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Les Kalinagos : « The Island Caribs, now and then » (Partie 2)

Mon questionnement sur l’identité kalinago, débuté par l’étude de restes archéologiques et de textes coloniaux, et d’abord axé sur leur représentation passée (https://regardsedl.hypotheses.org/523), se poursuit désormais dans le présent1. Qui sont-ils aujourd’hui ? Il apparaît que les Kalinagos de Dominique cherchent à redynamiser leur communauté en développant le tourisme et le renouveau culturel, mais selon des modalités surprenantes.

Emplacement du territoire kalinago sur l’île de la Dominique

La culture kalinago actuelle : vers un panaméridianisme capitaliste

        Dès mon arrivée, j’apprends que Douglas Taylor, un ethnologue de la Smithsonian Institution de Washington ayant longuement écrit au sujet des Kalinagos dès les années 1930, s’était définitivement installé sur l’île à Bataka, en territoire kalinago, en épousant une femme de la communauté. Ses écrits, dont le fameux Caribs of Dominica (1938) servent depuis la fin du XXe siècle de référence aux Kalinagos afin de redécouvrir leur propre passé.

Cette étude anthropologique produite par un chercheur européen, fait état d’une population déjà créolisée mais sert de socle de connaissances à un groupe souhaitant retrouver une structure sociale précolombienne initiale, détruite par la colonisation. Cela apparaît comme un premier paradoxe, de même que les chroniques coloniales françaises écrites par Breton, Dutertre et Labat, qui mettent en avant un contenu tantôt précieux, tantôt erroné ou inexact.

Je me rends ensuite à l’école Salybia, l’école primaire du territoire kalinago. Dans une salle dédiée, d’anciennes photographies ainsi que des panneaux explicatifs présentent le contexte historique passé dans lequel s’inscrivent les Kalinagos, ainsi que leur vie quotidienne des années 1970 jusqu’au début des années 1990. Développer leur communauté, à l’époque relativement recluse du reste de la population de l’île, apparaît alors comme une nécessité devant passer par un renouveau économique

À l’instar des réserves autochtones d’Amérique du Nord où les taux de chômage et d’alcoolisme sont élevés, et les perspectives d’accès à l’éducation très limitées, les Kalinagos de la fin du XXe siècle ont décidé de réagir et ont compris que ce changement devait passer par la production d’éléments culturels. La culture de la banane, la sculpture de canoë ainsi que d’objets en fibres de noix de coco (copra) ne rapportant pas suffisamment d’argent, ils se sont tournés dans un premier temps vers la production de kassave, en ouvrant une boulangerie spécialement prévue à cet effet2.

Il y eut donc, dès ce moment-là, une volonté de dynamiser la communauté en mettant en avant sa culture autochtone. Malheureusement, cette boulangerie est fermée et abandonnée à mon arrivée. Cette réflexion autour des activités traditionnelles à la fin du XXe siècle s’est également concrétisée sous la forme de panneaux mentionnant l’importance de conserver la pureté raciale kalinago. Cela m’étonne, sachant que la communauté est créolisée depuis le début du XXe siècle et en partie métissée. Derrière ce discours se cache la nécessité de maintenir fierté, structure et traditions originelles kalinagos.

Un moment pivot pour les Kalinagos de Dominique semble s’être produit à partir des années 1970, sous l’impulsion d’un mouvement indépendantiste prenant sa source l’American Indian Movement créé aux USA, prenant lui-même comme modèle les groupes luttant pour les droits civiques afro-américains dès les années 1960. Les mouvements indépendantistes autochtones souhaitent souvent revenir à une organisation « précolombienne » de leur société, en choisissant notamment un chef ainsi qu’un chamane, deux entités fondamentales à la fois leaders politiques, spirituels et culturels de leur communauté.

