Photo: Baigneurs à La Malbaie vers 1870

Photographie | Baigneurs, La Malbaie, QC, vers 1870 | MP-1981.178

Baigneurs, La Malbaie, QC, vers 1870

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Petites histoires immorales [juin 1891]

Faisons une petit incursion dans l’immoralité, version 1891, grâce aux archives du journal La Patrie (Montréal).
La Patrie, 20 juin 1891

Marie-Louise Meunier, accusée d’avoir violé la foi conjugale (adultère), a avoué sa culpabilité devant la cour.
Sentence: trois mois aux travaux forcés.

La Patrie, 22 juin 1891

GRAVE INFRACTION AUX LOIS DE LA MORALE – UN PRISONNIER COMMET UNE ACTION CRIMINELLE DANS LES CELLULES – Un prisonnier du nom de Joseph Davis s’est rendu coupable, dans les cellules, d’un acte de la plus grossière indécence.
Ayant été trouvé hier soir en état d’ivresse près de la Place Chaboillez, il fut conduit au poste No 6 et enfermé dans une cellule occupée par deux autres prisonniers en attendant son procès.
Quelques heures plus tard lorsque le constable Riopel alla visiter les prisonniers, il aperçut Davis commettre un acte contre nature sur la personne d’un autre prisonnier qui était ivre-mort.
Les constables Champagne et Robert, qui ont été témoins de cette action criminelle sont venus ce matin faire leur déposition contre l’accusé qui dit ne pas se rappeler ce qu’il a fait.
Il est assez probable que Davis subira son procès devant la Cour Criminelle.

Il sera condamné à neuf mois de prison et 30 coups de fouets. (La Patrie, 30 juin 1891)

La Patrie, 25 juin 1891

GRAVE ACCUSATION – TROIS JEUNES GENS ENFREIGNENT GRAVEMENT LES LOIS DE LA MORALE – Wilfrid Augé, Omer Leblanc et John Bentley, sont trois jeunes garçons âgés respectivement de seize à dix-sept ans. Quoiqu’ils soient assez vieux pour oublier les tristes habitudes dans lesquelles ils ont grandi, ces trois jeunes flâneurs sont allés vers trois heures de l’après-midi se baigner dans le canal, à la vue des passants et n’ayant pour tout habit que l’eau dans laquelle ils se baignaient.
Plusieurs dames qui en ont été scandalisées sont allés avertir la police qui a opéré l’arrestation des jeunes coupables. Tous trois ont comparu ce matin devant la cour.
Le juge les a fortement reprimendés et leur a déclaré qu’ils auraient peut-être à subir la peine du fouet.
Les accusés sont renvoyés dans les cellules en attendant leur condamnation.

La Patrie, 27 juin 1891

BIGAMIE- UNE JEUNE FILLE DE SHERBROOKE ODIEUSEMENT DEÇUE – Le détective Cinq-Mars s’occupe, depuis quelques jours, d’une cause assez intéressante.
Il y a quelques années, un nommé Lejour, du Lac Mégantic, se mariait à une jeune fille de Sherbrooke. Dernièrement, cette jeune fille, qui est aujourd’hui mère de famille, apprit que Lejour était marié à une autre femme du Lac Mégantic qui était aussi mère de famille. Cette dernière est la femme légitime de Lejour.
M. Cinq-Mars partira ce soir pour Sherbrooke afin d’opérer l’arrestation du bigame, à la demande de la femme numéro deux.

La Patrie, 30 juin 1891

UNE IDYLLE DANS UN CHAMP DE FOIN – Dans une paroisse située au sud du fleuve, mais non loin de notre ville, un couple d’amoureux a été surpris à une heure indue, roucoulant une idylle dans le champ de foin d’un ancien député.
Ces choses-là se passaient il y a quelques jours, et aujourd’hui tout le monde sait l’histoire.
Dimanche, après la messe, l’ancien député a fait annoncer à la porte de l’église qu’il était défendu d’aller dans son champ après 9 heures.
Ce qu’on rigole depuis!

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Des nouvelles d’une paroisse de colonisation: Saint-Zacharie de Metgermette [1881]

Ce matin, nous voyageons en 1881 en Beauce, plus précisément à Saint-Zacharie, en compagnie de Jules-Paul Tardivel. La paroisse est jeune et Tardivel veut convaincre les colons de venir s’établir à Saint-Zacharie. Voici le récit de sa visite, publié dans le Canadien du 20 juin 1881.

LA COLONISATION

__
Saint-Zacharie de Metgermette

Monsieur le rédacteur du Canadien,

J’arrive de Saint-Zacharie de Metgermette, et je m’imagine que vos lecteurs seront bien aisés d’avoir quelques renseignements sur cette nouvelle paroisse.

