A LA UNE
Manchette

Le « règlement retour » des droites et extrêmes droites européennes.
Pour la première fois dans l’histoire du parlement européen, un texte parlementaire a été orchestrée, mis en place et voté conjointement en dehors de tout accord de majorité classique entre la droite et l’extrême droite. 𝐂𝐞 𝐯𝐨𝐭𝐞 𝐬𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐥’𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝...
Unes
Guerre et massacres en Iran et au Liban : Solidarité de toute la classe ouvrière, contre la barbarie du capitalisme mondial !
tract international du CCI (courant communiste international)/Internationaal pamflet van de IKS Avec le déchaînement de la guerre en Iran, une fois encore, le Moyen-Orient est mis à feu et à sang. Une fois encore, la puissance américaine a déployé une gigantesque armada dans la région. Et maintenant, un déluge de bombes et de missiles s’abat sur les populations civiles, prises en otage par les rivalités impérialistes de tous les États belligérants. Des écoles, des hôpitaux, des quartiers ouvriers sont détruits quotidiennement ! Femmes, enfants, vieillards tentent désespérément d’échapper au bain de sang, errant dans les décombres et les ruines, enjambant les cadavres qui jonchent les rues de Téhéran, de Beyrouth et bien d’autres villes encore. La paix dans le capitalisme, c’est la paix des tombes ! Pour justifier cette nouvelle boucherie impérialiste, les ennemis de l’État iranien, Trump et Netanyahou en tête, appellent les prolétaires à continuer à descendre dans la rue contre le régime sanguinaire des mollahs, au nom d’une cause prétendument « humanitaire ». Ils les appellent à se faire massacrer en les livrant encore pieds et poings liés à la répression sanguinaire du régime des mollahs. Ces va-t-en-guerre prétendent ainsi défendre la cause du peuple iranien et de tous les opprimés. Pure hypocrisie et mensonges éhontés ! Avec la riposte de l’État iranien, l’escalade guerrière ne fait qu’aggraver davantage la barbarie et le chaos dans cette région du monde. Trump a mis sous les feux de la rampe la mort de Khamenei, et de certains dignitaires de sa garde rapprochée, pour nous démontrer que la première puissance « démocratique » mondiale peut sauver l’humanité des dictateurs. Avec le déploiement de l’opération Epic Fury, Trump démontre que les États-Unis, qui étaient les « gendarmes du monde », sont devenus le premier vecteur de déstabilisation à travers le monde. On peut être sûrs que la pax americana va continuer à enfoncer le Moyen-Orient dans un chaos de plus en plus sanglant. Avec l’implication d’autres États et d’autres cliques bourgeoises (Arabie Saoudite, Hezbollah, milices pro-iraniennes en Irak). Ne nous berçons pas d’illusions ! Ni les États-Unis, ni aucun autre État bourgeois ne peut apporter à l’humanité la paix, la prospérité, ni un quelconque nouvel « ordre mondial ». Bien au contraire. La « paix » dans le capitalisme a toujours été la paix des tombes ! L’Ukraine, Gaza, le Liban, l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, le Soudan, le Congo… toutes ces zones de conflits guerriers montrent ce qui attend toute l’humanité, sur toute la planète, si le capitalisme n’est pas renversé. Les ouvriers ne doivent soutenir aucun camp impérialiste ! Ces champs de ruines sont couverts d’appels incessants au patriotisme, à l’Union Sacrée derrière les drapeaux nationaux, derrière le fanatisme des cliques religieuses dans les pays dominés par toute sorte d’intégrismes. Même si le régime des...

