Enigme généalogique

Je suis en train de compléter mon arbre généalogique et il me manque la date de décès de deux une personnes: Adélaïde Gonthier (décédée le 12 août 1831 à St-Gervais, merci à tikainon, indexé Gouthier dans Ancestry) et Joseph Fournier. Ils se sont mariés à Saint-Gervais-de-Bellechasse le 28 août 1821.

  • Adélaïde Gonthier est née le 16 décembre 1802 à St-Charles de Bellechasse, fille de Pierre Gonthier et Marie-Judith Paquet.
  • Joseph Fournier est né le 8 septembre 1802 à St-Charles de Bellechasse, fils de Augustin Fournier et Agathe Goupil.

Ils ont eu au moins quatre enfants, Joseph, Adélaïde, Jacques et Théodore. Dans l’acte de mariage de Joseph et Louise Couture, le 30 avril 1844 à St-Etienne de Beaumont, il est écrit qu’il est le fils d’Adélaïde Gonthier et Joseph Fournier, « domiciliés (pas de s, erreur de lecture de ma part) dans un des townships situés au sud du fleuve, connu vulgairement sous le nom de Bois-Francs ». Au mariage de leur fille Adélaïde à St-Gilles le 7 janvier 1846, Joseph Fournier réside à Halifax (le township) et Adélaïde (mère) est décédée. J’ai fouillé sur Ancestry  dans les registres suivants:  Bois-Francs (région des) et Arthabaska (canton) et n’ai rien trouvé concernant le décès d’Adélaïde. Au mariage de Jacques Fournier et Marie Bilodeau le 13 août 1848 à St-Charles de Bellechasse, il est dit que Joseph Fournier est de Franton (Frampton). Au mariage de Théodore et de Emilie Daigneault le 3 août 1852 à Saint-Henri, il n’est pas écrit que Joseph Fournier est décédé, contrairement à Adélaïde. Le lieu où habite Joseph n’est pas précisé. Joseph Fournier est décédé après le 3 août 1852. J’ai essayé différentes variantes de leurs noms et prénoms mais ça n’a pas fonctionné jusqu’ici. Des suggestions?

Ajout: J’ai repéré les enfants du couple dans les recensements de 1861 et 1871 (grosso modo ils habitent à St-Anselme, dans les Bois-Frances et en Gaspésie) et il ne semble pas que Joseph ait habité chez eux.  Dans le recensement de 1861, on voit que Théodore habitait St-Anselme. A la ligne 3 de cette page, il y a un Joseph Fournier, cultivateur, mais âgé de 8 ans…

Billets reliés ENGOUEMENT POUR LA GÉNÉALOGIE [1925] TRANSMISSION DE LA MÉMOIRE D’UNE RÉGION PAR SES AÎNÉS: L’EXEMPLE DES ETCHEMINS (BELLECHASSE) UN DÉTOUR PAR SAINTE-JUSTINE PROJET D’UNE COLONIE BELGE DANS LE CANTON DE LANGEVIN [1871]

Mort d’un guérisseur [Beauport, 1895]

Le Progrès de l’Est, 1er février 1895

« M. Télesphore Giroux, le fameux guérisseur populaire, a été trouvé mort dans son lit, dimanche soir, à Beauport, où il demeurait. M. Giroux a succombé à une syncope de coeur. Le défunt était un personnage qui jouissait d’une certaine renommée, non seulement à Beauport, mais on peut dire dans tout le district de Québec. Les malades venaient d’un peu partout lui demander conseil; on dit même qu’il a accompli des guérisons étonnantes. Le gros public prêtait à M. Giroux un pouvoir quasi surnaturel. Son genre de vie n’était pas de nature à dissiper cette croyance. Il vivait depuis dix-huit ans de la manière la plus singulière, presque en anachorète; il s’était volontairement isolé de sa famille et retiré dans une modeste chambre de sa résidence, faisait carême tout le long de l’année et couchait sur un lit fait de trois planches mal jointes, sans oreillers ni couvertures. On dit même qu’on a trouvé dans sa chambre un cilice et d’autres instruments de pénitence. »

Il s’agit de Théodore Giroux, pas de Telesphore ( extrait du registre de Beauport). Il était l’époux d’Hermine Filiatrault. Dans les recensements de 18711881,  1891, il est indiqué qu’il est menuisier.

