Témoignage de liberté pour permettre à la veuve Alexis Gagné dit Belavance de se remarier (1764)

Dans l’article Les miliciens de la Côte-du-Sud durant la période de la Conquête, l’historien Yves Hébert mentionne un témoignage bien intéressant, celui d’Alexis Dumoutier, fait prisonnier par les Anglais lors de la bataille des plaines d’Abraham.  En 1764, on a demandé à Dumoutier de dire ce qu’il savait du sort d’Alexis Gagné, également fait prisonnier lors de cette bataille. Le témoignage est court, mais il nous donne aussi certaines informations sur la captivité des soldats français.

Des soldats et officiers des compagnies franches de la Marine. (1745) 40 Compagnies franches de la marine, ont participé à la bataille des Plaines d'Abraham. Source: recitus.qc.ca et Cyberligne du temps - Fondation Historica - ANQQ, collection initiale, GH 370-114

Voici le témoignage en question, tel que rapporté dans le livre A travers les registres,  de l’abbé Cyprien Tanguay:

Le 23 [23 février 1764] Témoignage de liberté pour permettre à la veuve Alexis Gagné dit Belavance de se remarier.

Nous Alexis Dumontier demeurant à la Pointe à Lacaille (Saint Thomas) certifions en notre âme et conscience ce qui suit

1. Qu’après avoir été faits prisonniers à Québec le 13 septembre 1759 avec quantité d’autres Canadiens nous avons été mis dans un transport tous ensemble quelques jours et qu’après nous avons été divisés pour être remis dans d’autres bâtiments

2. Que tous les Canadiens prisonniers ont été passés en revue deux ou trois fois devant que de passer en Angleterre et qu’après les dites revues ils ont été tous embarqués sur des vaisseaux de guerre et conduits à Plimouth

3. Qu’étant arrivés à Plimouth on nous a fait tous débarquer et conduire en prison où nous sommes restés quatre mois et après les dits quatre mois nous avons été conduits à Dieppe port de France

Qu’étant arrivé à Dieppe avec tous les prisonniers Mr Lacombière Lacorne m’a chargé de faire une liste de tous les prisonniers Canadiens que j’ai faite très exactement sans en omettre aucun

5. Que Alexis Gagné dit Belavance de la paroisse de Saint Pierre Rivière du Sud, mon parent, n’a point paru parmi les prisonniers, dans les revues qui ont été faites en Canada, devant que d’embarquer sur les vaisseaux pour aller à Plimouth, ni en arrivant à Plimouth, ni à Dieppe, quand Mr Lacombière Lacorne a fait faire la liste de tous les prisonniers Canadiens, ce qui est une preuve qu’il est mort dans le combat, comme je le pense.

En foy de quoy j’ai signé le vingt trois février mil sept cent soixante et quatre

Alexis Dumontier.

Note. Alexis Gagné avait épousé, le 25 novembre 1743 à Berthier, Catherine Boucher.

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Québec après les bombardements de 1759 par Richard Short

Journal du siège de Québec

1759: Du sentier de la guerre aux plaines d’Abraham

Malcolm Fraser, de soldat écossais à seigneur canadien 1733-1815

JSTOR – articles publiés avant 1923 (Etats-Unis) et 1870 (autres pays) en accès libre

JSTOR est une base de données qui permet d’accéder au contenu de revues scientifiques et autres sources de différentes disciplines.

On a récemment annoncé que les articles publiés avant 1923 aux États-Unis et 1870 pour les autres pays allaient être en consultation libre. La liste des revues concernées est ici.

Pour pouvoir profiter de cette nouveauté, allez à la page principale, cliquez sur Advanced Research et cochez Include only content I can access. On peut ensuite raffiner la recherche et sauvegarder l’article désiré en format pdf. Les articles disponible via JSTOR semblent être majoritairement en anglais, mais on en trouve en français.

Merci à tous ceux qui ont propagé la bonne nouvelle sur Twitter.

Exemple d’articles

Blason, Géographie et Généalogie Polulaires [sic] de Quebec (I. Beauce, Gaspé et Témiscouata,) par Marius Barbeau. The Journal of American Folklore, Vol. 33, no 130 (Oct-Dec, 1920), p. 346-366.