En lutte contre la construction d’un centre de rétention administrative
Sommaire Introduction 1- La répression policière et ses fondements racistes 2- Le racisme dans la loi 3- Les CRA et les Prisons 4- La répression raciste et le néo-libéralisme Conclusion : de l’abolition de l’esclavage à l’abolition des Prisons et des CRA Quelques explications avant de commencer Cette brochure retrace ce que nous avons dit pendant une table ronde organisée par le cercle du marronnage en mai 2024 à Nantes sur la thématique de la continuité entre l’esclavage et l’enfermement. Elle va en fait nettement plus loin que ce qui a été abordé à l’occasion de cet événement. Le travail initial pour cette table ronde a été élaboré collectivement. Cependant, bien que le contenu ait été validé par tout le collectif, la brochure elle-même a été écrite par des individus, avec quelques allers-retours en inter-perso. La version finale a été relue et rediscutée et elle a été validée collectivement. Par ailleurs, les personnes qui ont participé à l’écriture sont des personnes blanches et françaises Introduction Le collectif anti-CRA de Nantes s’est créé à la suite d’un communiqué de presse de Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, et Johanna Rolland, maire de Nantes, en octobre 2022 [1]. Ce communiqué de presse expéditif, d’une page à peine, termine par l’annonce de la création d’un centre de rétention administratif (CRA) en Loire-Atlantique. Il accuse les personnes étrangères d’être responsables de la « criminalité » et suggère de les enfermer en CRA. L’amalgame grossier intervient à un moment où la ville de Nantes est sous le feu des projecteurs, décrites comme l’une des villes les plus dangereuses du monde par certains journalistes [2], après l’exploitation de faits divers par l’extrême droite. Jean-Marc Morandini vient même faire une émission de micro-trottoir à Nantes où il pose la question explicitement aux passants : que pensezvous de l’insécurité ? Que pensez-vous des migrants à Nantes ? On va en parler plus loin, mais disons-le tout de suite : de tels liens n’ont pas lieu d’être et ils s’appuient sur des stéréotypes racistes et sur des statistiques biaisées, comme par exemple le nombre de personnes étrangères en prison, sans prendre en compte que ces personnes sont visées plus brutalement par la Police et punies plus sévèrement par la Justice. On y reviendra. C’est en tout cas dans ce contexte raciste qu’a lieu la rencontre entre Johanna Rolland et Gérald Darmanin. De cette rencontre ressortent deux éléments principaux : le renforcement des effectifs de Police et la création du CRA. La maire de Nantes aujourd’hui joue la carte de l’ambiguïté et insinue que la ville est contre la création d’un CRA à Nantes en rejetant la faute sur l’État : elle répète sans cesse que la ville n’engagera pas de moyen sur ce sujet qui relève de la compétence de l’État, alors qu’une partie de sa majorité lui reproche son manque de clarté [3]. Elle a largement sa part de responsabilité et depuis...

[Brochure] En catimini... - histoire et communiqués des rote zora
intro La commémoration n’est pas dans nos habitudes. Si nous avons voulu consacrer un ouvrage aux Rote Zora, plus de trente ans après leur formation, c’est davantage pour remettre à la lumière du jour des événements que d’autres aimeraient enfouis dans l’oubli que pour leur rendre un simple hommage ou les faire figurer à un panthéon révolutionnaire. Leur pertinence, leur mode d’organisation et leur capacité à agir en pleine période de répression nous ont donné l’envie de partager leurs écrits et de faire connaître leurs actions. Et si nos positions peuvent parfois diverger de celles des Rote Zora, il n’empêche que nous savons reconnaître nos camarades. Depuis quelques années, nous avons eu l’occasion de voir çà et là de rares brochures sur le groupe. Reprenant une interview de 1984 accordée au journal allemand Emma et parfois le texte Chaque cœur est une bombe à retardement, celles-ci nous laissaient cependant un goût de trop peu, vu notre curiosité à son égard. Il a donc fallu nous atteler à la traduction des communiqués relatifs aux actions que les Rote Zora ont menées durant près de vingt ans. Nombreux, parfois denses, ils n’ont pas tous trouvé leur place dans cet ouvrage qui vise avant tout à offrir un panorama des diverses thématiques posées par le groupe. Nous avons donc entrepris une sélection qui permettra d’aborder ses principaux axes de réflexion et d’actions. Pour approfondir davantage, on se reportera à la chronologie des actions des Rote Zora à mettre en parallèle avec celle des Cellules révolutionnaires, toutes deux ajoutées ici en annexes, ainsi qu’au site germanophone http://www.freilassung.de qui présente l’ensemble des communiqués des Rote Zora et des Cellules révolutionnaires. Bien qu’ayant déjà été un peu diffusés en français, le texte Chaque cœur est une bombe à retardement et l’interview La résistance est possible ont été ici retraduits : ils nous semblaient avoir toute légitimité à figurer dans leur intégralité. Tous deux permettent de mettre en perspective les communiqués qui, à eux seuls, pourraient sembler anecdotiques. Enfin, on trouvera ici deux textes rédigés pour ce livre. L’un se penche sur l’automne 1977 — cette époque singulière qui fut appelée l’Automne allemand — et revient sur la législation sécuritaire de l’Allemagne de ces trois dernières décennies. L’autre parcourt succintement l’histoire des Rote Zora, histoire inévitablement croisée avec celle des Cellules révolutionnaires. Toutes les notes de cet ouvrage ont été ajoutées à cette édition. De l’Automne allemand au déluge sécuritaire « Mais, je le répète : nous ne nous débarrasserons pas du terrorisme simplement en légiférant. Nous devons détruire l’humus spirituel sur lequel il prospère. Pour ce faire, il est nécessaire de mieux faire éprouver, de mieux faire sentir à nos citoyens, et particulièrement à la jeunesse, le caractère unique de l’État de droit libéral dans notre histoire nationale. » Helmut Schmidt [2] L’histoire de...