Billets reliés
UN AMÉRINDIEN ACCUSÉ DE PRATIQUE ILLÉGALE DE LA MÉDECINE [1914]

LA « STIGMATISÉE » DE WOONSOCKET EST MORTE [1936]

L’INQUIÉTANT DR. TUMBLETY [MONTRÉAL, 1857]

ALERTE À L’IMPOSTEUR! [SEPTEMBRE 1842]

Désastreux incendie dans le quartier Champlain à Québec le 22 juin 1865

Le Canadien, 23 juin 1865

« DÉSASTREUX INCENDIE DANS LE QUARTIER CHAMPLAIN

ENVIRON 150 BATISSES BRULÉES

500 OU 600 FAMILLES SANS ASILES
__

Hier l’après midi, cette partie de la cité connue sous le nom de Près de Ville ou Havre au Diamant a été le théâtre d’une des plus désastreuses conflagrations que nous ayons eue à enregistrer depuis longtempss [sic], causant la destruction de 90 à 100 maisons situées sur la rue Champlain et de 40 à 50 autres bâtisses de moindre importance bâtie sur les nombreux quais et slips le long du fleuve. On calcule qu’il y a entre 500 et 600 familles sans asile.

La conflagration a ravagé les deux côtés de la rue Champlain, depuis la maison d’école, près du quai Flanagan jusqu’à la résidence de Mdme. Kelly, 132 rue Champlain. A l’exception de quelques bâtisses dans le voisinage immédiat de l’endroit ou commença l’incendie, toutes les maisons des deux côtés de la rue étaient en brique ou en pierre. Toutes les maisons de cette localité étaient encombrées par la population; il y avait jusqu’à 6 ou 7 familles par maison; on peut figurer maintenant le nombre de ceux qui se trouvent ainsi brusquement jetés par le pavé. Les résidents de cette partie de la rue Champlain sont presque tous intéressés dans le commerce maritime du port.

Photographie | La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1865 | I-17502.1

La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1865

Quant à l’origine de l’incendie, on n’a que des conjectures à ce sujet. Il paraît que quelques minutes avant 1 heure, l’alarme se répandit que les flammes avaient fait irruption dans une maison en bois à deux étages situées sur le côté sud de la rue Champlain, à quelques distance de la bâtisse connue sous le nom de Bishop’s school. Il soufflait alors une forte brise de vent du sud-ouest et dans quelques minutes la bâtisse se trouva enveloppée par les flammes qui, chassées par le vent, s’élancèrent avec une violence extraordinaire dans la direction de la Basse-Ville. La sécheresse qui prévaut depuis quelques jours favorisait encore l’élément destructeur. La police et les compagnies du feu furent bientôt sur les lieux travaillant avec une incroyable énergie à combattre le feu. Durant la première demi-heure, on n’avait pas conçu de sérieuses inquiétudes dans le voisinage de l’incendie, qui était à peine remarqué du marché Champlain; mais vers 2 1/2 h. l’alarme devint générale; il y avait déjà 30 à 40 bâtisses détruites et le feu semblait se jouer des efforts extraordinaires de ceux qui le combattaient. Les personnes demeurant plus bas commencèrent à déménager et la confusion augmentée par la foule des curieux attiré par l’incendie devint très grande. Des détachements des régiments de la garnison furent envoyés pour porter secours. Les compagnies du feu et la police luttaient vainement contre les flammes. Enfermées dans une rue à peine assez large pour permettre à deux voitures de passer de front, travaillant au milieu de débris de maisons et de meubles, gênées par une multitude excitée d’hommes de femmes et d’enfants ou bloquées dans de dangereux passages du côté du fleuve, leurs efforts étaient rendus entièrement impuissants. Les soldats ont travaillé aussi avec beaucoup d’énergie à sauver des meubles et autres effets.

Photographie | Vue de la rue Champlain en direction nord, Québec, QC, 1865 | I-17504.1

Vue de la rue Champlain en direction nord, Québec, QC, 1865

Vers 3 1/2 h. presque tous les quais entre les deux points indiqués plus haut comme limites de l’incendie avaient été balayés par les flammes. Bon nombre de personnes occupant les maisons sur les quais furent surprises par le feu et ne purent échapper que par le côté de leurs résidences donnant sur le fleuve; et il a été heureux pour elles que la Police fluviale se soit trouvée dans le voisinage avec ses chaloupes; autrement, plusieurs auraient perdu la vie par l’eau ou par le feu. On était obligé de jeter dans le fleuve les animaux domestiques que des embarcations ramenaient ensuite aux slips situés plus bas. Une quinzaine de navires qui se trouvaient le long des quais durent être halés au large.

Ce ne fut que vers 5 1/2 h. que l’on put espérer que le feu ne dépasserait pas la limite indiquée plus haut. Une heure auparavant, il avait été question de faire sauter une bâtisse pour arrêter les progrès de l’incendie; le Col. McCrea, qui se trouvait sur les lieux, fit venir les matériaux nécessaires à cet effet et mit ses hommes à la disposition du Maire, qui fut d’avis d’attendre jusqu’à la dernière extrémité avant de recourir à ce moyen. Heureusement qu’on put s’en passer et le feu put enfin être maîtrisé. Peu après 6 heures, les compagnies du feu commencèrent à se retirer, l’incendie n’offrant plus de danger.