On croit assez généralement, si je ne me trompe pas, que le canton de Metgermette est situé au milieu des montagnes, qu’il est fort pittoresque, mais très rocailleux, et, par conséquent, peu propre à la colonisation. C’est l’idée que je m’étais faite de cet endroit, et j’ai tout lieu de croire que cette idée est partagée par un grand nombre de personnes. C’est là une très grave erreur qu’il importe de dissiper. Pour connaître un canton il ne suffit pas d’en parcourir un petit coin. Il faut s’enfoncer dans la forêt et visiter un  »township » rang par rang, lot par lot, si l’on veut être en état de juger de l’ensemble de la localité.

C’est ce que j’ai fait ces jours-ci, et je puis vous assurer que le canton de Metgermette renferme une très grande quantité de belles terres.

Mgr l’Archevêque, qui a pris à coeur la belle oeuvre e la colonisation, vient d’ériger Metgermette en paroisse sous le vocable de Saint-Zacharie. Saint-Zacharie est le patron du R.P. Lacasse, et sa Grandeur, en donnant ce nnom au nouvel établissement, a sans doute voulu rendre hommage au zèle et au dévouement du R. Père.

Sa Grandeur, comprenant que la colonisation ne saurait avoir quelques chances de succès sans l’appui du clergé, sachant que nos Canadiens n’iront pas s’enfoncer dans la forêt s’ils n’ont la certitude d’y trouver une chapelle et un prêtre, n’a pas voulu laisser la colonie de Metgermette plus longtemps sans pasteur; Elle a nommé M. Meunier, ci-devant vicaire de Sainte-Marie de la Beauce, à la cure de Saint-Zacharie.

Mercredi dernier, M. Meunier partait de Saint-Georges pour prendre possession, en bonne et due forme, de sa nouvelle paroisse. Le R. P. Lacasse l’avait précédé la veille.

Jeudi, jour de la Fête-Dieu, le R. P. Lacasse a chanté l a messe dans le moulin construit sur la rivière des Abénaquis, près du lac de ce nom, et près, aussi, de la demeure de M. Vannier. M. le curé Meunier a dit, en quelques mots, l’immense bonheur qu’il éprouvait de se voir au milieu de ses nouveaux paroissiens.

Après la messe, il y a eu procession du Très-Saint-Sacrement. Un des reposoirs avait été préparé devant la maison de M. Vannierr et l’autre, à deux ou trois arpents plus loin.

Environ cent cinquante personnes assistaient à la messe et à la procession. Outre les paroissiens de Saint-Zacharie, déjà assez nombreux, il y avait plusieurs étrangers venus de Sainte-Marie, de Saint-Joseph, de Saint-François, de St-Côme, ainsi que du canton de Watford, établissement voisin de Metgermette qui sera desservi pouur le moment par M. le curé Meunier.

En attendant que la chapelle et le presbytère soient construits, M. Meunier occupera le bas d’une maison près du lac; le haut de cette même maison servira de chapelle.

Les paroissiens de Ste-Marie et de St-Joseph ont généreusement doté cette nouvelle paroisse de tout ce qu’il faut pour le culte; vases sacrés, linge de sacristie, etc. Ces cadeaux ont une valeur de plusieurs cents piastes.

Maintenant que le canton de Metgermette est érigé en paroisse et qu’il y a un prêtre résidant, on verra les colons s’y porter en masse. Déjà il y en a plusieurs de rendus et tous les jours des pères de famille, désirant établir leurs enfants, s’adressent à M. Létourneau, agent des terres à St-Joseph, pour avoir des renseignements touchant ce nouvel établissement.

Il reste encore un nombre considérable de bons lots à prendre, mais je conseillerais à tous ceux qui veulent se trouver dans le voisinage de la chapelle de ne point perdre de temps.

Comme je l’ai déjà dit, les terres de la nouvelle paroisse de St-Zacharie sont excellenttes. Il y a quelques endroits où l’on trouve des roches, mais ces endroits sont rares et d’une étendue peu considérable. Règle générale, le terrain est très bon, bien boisé et bien arrosé. On y remarque beaucoup d’érables sur les côteaux, tandis que dans les fonds, qui sont d’une qualité supérieure, il y a du cèdre en abondance.

Ce canton renferme plusieurs beaux lacs, entre autres le grand lac des Abénaquis, le petit lac des Abénaquis, le grand lac St-Jean, et le petit lac St-Jean, ainsi que plusieurs cours d’eau assez considérables pour alimenter des moulins.

En un mot, Saint-Zacharie a tout ce qu’il faut pour devenir une paroisse très florissante.

Un détail qui fera comprendre, mieux que des phrases, les avantages qu’offre cette paroiosse: Deux jeunes colons ont récolté l’an dernier – ce n’était que leur deuxième récolte – 1,300 minots d’avoine, 150 minots d’orge, 40 minots de pois, des patates, etc. C’est à dire que la deuxième année, ils avaient du graind à vendre!