Croyez-nous sur parole / une émission de Minuit Décousu
Cette semaine, entre concentration des médias, relations publiques et fabrique de l’ignorance, on bricole 1h de fanzine radiophonique pour en découdre avec la propagande… ou vous faire croire tout un tas de trucs. Minuit Décousu, c’est un fanzine radiophonique nocturne sur Radio Canut (Lyon et alentours), Cause Commune (Paris/IDF), Radio Kipik (Arriège) et Radio Vassivière (Limousin). « Persuasion de masse », « relations publiques », « nation branding », « diplomatie culturelle », « fabrique du consentement »… Des appellations diverses qui désignent pourtant une pratique hégémonique qu’est celle de la propagande. Depuis le début du 20e siècle, les spécialistes de la propagande se sont réinventés, réécris, ont transformé leurs pratiques tant et si bien qu’on finit par s’y perdre. Alors cette semaine, on s’est décidé de préparer 1h d’émission sur la question pour découdre tout cela et y voir plus clair. Dans cette émission, tu pourras entendre : La propagande, une question de forme du discours L’origine des relations publiques (entretien avec Hugo, historien spécialiste de la propagande*) Première guerre mondiale, CIA, "guerre de la banane"... traverser le siècle en propagandiste (*) Militance et propagande Soft power, nation branding, diplomatie culturelle et les arbres qui cachent la propagande (*) La fabrication de l’ignorance et l’effacement des conséquences du capitalisme (*) Minuit Décousu influence le monde L’émission s’écoute sur notre audioblog, ici, et un peu partout en podcast. Bonne écoute !

[Brochure] En catimini... - histoire et communiqués des rote zora
intro La commémoration n’est pas dans nos habitudes. Si nous avons voulu consacrer un ouvrage aux Rote Zora, plus de trente ans après leur formation, c’est davantage pour remettre à la lumière du jour des événements que d’autres aimeraient enfouis dans l’oubli que pour leur rendre un simple hommage ou les faire figurer à un panthéon révolutionnaire. Leur pertinence, leur mode d’organisation et leur capacité à agir en pleine période de répression nous ont donné l’envie de partager leurs écrits et de faire connaître leurs actions. Et si nos positions peuvent parfois diverger de celles des Rote Zora, il n’empêche que nous savons reconnaître nos camarades. Depuis quelques années, nous avons eu l’occasion de voir çà et là de rares brochures sur le groupe. Reprenant une interview de 1984 accordée au journal allemand Emma et parfois le texte Chaque cœur est une bombe à retardement, celles-ci nous laissaient cependant un goût de trop peu, vu notre curiosité à son égard. Il a donc fallu nous atteler à la traduction des communiqués relatifs aux actions que les Rote Zora ont menées durant près de vingt ans. Nombreux, parfois denses, ils n’ont pas tous trouvé leur place dans cet ouvrage qui vise avant tout à offrir un panorama des diverses thématiques posées par le groupe. Nous avons donc entrepris une sélection qui permettra d’aborder ses principaux axes de réflexion et d’actions. Pour approfondir davantage, on se reportera à la chronologie des actions des Rote Zora à mettre en parallèle avec celle des Cellules révolutionnaires, toutes deux ajoutées ici en annexes, ainsi qu’au site germanophone http://www.freilassung.de qui présente l’ensemble des communiqués des Rote Zora et des Cellules révolutionnaires. Bien qu’ayant déjà été un peu diffusés en français, le texte Chaque cœur est une bombe à retardement et l’interview La résistance est possible ont été ici retraduits : ils nous semblaient avoir toute légitimité à figurer dans leur intégralité. Tous deux permettent de mettre en perspective les communiqués qui, à eux seuls, pourraient sembler anecdotiques. Enfin, on trouvera ici deux textes rédigés pour ce livre. L’un se penche sur l’automne 1977 — cette époque singulière qui fut appelée l’Automne allemand — et revient sur la législation sécuritaire de l’Allemagne de ces trois dernières décennies. L’autre parcourt succintement l’histoire des Rote Zora, histoire inévitablement croisée avec celle des Cellules révolutionnaires. Toutes les notes de cet ouvrage ont été ajoutées à cette édition. De l’Automne allemand au déluge sécuritaire « Mais, je le répète : nous ne nous débarrasserons pas du terrorisme simplement en légiférant. Nous devons détruire l’humus spirituel sur lequel il prospère. Pour ce faire, il est nécessaire de mieux faire éprouver, de mieux faire sentir à nos citoyens, et particulièrement à la jeunesse, le caractère unique de l’État de droit libéral dans notre histoire nationale. » Helmut Schmidt [2] L’histoire de...
