Magasin chinois [1888]

La Patrie, 30 mai 1888.

La Patrie, 30 mai 1888.

Le Patrie, 29 mai 1888

« Magasin Chinois

Comme on peut le voir dans nos colonnes d’annonces, Kingtye Cheong a ouvert un magasin chinois au No 1801 rue Notre-Dame. Les effets pour la plupart sont importés directement du Japon et de la Chine. Les mouchoirs de soie, évantails, bronzes, marchandises de laine, sets de souper, de toilette, ivoire sculpté, tapis, mattes, etc. etc. ne sont pas surpassés. Les thés importés sont de première qualité. »

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UNE FÊTE CHINOISE À MONTRÉAL [1921]

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PORTRAITS DE MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ ASIATIQUE AU QUÉBEC 1850-1945

COURIR LES MAGASINS: L’ÉVOLUTION DU COMMERCE DE DÉTAIL AU QUÉBEC AU 20E SIÈCLE

Une mort suspecte à Saint-Césaire en 1887

Cette histoire, une mort suspecte à Saint-Césaire, en 1887, a attiré mon attention à cause de la gravité du crime évoqué, mais aussi à cause de son traitement médiatique.  Vous constaterez que le journal Le Canadien présente deux versions, forts différentes, de la même histoire.

« Le Canadien, 13 juillet 1887

Une affaire mystérieuse et criminelle vient d’être mise au jour à Montréal. Une jeune fille de dix-sept ans aurait été empoisonnée à St. Césaire par un médecin qui, après l’avoir séduite, aurait cherché à produire l’avortement. Ordre a été donné d’exhumer le cadavre de la jeune fille. Ce sont jusqu’ici tous les faits connus. L’affaire est tenue sous le plus grand secret.  »

Deux semaines plus tard, plusieurs détails ont changé (et le journaliste a fait son travail).

Le Canadien, 30 juillet 1887

« ENQUÊTE À ST-CÉSAIRE ET ARRESTATION

Le 11 juillet courant, une enquête a été tenue à St-Césaire par M. H. R. Blanchard, coroner du district de Saint-Hyacinthe, sur le corps de Marie Charron, âgée de vingt-six ans, épouse de Elie Napoléon Beauchemin, cultivateur de Saint-Césaire, exhumé sur ordre du coroner.

Le verdict des jurés fut « que la dite Marie Charron est morte le cinq juillet courant, à Saint-Césaire, district de Saint-Hyacinthe, des suites d’un traitement erroné et contraire aux règles de l’art qui lui a été appliqué par Charles E. Arthur Dorval, Ecr., médecin de Saint-Césaire et que ce dernier s’est rendu coupable de mal practice!  »

L’accusé a été arrêté le vingt-six juillet courant à Saint-Césaire, par M. Joseph Chagnon, grand connétable du district de Saint-Hyacinthe, sur le warrant émané du coroner.

L’accusé a comparu le même jour devant l’honorable L. V. Sicotte, juge de la Cour Supérieure et a été admis à caution. Le procès doit avoir lieu en janvier prochain.  »

L’acte de décès de Marie Charron est ici.

Je n’ai pas réussi à trouver de trace d’un quelconque procès. En 1891, le Dr Dorval habitait toujours St-Césaire, tout comme en 1901.

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L’INQUIÉTANT DR. TUMBLETY [MONTRÉAL, 1857]

UN MÉDECIN MORPHINOMANE [JUIN 1905]

En prison à huit ans [Kingston, 1845]

Credit: Dept. of Public Works / Bibliothèque Archives Canada / PA-046242 Non-daté.

Credit: Dept. of Public Works / Bibliothèque Archives Canada / PA-046242 Non-daté.

Bienvenue à Kingston

Le plus jeune prisonnier à avoir séjourné au pénitencier de Kingston, Ontario, est Antoine Beauché. Selon plusieurs sources, dont un rapport gouvernemental dont nous aller parler plus loin, il avait huit ans à son arrivée.

En novembre 1845, Antoine Beauché et trois complices, c’est-à-dire ses frères Louis (12 ans),  Narcisse (âge incertain, entre 12 et 19 ans) ainsi que leur ami  Francis Bernard (12 ans) sont condamnés  à trois ans de prison pour un vol commis à bord du Sydenham, un bateau qui naviguait entre Québec et Montréal. Les sources que j’ai consultées indiquent qu’ils étaient tous natifs du Bas-Canada.