Il manque cependant quelques chose à Saint-Zacharie, c’est la poste. Les braves gens de cette paroisse sont obligés de descendre à Saint-Georges pour avoir leurs lettres et leurs journaux. M. le curé Meunier a écrit immédiatement, à qui de droit, pour demander un courrier deux fois par semaine, et il faut espérer que le gouvernement accordera sa très légitime demande.

Je n’entrerai pas aujourd’hui dans de plus longs détails. Ces quelques lignes suffiront, j’en suis certain, pour convaincre vos lecteurs que l’oeuvre de la colonisation marche bien, grâce à l’énergie de ceux qui sont à la tête de ce mouvement patriotiques. Puisse ce beau mouvement ne point se ralentir par suite de l’apathie de nos compatriotes!

J.P. Tardivel (Jules-Paul Tardivel)

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Aujourd’hui, Saint-Zacharie ressemble à cela.

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Un policier d’origine hongroise à Québec en 1887?

Voici deux articles publiés en 1887 dans deux journaux de la ville de Québec.

Le Canadien, 16 juillet 1887

POLICIANCE – Le gardien de la paix Frank Kalnosky vient de se retirer de la police municipale de Québec, dont il faisait partie depuis nombre d’années, pour agir comme interprète sur le chemin de fer Pacifique Canadien, où ses services seront probablement mieux appréciés. Kalnosky est un hongrois, croyons-nous, et il parle huit langues.

Il a été remplacé par un jeune homme du nom de Walsh, qui a déjà appartenu à la police.

Morning Chronicle Commercial and Shipping Gazette, 18 juillet 1887

A CHANGE- Constable Kanolsky, of the Police Force, has given his resignation and been replaced by Mr. Walsh, a constable. M. Kanolsky is engaged as an interpreter by the contractors of the Lake St. John Railway.

Ces deux articles ont piqué ma curiosité. J’ai donc cherché à en savoir plus sur le constable Kalnosky/Kanolsky

L’annuaire Marcotte

On mentionne le constable à quelques reprises dans l’annuaire Marcotte de la ville de Québec. L’annuaire nous permet de déterminer quand il a habité à Québec, à quel endroit   et quels métiers il a exercé. L’orthographe de son nom a été massacré avec une régularité presque exemplaire.

1881-1882 Kalnoskiy Frank, laborer, Champlain 600.

1882-1883 Kalnoskiy Frank, laborer, Champlain 600.

1883-1884 Kalnosky Frank, policeman, Julia 57.

1884-1885 Kalnosky Frank, policeman, St. Joachim 24.

1886-1887 Kalnosky Frank, gardien de la paix policeman, Conroy 5.

1888-1889 Kalnosky Frank, interprête, interpreter, St Patrick 72.

1889-1890 Kalinovsky Frank, interprête interpreter, C P Rw, St Eustache 97.

Les registres

Notre policier a contracté mariage à l’église St-Patrick de Québec 14 janvier 1878.

On the fourteenth days of January, one thousand ans eight hundred and seventy eight, whereas, the Most Reverend Elzear Alexander Taschereau, Archbishop of Quebec, has granted a dispensation of the proclamations of the banns of marriage, and at the prone of Grand Mass, in St. Patrick’s church, the banns of marriage have been once published between Francis Kalinovsky; soldier of school of gunnery, B Battery, Canadian Artillery, son of age of Theodore Kalinovsky and #Julia Jursinski, a native of Jarrolav (?), Poland (peut-être Jarosław), on the one part; and Mary Hearn, a native of Quebec daughter of age of John Hearn and Ann White, on the other part; we the undersigned priest, having discovered no impediment to their marriage, have received their mutual consent to be united in the bonds of holy matrimony, and have given them the nuptial benediction in presence of William Meehan and Bridget Cairness, both undersigned with #the contracting parties the bridegroom

#of the late

#the bride declared she could not sign

Two words erased null and Five words erased null.

Signature de Franz Kalinovsky, William Meehan, Mrs Bridget Cairnes et M. L. Burke, CSSR.

Au moins cinq des enfants de Mary et Frank Kalinovsky furent baptisés à l’église St-Patrick: Mary Anne (née le 15 décembre 1878), John Francis (né le 17 février 1881), Theodore (né le 29 mars 1883), Joseph Gerald (né le 22 mai 1885) et Victoria (née le 25 février 1887).

Les États-Unis

J’ai pu trouver des informations supplémentaires grâce au site des Mormons. Le recensement américain de 1900 montre que les Kalinovsky résidaient à Chicago, Illinois. Si vous jetez un coup d’oeil au recensement, vous constaterez la présence de trois autres enfants, soit Michael, Julia et Bertha. Il est inscrit que Frank serait né en avril 1855 et Mary en juillet 1854. Frank était alors  »day laborer ». Les Kalinovsky avaient eu une autre fille, Lily, née le 4 octobre 1893 en Illinois, mais elle n’apparaît pas dans ce recensement.