Photographie | La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1872 | I-76345.1

La rue Champlain, en bas de la Citadelle, Québec, QC, 1872

Durant l’incendie, lorsque l’on parla de faire sauter une maison pour arrêter les progrès du feu, le bruit se répandit comme l’éclair que les magasins à poudre de la citadelle se trouvaient en danger d’être atteints par l’incendie; il s’ensuivit une panique extraordinaire au milieu de cette foule immense qui bloquait la rue Champlain; ce fut un sauve qui peut général; dans la confusion, nombre de personnes furent renversées et foulées aux pieds. Cette panique se propagea jusque dans le fauboug St. Roch et y cause une grande alarme qui heureusement fut de courte durée.

Par bonheur, il n’y a, autant que nous sachions aucune perte de vie à regrette dans ce désastreux incendie, malgré que plusieurs aient reçu des blessures plus ou moins graves.

Tous les secours possibles ont été portés aux infortunées victimes de l’incendie. Le clergé, le Maire et les principaux membres du Conseil Municipal et d’autres citoyens influents de la cité ont fait tout en leur pouvoir pour leur venir en aide.

On ne connait pas encore le montant des pertes; mais on peut dire qu’elles sont considérables. »

Billets reliés
LE GRAND INCENDIE DE 1866 [QUÉBEC, 14 OCTOBRE 1866]

L’INCENDIE DU FAUBOURG SAINT-JEAN, 28 JUIN 1845

L’INCENDIE DU FAUBOURG SAINT-ROCH [28 MAI 1845]

TROIS-RIVIÈRES BRÛLE! 22 JUIN 1908
LES ÉBOULEMENTS DU 14 JUILLET 1852 À QUÉBEC

Une Saint-Jean-Baptiste qui tourne au drame à Boucherville en 1860

Le Canadien, 2 juillet 1860

« Nous sommes informés qu’un déplorable accident est arrivé à Boucherville, mercredi dernier, jour fixé dans ce village pour la célébration de notre fête nationale. Un canon qu’on s’était procuré pour cette sollennité [sic] a tué un M. Loiseau (Augustin Loiseau, 16 ans), emporté une jambe à un jeune homme du nom de Sénécal et un nommé Bellehumeur a été mortellement blessé. Plusieurs personnes ont aussi reçu de légères blessures. – (Le Pays). »

Registre de la paroisse Sainte-Famille de Boucherville, voir la sépulture No 18.

Billets reliés
LA SAINT-JEAN-BAPTISTE À QUÉBEC EN 1850

LA ST-JEAN-BAPTISTE FÊTÉE EN GRAND À WOONSOCKET, R.I. [1890]

LA ST-JEAN-BAPTISTE À MINNEAPOLIS, MINNESOTA, EN 1883

JOUR NATIONAL DES CANADIENS-FRANÇAIS À L’EXPOSITION DE CHICAGO [1933]

Un souvenir de Crimée [Trois-Rivières, 1860]

CanonArméeRusse1.jpg
« CanonArméeRusse1 » par Daniel Robert — Photography. Sous licence Attribution via Wikimedia Commons.

Le Canadien, 13 juillet 1860

« Trois-Rivières se trouvent [sic] maintenant en possession d’un canon russe trophée de la Crimée, qui vient de lui être expédié par le Victoria ».

On peut voir ce canon au parc de la Place d’Armes de Trois-Rivières.

Pour en savoir plus:

Plaque du canon de l’armée russe et Canon de l’armée russe (Répertoire du patrimoine culturel du Québec).

La Place d’Armes, Trois-Rivières (Journal de voyage)

Billets reliés
UN JEU DANGEREUX [QUÉBEC, ÉTÉ 1869]

UN ÉTUDIANT IROQUOIS ADMIS À L’ÉTUDE DU DROIT [TROIS-RIVIÈRES, 1886]

TROIS-RIVIÈRES EN 1685 EN 3D

AVALEUSE D’AIGUILLES [MONTRÉAL, 1864]

Les déprédations commises par les militaires [St-Pierre, Ile d’Orléans, 1860]

La maison Laurent Ferland à Saint-Pierre de l'île d'Orléans.

La maison Laurent Ferland à Saint-Pierre de l’île d’Orléans, extrait de « Vieux Manoirs, vieilles maisons, » publié par la Commission des monuments historiques de la province de Québec, Québec, 1927 , p.288. par Pierre-Georges Roy. Bibliothèque et Archives Canada.