Diary of a Prisoner of War at Quebec, 1776 par Joseph A. Waddell. The Virginia Magazine of History and Biography, 1901.

Falls of Montmorency. The Aldine, Vol. 9, No. 10 (1879), pp. 323, 325

Daniel Hyacinth Mary Liénard De Beaujeu, Commandant of Fort Du Quesne and of the French Forces in the Battle of July 9, 1755. The Pennsylvania Magazine of History and Biography,   Vol. 8, No. 2, Jun., 1884

French Canadian Folk-Tales. The Journal of American Folklore. Vol. 17, No. 67, Oct. – Dec., …1904

A Vacation in Quebec. The Wilson Bulletin,  Vol. 25, No. 3, Sep., 1913.

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Billets reliés
Journaux francophones en ligne hors-Québec 19/20e siècle Canada/États-Unis

Revues Cap-aux-Diamants, Continuité et Histoire Québec disponibles sur Erudit

La caverne d’Ali Baba des archives numériques…

Nos racines: pour découvrir l’histoire locale et régionale par les sources

Le Dictionnaire biographique du Canada

Collection numérique de BANQ: les journaux du 19e et 20e siècle

Gallica – bibliothèque numérique

Belgica – bibliothèque en ligne

Quelques liens à propos du patrimoine funéraire

Cimetière de Sainte-Justine, Bellechasse (anciennement Dorchester).  J’ai pris cette photo en 2008. Reproduction interdite sans ma permission.

  1. Entrevue diffusée à Midi Actualités avec Alain Tremblay, directeur de l’Ecomusée de l’au-delà  (CKOI Sherbrooke, vendredi 16 septembre 2011). On y parle des deux liens suivants.
  2. Inventaire des cimetières et des croix de chemin de la MRC de Coaticook (228 pages).
  3. Inventaire des cimetières du Québec avec localisation GPS et Google Maps mis en ligne par Daniel Labelle.
  4. Site web du photographe Normand Métivier: photographies des cimetières, églises et calvaires des Cantons-de-l’Est (1), (2), (3) et (4)

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Cimetière Saint-Charles à Québec

Inventaire des lieux de culte du Québec

Les églises disparues du Québec

Cimetières, patrimoine pour les vivants

Qu’est-il arrivé à Thomas Davis? (Sherbrooke, 17 février 1884)

Légende: la pénitence du prêtre-fantôme de l’Ile-Dupas

Sculpture: «Le prêtre fantôme» par Alfred Laliberté, 1945 http://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3022861

En 1889, F. A. Baillairgé citait, dans son livre Coups de crayon, la légende du prêtre de l’Ile-Dupas, près de Berthierville, telle que raconté par le curé Vincent Plinguet. Et ça se lit ainsi.

Un mot sur l’île Dupas semble trouver ici sa place.

La Seigneurie de l’Ile Dupas fut concédée à M. Dupas en 1672. Aidés des habitants de Berthier, les habitants de l’île eurent bientôt leur église (v. 1706). En 1720, M. Jean-Baptiste Arnaud était nommé curé de l’Ile Dupas et desservant de Berthier et de Sorel.  En 1729 l’île comptait 171 âmes. En 1749, il fallut songer à renouveler la première église. Une histoire ou une légende assez singulière se rapporte à cette première église. Le Révd. M Plinguet, curé de l’île Dupas, s’exprime comme suit à ce sujet dans son histoire de l’île Dupas.

[…]

On avait remarqué plusieurs fois, dans l’église, au milieu de la nuit, une lumière plus forte que celle donnée par la lampe ordinaire; d’abord on en fit peu de cas; puis, comme la lumière continuait d’apparaître toutes les nuits, on s’en émut et on résolut d’éclaircir la chose; on se réunit donc au nombre de quatre à cinq pour se donner un peu de courage, et l’on s’avança sur une seule ligne vers l’église; mais quelle ne fut pas la stupéfaction de ces hommes, lorsqu’ils virent au pied de l’autel un prêtre revêtu de ses habits sacerdotaux, et demeurant toujours au même lieu! Ils n’osèrent pas entrer et s’en retournèrent, même un peu plus vite qu’ils n’étaient venus, et, de retour chez eux, ils se livrèrent à milles conjonctures.