Selon les recensements américains de 1910 et 1920, Mary et Frank Kalinovsky (1910 Kalmovsky, 1920 Kalinowsky) vivaient toujours à Chicago. Je crois que Mary est décédée à Chicago le 20 décembre 1938 (cherchez Mary Kaernosky dans la base de données Illinois, Deaths and Stillbirths, 1916-1947). Pour ce qui est de Frank, je n’ai pas encore trouvé.

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Un air de fin du monde [19 juin 1881]

L’éphéméride publié aujourd’hui sur le compte twitter de la Commission de la capitale nationale du Québec (CCNQ) se lit comme suit:

Le 19 juin 1881, des rumeurs prédisant la fin du monde inquiètent des gens de #Québec, surtout durant la nuit (réf)

Voyons ce qu’on a écrit à ce sujet dans le journal La Patrie.

La Patrie, 19 juin 1881

LA CONJONCTION DES PLANÈTES – Demain, à 8 heures du matin, aura lieu la conjonction des planètes annoncée depuis longtemps par les savants. Comme ce phénomène a toujours été accompagné de grandes perturbations atmosphériques, on s’est plu à prédire une foule de malheurs pour l’années 1881 et surtout pour le 19 juin.

En 542, trois planètes, Mars, Jupiter et Saturne, s’étant trouvées en conjonction, les historiens disent qu’il est mort de 75,000 à 120,000 personnes de la peste.

En 1666 et 1720, le même fait s’est reproduit avec les mêmes sinistres résultats.

Or, demain, toutes les planètes, excepté une, seront en conjonction; c’est pourquoi quelques prophètes de malheur ont cru devoir prédire la fin du monde pour 1881. Plusieurs fixent un délait de 1881 à 1883 ou 1887. Ils sont très bons.

Ce qu’il y a de curieux dans ces prophéties, c’est que l’Asie et l’Europe doivent être détruites avant l’Amérique et que la plupart des prédictions ont été faites avant la découverte des continents.

Nous serions peut-être sauvés.

Mais assez de plaisanterie.

Que devons-nous croire de toute cela? Voici ce que la science enseigne.

Les planètes, en corps, ne pourraient prendre, devant un soleil convenable, une attitude de danger contre l’humanité.

Il les dépasse toutes de 700 fois en poids et en volume.

Les distances sont assez grandes, dans tous les cas, pour empêcher l’effet des marées, du feu, des inondations, des autres fléaux.

Tout cela se passera de la manière la plus ordinaire.
Telle est l’opinion du professeur Swift, de Rochester.

Inutile donc de s’alarmer.

Le 19 juin s’est déroulé sans anicroche. Mais certaines personnes ont trouvé la journée longue.

La Patrie, 20 juin 1881

FAUSSE ALERTE – comme on l’avait prévu, la conjonction des planètes, hier au matin, n’a eu aucun effet sur le globe terrestre et un grand nombre de personnes sont délivrées d’une terrible anxiété. Il est de fait que les prédictions publiées depuis quelques temps avaient tellement effrayé certaines gens que s’il fut tombé un orage accompagné de foudre, hier au matin, à l’heure fixée, pour le cataclysme, plusieurs auraient peut-être perdu la raison.

Il paraît qu’à Québec, le steamer Parisian étant arrivé à trois heures, tira trois coups de canon, ce qui n’eût pas pour effet de rassurer certaines personnes qui ne dormaient que d’un oeil, en prévision de la catastrophe.

Cette fausse alerte devra servir de leçon à un grand nombre et démontrer ce qu’il faut croire des prédictions de prétendus savants qui n’ont que des notions fort incomplètes sur l’astronomie.

Le Quebec Mercury du 20 juin souligne que les confessionaux ont été pris d’assaut durant les deux jours précédent la date fatidique du 19 juin.

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Le général Richard Montgomery à Québec [31 décembre 1775]

Richard Montgomery (1738-1775). Extrait de Canada, the empire of the North par Agnes Christina Laut, p. 301. Source: Wikipédia

After resting in peace for forty-two years within the walls and under the sod of this garrison, the skeleton of General Montgomery who fell in an assault on the Lower-Town, on the 31st of December, 1775, was, on Saturday last, raised from the place of it’s deposit and took its departure for New-York; where is is destitued to a more distingues place of interment in the church of St. Paul of that city. Extrait du Quebec Mercury, 23 juin 1818.

