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2010
© 1998-2015 DHS: tous les droits d'auteur de cette publication sont réservés au Dictionnaire historique de la Suisse, Berne. Les textes sur support électronique sont soumis aux mêmes règles que les textes imprimés. Droits d'utilisation et modalités de citation (PDF) 1/9 21/12/2010 Ouvriers L'édition imprimée de cet article comporte des images. Commandez le DHS chez notre éditeur.
Perspectives médiévales, 2014
Isabelle Brian (dir.), Le lieu et le moment : mélanges en l'honneur d'Alain Cabantous, Paris, Publications de la Sorbonne, 2015, p. 337-351 , 2015
Cabantous, Paris, Publications de la Sorbonne, 2015 L'histoire de la santé au travail est un chantier en plein renouvellement. Les nombreuses études qui se sont multipliées ces dernières années ont reconstitué le lent et chaotique cheminement vers la reconnaissance de maladies professionnelles 2 . Le sujet ne naît pas au XIXe siècle : si l'étude de la physiologie du travail constitue un des centres d'intérêts de l'Académie des Sciences dès sa fondation, l'étude des dangers de certains processus de travail pour les ouvriers se développe dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Par contre, peu d'attention savante est alors prêtée au travail de nuit. C'est à travers le labeur nocturne des enfants que les premières dénonciations, à la fin du XVIII e siècle, annoncent les premières lois 3 : le factory Act anglais de 1833 avant la loi Guizot de mars 1841 définissent à la fois la nuit (de 20h30 à 5h30 en Grande-Bretagne ou de 21h à 5h du matin en France) et l'âge des enfants en dessous duquel le travail nocturne est interdit (16 ou 13 ans). Peu importe ici que ces lois aient été peu, voire pas appliquées. Elles démontrent néanmoins la prise de conscience et la construction des catégories (enfant, nuit) dont l'association devient juridiquement interdite. Sont-elles la conséquence du développement du travail de nuit grâce à l'éclairage artificiel et le silence préalable est-il lié à son inexistence ? C'est ce qui a longtemps été répété, par exemple dans le tome 3 de l'Histoire générale du travail :
Moyen Âge 139, 2024
L es associations de métiers constituent ainsi un élément clé dans l'étude du monde du travail sur les chantiers de l'époque. Le besoin de structurer et règlementer la pratique des métiers s'est manifesté précocement, donnant lieu à une diversité de structures et d'organisations, plus ou moins achevées et règlementées en fonction des régions. Cette diversité se reflète également dans la terminologie utilisée pour désigner ces associations, souvent influencée par la présence ou non d'éléments religieux. En Catalogne, par exemple, ces associations peuvent être appelées indifféremment « associacions menestral », « confraries », « oficis », « arts », « collegis ». En d'autres régions hispanophones de la péninsule, des termes tels que « menester », « mester », « cofradia », « oficio », « arte » sont employés. En France, l'utilisation des termes « jurandes », « charités », « fraternités », « métiers », « guildes », « hanses », et d'autres, varie selon les régions. L'Italie utilise le terme « arti ». Cette diversité linguistique reflète la complexité des structures associatives médiévales. La diversité dans la terminologie souligne également la variété de formes que peuvent revêtir ces associations. Les termes tels que confrérie et métier peuvent être employés de manière interchangeable, créant parfois des confusions, même dans l'esprit des contemporains de l'époque. La confrérie, souvent à caractère religieux, regroupe des artisans autour d'un objectif spécifique. En revanche, les métiers sont des institutions ou associations professionnelles obligatoires, dotées de privilèges et souvent en situation de monopole. Ces métiers élaborent leurs propres règlements, imposant leur pratique à tous ceux qui veulent exercer. Leur objectif principal est la préservation de la tranquillité sociale. La transformation d'une simple confrérie en métier peut intervenir lorsque celle-ci, initialement orientée vers des objectifs religieux, élargit ses membres en acceptant des professionnels non-confrères. Ainsi, elle devient un organisme représentatif des intérêts professionnels.
Le Moyen Age, 2009
Didier Méhu, Néri de Barros Almeida et Marcelo Cândido da Silva (dir.), Pourquoi étudier le Moyen Age? Les médiévistes face aux usages sociaux du passé, Paris, Presses de la Sorbonne, 2012, p. 215-232.