En entendant parler de ce qui se passait, un nommé Jacques Valois (le trisaïeul de celui de qui je tiens ces détails, et le père de ceux qui s’établirent à Lachine et à la Pointe-Claire), plus brave que les autres, s’engagea à entrer dans l’église, pour voir de plus près ce dont il s’agissait. Un soir donc, après la veillée avec ses amis, il se rendit à l’église, fit sa prière et attendit.  Vers minuit, il vit un prêtre, en soutane, sortir de la sacristie, allumer deux cierges aux extrémités de l’autel, tout préparer pour une messe, et rentrer dans le lieu d’où il venait de sortir. Quelques instants après, il l’en vit ressortir, revêtu de ses ornements, portant le calice, et monter à l’autel. Pensant bien que la messe allait avoir lieu, notre Valois se rend au pied de l’autel, sert la messe qui se dit à l’ordinaire, et reconduit le célébrant à la sacristie; celui-ci, après avoir salué la croix, se tourne de son côté et lui dit: “Depuis trois ans, je viens ici toutes les nuits, pour redire une messe que j’ai dite avec trop de précipitation pendant ma vie; j’étais condamné à y venir jusqu’à ce que j’eusse trouvé un servant; grâce à vous, ma pénitence est terminée, je vous remercie. Et il disparut.

Source:  Coups de crayon par F.A. Baillairgé, Joliette, Bureau de l’étudiant et du couvent, 1889, p. 61 et 62.

Dans certaines variantes de la légende, le prêtre en question est sans tête.

Et le Jacques Valois de la légende?

Le Jacques Valois de la légende a-t-il réellement existé? Sur le site de généalogie Nos origines, il y a un candidat potentiel, celui-ci. Ce Jacques Valois est décédé le 17 juillet 1750 à l’Ile-Dupas. Ses deux garçons ainés, Pierre et Simon, s’établirent respectivement à Pointe-Claire et à Lachine.

Bibliographie

F. A. Baillairgé. Coups de crayon par F.A. Baillairgé, Joliette, Bureau de l’étudiant et du couvent, 1889, 224 pages.

Jean-Claude Dupont. « Légendes du Saint-Laurent ». Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, n° 22, 1990, p. 11-14

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2. Ces gens qui ont marqué notre histoire: l’abbé François Pilote

Légende: Le masque de fer de l’Ile aux Oies (1683-1749)

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La maison hantée de Trois-Pistoles

Le funiculaire du Mont-Royal

Le funiculaire du Mont-Royal a été en activité de 1885 à 1918 (déclaré dangereux à cause de son mauvais état). Il a été démantelé en 1920. Il menait au sommet du parc du Mont-Royal.

Sur cette carte de 1898, on voit la mention Mountain elevator à droite

Source: BANQ

Voici à quoi ressemblait le funiculaire.

The incline, Mt. Royal Park, Montreal, v. 1900. Source: Library of Congress

***

Photographie | Funiculaire du parc du Mont-Royal, Montréal, QC, vers 1900 | VIEW-2497.0

Funiculaire du parc du Mont-Royal, Montréal, QC, vers 1900

Photographie | Funiculaire du mont Royal, Montréal, QC, vers 1900 | VIEW-3023

Funiculaire du mont Royal, Montréal, QC, vers 1900

Terminus, tout le monde est arrivé

Impression (photomécanique) | Arrivée du funiculaire au sommet du mont Royal, parc du Mont-Royal, Montréal, QC, vers 1907 | MP-0000.877.12

Arrivée du funiculaire au sommet du mont Royal, parc du Mont-Royal, Montréal, QC, vers 1907

Pour en savoir plus

Funiculaire du Mont-Royal, blogue Histoire du Plateau Mont-Royal, par la Société d’histoire et de généalogie du Plateau-Mont-Royal.

Musée McCord. Clefs pour l’histoire. http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/collection/artefacts/VIEW-3024

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L’histoire du funiculaire de Québec (livre)

Le passage de la comète de Halley et les journaux de Sherbrooke, Québec et Montréal [19 mai 1910]

Les oeuvres du peintre Henry Richard S. Bunnett: deuxième partie Montréal vers 1885-1889

Le vinum colchici est dangereux pour la santé (Tabb’s Yard, Montréal, 1873)

L’affaire Cordélia Viau (Saint-Canut, 1897)


**

Mariés à Saint-Canut, le 4 novembre 1889, Isidore Poirier et Cordélia Viau allaient demeurer unis par les liens sacrés du mariage pendant huit années. Et non, ça ne s’est pas bien terminé.