16 avril - 18h00 - Ciné-club de l’INSAS
Projection du film des Lentillères (Dijon)
Ce jeudi 16.04, le ciné-club de l’INSAS reçoit des pirates des Lentillères pour projeter leur film « Une ile et une nuit » ... en pellicule ! Cette projection sera aussi l’occasion de prendre des nouvelles du Quartier Libre, avec des infos toutes fraîches depuis le changement de mairie à Dijon. Ce jeudi 16.04, le ciné-club de l’INSAS reçoit des pirates des Lentillères pour projeter leur film « Une ile et une nuit » ... en pellicule ! Cette projection sera aussi l’occasion de prendre des nouvelles du Quartier Libre, avec des infos toutes fraîches depuis le changement de mairie à Dijon. Où ? INSAS, rue Thérésienne 8, 1000 BXL (porte de Namur) Quand ? Le jeudi 16.04.2026 à 18h
Standing Together : témoignage sur la répression de manifestations anti-guerre en Israël
Le samedi 28 mars, à Tel Aviv et ailleurs en Israël, une trentaine de rassemblements ont eu lieu pour dénoncer les guerres et l’occupation de la Cisjordanie menées par le gouvernement de Netanyahu. La police est très rapidement intervenue pour réprimer ces mobilisations. Ci-dessous, nous vous proposons la lecture du compte rendu d’Itamar Avneri sur ces violences policières. Itamar Avneri fait partie de Standing Together, un mouvement qui rassemble des citoyens juifs et palestiniens d’Israël pour lutter contre l’occupation et œuvrer en faveur de la paix, de l’égalité et de la justice sociale. Pour plus d’informations sur cet organisme, nous conseillons la lecture de cet article de décembre 2025, issu de la revue indépendante +972 Magazine : Can Standing Together bear the weight of its contradictions ?. « Yesterday I was in Tel Aviv’s Habima Square alongside thousands of Jews and Palestinians demanding an end to the war in Iran, Lebanon, Gaza, and deepening occupation in the West Bank. Ben-Gvir’s police arrived within minutes to break up the protest with violent force claiming we had violated safety guidelines during the war. I want to be clear – the protest was held above one of the largest bomb shelters in the city. The police want us to be silent and fearful so we don’t take to the streets. At the same time as the main protest in Tel Aviv, thousands of protestors gathered in 30 other locations across the country to call for an end to the violence and to demand safety, dignity, and freedom. In Haifa, police responded with severe violence as well, beating demonstrators and arresting activists. Despite the police brutality last night (protesters including me were pushed, kicked, and thrown to the ground), our struggle isn’t stopping for a minute. We’re determined to put an end to the forever war that is causing so much pain and grief and whose only purpose is to keep our extremist government in power. We refuse the bloody reality and we refuse the violence our government is using to continue it. We will not back down. We will continue to take to the streets against the war in Iran, Lebanon and Gaza, and against the violence in the West Bank. We will continue to fight against our extremist government and for the lives of all of us on this land. We’re mobilizing our society against these endless wars and growing the opposition to our extremist government every week. Take our fight further by donating below to our campaign to end the forever war« . Itamar Avneri Si vous souhaitez soutenir la campagne « END THE FOREVER WAR » initiée par Standing Together, suivez ce lien .