Le chef kalinago, dont l’élection est supervisée par le gouvernement, est élu tous les cinq ans par six conseillers choisis par la communauté, qui compte environ 3700 individus. Avant la colonisation, le chef devait être un guerrier. Aujourd’hui il doit toujours se battre pour son peuple, mais avec des armes s’entendant désormais au sens figuré. Il représente les Kalinagos lors de déplacements et de sommets internationaux, mais aussi au sein du gouvernement dominiquais. Il règle les litiges selon le droit coutumier, et pilote l’apprentissage de l’histoire kalinago dans les écoles en perpétuant la tradition orale, inhérente aux sociétés autochtones précoloniales, en participant notamment à des programmes d’été. Lors de mon terrain en août 2023, le chef local en place était Lorenzo Sanford, dont l’élection ne faisait pas l’unanimité, du fait de son jeune âge (30 ans).

Le chamane et son épouse accueillent, quant à eux, Kalinagos et touristes au sein d’une enceinte privée baptisée Karina Village, en place depuis les années 1990. Selon les personnes interrogées, des informations contradictoires apparaissent : le chamane serait d’une part issue d’une famille reprenant ce rôle important de génération en génération, mais également le premier à l’être en s’étant formé auprès d’un autre chamane au Surinam. Il est appelé lorsque des sites archéologiques autochtones sont découverts pour procéder à des rites. Il procède notamment à un rituel de fumée, ressemblant à l’enfumage par l’encens dans les églises catholiques. Il souhaite aussi faire revivre la langue kalinago en réalisant des allocutions récurrentes à la radio, mais sans utiliser la grammaire appropriée et en inventant des éléments linguistiques pour remplacer ceux qui ont été perdus. Cette démarche évoque un changement de paradigme récent : la honte des origines issues des écrits coloniaux a fait place à une fierté identitaire.

Intérieur et extérieur du Karina Village

Le couple reçoit également des touristes en quête de dépaysement et d’expériences alternatives. Ils leur font visiter les lieux et leur proposent de se marier dans la pure tradition kalinago, avec des rituels associés à partir de 500 dollars dominiquais (176 euros). Ils présentent des tenues (coiffes tressées en lauma et jupes textiles waiku), des chants et des danses dites traditionnelles, mais dont ils sont eux-mêmes à l’origine. Enfin, chose très intéressante pour ma thèse de doctorat : ils conservent, exposent et utilisent des copies de pièces ethnographiques et archéologiques pour servir leur propos.

Ces pièces, qui sont des copies de pierres à trois pointes taïnos (trigonolithes) ainsi que des moulages de pétroglyphes de Guadeloupe, sont présentées au Karina Village dans un décor panamérindien, au milieu de masques et de tambours africains en peau de chèvre et d’un portrait très grand format du chef lakota Sitting Bull (symbole de résistance autochtone en Amérique du Nord). Certaines de ces copies sont amenées sur les sites archéologiques découverts, lors des différentes cérémonies kalinagos ou à destination des touristes. On note également l’utilisation d’un « bol cérémoniel », un encensoir en métal, placé à côté de lames de hache en coquillage lambi et de contenants en céramique pouvant contenir de la gomme, du tabac et de la sauge.

Etagère du Karina Village mêlant moulages de pétroglyphes de Guadeloupe, copies de pierres à trois pointes taïnos (Grandes Antilles), coquillages, céramiques modernes et dessin de coiffe autochtone des Plaines (Amérique du Nord).

Exposer les Kalinagos aujourd’hui : mettre en valeur des restes à l’origine floue

Une autre chose m’interpelle : les copies d’objets utilisées ne font pas référence à des objets archéologiques kalinagos (Petites Antilles), mais à des objets taïnos (Grandes Antilles). Présentées aujourd’hui comme deux populations différentes ayant des relations culturelles, diplomatiques et commerciales à la veille de l’arrivée des premiers Européens, seuls les Taïnos sont pour l’instant, aux yeux des scientifiques, à l’origine de la production des pierres à trois pointes. Certaines pièces furent ensuite retrouvées en territoire kalinago au XIXe siècle, du fait d’échanges passés, mais leur utilisation et leur production à l’époque précolombienne ou au moment du contact des Européens avec les Kalinagos n’a jamais été documentée. Il semblerait que le chamane s’adonne ici à une appropriation culturelle : les Taïnos et leurs artéfacts étant plus connus que les Kalinagos et leurs productions, il est dans l’intérêt des derniers d’unir leurs cultures d’un point de vue matériel afin de gagner en légitimité sur la scène caribéenne et internationale, pour attirer davantage de touristes et augmenter les retombées positives sur leur communauté.