La victime, Isidore Poirier, tiré de Histoire d’un crime horrible, p.4

Malheureux ménage

Pour gagner sa vie, Isidore Poirier dut s’exiler aux États-Unis pendant trois années. En 1897, il fut obligé de revenir, de charmantes lettres l’ayant informée que madame Isidore Poirier, donc Cordélia Viau, entretenait une relation, jugée inappropriée, avec un autre habitant de Saint-Canut, Sam Parslow.

Poirier revint à St-Canut, mais Cordélia et Sam continuèrent à se voir. Certains dirent que Poirier se serait mis à boire à cause de cela. La situation devint vite tendue.

Le crime

Le 22 novembre 1897, Cordélia rentra chez elle, ayant passé la nuit chez son père, mais se buta à une porte close. Il ne semblait pas y avoir quelqu’un à l’intérieur. Elle ne s’en formalisa pas outre mesure, son mari étant souvent absent, participant à la construction de l’église de Saint-Jérôme en tant que menuisier.

Ne disposant pas d’une clé pour ouvrir la porte, Cordélia décida d’aller directement à l’église, où elle devait jouer de l’orgue lors d’un mariage. Après l’événement, elle revint chez elle. Elle demanda l’aide de son voisin, M. Bouvrette, qui, en enlevant un châssis, réussit à entrer dans la maison et à lui ouvrir la porte. Cordélia demanda à monsieur Bouvrette d’aller jeter un coup d’oeil dans la chambre:  »Allez-y, moi je ne veux pas y aller, j’ai peur. » (La Patrie, 24 novembre 1897)

Elle avait raison d’avoir peur; on trouva son mari sur le lit de la chambre conjugale, égorgé, sans vie. On crut d’abord à un suicide, à cause des premières déclarations de Cordélia et de Sam Parslow.

Extrait de Histoire d’un crime horrible, p. 27

Ces derniers insistèrent, lorsqu’interrogés par le coroner,  sur l’état dépressif de Poirier. Mais quand on prenait en compte les traces de lutte sur la scène du crime et les blessures du défunt, tout pointait vers un meurtre.

Sam Parslow et Cordélia Viau furent arrêtés le 25 novembre, après être passés aux aveux. On les amena à la prison de Sainte-Scholastique.

Isidore Poirier fut enterré le 27 novembre 1897 à Saint-Canut.

Le crime fit la manchette des journaux, comme la Patrie qui ne nous épargne aucun détail… On insiste beaucoup sur ce pauvre Sam Parslow, littéralement envoûté et manipulé par la diabolique et volage Cordélia Viau.

Deux procès

cordelia

La victime, Isidore Poirier, tiré de Histoire d’un crime horrible, p.4

sam

La victime, Isidore Poirier, tiré de Histoire d’un crime horrible, p.4

Le premier procès de Cordélia Viau débuta le 17 janvier et eu lieu au palais de justice de Sainte-Scholastique. Durant le procès, il fut question de deux polices d’assurance dont Cordelia aurait été la bénéficiaire en cas de décès d’Isidore Poirier. Cordélia a même écrit à l’assureur pour lui demander

 si la Compagnie paierait l’assurance dans le cas où son mari serait tué, par accident ou par la suite d’un crime, s’il était empoisonné, s’il mourait d’une mort violente quelconque.

(Réf. Affaire Cordélia Viau (meurtre de St-Canut)  résumé du juge Taschereau, pour les jurés, avant le verdict : le 2 février 1898, à Ste-Scholastique, P.Q. p. 24) .

Le 2 février, elle fut reconnue coupable. L’issue du procès de Parslow fut la même. On alla donc en appel. En octobre, la tenue d’un deuxième procès fut ordonnée. Pour Cordélia, il débuta le 5 décembre 1898. Le 16 décembre, elle fut reconnue coupable du meurtre de son mari et condamnée à la pendaison. Parslow avait été condamné à la même peine.

La sentence fut exécutée à Sainte-Scholastique par le bourreau John Robert Radclive le 10 mars 1899.

