Une pratique des textes législatifs liberticides dans le contexte particulier de l’état d’urgence
L’enjeu de la résurgence des anciennes pratiques endogènes de l’appareil d’état sur « l’économie de la repression[1] »
-Création de l’offre et de la demande dans l’optique de l’équilibre de marché de la justice sociale.
Ce texte est le résultat d’un travail d’enquête de terrain en Tunisie, opportun car il est basé sur une observation participative ouverte (De Sardan, 2001), à Tunis et à Sfax avec une dizaine de détenus durant le mois de Mars 2016. Travaillant sur l es nouvelles élites au sein de l’assemblée nationale constituante et l’élaboration de la nouvelle constitution, j’ai pris une initiative autonome de m’engager sur de nouveaux travaux en sociologie de la répression, sociologie des nouvelles élites et en sociologie du droit. Au cours, des dernières années, de 2011 à 2014, à peu près 8000 citoyens ont été arrêtés et amenés dans les commissariats pour des interrogatoires et mis en détention dans des centres que l’on appelle en Tunisie « geôles ». Pour la première fois en Tunisie, une organisation internationale des droits de l’homme Human Rights Watch, a été habilité à visiter les plus grands centres de détention de la Tunisie. Seule organisation ayant eut cette autorisation, le rapport sorti en 2013, intitulé « Des failles dans le système » est un prémice pour les sociologues afin d’entreprendre un laboratoire de recherches sur les acteurs de ces centres de détention. Je vous propose, un effleurement, de certaines problématiques qui se posent dès lors, à travers une relation inédite entre les mécanismes de détentions et les activistes des droits de l’homme, qui est une catégorie importante de la société civile tunisienne qui s’oppose aux conditions de détentions même après 2011 et qui en sont parfois les premières victimes du fait de leur nouveau statut Continuer la lecture de Pregnance des pratiques abusives des agents de sécurité en contexte d’Etat d’urgence en Tunisie.