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Qui sommes-nous ?

Bienvenue sur le blog du Groupement de recherche 2092 Techniques et production dans l’histoire (GDR TPH)  créé par l’INSHS en janvier 2O2O et basé au Centre Alexandre Koyré. Il rassemble 19 laboratoires, 6 établissements patrimoniaux, 4 institutions à l’étranger, 144 chercheur.e.s.appartenant à ces structures et 79 chercheur.e.s individuel.le.s.

Le GDR a été renouvelé par le CNRS pour 2025-2029.

  CONTEXTE SCIENTIFIQUE ET INSTITUTIONNEL

Faisant le double constat du dynamisme de l’histoire des techniques (collections, revues, question aux concours d’enseignement 2016-2018, colloque de Cerisy 2019 sur « Les sciences humaines et sociales en recherche technologique », etc.) et de la dispersion des chercheurs (répartis, en faibles effectifs, sur au moins 17 laboratoires), les initiateurs du projet souhaitent améliorer cette situation paradoxale, source d’une insatisfaction croissante dans la communauté des chercheur.e.s. Au manque d’institutionnalisation de l’histoire des techniques en France, qui marque son histoire depuis le xixe siècle, s’est ajoutée récemment la disparition de centres qui ont joué un rôle fédérateur et incubateur (Centre d’Histoire des Techniques et de l’Environnement, CDHTE du Cnam, Centre de Recherches en Histoire des Sciences et des Techniques, CRHST, basé à la Cité des Sciences et de l’Industrie). Pourtant, des tentatives de coordination dans la communauté académique ont eu lieu à une époque récente et c’est ce que nous souhaitons maintenant conforter. Une première étape a eu lieu en 2000, à l’initiative du CDHTE, du CRHST et de plusieurs laboratoires de l’EHESS. Elle a donné lieu à des assises de l’histoire des techniques à l’EHESS et à la création de la liste de diffusion ATHENA qui existe toujours et joue un rôle essentiel de liaison dans cette communauté encore plus éclatée de nos jours que par le passé[1]. En 2018, à l’initiative de collègues de l’EHESS qui pour certains ont participé au lancement de la liste ATHENA, un réseau a été créé en lien avec un séminaire mensuel sur « Les techniques et la culture matérielle »[2]. Le succès de la liste ATHENA et les séances de ce réseau basé à l’EHESS ne pallient pas cependant le défaut de coordination et de structuration de la recherche dans le domaine. Il est devenu crucial que la communauté de recherche soit dotée d’un organe de travail collectif, qui permette les collaborations sur une large variété de sujets, transpériodes et transnationaux, ainsi que le développement systématique d’approches réflexives et interdisciplinaires dont l’histoire des techniques, dans toutes ses composantes,  a si fortement besoin. C’est le but de ce GDR, rattaché au Centre Alexandre Koyré ce qui se justifie par la place centrale de cette UMR en histoire des sciences et des techniques à l’échelle nationale. Depuis le précédent contrat, le CAK possède un axe dédié à l’histoire des techniques, particulièrement actif (« Techniques, technologie, matérialité »)[1]. Le Conseil de laboratoire du CAK, soucieux d’encourager cette dynamique a voté à l’unanimité en faveur de l’accueil du GDR. Le GDR est donc basé au Campus Condorcet qui offre déjà de multiples opportunités, notamment pour la collaboration avec le Musée des arts et métiers (MuAM) et ses Réserves à Saint-Denis, le Musée de l’air et de l’espace, la Cité des Sciences et de l’Industrie/Universcience et l’Université Paris 8. L’enjeu est de former une fédération souple de laboratoires et d’établissements, de chercheur.e.s et de conservateur.trice.s, de conforter la visibilité institutionnelle de l’histoire des techniques, tout en s’articulant aux laboratoires existants et au GIS Unité de la technologie et des sciences humaines (UTSH) dédié aux trois équipes d’accueil des universités de technologie[2]. Le large écho rencontré par le GDR atteste que la proposition répond à un besoin évident en histoire des techniques. Le GDR rassemble 19 laboratoires, 3 institutions à l’étranger et 144 chercheur.e.s.appartenant à ces structures et 79 chercheur.e.s individuel.le.s. De plus, six institutions patrimoniales de premier plan sont membres partenaires: le Musée des arts et métiers (MuAM), le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), le Centre de recherche et de restauration des musées de France, C2RMF (Ministère de la culture, service des musées de France), le Musée de l’Air et de l’Espace et le Musée du quai Branly-Jacques Chirac. Enfin, si l’histoire des techniques à l’international a souvent été développée au sein de l’histoire des sciences ou de l’histoire économique, une nouvelle donne est en cours dans plusieurs institutions, y compris par la création de laboratoires spécialisés. Plusieurs centres à l’étranger ont rejoint le GDR TPH : le Centre d’Histoire des Sciences et des Techniques de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (Suisse), l’Institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel, le Laboratoire pour l’Histoire environnementale et technologique de l’École des hautes études en sciences économiques (HSE) Saint-Petersbourg, l’Institut für Philosophie, Literatur-, Wissenschafts- und Technikgeschichte, Technische Universität Berlin.