Extrait de Histoire d’un crime horrible, p. 44

Cordélia Viau fut inhumée à Saint-Canut, le 11 mars 1899. L’inhumation de Parslow eut lieu la veille. Elle était âgée de 33 ans et Sam Parslow de 36 ans.

Le souvenir

L’affaire Cordélia Viau est restée dans la mémoire collective, d’abord grâce à la chanson et aux journaux, mais ensuite le cinéma et la télévision ont perpétué cette histoire.

En 1899 a été publié par G. A Benoit un livre intitulé Histoire d’un crime horrible, où l’on retrouve la Complainte de Cordélia Viau et une complainte attribuée à Cordélia Viau. Jean Badreux a aussi relaté l’affaire Cordélia Viau dans Les trois crimes, Rawdon, St-Canut, St-Liboire [microforme] : histoire complète des meurtres, détails horribles ; la vindicte publique également publié en 1899.

Ensuite, le musée Éden de Montréal a exposé une reconstitution de la scène du meurtre.

Photo du Musée Éden où la scène a été recrée – (Source: BANQ, non-daté. Notre. Le musée a été en opération grosso modo de 1892 à 1940)

En 1976, Pauline Cadieux publia Cordélia, ou la lampe dans la fenêtre, roman d’après lequel est basé le film Cordélia, tourné en 1980 par Jean Beaudin mettant en vedette Louise Portal et Gaston Lepage. Sur le site de Télé-Québec, vous pouvez voir quelques extraits du film et d’une entrevue avec Jean Beaudin. En 1990, Pauline Cadieux publia Justice pour une femme: Pourquoi il faut réhabiliter Cordélia Viau?

En 1995, Marina Orsini interpréta Cordélia Viau dans la série Les grands procès diffusée au petit écran.

Bibliographie

canut

La victime, Isidore Poirier, tiré de Histoire d’un crime horrible, p.4

Cadieux, Pauline. Cordélia : ou La lampe dans la fenêtre. Montréal, Libre Expression, 1979, 231 pages.

Cadieux, Pauline. Justice pour une femme: Pourquoi il faut réhabiliter Cordelia Viau?, Montréal, Libre Expression, 1990, 288 pages.

La Patrie, 24 novembre, 26 novembre, 27 novembre, 29 novembre, 30 novembre, 1er décembre, 2 décembre, 3 décembre, 4 décembre, 6 décembre, 7 décembre, 9 décembre,  1897. 17 janvier, 18 janvier, 19 janvier, 20 janvier, 21 janvier, 22 janvier,  24 janvier, 25 janvier, 26 janvier, 27 janvier, 28 janvier, 29 janvier, 31 janvier, 1er février, 2 février, 3 février, 5 décembre, 6 décembre, 7 décembre, 9 décembre, 10 décembre, 12 décembre, 13 décembre, 14 décembre, 15 décembre, 16 décembre 1898. 10 mars 1899.

Affaire Cordélia Viau (meurtre de St-Canut) [microforme] : résumé du juge Taschereau, pour les jurés, avant le verdict : le 2 février 1898, à Ste-Scholastique, P.Q. (1898). Adresse URL

Les trois crimes, Rawdon, St-Canut, St-Liboire [microforme] : histoire complète des meurtres, détails horribles ; la vindicte publique (1898)

Boileau, Gilles. La tragédie de Saint-Canut, Histoire Québec, Janvier 1999, vol. 4, numéro 2bis

Histoire d’un crime horrible [microforme] : récit complet et inédit des amours criminelles des Cordélia Viau et Sam Parslow et de leur terrible dénouement, le meurtre d’Isidore Poirier et la double pendaison de Ste-Scholastique : avec un avant-propos intitulé « Une leç on terrible » : aussi portraits de la victime, Isidore Poirier, et de ses deux assassins, Cordélia Viau et Sam Parslow, ainsi que des illustrations de la scène du meurtre, de la découverte du cadavre et du terrible dénouement -la double pendaison de Sainte-Scholastique (1899)

Billets reliés

Une mort mystérieuse (Saint-Julien-de-Wolfestown, 1888)

John Placket et Patrick Murphy, accusés du meurtre de la veuve Godin (Les Écureuils, auj. Donnacona, 1814)

Drame à Saint-Alban, 23 février 1890

Arrestation du Dr Crippen à Pointe-au-Père, auj. Rimouski [31 juillet 1910]

La légende de la montagne à Fournier (Matapédia, 6 juin 1831)

Extrait de la Complainte de Fournier

Jeunes gens, vous croyez peut-être

Que la mort est éloignée;

Comme vous, je croyais être 

Sur la terre, bien des années.