En 1818, les restes du général Richard Montgomery furent transférés à l’église St. Paul de New York. Il avait perdu la vie le 31 décembre 1775 alors qu’il tentait, avec ses troupes, de pénétrer dans la ville de Québec (Pour en savoir plus, Invasion américaine de 1775-1776). Philippe Aubert de Gaspé, dans ses Mémoires,  raconte comment la nouvelle du décès de Montgomery a été reçue à Québec. Il raconte aussi ce qui arriva au chien de Montgomery.

L’hospice de l’Hôpital-Général, situé hors des murs de la cité de Québec, et protégé, du consetement du général anglais, Lord Dorchester, par le drapeau noir, servait d’asile, en 1775, pendant le siège de Québec, aux malades et aux blessés de l’armée américaine commandée par le général Montgomery. L’abbé de Rigaudville passant dans les salles, le matin du premier janvier, entend des lamentations dont il ne peut deviner la cause, en comprenant pas un mot de la langue anglaise. Les Américains élévaient les mains au ciel en criant:  »Montgomery is dead! » L’abbé comprenait parfaitement que Montgomery voulait bien dire Montgomery leur général mais là s’arrêtait toute sa science. Supposant, avec raison, que la nouvelle que l’on venait de communiquer aux Américains n’avait rien de flatteur pour eux, mais qu’elle devait nous être favorable, il s’empresse de raconter à la supérieure et aux religieuses du couvent les paroles qu’il a entendues. Mais les pauvres religieuses sont aussi empêchées que les magiciens de Balthasar à la vue des caractères tracés sur les murs de la salle de festin. On répétait sur tous les tons  »Montgomery is dead » sans en être plus avancé lorsque mademoiselle Desgoutins, jeunes acadienne de Louisbourg, qui demeurait dans l’hospice, les tira d’embarras en leur apprenant que dead voulait dire mort, et que ce mot appliqué à Montgomery annonçait l’heureuse nouvelle que le général américain était passé de vie à trépas. Mais comme les religieuses n’étaient pas les plus fortes chez elles, elles se donnèrent bien de garde d’en témoigner de la joie; au contraire tout le monde feignit d’être très sensible à cette perte, en répétant, d’un accent pitoyable, avec nos ennemis;  »poor Montgomery is dead! ».

Extrait de Quebec ancient and modern [microform] : being a collection of notes for tourists (1891) par E. T. D. Chambers p.39

Que ceux qui désirent connaître où le corps de Montgomery fut transporté après avoir reçu le coup de mort en montant à l’assaut de la ville de Québec, le 31 décembre, 1775, s’arrêtent dans la rue Saint-Louis, vis-à-vis une très petite maison appartenant à cette époque à la veuve Gobert [maison de Louis Gobert, charpentier], et portant aujourd’hui le N. 44. C’est là qu’il fut déposé. Que le visiteur continue sa promenace jusqu’à la porte de la ville, s’il est curieux de savoir où il fut enterré, qu’il compte cent pas en se dirigeant vers la citadelle, que là, il se tourne du côté des murs de la ville, et il sera à quelques pieds du lieu où Montgomery a reposé jusque vers l’année 1825 [en fait 1818] que son corps fut remis à sa famille par les autorités d’alors. Il ne reste plus aujourd’hui au Canada que le souvenir de sa défaite et son épée maintenant entre les mains de monsieur l’assistant-commissaire-général Thompson, auquel son père, un des défenseurs de Québec, l’a remise en mourant.

Québec – Quartier Cap-Blanc – Boulevard Champlain – Plaque commémorative sur la chute de Montgomery (1775) . – janvier 1905 par Fred C. Würtele (à droite). William Wood est l’homme à gauche. Source: BANQ

Le rebelle Montgomery reposait depuis trois jours dans sa tombe, peu regretté des Anglais qu’il avait trahis, et encore moins des Canadiens-français, dont il avait incendié les paisibles habitations en 1759, lorsqu’il servait sous le général Wolfe [Selon Pierre-Georges Roy, Philippe Aubert de Gaspé confond plutôt Richard avec son frère Alexandre Réf.). Déjà peut-être il était oublié de ceux qui avaient été naguère ses amis, lorsqu’on s’aperçut qu’un seul et dernier ami, le plus fidèle quoique privé de la raison, ne l’avait pas abandonné.

Quelqu’un information mon oncle Charles de Lanaudière, aide-de-camp de Lord Dorchester, qu’un superbe chien de la grande race des épagneuls était couché, depuis trois jours, sur le sépulcre de Montgomery, et qu’il grattait la terre avec ses pattes en poussant des hurlements plaintifs et doulouteux, quand une personne en approchait.

[….]