PERIMETRE   « Techniques et production dans l’histoire »

Le GDR tph entend développer les approches historiques des techniques dans le cadre des interactions interdisciplinaires, transpériodes, et transnationales. La locution « dans l’histoire » est le signe que nous prenons nos distances avec une approche disciplinaire étroite : nos objets d’étude appartiennent au passé mais la discipline ne ne se limite pas à l’histoire. L’archéologie, les sciences sociales (dont l’anthropologie), la philosophie, l’épistémologie, la muséologie ainsi que les sciences dures et les sciences de l’ingénieur construisent le champ de recherche appelé histoire des techniques. La mention de la « production »  permet à la fois de limiter le périmètre au sein des techniques et donc des activités humaines et d’élargir la perspective par rapport à la notion d’industrie, qui couplée au machinisme a trop souvent été associée aux techniques, les réduisant à la concentration de la production. Toutes les formes d’organisation de la production, y compris celles des mondes ruraux, miniers, maritimes sont incluses, de même que les travaux publics et la construction. En lien, la question des ressources, celle des impacts environnementaux de la production constituent un volet essentiel. Enfin, les savoirs techniques, la pensée et l’intelligence techniques ainsi que la théorisation de la technique et l’imaginaire des techniques sont indissociables de toute analyse des techniques de production, comme l’ont montré bien des travaux récents qui forment les principaux acquis de la dernière génération. L’extension temporelle du GDR court de l’Antiquité à l’histoire contemporaine. En termes spatiaux, le GDR est ouvert aux études connectées et globales récemment développées  en histoire des techniques. Trois laboratoires (le CCJ, le CRCAO et le CREDO) intéressés par le GDR attestent la vigueur des études sur les techniques dans les mondes asiatiques et océaniens. L’intérêt du Musée du quai Branly-Jacques Chirac conforte cette dimension tout en l’ouvrant largement aux autres aires culturelles. En termes méthodologiques, le GDR revendique une ouverture aux sciences dures, comme l’attestent l’intérêt des laboratoires LIED, IRAMAT et C2RMF. L’enjeu, pour le GDR,  est aussi bien d’appuyer les recherches sur les transitions énergétiques que de contribuer aux travaux sur la composition et la qualité des matériaux dans les époques hautes, cette approche étant au cœur d’avancées historiographiques majeures sur les temporalités et circuits techniques depuis une vingtaine d’années. C’est pourquoi une démarche spécifique est menée auprès de la Mission aux initiatives transversales du CNRS de manière à réfléchir aux partenariats en réseau avec les sciences dures. Le GDR  a été invité pour la conférence d’ouverture de « L’Année de l’ingéniérie du CNRS, 2025-2026 » (« L’histoire des techniques, un laboratoire de l’histoire », avec Philippe Dillmann, Alexandre Disser, Liliane Pérez, 1er octobre 2025, Musée du Quai Branly – Jacques Chirac). 

OBJECTIFS                                                

Le GDR TPH  regroupe des chercheur.e.s, des enseignant.e.s-chercheur.e.s et des conservateur.trice.s qui font une place centrale à l’étude historique des techniques dans leurs travaux et dans les multiples dimensions de leur activité professionnelle. Son principal objectif est de développer une réflexivité en histoire des techniques et de mettre en valeur les travaux de fond qui ont doté notre communauté d’un outillage intellectuel longtemps mal connu et dont on perçoit de mieux en mieux les apports et les retombées, au-delà même de l’histoire des techniques, qu’il s’agisse de questions majeures comme celle des temporalités en histoire ou de chantiers comme celui du livre technique dont l’étude a permis d’ouvrir des réflexions fondamentales sur la définition des arts, de la technique, de la technologie, des savoirs tacites et des formes de leur codification que l’on ne peut plus considérer de nos jours comme la seule expression de la science appliquée. Les activités se déclinent en cinq registres.