Trompé comme beaucoup d’autres,

Croyant toujours me sauver

Vous apprendrez par les autres

Que je viens de me noyer.

Source: Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia par Joseph-Désiré Michaud, 1922, p. 50.

Le chemin Kempt et Frédéric Fournier

Coucher de soleil sur la rivière Matapédia, face au terrain de camping d’Amqui © Jean-Paul Quimper, Le monde en images, CCDMD.

La Complainte de Fournier est inspirée d’un événement tragique, survenu il y a bien longtemps, dans la région de la Matapédia. Le Fournier de la complainte s’appelait Frédéric Fournier. Il était un arpenteur âgé de 22 ans, natif de Saint-Jean-Port-Joli. Il était l’une des personnes chargées de planifier le tracé du chemin Kempt et d’en surveiller la construction. On avait entrepris les travaux l’année précédente. Il était prévu en 1831 de continuer le tronçon partant du Lac Matapédia jusqu’à Ristigouche.

Fin mai 1831, Frédéric Fournier et ses compagnons de voyage se rendirent au Lac Matapédia. Des Micmacs devaient les approvisionner en vivres. Or, on les attendit en vain. Devant impérativement se rendre à Restigouche, les hommes construisirent un radeau pour traverser le lac et la rivière Matapédia.

Tout alla bien jusqu’au «Ruisseau sauvage», qui coule à mi-distance à peu près, entre Amqui et Lac-Au-Saumon. Mais à cet endroit, le cours de la rivière est très rapide, surtout dans les grandes eaux du printemps. Les liens qui retenaient les pièces du radeau construit à la hâte durent se rompre, ou bien l’embarcation elle-même chavira dans les rapides. Toujours est-il que les quatre malheureux plongèrent dans les flots. Trois d’entre eux furent assez heureux pour se cramponner aux branches du rivage et se sauver de la mort.

Source: Joseph-Désiré Michaud Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, p. 49

Et le quatrième passager du radeau, Frédéric Fournier, fut emporté par les flots. C’était le 6 juin 1831.

Fournier retrouvé

Quelques mois plus tard, des Amérindiens trouvèrent le cadavre de Frédéric Fournier dans la rivière Matapédia, près d’une montagne. Il portait une bague avec les inscriptions F. F. ce qui permit de l’identifier. Ne pouvant lui enlever cette bague, on lui aurait coupé la main que l’on l’aurait amenée au curé de Rimouski, Thomas-Ferruce Picquart dit Destroismaisons. En attendant que la famille du défunt vienne réclamer sa dépouille, on enterra Fournier près de l’endroit où on l’avait découvert.

Or, la famille Fournier ne réussit pas à rapatrier le corps à Saint-Jean-Port-Joli. Ce qui donna lieu à une légende peut-être vraie, qui sait?.

Quelques années plus tard, quand la route du chemin Kempt fut terminée, les parents du jeune arpenteur seraient venus exhumer son corps de sa première sépulture et auraient tenté de la transporter dans le cimetière de sa paroisse natale. Le cadavre retiré de sa fosse, fut placé dans une voiture attelée de deux chevaux. Quand il fut temps de partir, on commande les bêtes, mais elles refusèrent d’obéir. On eut beau les fouetter, les fouetter encore, elles ne voulurent pas avancer d’un seul pas… On comprit, dit la légende, que la montagne à Fournier avait adopté le pauvre jeune homme et qu’elle ne voulait plus le laisser aller… On tenta cependant une autre expérience. Le cadavre fut placé dans un canot conduit par deux Indiens, qui essayèrent de remonter le cours de la rivière Matapédia. Mais les deux Indiens eurent beau faire ployer leurs avirons sous le poids de leur corps, le canot refusa d’avancer… On n’insista pas davantage et l’on remit le cadavre dans la fosse.

Source: Joseph-Désiré Michaud Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, p. 54

La montagne près d’où repose Frédéric Fournier fut donc appelée la Montagne à Fournier pour commémorer son souvenir.