répression internationale et solidarités internationalistes - semaine du 23/03/2026
compilation articles du Secours Rouge Norvège : Un humanitaire arrêté et menacé d’extradition Lundi 16 mars en Norvège, le militant Tommy Olsen, fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, a été arrêté. Il était visé par un mandat d’arrêt européen pour « complicité de trafic d’êtres humains » émis par les autorités grecques. Il est notamment accusé d’avoir transmis aux autorités des informations sur des arrivées de réfugiés. Son extradition depuis la Norvège vers la Grèce a été validée en première instance. Une récente loi grecque renforce encore cette tendance en faisant de l’appartenance à une ONG une circonstance aggravante dans les affaires liées à l’immigration, suscitant de vives inquiétudes parmi les acteurs humanitaires. Uruguay : Des prisonniers en grève de la faim contre les conditions de détention En Uruguay dans le département de Colonia, des détenus de la prison de Piedra de los Indios ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention, marquées par la sur incarcération, le manque de lits, des problèmes d’accès à l’eau, des restrictions de communication et un accès limité aux espaces extérieurs. Cette mobilisation a conduit à l’ouverture de discussions entre les prisonniers, les autorités de l’Institut national de réhabilitation et des représentants politiques et associatifs. Les détenus cherchent ainsi à rendre visibles cette situation et à obtenir des améliorations concrètes au sein de l’établissement. USA : Des sénateurs veulent classer le Front Polisario comme « organisation terroriste » Aux États-Unis, trois sénateurs républicains ont proposé de classer le Front Polisario comme organisation terroriste, l’accusant de liens avec l’Iran et de menacer la sécurité états-unienne et celle de ses alliés. Cette initiative, qui relève en réalité de la décision du secrétaire d’État, intervient dans un contexte de pressions diplomatiques sur le mouvement de libération du Sahara occidental occupé depuis des décennies par le Maroc. France : Audiences reportées et mobilisation contre les extraditions des antifas Gino et Zaid En France, les audiences en appel concernant les militants Zaid et Gino, visés par des demandes d’extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, ont été reportées au 15 avril par la Cour d’appel de Paris. Zaid reste sous la menace d’un mandat d’arrêt européen émis par le gouvernement de Viktor Orbán, Gino d’un mandat d’arrêt émis par l’Allemagne, tandis que les deux dossiers font encore l’objet d’examens complémentaires. Allemagne : Mobilisation pour les prisonniers politiques devant la prison de Stuttgart Un rassemblement s’est tenu à Stuttgart devant la prison de Stammheim à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques du 18 mars. Organisée par des collectifs militants, la mobilisation a réuni plusieurs organisations de gauche, antifascistes et internationalistes, appelant à la libération des détenus politiques. Les interventions...
Deux camarades anarchistes tués lors d’un accident apparemment lié à un explosif
Rome, Italie. « Je suis anarchiste. En tant qu’anarchiste, je suis l’ennemie de cet État comme de n’importe quel autre État », Sara Ardizzone, déclaration au juge lors du procès de l’opération Sibilla. 20 mars 2026 : Deux camarades anarchistes, Alessandro Mercogliano et Sara Ardizzone, sont décédés hier à Rome, apparemment à la suite de la manipulation et de la gestion d’explosifs dans un chalet situé dans le quartier du parc Acquedotti. Pour l’instant, seules les médias grand public, animés par la soif de terreur des services de sécurité, spéculent comme des charognards sur la vie de ces camarades. Ils avancent des théories reprenant les formules habituelles telles que « connu des autorités » et accusent sans vergogne le cercle du « groupe de Cospito ». On peut certainement s’attendre à ce que les médias et la police, agissant de concert à la demande du régime Meloni, se lancent dans une nouvelle chasse aux « amis et complices » de nos camarades assassinés. Alessandro Marcogliano avait déjà été condamné en 2016 à cinq ans de prison, accusé d’appartenance au groupe armé FAI-FRI. Nos pensées vont aux proches des camarades tombés au combat, pas un instant de paix pour l’ennemi. Nos vies brûlent de la passion de mille soleils. Mort à l’État Vive l’anarchie Plus forts que la mort Il y a une énorme différence entre la violence des opprimés et celle des oppresseurs : la première suit une éthique, tandis que la deuxième n’en suit