BILAN DU PREMIER MANDAT 2020-2024

Le principal objectif du GDR TPH était de développer une réflexivité en histoire des techniques et de mettre en valeur les travaux de fond qui ont doté notre communauté d’un outillage intellectuel dont on perçoit de mieux en mieux les apports.

Comme prévu, les activités se sont déclinées en cinq registres. Elles ont été plus larges et diversifiées que ne le prévoyait le projet initial grâce aux initiatives de ses membres et des relais qu’il a trouvé dans une large communauté scientifique. Elles ont été relayées par la création d’un Carnet via les outils numériques proposés par le CNRS (Openedition) avec hébergement sur la plateforme Hypothèses.

Une dynamique de toutes et de tous. L’ensemble de ces activités, qui a dépassé le projet initialement prévu, a été mené par des membres du GDR qui ont pris l’initiative et plusieurs fois, proposé des manifestations. Le Bureau a ensuite accompagné l’organisation. La qualité, ; la diversité et le nombre de ces manifestations attestent la vitalité du GDR. Une véritable communauté de recherche s’est ainsi constituée.

  1. Fédérer un réseau : ateliers-forums, rencontres, débats

* Les ateliers-forums

Les ateliers-forums avaient pour but de développer l’interconnaissance au sein du GDR, ils ont donc été organisés dans un premier temps seulement.

15 juin 2020 – Atelier-forum 1 – Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI), 62 Boulevard de Sébastopol, 75003 Paris

2 décembre 2021 Atelier-forum 2Musée du Quai Branly-Jacques Chirac

14 mars 2022 Atelier-forum 3Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI)

 

*  Les rencontres et le débats

@ Les Rendez-vous de l’Histoire de Blois

Les tables rondes du GDR TPH aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois se sont pérennisées au même titre que celles traditionnellement organisées par l’Association des historiens de l’Economie, ou par d’autres associations d’Historiens. Elles ont reçu un accueil très favorable du public.

8 octobre 2021 : « Travail des machines, peine des hommes », org. Philippe Bruyerre, avec François Jarrige (Univ. de Bourgogne), Christophe Lavialle (IGE), Francesca Sanna (Univ. Gustave Eiffel), François Vatin (Univ. Paris Nanterre, IDHES).

8 octobre 2022 : « Une mer de techniques. Innovations, conflits et régulations du XVIIIe siècle à nos jours », org. Géraldine Barron (Univ. Côte d’Opale, ICT), Romain Grancher (CNRS, FRAMESPA), avec Daniel Faget (TELEMME, AMU), Anaël Marrec (Centre F. Viète), David Plouviez (CRHIA, Univ. de Nantes).

6 octobre 2023 : « Réveiller les morts : techniques de survie et de réanimation, XVIIIe-XXIe siècle », en collaboration avec la Maison française d’Oxford, org.  Mélanie Traversier (IRHiS, Univ. de Lille), avec Perig Pitrou (CNRS, LAS), Marie Thébaud-Sorger (CNRS, CAK),  Stéphanie Sauget (Univ. de Tours), Antin Serdeczny (Medici Archive Project, Florence).

9-13 octobre 2024 : projet de table ronde (il sera soumis en mars 2024) : « Technophanie urbaine : quand les techniques fabriquent la ville (XVe-XXIe siècle) », org.  Catherine Lanoë (POLEN, Univ. d’Orléans) et Mélanie Traversier (IRHiS, Univ. de Lille). 

@ Les débats sur l’actualité éditoriale

16 septembre 2022 Artefact, n°16 « Mises en récit d’innovations », Marianne Chouteau, Joëlle Forest, Céline Nguyen (dir.), Société d’encouragement pour l’industrie nationale, avec la participation de : Brice Laurent (Centre de Sociologie de l’Innovation, Mines Paris, PSL Research University) et Muriel Le Roux (CNRS, IHMC).

10 février 2023Artefact, n°17 « Le renouveau de l’histoire des instruments scientifiques » , Jérôme Lamy (dir.) et  « Industrie : histoire d’une notion », Lisa Caliste & Guillaume Carnino (dir.), Cité des Sciences et de l’Industrie, avec Dalia Deias (Univ. de Bordeaux, SPH/CAK), Jean Davoigneau (Inventaire général) et Florent Le Bot (Univ. d’Evry-Val-d’Essonne, IDHES). Séance organisée dans le cadre de l’exposition « Evolutions industrielles » présentée Astrid Fontaine.

