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L'arbitrage saisi par le droit de la concurrence

Revue de droit des affaires 2008, n°6

Abstract

Dans les années 1990 la Commission européenne a pris l'habitude d'insérer dans les engagements des entreprises pris à l'occasion d'opérations de concentration communautaire des clauses d'arbitrage. Leur objet est de permettre aux parties à cette opération ainsi qu'aux tiers de disposer d'un recours efficace contre un quelconque manquement de l'entreprise concentrée aux obligations auxquelles elle a consenti dans ce cadre. L'objet de cet article est d'analyser la validité et la portée d'une telle clause d'arbitrage au regard notamment de deux arrêts de la CJCE rendus en 2007. La conclusion ne lui est pas très favorable.

Key takeaways

  • Mise à jour il y a huit ans par un célèbre article du professeur L. Idot 8 , cette pratique a fait depuis l'objet d'une attention renouvelée de la part de la Commission 9 mais aussi, dans le milieu de l'arbitrage international, par un « Projet de lignes directrices sur la Commission européenne intervenant en tant qu'amicus curiae dans les procédures d'arbitrage international » 10 .
  • Il semble que l'on doive bien conclure, comme la plupart des auteurs, au caractère facultatif de la clause d'arbitrage Commission qui correspond à une simple offre d'arbitrer.
  • Or la Commission est un tiers à l'arbitrage.
  • Lorsque de surcroît les clauses sont manifestement rédigées de manière à adapter l'arbitrage au besoin de contrôler le contrôleur, c'est à dire de surveiller la procédure arbitrale, on peut se demander ce qu'il reste de l'aspect consensuel de l'arbitrage 33 .
  • Les coûts de l'arbitrage Commission sont en effet toujours, semble-t-il, à la charge des parties, tiers concurrent demandeur et entreprise concernée défenderesse .
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