On trouve des traces du séjour des frères Beauché au pénitencier de Kingston dans le Rapport des commissaires chargés de s’enquérir de la conduite, discipline et régie du pénitentiaire provincial avec les documents transmis par les commissaires (1849).

Il y avait des rumeurs de mauvais traitements envers les prisonniers.

Et ce qu’on apprend est loin d’être joli.

Le rapport est disponible sur Notre mémoire en ligne. Pour les Québécois, il est possible d’y accéder gratuitement sur le web en vous abonnant aux services à distance de BANQ.

Mauvais traitements

Le rapport indique qu’entre le 14 novembre 1845 et le 14 octobre 1846, Antoine Beauché a reçu plus de 56 punitions pour avoir parlé, ri, crié dans sa cellule, gâté un livre, donné du tabac à un prisonnier, fait preuve d’indécence,  volé du pain, répandu du vinaigre, etc. Ces infractions menaient à 3 à 4 coups de martinets et  à un régime au pain et à l’eau. A deux reprises, il a dû passer 24 heures aux cachots. Les commissaires concluent: « Nous regardons cette affaire comme un cas d’inhumanité révoltante » (p.194). Antoine Beauché a été relâché au terme de sa peine.

Pour ce qui est de Louis, c’est une longue suite de coups de martinets et de régime au pain sec et à l’eau, pour des infractions aussi mineures que jouer, parler, rire, se moquer de son frère, avoir fait des clins d’oeil aux prisonniers, avoir laissé son siège, etc. Il a également été libéré de prison au terme de sa peine.

Le cas le plus tragique est celui du frère aîné, Narcisse. Il a subit le martinet et le régime au pain et à l’eau pour des infractions comme avoir parlé, fait du bruit dans sa cellule, avoir joué des tours aux autres prisonniers, avoir dansé dans sa cellule, avoir été impertinent, etc.

Je reproduis ici le témoignage de l’ex-garde Robinson, issu du rapport précédemment nommé (p. 201).

« Il se souvient d’un jeune détenu appelé Booshee (Beauché); c’était un petit garçon de douze à quatorze ans; il a été très souvent puni du fouet. Sa faute ordinaire était de faire du bruit dans sa cellule. Il se rappelle qu’une nuit, il y a environ deux ans, alors que le témoin était de garde pour surveiller les prisonniers, la prison fut troublée par ce jeune homme. Il se réveilla avec une grande frayeur, s’écriait qu’il y avait quelque chose sous son lit, et appelant le prêtre pour qu’il vînt le voir. Il grimpa sur les barreaux de sa fenêtre et de la porte, criant de toute la force de ses poumons; il sortait de sa bouche du sang et de l’écume. Le gardien Hooper alla trouver le préfet, et le fit sortir de son lit; lorsque le préfet arriva l’enfant criait encore. Le préfet dit aussitôt: « Ouvrez la porte afin que je fasse sortir ce polisson », Hooper ouvrit la porte et sur l’ordre du préfet le témoin fit sortir Boshee, qui était complètement nu; l’enfant fut renversé sur le dos et l’on essaya de lui mettre un baillon, mais sans succès. L’enfant dit alors au préfet en français qu’il se tiendrait tranquille, et il fut réintégré dans sa cellule.  Le préfet rapporta au témoin ce que l’enfant avait dit: Du moment où l’enfant eût été remis dans la cellule il fut pire que jamais, criant qu’il avait quelque chose sous son lit. Le préfet alors ordonna de le tirer de nouveau de sa cellule. Hooper et le témoin le tinrent par terre et le préfet le frappa avec un bout de cable aussi longtemps qu’il pût. L’enfant était fortement lacéré; les cordes avaient coupé la peau. La chemise du témoin fut tellement ensanglanté par le contact de l’enfant qu’il fût obligé de la changer le lendemain matin. L’enfant n’est plus jamais sorti de la cellule, pense le témoin, jusqu’à ce qu’il fût reconnu pour fou et envoyé à l’asile des aliénés du Bas-Canada, sous la garde du témoin. »

Un autre témoignage révèle qu’il croyait voir le spectre de sa mère.

Le 12 août 1846, Narcisse Beauché est transféré à l’asile de Beauport.