30 mai 2023 – « La technologie, toute une histoire ! » – Conservatoire national des arts et métiers

https://presses.enssib.fr/catalogue/editer-lhistoire-des-sciences-france-xxe-siecle

 

30 janvier 2024 – Artefact, n°19 « Crânes, cerveaux et têtes moulées. Penser les collections scientifiques des empires (fin XVIIIe-milieu XXe siècle) », Klara Boyer-Rossol et Lucia Piccioni (dir.) – Musée de l’Homme, Arnaud Dubois org., avec le soutien du CAK, avec la participation de Claire Brizon (Musée cantonal d’archéologie et d’histoire, Lausanne) et Serge Reubi (MNHN/Centre Alexandre Koyré-Centre Marc Bloch).

 

  1. Développer la réflexivité : les ateliers-concepts

5 octobre 2020 – « L’industrie. Journée en l’honneur de Serge Benoit » Société d’Encouragement pour l’Industrie nationale, en partenariat avec l’IDHE.S-Evry – Florent Le Bot, Alain P. Michel, Gaspard Pagès

30 novembre 2020 – « Technique, technologie 1 » – Visio (Covid) – Marcos Camolezi

25 janvier 2021 – « Technique, technologie 2 » – Visio (Covid) – Marcos Camolezi

13 septembre 2021 – « Vie et technique. Quelles histoires ? Organismes et systèmes techniques : 1. Continuités » – Université Paris Cité – Leopoldo Iribarren, Perig Pitrou, Mélanie Traversier

18 octobre 2021 – « Vie et technique. Quelles histoires ? Organismes et systèmes techniques : 2. analogies » – Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI) – Leopoldo Iribarren, Perig Pitrou, Mélanie Traversier

15 novembre 2021 – « Archéométrie et histoire des techniques » Université Paris Nanterre –  Catherine Verna, Gaspard Pagès et Philippe Dillmann

27 septembre 2022 – « Définir, identifier, questionner l’artisanat » – Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI) – Gaspard Pagès, Cédric Perrin, François Rivière

3 octobre 2022 – « Vie et technique. Quelles histoires ? Organismes et systèmes techniques : 3. Réflexions anthropologiques » – Collège de France – Leopoldo Iribarren, Perig Pitrou, Mélanie Traversier

12 octobre 2022 – « Techniques et temporalités » – Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI) – Gianenrico Bernasconi, Tim Stoneman

30 novembre – 1er décembre 2022 – « Technik or Technologie ? European Circulation of Bélidor’s, Wolff’s and Gessner’s Technological Works” – Université Paris Cité – Marcos Camolezi

16 octobre 2023 – « Droit et techniques » – Univ. de Technologie de Compiègne (UTC-IMI) – Jérôme Baudry, Gianenrico Bernasconi

octobre 2024 – « Mathématiques et techniques » – Univ. Paris Cité – Marcos Camolezi, Bertrand Paoloni

 

  1. Promouvoir la dynamique internationale : le colloque international

« Historiographies nationales techniques xixe– xxie siècles. Au cœur de l’épistémologie en histoire globale des techniques », 28-29 septembre 2023, Université Paris Cité et Musée du quai Branly-Jacques Chirac.

https://tph.hypotheses.org/category/colloque-du-gdr-tph

Le colloque a bénéficié de la participation de la revue Technology and Culture qui a organisé une session : “National and transnational historiographes of technics in Technology and Culture”, Henk-Jan Dekker (assistant review editor) et Dick van Lente (review editor).

            Soutiens : Graduate School  Humanités – Sciences  du  Patrimoine de  l’Université  Paris-Saclay, CAK, ICT, ARSCAN. Comité scientifique Gaëlle Beaujean (musée du quai Branly – Jacques Chirac), Marcos Camolezi (GDR 2092 TPH), Guillaume Carnino (UTC, COSTECH) Alexandre Disser (LAPA-IRAMAT), Vincent Guigueno (musée du quai Branly – Jacques Chirac), Liliane Hilaire-Pérez (UPCité-EHESS, ICT Les Europes dans le monde-Centre Koyré), Jérôme Lamy (CNRS, CESSP)Anaël Marrec (CHS/Centre François Viète), Gaspard Pagès (CNRS, ARSCAN), Catherine Verna (Univ. Paris 8, ARSCAN).