Charles-Louis Tarieu de Lanaudiere, oncle de Philippe Aubert de Gaspé. Source: Wikipédia

Lorsque monsieur de Lanaudière arriva sur les lieux, le chien était accroupi sur le sol, la tête tournée du côté des assistants qu’il regardait avec méfiance, mais sans colère. Mon oncle lui dit quelques paroles d’une voix affectueuse en langue anglaise et prononça le nom de Montgomery. Le pauvre animal fut assitôt debout, et poussa un hurlement plaintif en le regardant avec tristesse. M. de Lanaudière s’approcha de lui d’un air caressant, et lui présentant de l’eau et du pain. Le chien but quelques gorgées d’eau à la hâte et se coucha sur la tombe de son maître, sans vouloir prendre d’autres nourritures. Bref, ce ne fut qu’à l’expiration d’une huitaine de jours, que M. de Lanaudière réussit, à force de soins, de caresses, et en lui donnant à boire et à manger lui-même, à l’arracher du sépulcre de son maître.

Montgomery, (ce fut le nouveau nom qu’on lui donna,) devint bien vite le favori de la famille de son bienfaiteur, sur laquelle il finit par reporter toute son affection. Six à sept mois après, mon oncle laissant Québec avec sa famille pour sa seigneurie de Sainte-Anne de La Pérade, donna l’ordre à ses domestiques de tenir le chien renfermée pendant une couple de jours.Soit négligence, soit adresse de la part de l’animal, Montgomery recouvra la liberté le soir même. Douze heures environ s’étaient écoulées depuis le départ de son maître. Le lendemain, vers quatre ou cinq heures du matin, ma tante réveillée par les aboiements d’un chien, dit à son mari: »J’entends la voix de Montgomery. »

Lorsque monsieur de Lanaudière arriva sur les lieux, le chien était accroupi sur le sol, la tête tournée du côté des assistants qu’il regardait avec méfiance, mais sans colère. Mon oncle lui dit quelques paroles d’une voix affectueuse en langue anglaise et prononça le nom de Montgomery. Le pauvre animal fut assitôt debout, et poussa un hurlement plaintif en le regardant avec tristesse. M. de Lanaudière s’approcha
– Tu rêves, Babet ! (Elizabeth) lui dit son époux; le chien n’est jamais venu ici avec nous auparavant, il est impossible qu’il ait deviné la route que nous avons prise.

Mais c’était bien Montgomery qui avait suivi, l’espace de vingt-deux lieues, pendant la nuit, la piste des chevaux de son maître parti vers les six heures du matin.

Extrait des Mémoires de Philippe Aubert de Gaspé, 1866, p. 38 à 42.

Bibliographie

Pierre-Georges Roy. A travers les mémoires de Philippe-Aubert de Gaspé. G. Ducharme, Montréal, 1943, 296 pages.

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Des nouvelles de Grosse ile [16 juin 1847]

Lorsqu’on regarde les registres catholiques de Grosse Ile en date du 16 juin 1847, on a un aperçu des ravages du typhus et la diphtérie parmi les immigrants à cette station de quarantaine. Quelques noms: Judith Darcy, 52 ans, John Booth, 40 ans et Patrick Slattery, cinq mois ainsi que 44 anonymes. En tout, 47 personnes parmi les 5424 personnes cette année-là pour qui l’île sera la fin de leur périple.

Vue de la station de quarantaine de Grosse Isle, 1850, par Henri Delattre. Credit: Library and Archives Canada, Acc. No. 1983-121-1

Bien sûr, les journaux firent échos à cette tragédie. Voici un article du Canadien du 16 juin 1847 

NOUVELLES DE LA GROSSE ISLE – Nous apprenons avec regret que les affaires à la quarantaines [sic] loin de s’améliorer deviennent de jour en jour plus alarmantes. On nous a communiqué une lettre de la Grosse Isle par laquelle on apprend que 34 batiments y sont actuellement détenus. Les capitaines se plaignent que l’inspection de leurs navires ne se fait que lentement; qu’ils sont arrêtés sans nécessité à la quarantaine et que cet établissement ne peut point recevoir tous les malades qui restent ainsi à bord et mettent en danger le reste des passagers. Il y a, dit la même lettre, 1500 malades sur l’île et 1000 à bord des navires. Les révérends messieurs McGauran, McDevitt, McGurk, et Traham sont revenus de la quarantaine dangereusement malades. Une circulaire de Mgr l’archevêque a été adressée, nous dit-on, à tous membres du clergé qui ont une connaissance suffisante de la langue anglaise pour les avertir de se tenir prêts à descendre porter leurs secours aux malades de la Grosse Isle au premier appel. Le dévouement empressé du clergé catholique dans les circonstances actuelles fait le plus grand honneur à ce corps respectable et le rend le sujet des éloges mérités de toutes les classes de la population.