Je ressens la même impression en visitant le musée de la Dominique à Roseau, dans le Sud-Ouest de l’île, ouvert depuis 1911. Des artéfacts y sont présentés comme étant « Carib » sans réellement l’être : par exemple, une râpe à manioc rapportée par Douglas Taylor est présentée à côté de pièces archéologiques sans qu’il soit fait mention qu’il s’agisse en fait d’une production moderne imitant les râpes kalinagos plus anciennes. On associe également dans une même vitrine art taïno et kalinago, en présentant des objets kalinagos avec des photographies de duho (siège cérémoniel) et de pierres à trois pointes taïnos sans en préciser les différentes appartenances culturelles. L’origine première des pièces exposées porte à confusion, il en va de même pour la désignation culturelle de telle ou telle pièce : on peut avoir l’impression que tout ce qui est présenté dans la vitrine est purement kalinago. Il serait préférable de présenter soit une vitrine par culture, soit tous les objets ensemble en évoquant dans ce cas les Caraïbes au sens large.

Vitrine kalinago au musée de Roseau

La même confusion apparaît en visitant l’exposition Caribbean Ties. Prioritairement dédiée à la population kalinago et se tenant au sein de leur école primaire, elle fut pensée et organisée par l’Université de Leyde. L’exposition montre quantité de répliques d’objets archéologiques, la plupart réalisées par Eric Pellisier, et a pour but de montrer les liens commerciaux et culturels entre les différentes populations des Caraïbes avant et après la colonisation.

Les échanges culturels présentés se déroulent ainsi sur une longue distance. Un des panneaux indique en ce sens : « Voyages, échanges et migrations : La mer reliait les communautés indigènes de différentes îles. Souvent, une communauté était plus étroitement liée aux personnes vivant sur les côtes voisines de l’autre côté de la mer qu’aux communautés de l’autre côté de la même île ». Le sujet de l’exposition étant la multiculturalité, cela n’en nécessite pas moins d’être rigoureux sur la rédaction des cartels, des panneaux explicatifs ainsi que sur l’origine des pièces présentées.

La majeure partie des objets exposés dans l’école kalinago sont taïnos : on compte seulement 17 petits fragments authentiques de céramique cayoïde (kalinago), issus de fouilles locales récentes (Bataka, Crayfish River, Melville, Salybia, Atouri, Mahaut, fouilles de l’Université de Leyde de 2014 et 2023).

Les termes taïno et carib étant jugés comme désormais impropres, les répliques taïnos ne sont pas présentées comme telles sur les cartels, mais comme des objets « chicoïdes ». Les répliques kalinagos sont, quant à elles, présentées comme « cayoïdes ». Les concepteurs de l’exposition ont certes privilégié des termes plus scientifiques qu’on retrouve dans des publications importantes, mais ne parlant factuellement à aucune personne visitant l’exposition et brouillent le discours ainsi que l’origine des pièces. Moi-même étudiant ces cultures depuis plusieurs années, je me suis perdue à la lecture des termes utilisés. Aussi, une photographie présentant un tatouage au motif d’oiseau taïno (inspiré du pétroglyphe de Caguana ?) n’en précise pas l’origine : le motif taïno sert de support à la discussion du patrimoine autochtone en général.

Dans le même esprit qu’au musée de Roseau, l’exposition présente des pierres semi-précieuses en pierre verte en forme de grenouilles « trouvées sur de nombreux sites archéologiques des Petites Antilles (400 av. – 600 ap. JC) » sans qu’aucune mention de leur origine amazonienne supposée ne soit faite. Pour un public lambda, cela peut sous-entendre que ces productions viennent des Antilles et n’ont pas d’occurrence autre part.