26 intervenants

2 tables-rondes

Le but du colloque est de restituer la complexité des historiographies nationales des techniques. L’enjeu est notamment de saisir les logiques autant épistémiques que politiques qui ont conduit à faire du cadre national un référentiel pour comprendre les développements techniques. Le colloque entend donc promouvoir une réflexivité qui mette à distance les catégories d’analyse forgées par les grandes fresques unifiantes et téléologiques et par les assignations nationalistes si facilement attribuées aux techniques, tout en prenant ces constructions historiques comme des objets d’analyse à part entière.

Les Actes sont en cours d’édition (Presses des Mines).

 

En termes de participation à des congrès internationaux, le GDR appuyé l’inscription de membres dans 19e World Economic History Congress (WEHC) de l’IEHA (International Economic History Association) qui s’est tenu à Paris, en 2022 (Campus Condorcet).

 

  1. Organiser des formations : l’Ecole thématique THEMTECH 25-28 juin 2024, Lausanne

L’Ecole thématique THEMTECH a pour but de faire bénéficier un public en formation de la richesse des travaux du GDR 2092 TPH depuis 2020, de l’engager à s’impliquer dans ce champ de recherche et de l’ouvrir aux recherches internationales en histoire des techniques. Elle vise à conforter la formation d’une communauté interdisciplinaire en plein essor, grâce à l’intervention d’expert.e.s reconnus dans le champ qui assureront un enseignement de haut niveau, à l’avant-poste de la recherche. Ce sera l’occasion de favoriser les transferts de méthodes entre Sciences humaines et sociales et en Sciences expérimentales.

Une large part du budget (subventions du GDR, du CNRS et du CAK) est gérée par le Centre Koyré en collaboration avec l’UAR2028 Condorcet/CNRS.

Les participant.e.s et les formateurs.trices seront accueilli.e.s par le Laboratoire d’Histoire des Sciences et des Techniques de l’EPFL, partenaire du GDR, en charge de la Collection d’instruments scientifiques UNIL-EPFL. Celle-ci rassemble les instruments utilisés depuis deux siècles pour l’enseignement et la recherche en physique expérimentale à l’Académie de Lausanne puis à l’Université de Lausanne (mille objets, optique, acoustique, électricité, physique nucléaire, datant de 1775 à 1960). La richesse de cette collection et des programmes de valorisation et de recherche qu’elle suscite constitue un atout majeur.

Organisation : ateliers sur demi-journées

6 thèmes :  Collections, patrimoine, reconstitutions ; La globalisation de l’histoire des techniques ; Archéologie et écriture de l’histoire des techniques ; Les controverses sociotechniques ; Matières, matériaux ; Femmes et technique

Effectifs : agents CNRS, doctorants, chercheurs : 30

              intervenants : 19

Budget : 34800 euros (voir infra)

5-Médiatiser les activités du GDR : les livrables du GDR TPH

  • Le carnet de recherche

Le carnet de recherche présente et valorise les activités du GDR. En accès ouvert, il est hébergé sur la plateforme internationale Hypothèses d’OpenEdition : https://tph.hypotheses.org (ISSN électronique 2729-3602). Chaque événement scientifique fait l’objet d’un article dédié garantissant sa médiatisation et son archivage pérenne, et facilitant sa rediffusion sur les réseaux sociaux académiques et sites institutionnels. Le carnet héberge également les captations audio et/ou vidéo de ses ateliers et séminaires, des ressources bibliographiques et des informations liées aux laboratoires partenaires.

Il est géré par deux membres du GDR : Aurélie Puybonnieux (bibliothécaire, Cnam) et Géraldine Barron (conservatrice des bibliothèques, Univ. Côté d’Opale).

  • Les publications

Les livrables sont plus nombreux que prévu dans le projet initial du fait des supports éditoriaux préexistants et qui ont été mis au service du GDR : la revue Artefact, co-dirigée par Liliane Hilaire Pérez, Jérôme Baudry, Grégory Chambon, Delphine Spicq) et la collection d’Histoire, Sciences, techniques et sociétés aux Presses des Mines (Ecole des Mines de Paris), co-dirigée par Liliane Hilaire Pérez et Stéphane Lembré.