aucune. (Sara Ardizzone) Notre capacité à dire et à communiquer ne permet pas de s’aventurer sur les chemins inexplorés de la responsabilité des risques pris personnellement. Tous les discours dans ce sens restent forcément temporaires, insuffisants. Rechercher concrètement la liberté – dans sa forme la plus authentique, et pas dans les contrefaçons dispensées et imposées par l’État – cela signifie rentrer dans la dimension du risque inhérent à la recherche elle-même. Dans ce lieu, nos propres choix, parfois sauvages et solitaires, marquent la voie d’une route sans retour. La liberté c’est une qualité dont on fait l’expérience que l’en se mettant en jeu. Là on le dit sans plonger absolument dans la rhétorique : les deux anarchistes qui ont été retrouvés morts suite à l’effondrement d’un chalet à Rome, Sara Ardizzone e Alessandro Mercogliano, sont parmi nos compagnons fraternels, que nous sommes fiers d’avoir comme compagnons. Les journaleux mercenaires, dont le papier de rebut nous a fait apprendre la nouvelle, parlent à maintes reprises de l’explosion d’un engin. Les inquiètes prises de distance, toujours utiles à s’assurer une sécurité honteuse, ne nous appartiennent pas. On a l’habitude à ne pas croire un mot de ces prononcés par la machine de propagande, mais au cas où il y aurait un brin de vérité dans les informations divulguées, on ne peut pas s’empecher de nous attarder sur un fait fondamental : Sara et Sandro sont morts au combat, en luttant. La guerre social n’est pas une comédie,...
répression internationale et solidarités internationalistes - semaine du 23/03/2026
compilation articles du Secours Rouge Norvège : Un humanitaire arrêté et menacé d’extradition Lundi 16 mars en Norvège, le militant Tommy Olsen, fondateur de l’ONG Aegean Boat Report, a été arrêté. Il était visé par un mandat d’arrêt européen pour « complicité de trafic d’êtres humains » émis par les autorités grecques. Il est notamment accusé d’avoir transmis aux autorités des informations sur des arrivées de réfugiés. Son extradition depuis la Norvège vers la Grèce a été validée en première instance. Une récente loi grecque renforce encore cette tendance en faisant de l’appartenance à une ONG une circonstance aggravante dans les affaires liées à l’immigration, suscitant de vives inquiétudes parmi les acteurs humanitaires. Uruguay : Des prisonniers en grève de la faim contre les conditions de détention En Uruguay dans le département de Colonia, des détenus de la prison de Piedra de los Indios ont entamé une grève de la faim pour dénoncer leurs conditions de détention, marquées par la sur incarcération, le manque de lits, des problèmes d’accès à l’eau, des restrictions de communication et un accès limité aux espaces extérieurs. Cette mobilisation a conduit à l’ouverture de discussions entre les prisonniers, les autorités de l’Institut national de réhabilitation et des représentants politiques et associatifs. Les détenus cherchent ainsi à rendre visibles cette situation et à obtenir des améliorations concrètes au sein de l’établissement. USA : Des sénateurs veulent classer le Front Polisario comme « organisation terroriste » Aux États-Unis, trois sénateurs républicains ont proposé de classer le Front Polisario comme organisation terroriste, l’accusant de liens avec l’Iran et de menacer la sécurité états-unienne et celle de ses alliés. Cette initiative, qui relève en réalité de la décision du secrétaire d’État, intervient dans un contexte de pressions diplomatiques sur le mouvement de libération du Sahara occidental occupé depuis des décennies par le Maroc. France : Audiences reportées et mobilisation contre les extraditions des antifas Gino et Zaid En France, les audiences en appel concernant les militants Zaid et Gino, visés par des demandes d’extradition vers la Hongrie et l’Allemagne, ont été reportées au 15 avril par la Cour d’appel de Paris. Zaid reste sous la menace d’un mandat d’arrêt européen émis par le gouvernement de Viktor Orbán, Gino d’un mandat d’arrêt émis par l’Allemagne, tandis que les deux dossiers font encore l’objet d’examens complémentaires. Allemagne : Mobilisation pour les prisonniers politiques devant la prison de Stuttgart Un rassemblement s’est tenu à Stuttgart devant la prison de Stammheim à l’occasion de la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques du 18 mars. Organisée par des collectifs militants, la mobilisation a réuni plusieurs organisations de gauche, antifascistes et internationalistes, appelant à la libération des détenus politiques. Les interventions...