Le Canadien, 6 juillet 1860

« Voici ce que dit le Journal de Québec à propos des déprédations commises par les militaires stationnés à St. Pierre, Ile d’Orléans:

 »Nous nous y sommes rendu dimanche, pour voir les choses de nous mêmes, afin de pouvoir en parler avec connaissance de cause. Nous avons vu les soldats traverser les champs dans tous les sens, et fouler aux pieds la moisson. Nous avons vu des prairies tellement foulées et détruites qu’il sera parfaitement inutile d’y mettre la faulx. Les soldats brisent les clôtures, et brûlent jusqu’aux barrières pour faire des feux de joie sur le rivage.

 »La Gazette de Québec a dit comment ils ont dépouillé et volé un malheureux étranger qui leur demandait le chemin pour se rendre au débarcadère. Mais le mauvais exemple vient de plus haut, et des officiers mêmes s’amusent à sauter à cheval de champ en champ, comme si tous ces champs étaient à eux. Il nous semble à nous que l’armée n’est pas créée pour tyranniser, dépouiller et ruiner les citoyens, qu’au contraire elle existe pour la protection de la ville et de la propriété; et nous ne disons pas trop en demandant aux autorités compétentes de protéger les hommes sans moyens de faire respecter la loi.

 »Un homme du nom de Bélanger a dit devant nous et à plusieurs autres que les officiers dont nous venons de parler insultaient les habitants, au moment même où ils sautaient à cheval dans leurs champs. On sait ce que font en Angleterre les autorités militaires quand les troupes se conduisent comme celle qui stationnent à l’Isle, en ce moment; si elles ne peuvent les tenir dans la plus stricte discipline elle les ramènent à la caserne. Nous ne croyons pas qu’elles voulussent en agir autrement envers les habitants de Saint-Pierre, parce qu’ils sont canadiens-français, et nous avons pleine confiance dans la justice et la droiture du commandant-en-chef des forces, Sir William de Kars’.

Billets reliés

LA GARNISON BRITANNIQUE QUITTE QUÉBEC [1871]

UN ASSASSINAT À L’ILE D’ORLÉANS [1663]

L’ABC DE L’ARRONDISSEMENT HISTORIQUE DE L’ILE D’ORLÉANS

L’ÎLE DES SORCIERS

Des Norvégiens à Gaspé en 1860

Dans le Canadien, 20 juillet 1860, on peut lire l’entrefilet suivant:

« LES NORVÉGIENS À GASPÉ

Le vapeur Arabian vient de transporter à Gaspé plusieurs familles norvégiennes qui se proposent de s’établir dans ce beau district, dont le climat et le sol présentent beaucoup d’analogie avec ceux des plus fertiles parties de la Norvège. Ces émigrants, qui sont des marins, des pêcheurs ou des fermiers, ne manqueront pas de se plaire dans une localité qui leur rappellera ainsi leur terre natale, et sans doute que leurs travaux contribueront à la prospérité de leurs patrie adoptive. »

Selon le recensement du Canada-est de 1861, il y avait bel et bien des résidents du comté de Gaspé, district de Malbaie, originaires de Norvège. Il s’agit de:

  • Knud et Hannah Arnesen;
  • Peter Johnson;
  • Andrew et William Wilson;
  • Iver Peterson;
  • Martin, Johnson;
  • Cerat? Ulricson;
  • William Klasskeit?;
  • Lodvick, Christina, Dorathy, Hannah, Peter, Frederick et Chesten Brandt;
  • GulBran et Celina Christopherson;
  • Peter Brandt;
  • Hannah Johnson;
  • Christian Burnested.

Dans la marge du recensement, il est écrit « No 30 @ 50 are Norwegian immigrants who came down form Quebec last summer. »

Or, il ne s’agit pas du seul groupe de Norvégiens à résider à cet endroit comme on peut le voir sur cette page. Il faut ajouter à cette liste

  • Theodore Burnested;
  • Elleny, Sagre, Gertrude, Randy et Annie Vagen;
  • Oliver, Sagre, Bottle et Olenna Urdelle;
  • Evert, Krent, Theodore, Barquette et Martin Boisen.

Selon le recensement canadien de 1861, les autres Norvégiens du Canada-Est étaient majoritairement établis dans le district de Compton ainsi qu’à Québec.

Liste des navires ayant quitté la Norvège à destination de l’Amérique du Nord en 1860 (Norway Heritage, Hands across the sea).

Billets reliés
PHOTOGRAPHIE: IMMIGRANTS À QUÉBEC, 1908-1914

PHOTOGRAPHIES: IMMIGRANTS ARRIVANT À QUÉBEC, 1911

PEHR KALM, UN SUÉDOIS EN NOUVELLE-FRANCE (1748)

DES IMMIGRANTS ISLANDAIS AU CANADA (PORT DE QUÉBEC, AOÛT 1876)