* La revue Artefact a publié les interventions faites dans le cadre de plusieurs Ateliers-concepts.

« Technique,Technologie », Géraldine Barron, Marcos Camolezi et Timothée Deldicque (dir.), n°15, 2021 https://journals.openedition.org/artefact/11173

« Industrie : histoire d’une notion », Lisa Caliste et Guillaume Carnino (dir.), n°17, 2022 https://journals.openedition.org/artefact/12999

« L’artisanat. Un concept », Guillaume Carnino, Valérie Nègre, Gaspard Pagès, Cédric Perrin et François Rivière (dir.), n°19, 2023 https://journals.openedition.org/artefact/14334

« Technik or Technologie ? European Circulation of Bélidor’s, Wolff’s and Gessner’s Technological Works”, Marcos Camolesi (dir.), prévu dans le n°21, 2025

Le GDR a également appuyé la publication des actes du colloque organisé par l’IDHE.S-Evry, laboratoire partenaire du GDR (2018) : « Ingénieurs et Entreprises (XIXe-XXIe siècle) », Florent Le Bot, Alain P. Michel (dir.), n°13, 2020. https://journals.openedition.org/artefact/6186

* Ouvrages

Les techniques ont-elles une patrie ? Retour sur le nationalisme et l’ethnocentrisme dans l’histoire des techniques Actes du colloque « Les historiographies nationales des techniques », en préparation aux Presses des Mines, coll. « Histoire, Sciences, Techniques, sociétés »  2025, Guillaume Carnino, Alexandre Disser, Jérôme Lamy, Anaël Marrec, Liliane Hilaire-Pérez (dir).

Vie et technique. Quelles histoires ? CNRS Éditions (2026), Perig Pitrou, Mélanie Traversier (dir.)

[1] https://listes.services.cnrs.fr/wws/info/athena/ [2] https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/2838/ [3] Eric Schatzberg, “Why is there no discipline of technology in the social sciences?”, Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, 8, 2018, p. 193-213; Ludovic Coupaye et Laurence Douny, « Dans la trajectoire des choses », Techniques & Culture, 52-53, 2009, p. 12-39. [4] Gaetano Speranza éd., Objets blessés. La réparation en Afrique, Paris, Musée du quai Branly, 2007. [5] Article dans Le Monde, Antoine Reverchon, 27 octobre 2017. [1] https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/2838/ [1] https://listes.services.cnrs.fr/wws/info/athena/

Le Groupement de recherche Techniques et production dans l’histoire (GDR TPH) est hébergé par le Centre Alexandre Koyré.

Il est coordonné par Liliane Hilaire-Pérez (Centre Koyré/ICT) en collaboration avec Guillaume Carnino (COSTECH) et Alexandre Disser (CNRS, IRAMAT-LMC UMR 5060/CEA Saclay.

Les membres du bureau sont :

– Jérôme Baudry (EPFL)

– Guillaume Carnino (Université de technologie de Compiègne/COSTECH EA 2223)

– Alexandre Disser (CNRS, IRAMAT-LMC UMR 5060/CEA Saclay)

– Liliane Hilaire-Pérez (Université Paris Cité/ECHELLES UMR 8264, EHESS/Centre Koyré UMR 8560)

-Jérôme Lamy (CNRS, CESSP UMR 8209)

– Catherine Lanoë (UVSQ, UR DYPAC)

-Anaël Marrec (Centre F. Viète)

– Gaspard Pagès (CNRS, ARSCAN UMR 7041)

– Loïc Petitgirard (Cnam, HT2S)

– Mélanie Traversier (PR, Université de Lille, IRHis)

– Catherine Verna (PR émérite, Université Paris 8/ARSCAN UMR 7041) .

 


[1] https://listes.services.cnrs.fr/wws/info/athena/

[2] https://enseignements-2018.ehess.fr/2018/ue/2838/


Crédits iconographiques : Vue de l’interieur du Champ-de-Mars l’Expérience aerostatique de M.r Degen : [estampe] ([2ème état]) / Gravé sur verre et Imprimé par Fourmy ; Déposé à la Direction G.le de la Librairie ; Vol-a-tire d’ailes Exécuté pour la 1re fois à Paris dans le Jardin de Tivoli Par Mr Degen, Mécanicien de Vienne en Autriche, le 10 Juin 1812 : [estampe] / Gravé sur verre et Imprimé par fourmy, mis en ligne sur Gallica (Bnf)