Que sont-ils devenus?

Je n’ai pas réussi à trouver avec certitude ce que sont devenus Louis et Antoine.  Se sont-ils mariés? Quand et où sont-ils décédés? Quant à Narcisse, en 186118711881, il se trouvait toujours à l’asile de Beauport. Je n’ai pas trouvé la date ni le lieu de naissance des trois frères. 

Bibliographie

Rapport des commissaires chargés de s’enquérir de la conduite, discipline et régie du pénitentiaire provincial avec les documents transmis par les commissaires (1849).

Friends of the penitentiary museum. [en ligne]Canada’s penitentiary museum. Page consultée le 29 mai 2014. http://www.penitentiarymuseum.ca/default/index.cfm/history/

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Un détour par Sainte-Justine

Il y a quelques années, j’ai eu l’occasion de faire des recherches sur l’histoire de mon village natal, Sainte-Justine, comté de Bellechasse (auparavant Dorchester). J’ai fouillé le web, les registres et les recensements pour trouver des parcelles d’histoire. J’ai eu de belles surprises en m’intéressant aux origines des gens qui se sont établis à Sainte-Justine.

Notre village a été fondé en 1867. D’après les recensements disponibles à ce moment-là (1871 à 1911), la majorité des habitants étaient d’origine canadienne-française.  Quelques habitants portaient des noms anglophones.

En consultant les registres, j’ai trouvé deux actes intéressants. Le premier est l’acte de naissance d’Édouard Abraham Raban (1935), fils d’Abraham Raban, marchand et de Bahiga Ruegert? Raban. Parmi les signataires du registre, il y a A. et Ida Raban ainsi que Z.? F. Chamass. L’année suivante, le registre contient l’acte de décès de Bahiga Raban, âgée de 29 ans. Elle est décédée à l’hôpital Laval de Québec. Les signataires du registre sont cette fois A. Raban, Aziz Raban, Abraham R. Raban et Z.? F. Chamass.

raban

Pierre tombale de Bahiga Raban. Cimetière de Sainte-Justine, Bell. septembre 2015.

En consultant les avis de décès sur le web, on voit qu’un des enfants d’Abraham et de Bahigan Raban, Jean-Michel, est décédé à Sherbrooke en 2010. Deux autres Raban figurent sur ce site et dans les trois cas, le service religieux a été célébré à l’église St-Ephrem, une église syrienne orthodoxe de Sherbrooke.

J’ai aussi consulté le recensement de 1921 (disponible sur Ancestry) celui de 1931 n’étant PAS ENCORE disponible. Cette année-là, il y avait un marchand d’origine arménienne qui habitait Sainte-Justine.

Recensement canadien de 1921, Sainte-Justine (Dorchester)

Recensement canadien de 1921, Sainte-Justine (Dorchester)

Le nom de famille n’est pas évident à déchiffrer. Elkas? (note 17 juillet 2017: Aziz Elkas).

Pour ceux qui veulent voir la page en question, c’est par ici (on doit par contre être inscrit, c’est gratuit). Si le lien ne fonctionne pas, il faut aller dans Québec, Dorchester, Sainte-Justine, p. 14.

Je me demande s’il y a un lien entre notre marchand arménien de 1921 et Abraham Raban, également marchand… Si quelqu’un a une réponse, n’hésitez pas. Ce qui m’intéresse, c’est d’en savoir plus sur leurs origines, leur arrivée au Canada et d’en savoir plus sur leur vie à Sainte-Justine et après.

Mise à jour: Dans la base de données Registres de naturalisation 1915-1951, il y a un Abraham R. Raban (Turquie, Arménie), marchand domicilié à St-Evariste, qui a obtenu sa naturalisation en 1931.

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Deux Russes frappés par un train au Lac Noir [Thetford Mines, 1930]

L’Action catholique, 26 mai 1930

« DEUX RUSSES FRAPPÉS PAR UN TRAIN

AU LAC NOIR – NICK LIKOSKI EST TUE RAIDE – SON COMPAGNON GEORGES WAITAN EST DANS UN ETAT CRITIQUE

Lac Noir. 26 – (D.N.C) – Un homme a été tué et un autre gravement blessé vers 7 heures hier soir, dans un tragique accident d’automobile qui s’est déroulé au lac Noir. Les victimes sont deux Russes qui demeuraient et travaillent à Thetford les Mines. Leur machine a été frappée par un train du Québec Central à la traverse à niveau qui se trouve près de la gare. Le choc a été si violent qu’on a ramassé les débris de l’auto à une distance de 250 pieds. Nick Likoski, l’un des occupants, a été tué instantanément et son compagnon, Georges Waitan, était dans un état critique la nuit dernière.