Aussi, le duho (siège cérémoniel) reproduit au sein de cette exposition n’est associé à aucune culture, tout comme il n’est jamais fait référence au lieu de conservation des objets authentiques ayant servi de modèles aux reproductions. Certains objets sont mélangés entre eux sans indication, alors qu’ils sont de cultures et de temporalités différentes (ex : double spatule vomitive taïno en forme de chauve-souris, et anse-adorno huécoïde de Saint-Martin).

Pour résumer, on ressort de l’exposition en ayant l’impression que les cultures kalinago et taïno sont exactement les mêmes, des objets produits jusqu’aux croyances, alors que la culture kalinago est largement sous-représentée et peu évoquée. L’exposition cherche à rattacher l’identité des Kalingos à celle d’autres groupes autochtones sans vraiment traiter de leurs particularismes, quitte à faire des raccourcis et pousser à la confusion.

Cette fusion entre Kalinagos et Taïnos est justement recherchée par le chamane et son épouse, qui entretiennent des liens avec des communautés autochtones au sein des Caraïbes et au-delà : communautés autochtones de Trinidad, des Guyanes, et surtout des Taïnos et Garifuna du Belize. Une délégation taïno est d’ailleurs venue leur rendre visite en juillet 2014 (Urukuda Guakia Taina Ke, Naguakebana, échange linguistique et culturel Kalinaguake). L’année 2023 était particulièrement importante pour eux, car elle marquait le 120e anniversaire de l’établissement du territoire kalinago (1902-1903) par le gouvernement britannique.

Bannière offerte par un groupe taïno de Porto Rico au Karina Village en 2014.

Interrogé sur les copies de trigonolithes taïnos exposées chez eux, le couple précise que les Kalinagos en avaient beaucoup avant l’arrivée des Anglais et des Français, mais que ces derniers “ont tout pris”. Or, ce fait n’est pour l’instant pas attesté par les études archéologiques et historiques. Le couple souhaite également demander la restitution de certains objets taïnos en terre kalinago, ce qui apparaît problématique d’un point de vue légal, culturel et scientifique. Un autre de leurs souhaits est de demander une compensation financière3.

Ces volontés sont publiquement portées par les femmes et exprimées lors de concours de beauté organisés par le couple, mais également de manière plus frontale sur la scène politique : l’ancienne première sénatrice Annette Thomas-Sanford est récemment devenue, en juillet 2024, la première cheffe de sa communauté4.

Moduler le passé pour mieux contrôler le futur

Un autre moyen de communication important attirant les touristes en territoire kalinago est le village reconstitué de Barana Aunte. Ce projet imaginé dès les années 1990 par un ancien chef a été financé par le gouvernement dominiquais et a finalement ouvert ses portes en 2006 afin d’augmenter et de partager les connaissances sur les Kalinagos. Le village accueille beaucoup de visiteurs de Martinique et croisiéristes. Des évènements sont organisés sur place, en présence du chamane et du chef : au niveau de Blue Pond sont proposés des bains rituels, des rites de guérison avec des plantes médicinales dont la tenue dépend du cycle de la lune.

Le village kalinago reconstitué vend des masques n’étant attestés ni à l’époque précolombienne ni à l’époque coloniale

L’architecture présentée se base sur des ruines préexistantes, sur lesquelles sont placées du vétiver ainsi que du bois coupé selon certaines phases de la lune pour éviter les infestations d’insectes xylophages. Mais les murs en face interne sont en béton, témoignant d’une nécessaire adaptation sécuritaire de la communauté depuis l’ouragan Maria en 2017.

Au début des années 2010, les Kalinagos ont dû faire face à une énième difficulté : l’arrivée sur l’île de l’équipe de tournage du second opus de Pirates des Caraïbes. Eux, travaillant depuis des décennies à casser l’image négative de leur groupe véhiculée par les textes coloniaux, se voient désormais caricaturés par Hollywood en sauvages anthropophages bêtes, sales et ridicules sous le nom de Pelegostos5.

Jeune garçon jouant un Pelegosto/Kalinago face à Jack Sparrow, l’intrigue se déroulant au début du XVIIIe siècle (©Disney)

Malgré tout, alors que les Kalinagos ont longtemps vécu renfermés sur eux-mêmes, ils s’intègrent de plus en plus au niveau national et international. Le guide du village, après avoir rappelé que le tourisme est le pilier économique principal de la société kalinago actuelle, résume la dynamique kalinago en un slogan évocateur : « Giving people opportunities by taking ownership ».