On dit aussi qu’en 1864, un des frères de Fournier aurait voulu ramener la dépouille, mais comme il ne restait que quelques ossements, on aurait décidé de le laisser sur place et d’ériger un enclos et une croix pour marquer l’endroit. On y trouve de nos jours une croix et une plaque récente (voir la photo à la fin de l’article suivant) où il est inscrit

Ci-gît Frédéric Fournier
arpenteur et lieutenant, (D. Z. M.?)
Noyé le 6 juin  1831
âgé de 22 ans

La légende et la complainte

Cet événement tragique a donné lieu à la légende de la Montagne à Fournier dont vous pouvez lire une version ici (sélectionnez légendes, puis La montagne à Fournier).

Autre version de la légende de la montagne à Fournier , écrite par Ernest Bilodeau et publiée dans Un Canadien errant, édition de 1915.

Texte complet de la Complainte à Fournier.

Bibliographie
La légende de la montagne à Fournier.  [Page consultée  le 5 septembre 2011] Adresse URL

Municipalité de Ristigouche Sud-Est. [n’est plus en ligne] Histoire du Chemin Kempt [Page consultée  le 5 septembre 2011]

Pierre-Georges Roy, Les petites choses de notre histoire. Septième série, Lévis: [s.n.], 1919, 301 pages. Adresse URL: http://www.ourroots.ca/f/page.aspx?id=691808

Joseph-Désiré Michaud,  Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, Val-Brillant, Québec: La Voix du Lac, 1922, 241 pages. Adresse URL:  http://www.ourroots.ca/f/page.aspx?id=4035338

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Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel (IREPI) de l’Université Laval

Exposition virtuelle: Naître et grandir à Québec 1850-1950

L’exposition Naître et grandir à Québec 1850-1950 est une réalisation du Centre interuniversitaire d’études québécoises. L’exposition explore trois facettes de la société :

  • Les établissements de santé (hospitaliser et soigner)
  • Les bonnes oeuvres (secourir et encadrer)
  • La vie à l’école (apprendre à vivre)

Plusieurs textes permettent d’approfondir chaque thématique. On peut faire une recherche dans le contenu du site par mots-clés ou par thématique. En complément, il y a une bibliographie et une section intitulée Recherche cartographique. Cette dernière propose de situer, à l’aide de Google Maps, les lieux où l’on soignait, éduquait et encadrait la population de Québec entre 1850 et 1950. Pour en savoir plus sur le lieu en question, cliquez sur son emplacement. De là, vous allez trouver un hyperlien qui vous mènera à une fiche plus détaillée.

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[Ces capsules sont maintenant disponible sur youtube] Trésor à signaler sur le site internet de TV5 (fonds pour la création numérique).

Si vous vous intéressez aux contes et légendes du Québec, vous allez adorer.

Il s’agit de la série Les sombres légendes de la terre par Félix Rocque réalisateur-dessinateur.

(résumé du site de TV5) Un adolescent ramène sa soeur en calèche par un sous-bois inquiétant. Un couple trouve une fillette abandonnée près d’une potence. Un homme est hanté par son passé ténébreux. Une bonne soeur tente de percer le secret d’un mystérieux accident. Un groupe de bûcherons fait un pacte avec un obscur vieillard. Dans un style d’animation original et envoûtant, Les Sombres légendes de la terre raconte cinq histoires tragiques, cinq capsules d’épouvante qui revisitent les contes d’horreur du Québec ancestral. 

Les épisodes (d’une durée d’environ cinq minutes chacun):

Le cheval noir de l’Islet

Diable de la chasse-galerie

Loup-garou

Sorcière Corriveau

Bonhomme sept heures

Billets reliés

Fait divers (un peu macabre)… tiré des voûtes de l’histoire (St-Vallier, 1763) La Corriveau

16. Honoré Beaugrand, maître de la chasse-galerie (1848-1906)

Le loup-garou du Kamouraska (1766-1767)

La légende du cheval noir de Trois-Pistoles

La maison hantée de Trois-Pistoles

Contes et légendes du Québec (Site internet Y paraît que)

Légende: Le masque de fer de l’Ile aux Oies (1683-1749)

Créatures fantastiques du Québec: un plongeon dans l’imaginaire québécois