La tragédie a causé un vif émoi au lac Noir. Un grand nombre de personnes attendaient à la gare l’arrivée du train et plusieurs ont été témoins de l’accident.

Les deux Russes conduisaient un Ford. Ils crurent avoir le temps de passer avant le train, mais ils calculèrent mal la vitesse du convoir.

Le Dr Brochu du Lac Noir et M. l’abbé Bouillé, vicaire, furent mandés en toute hâte et quelques minutes plus tard, M. l’abbé Bouillé administrait l’Extrême Onction aux victimes.

Likoski et Waitan furent ensuite transportés à l’hôpital de Thetford les Mines par l’ambulance Lavallières et l’on dut faire plusieurs points de suture à Waitan. On a peu d’espoir de lui sauver la vie.

Les deux Russes étaient célibataires et âgés d’une trentaine d’années. »

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FRAPPÉ PAR LA FOUDRE [VAUDREUIL, 1831]

Un cercueil sur la rive [1892]

La Patrie, 23 mai 1892

« UN CERCUEIL SUR LA RIVE
__
Etrange trouvaille à Saint Joseph de Sorel
__
Un petit cadavre bien conservé
__
A-t-il été emporté par la débâcle
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Mercredi dernier, MM. Pierre et Antoine Thibault, de l’Isle Saint-Ignace, qui étaient à pêcher à la senne, vis-à-vis de la « Pointe des Pins », à Saint Joseph de Sorel, aperçurent sur la grève une boîte qui attira leur attention et ils s’en approchèrent aussitôt. Cette boîte, d’une couple de pieds de longueur, était ouverte à sa partie supérieure et contenait le corps d’une enfant âgée d’à peu près un an et demi. Cette enfant ne portait aucune marque de violence, avait les mains jointes sur la poitrine et était ensevelie. Elle était bien conservée.

D’où venait-elle, qui l’avait ainsi exposée? Mystère que tout cela.

Il est probable, disent les uns, qu’elle venait des alentours de Montréal, où des parents très pauvres et sans coeur ni âme l’auraient, pour ne point payer les frais de funérailles, déposée sur la glace, et qu’elle aurait été emportée, lors de la débâcle, jusqu’à l’endroit où elle a été trouvée. D’autres prétendent qu’elle a dû être enlevée d’un charnier quelconque et que les détrousseurs, voyant que ce n’était le cadavre qu’ils voulaient, l’ont abandonné dans son cercueil sur la grève.

Quoi qu’il en soit, cette trouvaille est bien lugubre, et elle indique, quelque part, un bien triste état des choses.

M. le coroner Bondy a tenu une enquête jeudi soir, et le jury a rendu le verdict: Trouvée morte sur la grève, dans la paroisse de Saint-Joseph de Sorel.

Le petit cadavre a été inhumé dans le cimetière de cette paroisse. »

Note: cet article reprend celui publié dans Le Sorelois du 20 mai 1892 en y ajoutant quelques détails.

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DES OSSEMENTS RETROUVÉS À L’ANSE AU FOULON [1924]

LE MONUMENT DES IRLANDAIS [GROSSE-ÎLE, 15 AOÛT 1909]

Montréal fête son 250e anniversaire [1892]

Estampe | Montréal, 1892 | M984.210

Montréal, 1892

La Patrie, 18 mai 1892

« ANNIVERSAIRE DE LA FONDATION DE MONTRÉAL

Il y a aujourd’hui deux cent cinquante ans que Chomedy de Maisonneuve jetait les bases de notre ville.

Il s’est passé bien des choses depuis, et Montréal, à travers les vicissitudes du temps, est arrivée d’abord au premier rang des villes du Bas-Canada pour devenir plus tard, ce qu’elle est déjà depuis longtemps, la ville la plus importante de toutes les possessions britanniques de l’Amérique du Nord.