Pour de nombreux opéras, Verdi et ses librettistes ont puisé dans l’histoire du MoyenÂge. Mais il y a plus car le Moyen-Âge de l’opéra naît du mouvement romantique dont nous sommes en grande partie redevables du renversement du jugement négatif que portent les Lumières sur cette époque. Il faut aussi tenir compte de ce phénomène culturel de très longue durée qu’on appelle médiévalisme, diffusé à partir des XVIe–XVIIe siècles en Grande Bretagne et assez évident dans l’Italie des XVIIIe–XIXe siècles, en histoire et en littérature comme en architecture. Là aussi Verdi a laissé une marque importante de sa personnalité, bien visible dans ce qu’il a appelé « la mia opera migliore » : Casa Verdi à Milan. Au-delà du débat sur Verdi et le Risorgimento, cet essai se penche sur un exemple significatif des rapports entre Histoire (événementielle ?), histoire (des personnages), textes et musique.
Temporalités, 2019
la Réforme protestante est apparue comme une vaste entreprise de « désenchantement du monde » : selon le sociologue allemand, un processus de rationalisation du monde particulièrement actif en Occident est à relier à la disparition du recours à une explication magique du monde et à la magie comme technique de salut et, plus généralement, à la disparition de la croyance en la présence de forces surnaturelles présentes dans le monde (Weber, [1910-1920] 1996, [1904-1905] 1964). Bien que la thèse de Weber ait été discutée (Bernard, 1970 et Walsham, 2008), le rapport entre protestantisme et modernité est devenu classique dans la littérature scientifique, il s'est également appuyé sur les travaux d'Ernst Troeltsch (Troeltsch, 1991). L'insistance mise par le protestantisme, plus particulièrement calviniste, sur la transcendance divine, a pu aboutir à l'idée que Dieu n'est plus dans ce monde, mais au Ciel. Le surnaturel n'est plus immanent, il n'est pas non plus contrôlé, médiatisé par un corps sacerdotal, le rapport au surnaturel serait désormais intériorisé et individuel. 2 Temps protestant et temps de la modernité : une fausse évidence ? Temporalités, 30 | 2019
Revue Française de Socio-Économie, 2012
Distribution électronique Cairn.info pour La Découverte. © La Découverte. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.
moderne, aussi appelé « Modernisme », n'est pas exactement un mouvement au sens artistique du terme : il n'existe pas de critères clairement affirmés comme pour le Cubisme ou le Futurisme par exemple. On regroupe sous ce nom plusieurs écoles artistiques internationales avec des styles, des techniques et des principes parfois très différents, mais réunies autour d'une même idée : construire le monde de demain. Le Modernisme apparaît dès la première moitié du XXe siècle, suite aux deux Révolutions Industrielles, points de départ d'une nouvelle société : la mécanisation, les progrès de la technique et de la médecine, ainsi que la croissance démographique, amènent les populations à s'urbaniser. C'est alors la naissance de la ville industrielle, de l'utopie de la cité idéale plus moderne, plus rapide et plus grande et répondant aux nouvelles attentes en matière de logements, d'équipements, d'hygiène, de loisirs, etc. Grâce aux nouvelles techniques et aux nouveaux matériaux (béton, verre, fer), on abandonne petit à petit le modèle classique. Une nouvelle esthétique se met en place. Plus rationnelle, plus simple et plus moderne, elle est le fruit d'un rapport inédit entre architecture et industrie.