L’été 1847 allait être dramatique…

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Le mystère de Lévis [juillet 1887]

Le lecteur du Canadien appris dans l’édition du 11 juillet 1887 que deux jours auparavant, M. Alexandre Guay et deux autres personnes avaient trouvé le corps d’une noyée en bas du petit quai chez Gilmour. La victime est décrite ainsi:

Le corps est celui d’une femme d’une vingtaine d’années […]. Elle porte une longue chevelure blonde et est vêtue d’une robe bleue marine garnie en velours, un jupon bleu carré jaune, un pantalon de coton blanc, des bas noirs et des bottines lacées.

Qui est cette dame?

Photographie | Vue de la ville de Québec depuis Lévis, QC, vers 1870 | MP-1984.107.10

Vue de la ville de Québec depuis Lévis, QC, vers 1870

L’édition du lendemain nous apprend qu’il s’agirait d’Anne Leslie, arrivée à Lévis le 7 juillet 1887 à bord du Grecian, en provenance d’Edimbourg, Écosse. On dit que la demoiselle est âgée de 28 ans et qu’elle devait visiter des amis à Montréal, puis se diriger vers Petrolia, en Ontario, où un emploi l’attendait.

Il appert d’après les témoins entendus hier, qu’on a vu cette fille à St-Joseph de Lévis, vers cinq heures vendredi après-midi. Elle demanda à quelqu’un s’il y avait des habitations sur la grève, et ayant reçu une réponse négative, elle s’y achemina, en se cachant la figure lorsqu’elle rencontrait quelqu’un.

Le 13 juillet 1887, toujours dans Le Canadien, on en apprend un peu plus sur les circonstances de son décès.

LE MYSTERE DE LEVIS

Mlle Grant, qui a amené au Canada les immigrantes dont faisait partie Anna Leslie, qui a été trouvée noyée à St. Joseph de Lévis samedi dernier, est arrivé hier matin de Montréal et a identifié le cadavre qui est à la Morgue comme étant celui de la malheureuse fille Leslie.

L’enquête sera reprise cet après-midi.

On rapporte que vendredi soir, vers la fin du jour, une personne à mystérieuse apparence, à démarche chancelante, qui paraissait être une jeune femme, attirait à Lévis les regards de tous les passants. Elle parcourit les différentes rues de cette ville, les yeux baissés, presque fermés et portant dans sa main un petit paquet enveloppé dans un mouchoir blanc. Plusieurs personnes l’ont entendue sangloter et pleurer, elle a été vue vers 7 1/2 heures sur la rue Wolf. Lorsqu’elle fut rendue à l’extrémité-Est de cette rue, elle prit la direction du Collège, elle aurait dit quelques paroles à quelques-uns des messieurs de cette maison et que ceux-ci l’ayant congédiée elle serait partie en sanglotant.

Elle disparut ensuite et on ignore la direction qu’elle prit.

Cette personne était sans aucun doute Anne Leslie.

Quelques personnes ayant en leur possession des effets appartenant à la défunte et ne voulant pas les remettre, le coroner a chargé le détective Fleury d’opérer leur arrestation.

Comme nous l’avons déjà rapporté, l’autopsie a prouvé qu’aucun attentat n’avait été commis sur cette personne, et l’on ne saura jamais si elle s’est suicidée dans un accès de désespoir d’avoir été abandonnée, ou si elle est tombée accidentellement en bas du quai Gilmour. Le Canadien, 14 juillet 1887

Sans surprise, le coroner A.-G. Belleau rendit un verdict de noyade dans le fleuve.

Selon la base de données des enquêtes des coroners de BANQ, Anne (Anna) Leslie habitait le Banffshire, en Écosse et était âgée de 26 ans.

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Extrait de la Patrie, 11 août 1906

LA GUERRE A L’OPIUM

LEE CHU, ANCIEN INTERPRETE CHINOIS, ARRÊTÉ À SON DOMICILE

L’ancien interprète chinois officiel, Lee Chu, est de nouveau aux prises avec la justice. Accusé de conspiration par un de ses compatriotes, il se voit obligé de répondre à une autre accusation, celle de tenir une maison de désordre ou plus spécifiquement une fumerie d’opium, au No 37 de la rue St-Charles Borrommée. L’arrestation a eu lieu hier soir, par la police  du poste No. 4. Lorsque Lee Chu a été arrêté, il était en compagnie de deux blancs. Tous trois ont été conduits au poste de la rue Ontario.

Lee Chu est un personnage très en vu de la colonie chinoise de notre ville. Il fut pendant un temps le grand conseiller des Mongols. Chef du clan des Lee, il a beaucoup travaillé a propager le mouvement de réforme parmi ses compatriotes.

Depuis quelques temps,  Lee Chu a baissé dans la faveur de ses gens et son influence a baissé d’autant. Il est propriétaire d’un établissement d’articles chinois. Il semble être au courant de tout ce qui s’agite dans ce mystérieux coin que l’on appelle le  »Chinatown ».

Lee Chu comparaîtra à dix heures devant le recorder.