L’âge produit rarement sur les villes le même effet que sur les individus; et même lorsque la vieillesse amène la décrépitude sur les grandes agglomérations humaines, c’est ordinairement après une carrière assez longue pur que les conditions économiques, voire climatériques, aient eu le temps de se modifier de fond en comble.

Dans la vie naturelle des cités, ce sont les siècles qui comptent pour des années, surtout lorsque leur croissance est entravée dans son essor par une fausse direction.

Après deux siècle et demi, Montréal est encore dans son enfance, mais l’enfant est de bonne taille et promet de devenir énorme.

Laissez-le s’ébattre à son aise et vous le verrez un jour rivaliser avec les géants de l’Amérique.

Donnez lui de l’espace; faites en sorte qu’il puisse se mouvoir dans son élément naturel: procurez-lui une nourriture saine et fortifiante et vous serez étonnés des progrès.

En d’autres termes, répandez l’aisance dans les campagnes qui servent de base d’alimentation à notre ville; enlevez tous les obstacles artificiels qui s’opposent au développement de notre commerce et de notre industrie, et Montréal, grâce à sa situation exceptionnellement avantageuse, deviendra l’une des villes les plus riches, les plus prospères et les plus populeuses du continent.

Ce sera une manière comme une autre d’honorer la mémoire de son digne fondateur.  »

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UNE « SOUCOUPE VOLANTE » AURAIT SURVOLÉ MONTRÉAL [1947]

DÉCÈS DU BOURREAU ARTHUR ELLIS [MONTRÉAL, 1938]

L’Île des Sorciers

Photographie | Île d'Orléans, en aval de Québec, QC, vers 1895 | VIEW-3185

Île d’Orléans, en aval de Québec, QC, vers 1895

A une certaine époque,  l’Île d’Orléans a été désignée comme étant l’Île des Sorciers. Pourquoi? Voici l’explication de Louis-Philippe Turcotte, telle que présentée dans son Histoire de l’île d’Orléans publiée en 1867.

« On a donné autrefois à l’Île d’Orléans le nom d’Île des Sorciers. Deux raisons ont surtout contribué à lui procurer ce titre. La première et la principale, croyons-nous, est celle-ci: Dans les premiers temps de la colonie, les bâtiments français visitaient en très-petit nombre le port de Québec; à peine trois ou quatre navires, et voilà tout. Ces bâtiments étaient parfois attendus avec la plus grande anxiété par les Canadiens, surtout lorsqu’ils devaient leur apporter des vivres dans un temps de famine, ou des troupes dans un temps de guerre. Dans cette cruelle attente, on s’adressait quelquefois aux habitants de l’Ile, très-expérimentés dans l’art de la navigation, pour apprendre d’eux la date prochaine de l’arrivée de ces vaisseaux. Ces braves gens ne se laissaient pas longtemps prier et donnaient une réponse quelconque. On assure qu’ils répondirent quelquefois assez juste, et alors on leur décerna tout naturellement le titre de sorciers. C’est-à-dire, comme le remarque le P. Charlevoix, qu’ayant deviné une ou deux fois, et ayant fait accroire, pour se divertir, qu’ils parlaient de science certaine, on s’est imaginé qu’ils avaient consulté le diable.

Voici maintenant la seconde raison: L’anguille était autrefois très abondante sur les bords de l’Ile d’Orléans; chaque cultivateur avait une pêche à l’extrémité de sa terre et la visitait tous les jours. A cause de l’heure variée de la marée, on se rendait à différentes heures de la nuit un flambeau à la main pour s’éclairer. Le grand nombre de ces lumières, qui allaient en tous sens, se croisaient et se réunissaient quelquefois pour se disperser ensuite, présentaient un coup d’oeil tout-à-fait singulier. Les habitants de la côte du sud et du nord, paraît-il, virent dans ces feux quelque chose de merveilleux, et pour ainsi dire de diabolique, et ils s’en effrayèrent même. Alors, plus de doute; ils pensèrent tout naturellement que l’Île était peuplée de sorciers, de loups-garous et de feux-follets. »

Source: Turcotte, Louis-Philippe. Histoire de l’Ile d’Orléans. Québec, Atelier typographique du ‘Canadien’, 1867. p.12-13.

Pour d’autres hypothèses, lire ‘Les Sorciers de l’Île d’Orléans‘. Le Bulletin des recherches historiques, vol. 10, janvier 1904, no 1. p. 22 à 25.