Studi Francesi, 2007
La première partie du volume se concentre autour des 'Semblances' et 'senefiances' romanesques. 2 Christine FERLAMPIN-ACHER (Celui qui croyait aux fées et celui qui n'y croyait pas: le merveilleux romanesque médiéval, du 'croire' au 'cuidier', pp. 23-39) aborde la question du rapport entre 'vrai' et 'faux' dans un corpus de romans:
Aux yeux de l'historien qui raisonne habituellement sur le sens social, culturel et symbolique de la richesse et du travail à l'époque prémoderne, le livre de Thomas Piketty sur le capital au XXI e siècle semble parcouru d'un fil rouge constitué par une réflexion profonde sur la fausse méritocratie caractérisant le système économique contemporain. Ceux, les plus riches, qui se partagent la majorité des profits produits par les sociétés capitalistes au XXI e siècle se présentent et sont présentés au monde comme hautement méritants. Leur richesse, souvent tout à fait fabuleuse, est perçue et représentée au niveau politique, économique, médiatique comme l'aspect comptabilisable d'une dignité, c'est-à-dire d'un mérite exceptionnel découlant de la valeur exceptionnelle de leur travail, de leur compétence et de leur dynamisme. Dans ce cadre, la grande majorité des travailleurs, plus ou moins pauvres, joue le rôle de masse dévalorisée en conséquence de son inaptitude à produire et à comprendre le sens de la richesse capitalisée. Pauvreté, minorité sociale et inégalité civique se manifestent dans cette perspective comme les trois modalités complémentaires d'une indignité, voire d'une incapacité honteuse 1 . On peut se demander si cette équation entre pauvreté et démérite a une histoire. Et l'on peut découvrir que le lien unissant richesse et mérite est très ancien. De fait, cette représentation des travailleurs sans pouvoir comme figures de l'inaptitude, donc pauvres à juste titre, trouve ses racines spécifiques au Moyen Âge et à l'époque moderne, ancrée
L’idée selon laquelle le temps, son organisation, sa discipline est un facteur discriminant permettant de séparer nettement la période industrielle de celle qui la précède a longtemps prévalu chez les historiens. Cet article s’inscrit en faux contre cette thèse : les conflits autour du temps de travail doivent être inscrits dans la longue durée des rapports sociaux de production. Nous dressons donc ici une esquisse large des conflits où le temps est un élément de la mobilisation des travailleurs, du XIVe au premier XIXe siècle. Alors que dans un premier temps, certains conflits portent clairement sur la remise en cause de la définition du temps de travail, à partir du XVIIe siècle, le thème semble s’estomper. Mais on voit alors apparaître des conflits qui portent également sur le contenu du temps de travail. La première industrialisation ne change pas véritablement la nature des revendications. Celles-ci continuent en outre longtemps à provenir majoritairement d’ouvriers engagés dans des activités traditionnelles. Les ouvriers d’usine, quant à eux, ne sortiront globalement pas de leur mutisme avant les décennies 1860/1870.
Pourquoi étudier le Moyen Âge? Les …, 2012
Médiévalisme/Modernité du Moyen Âge. Edited by Vincent Ferré. , 2010
2021
An analysis of “weather events” and their meaning in works of French medieval literature – La Chanson de Roland, Le Chevalier au lion, Le Roman de la rose, Le Livre du Cuer d’amours espris and Le Debat d’entre le gris et le noir – finds different forms of interaction between the outside world and human beings. Whether a connection between man and nature is mediated by God, set by the human arrangement of or incursion into a natural setting, or left so loose as to suggest nature’s indifference to human witness, weather contributes to the picture.
2019
Cet article de diffusion de la recherche historique entend donner quelques pistes pour comprendre le travail au Moyen Âge et le penser par rapport a notre actualite. Au niveau des conceptions du travail, contrairement a ce que l’on pourrait croire, les medievaux ne consideraient pas leur labeur comme une punition infligee a l’humanite pour le peche originel. C’etait plutot une activite valorisee dans la mesure ou les laboratores – ceux et celles qui travaillent – contribuaient au bon ordre de la societe, telle qu’elle etait voulue par Dieu. Les differentes representations iconographiques des travaux soulignent ainsi que ceux-ci etaient empreints d’une dimension religieuse. Des lors, le travail devient tantot un outil de domination aux mains des autorites, tantot un instrument de negociation pour les travailleurs.
Le Débat, 1999
Distribution électronique Cairn.info pour Gallimard. © Gallimard. Tous droits réservés pour tous pays. La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement. Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France. Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.
Mélanges de science religieuse, 63/3 ("Qui est incroyant ?"), pp. 21-32., 2006
A rose-coloured vision of the Middle Ages in western Europe portrays it as the ideal Christian era. However, in addition to the serious religious divisions, heresies and sectarian movements like the Waldesians and the Cathars, we now know that there were unbelievers during the Middle Ages, who doubted or openly called into question the basic premises of all religion. These go from popular unbelief which, in rural areas, had very deep roots, to the intellectual scepticism of certain theologias who expressed their ideas in hypothetical form, via the Goliards' taproom godlessness. This is relatively unknown territory, which is only now coming to light, but which is certainly one of the sources of modern agnosticism.
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