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Une demeure hantée? [Côte de la Montagne, Québec, entre 1833 et 1837]

Voici une histoire de fantôme qui se déroule au XIXe siècle. Mes remerciements à monsieur Chartrand pour avoir porté cette histoire à mon attention.

***

En mars 1826, le docteur James Douglas, d’origine écossaise, vint s’installer à Québec. Quelques semaines auparavant, il avait dû quitter de façon précipitée Utica (New York). Une histoire de dissection de cadavres qui avait mal tourné.

Dans l’annuaire Marcotte de 1826, on annonce que le Dr Douglas est domicilié au 10 Mountain Street. C’est à cet endroit que sera érigé en 1855 le Mountain Hill Hotel House qui sera détruit dans un incendie le 24 février 1948.

Gravure | Frechet's Mountain Hill House | M930.50.5.101

Frechet’s Mountain Hill House, XIXe siècle

Entre 1833 et 1837, James Douglas enseigna les rudiments de la médecine à Edward Worthington qui publiera plus tard ses souvenirs. En 1910, James, le fils du Dr Douglas publia le témoignage de Worthington. Dans ce passage, le Dr Worthington racontait qu’il avait vu de drôles de choses dans le sous-sol de la demeure du Dr Douglas. Jadis, cette partie de la maison de la côte de la Montagne abritait une salle de dissection. À l’époque où se déroule l’histoire racontée par Worthington, la dissection se pratiquait plutôt dans le grenier. Le sous-sol servait de cuisine.

Extrait de  Journals and reminiscences of James Douglas, MD p.167-168
 »One Sunday morning, knowing to a certainty that I was alone in the house, I went down to the kitchen for a light. A man sat on a chair in front of the coal (?) stove, his feet on it’s hearth, his elbows on his knees and his face in his open palms. I had firmly believed the man-servant to be out, but there sat someone. I passed behind him and coming to his left side, stooped down to open the stove door. He did not move, not one foot, so I said in my blandest tones, looking up at the same ttime, ‘Will you have the goodness to move your foot? I want to open the door. » If I had had my hat on, I would have taken it off, I was so awfully civil. No, he never moved. I repeated my request, without result, so losing patience I pushed the door open forcibly. It opened back to its hinges, but the feet never moved. The stove door went right straight through them.

 »I stood up quietly with my eyes fixed steadily on the figure. I had always heard that that was the correct thing to do when attacked by a lion. I had seen it recommended in books of Eastern Travel, but this man never moved. He was worse than a lion and I might be annihilated at any moment. O, for a word from old Kitty [la servante du Dr. Douglas]. She would have prayed to the Saints for me. I had to act for myself, and I acted quietly, Oh so quietly. I retired backward with my face to the foe – until I reached the foot of the stairs; then, I took about 18 steps in three bounds. Never before was such time made on that stairway.

 »This was the first ghost, I may as well call it by that name, as by any other, I had ever seen. I had not been eating cheese, I had not then even tasted beer. I firmly believe to this day that I saw what I have described, and as I have described it, and further deponent saith not.

 »If tobacco had never been discovered, or, if parlor matches had been introduced, and I had not been obliged to go to the kitchen for a light, would that ‘poor ghost’ have been there?

Résumé

Un dimanche matin, Worthington, seul dans la maison, descend dans la cuisine. Il voit un homme assis sur une chaise en face du poêle. Worthington demande à l’homme de bouger pour qu’il puisse ouvrir la porte du poêle. Mais celui-ci ne bouge pas. Worthington le fixe du regard, car il a entendu dire que c’est la chose à faire lorsqu’on est, par exemple, attaqué par un lion. Or, l’homme persiste à rester immobile. Worthington prend peur, dit qu’il est pire qu’un lion et décide de quitter rapidement la pièce, le plus silencieusement possible. Il termine son récit en qualifiant l’apparition de  »fantôme » et en nous assurant qu’il n’avait pas mangé ni fromage ni bu de bière ce jour-là.

Le docteur en fut quitte pour une bonne frousse et suffisamment de matière pour raconter une bonne histoire.

Bibliographie

A. J. Holland. Bulletin de la Quebec Anglophone Heritage Network. ‘‘DR. E.D. Worthington, an early Quebec anaesthetist’‘. Juillet-août 2006, p. 14-15.

Journals and reminiscences of James Douglas, MD. New York, édité à titre privé par James Douglas Jr, 1910, http://archive.org/details/journalsandremin00dougrich

Sylvio Leblond – Dictionnaire biographique du Canada [en ligne] Douglas, James [Page consultée le 7 juin 2012] Adresse URL

Réseau Canadien d’information archivistique. [n’est plus en ligne] Edward Worthington Fonds  [Page consultée le 7 juin 2012]

Jean-Marie Lebel. Le Vieux-Québec: guide du promeneur. Sillery, Septentrion, 1995, 340 pages.

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