Je me rends également compte que l’archéologie ne semble pas encore occuper une place importante en Dominique : il n’existe pour l’instant ni département d’archéologie sur l’île, ni service d’archives. Ce sont des experts étrangers qui fouillent le pays, guidés par les locaux. Par exemple, le site kalinago de Woodford Hill a récemment été découvert et étudié par l’Université de Floride. Il n’existe pour l’instant aucun archéologue issu de la communauté kalinago (les Kalinagos continuant rarement leurs études au-delà de l’école primaire) alors que l’île compte actuellement une centaine de sites archéologiques où vécurent leurs ancêtres.

La majorité de la population ne lit ni les chroniques coloniales ni les études ethnographiques : elle s’en remet aux leaders de la communauté, qui concentrent et synthétisent la connaissance en adoptant une vision « kalinapanamérindienne », rendant une idée de la culture kalinago certes plus complète, mais également parfois plus caricaturale.

Les découvertes archéologiques récentes ainsi que la mise en avant d’une culture modulée par les leaders kalinagos permettent d’attirer l’attention du gouvernement, qui n’a longtemps concentré ses efforts que sur la population afrodescendante de Dominique, laissant ainsi de côté une minorité sinistrée.

D’abord menacés et réduits en esclavage durant la colonisation, puis résistant face aux Européens en se retranchant dans les montagnes de Dominique, les Kalinagos se sont plus tard soulevés face au gouvernement britannique dans les années 1940 au nom de la liberté. Meurtris par l’ouragan Maria, ils décident de saisir le Parlement dominiquais afin pouvoir légalement changer de nom dans les années 2010. Désormais, les Kalinagos réaxent aujourd’hui leur combat pour la reconnaissance et un meilleur futur en misant sur un revival culturel seulement partiellement inspiré des données historiques et scientifiques disponibles, du fait d’enjeux politiques, financiers et sociaux conséquents.

Caricaturé aujourd’hui comme hier, et longtemps laissé sans possibilité de s’exprimer, ce peuple a décidé de ne pas seulement raconter l’Histoire selon ses propres termes, mais également d’en redessiner les parties manquantes, afin de se sentir enfin en droit d’exister avec fierté.

Qui sont alors véritablement les Kalinagos ? Une population autochtone des Amériques en quête d’identité et aux contours mouvants qu’il est encore aujourd’hui difficile de définir, du fait de traditions en perpétuelle réinvention.


  1. Le titre de cet article fait référence au sous-titre de la partie « A redefinition of the Island Carib status », dans The Many Faces of Carib Identities : Between Archaeology and Ethnohistory (Ninon Bour, mémoire de master en archéologie, University College London, janvier 2021).[]
  2. La kassave est une galette de manioc faisant office de pain aux yeux des Européens. []
  3. Pour le préjudice subi du fait de la colonisation européenne. Cela permettrait notamment la construction d’un hôpital, d’un musée ainsi que d’un lycée sur leur territoire afin qu’ils puissent plus facilement accéder à l’enseignement secondaire. Ceci est évoqué lors du concours Miss Kalinago organisé chaque année : deux lauréates ont récemment décroché les titres de Miss Dominica 2023, de Miss Caribbean Queen ainsi qu’une place au classement de Miss Teen World, leur ayant permis de décrocher des bourses d’études et d’utiliser ces plateformes publiques pour parler des Kalinagos. []
  4. Cf. Ninon Bour, “Aztèques et Kalinagos dans Pirates des Caraïbes: réalité autochtone ou fantasme européen ?”, présentation lors de la Journée de la Romance Historique, Paris, 6 octobre 2024. []
  5. Ceux qui aiment la chair/la peau” en portugais. []

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Ninon Bour (23 décembre 2024). Les Kalinagos : « The Island Caribs, now and then » (Partie 2). Regards EDLiens. Consulté le 6 mai 2026 à l’adresse https://regardsedl.hypotheses.org/696


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