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Incendie de la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré le 29 mars 1922

Photographie | Église de Sainte-Anne-de-Beaupré, QC, 1915 (?) | VIEW-8026

Église de Sainte-Anne-de-Beaupré, QC, 1915 (?)

L’Action catholique, 29 mars 1922

« LA BASILIQUE DE STE-ANNE DE BEAUPRÉ ET LE MONASTÈRE DES PÈRES RÉDEMPTORISTES SONT LA PROIE DES FLAMMES

___
UN VIOLENT INCENDIE S’EST DÉCLARÉ CE MATIN VERS 9 HEURES, AU JUVENAT DES RÉDEMPTORISTES. – LE FEU S’EST RAPIDEMENT COMMUNIQUÉ AU PRESBYTÈRE, À LA SACRISTIE ET À LA BASILIQUE ELLE-MÊME. – ON A DEMADÉ DES SECOURS DE qUÉBEC UNE PERTE COMPLÈTE
__
Service spécial de l’Action catholique

Sainte-Anne-de-Beaupré, 29. – Le village de Sainte-Anne de Beaupré, célèbre dans toute l’Amérique du Nord comme lieu de pèlerinage et par les nombreux miracles qui s’y sont opérés par l’intercessino de Ste-Anne, vient d’être frappée par un grand malheur. Un incendie s’est déclaré ce matin, vers 9 heures, dans le monastère des Révérends Père Rédemptoristes qui ont la charge du Sanctuaire de Sainte-Anne. Le feu s’est rapidement propagé duJuvénat au presbytère et à la Sacristie. Aussitôt que les Pères découvrirent cet incendie et qu’ils en réalisèrent la gravité, ils demandèrent du secours à Québec. Le maire Samson a immédiatement envoyé un détachement de la brigade des pompiers, sur un train spécial.

Impression (photomécanique) | Le Juvénat des Rédemptoristes, Sainte-Anne-de-Beaupré, QC, vers 1907 | MP-0000.1204.7

Le Juvénat des Rédemptoristes, Sainte-Anne-de-Beaupré, QC, vers 1907

A onze heures, ce matin, le Juvénat, le presbytère et la sacristique étaient complètement détruits et le feu s’était communiqué à l’intérieur de la Basilique. A 11 heures, on désespérait de sauver la Basilique.

DERNIÈRE HEURE

(De notre envoyé Spécial.)

La Basilique est complètement détruite. – A midi les tours de la Basilique s’effondraient ainsi que les murs de l’église et du monastère.

C’est une perte totale. On a réussi à sauver quelques souvenirs historiques de grande valeur.  »

Les ruines de la basilique. L'Action catholique, 30 mars 1922.

Les ruines de la basilique. L’Action catholique, 30 mars 1922.

Selon l’édition du 30 mars 1922 de l’Action catholique, l’incendie aurait été causé par « un court circuit dans les fils électriques ». La basilique sera reconstruite entre 1923 et 1934.

Reconstruction de la basilique. L'Action catholique, 13 mai 1925.

Reconstruction de la basilique. L’Action catholique, 13 mai 1925.

La nouvelle basilique est inaugurée le 27 mai 1934.

Pour en savoir plus sur la basilique, consultez le Répertoire du patrimoine culturel du Québec ainsi que le site du Sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré.

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A la recherche de son mari [Saguenay, 1902]

La Défense, 24 avril 1902

« UN CANADIEN DISPARU

Mille-Vaches, 21. – Mme Thomas Blanchette a fait jusqu’ici de vaines recherches pour retrouver son mari, disparu depuis quelques temps.

M. Blanchette est traversé au Bic dans l’automne de 1898, et après la fermeture des chantiers, au printemps de 1899, en avril, les citoyens du Bic rapportent que Blanchette est parti en disant qu’il ne retournerait plus trouver sa femme.

Blanchette est d’une moyenne grandeur, et assez gros. Il est un peu chauve, et ses cheveux comme sa barbe sont gris. L’oeil gauche est affecté d’une cataracte et il est plus petit que l’autre. L’index de sa main gauche est coupé. Il dépasse la cinquantaine et n’a aucune instruction.

Mme Thomas Blanchette, qui demeure à Mille-Vaches, comté de Saguenay, recevra avec reconnaissance toute information concernant le disparu.  »

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