Olivier Faure vient de publier aux éditions Aubier Flammarion :
Et Samuel Hahnemann inventa l’homéopathie. La longue histoire d’une médecine alternative.
Malgré son titre, ce livre n’est pas d’abord la biographie de Samuel Hahnemann (1755-1843), prophète romantique parmi d’autres, ni l’histoire technique d’une thérapeutique mais bien l’analyse d’un mouvement social et culturel qui a su s’adapter aux changements des sociétés dans lesquels il s’est implanté. Née au cœur de la médecine des Lumières, l’homéopathie veut être la médecine d’une nouvelle société dont rêvent les saint-simoniens. Emportée par leur échec, elle se replie dans des dérives sectaires à forte connotations religieuses avant de revenir en grâce dès les années 1920 : la critique des dérives “techniciennes “de la médecine pastorienne la réintègre dans le monde médical ; la fabrication industrielle de ses médicaments contribue à généraliser leur usage ; la montée des contestations de la société industrielle et urbaine, au sein de cette dernière accroît le nombre de ses adeptes et de ses militants bien avant l’explosion des années récentes.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Anne Carol (12 mars 2015). Parution : Et Samuel Hahnemann inventa l’homéopathie, par Olivier Faure. RHUM. Consulté le 27 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/tpeb
