l’histoire d’un morceau de vie de l’artiste, nous sommes invités dans une petite affaire d’espionnage et roman policier. Et là, Nini mène l’enquête. Cela semble étonnant de premier abord comme ligne de conduite mais force est de constater que l’ensemble tient plutôt bien la route et que l’on ne s’ennuie pas tout du long de cet album.
Bref, très belle découverte pour un excellent moment de lecture.
Magnifique cette histoire de cochons, on en sait un peu plus sur les maîtres porchers et cette dite passion de la part de cet évêque en partie déchu, bien décidé à reconquérir son fief.
Comme dit avant, ouvrage magnifique, et dessins sublimes. J'ai d'ailleurs commencé par mettre la main sur trois planches fac-similé. Je ne regrette pas mon achat, celui-ci ira à côté de 1629.
Par hasard, j'avais sorti " Jehanne la pucelle " de Paul Gillon comme lecture de vacances. J'ai lu celui de Gillon en premier, avant de passer à Cauchon. Bonne pioche, dans des styles très différents celui de Gillon retrace les faits d'arme de Jeanne d'Arc, évoquant brièvement sur 5 pages le procès qui achèvera son oeuvre. " L'homme qui tua Jeanne d'Arc " au contraire ne souhaite pas reprendre le chemin guerrier de la pucelle et nous livre une version romancée, mais à laquelle on souhaiterait croire tant elle est plaisante. mieux vaut que je m'arrête pour ne pas spoiler.
finalement ces 2 one-shot de 150 planches environ se complètent parfaitement, l'un en N&B laissant apprécier le merveilleux travail décrivant les innombrables villes fortifiées de l'époque de la guerre de cent ans. Le second emboîtant le pas en décortiquant les enjeux politiques dans une France qui peine à trouver son roi. Charles VII, Henri VI et/où Henri II qu'il ne faut pas citer, vous ferez le tri. on ne révise jamais assez son histoire
Autant le dessin était propre-sur-lui dans les quatre tomes du premier cycle, autant là ça fait brouillon. Peut-être le contraste. Je n'aurait probablement pas dû tout lire dans la même journée... Le héro masculin se paye une tête de sortie d'octogone... Au moins elle reste identique jusqu'à la dernière page. On est sur une esthétique entre un thorgal et un Tangy et Laverdure, pour donner une idée en s'appuyant sur les classiques.
Par contre, pour l'histoire, on n'est pas perdu. C'est la même.
On change de méchant, on condense sur deux albums ce qui était étalé sur quatre au départ (c'eut été une bonne idée d'en faire autant pour le premier cycle), mais une poule n'y perdra pas ses canetons. Par contre, pour deux fois moins d'albums, il y a autant de blabla que dans les quatre premiers. Donc, logiquement, c'est l'action qui en pâtit. Cela partait pourtant bien avec l'escapade vaticane d'introduction, mais après on est dans la série "Raconte moi des histoires".
Ce deuxième cycle s'imposait-il ?
Pour les quatre premiers albums, ce n'est pas fulgurant mais ça se lit sans problème.
Le dessin est propre, pas toujours précis. Certaines bouches sont parfois mal centrées et notre héro du FBI semble avoir un visage assez protéiforme, allant de Jerry Spring (Jijé) à Largo Winch (Philippe Francq) en passant par Trent (LÉO). C'est graphiquement très dynamique dans les scènes d'action, plutôt détaillé quand il y a des canassons, des armes ou de la mécanique. Mais on a l'impression que Miguel Lalor s'emmerde un peu dans les moments de blabla. Certains visages virent à la caricature sous couvert d'expressivité. Les filles ne sont pas obligés d'avoir une bouche de pipeuse quand le phylactère se termine sur un [a] ! On pourrait aussi avoir une émotion qui vient illustrer un propos sans le mimer.
Et du blabla, il y en a ! C'est quand même un poil bavard quand on aime l’œuvre de Derib...
L'histoire est bonne sans être originale. On surf sur la vague ésotérique à la Da Vinci Code, effectivement, mais plus avec une touche Pacôme Thiellement dans la série "L'Empire n'a jamais pris fin" sur Blast. Et là, personnellement, en tant qu'ignostique anticlérical, je suis client !