« Il n’y a pas de « lèche », comme disent les peintres, assez infâme pour ne pas faire jaillir les larmes de la foule menteuse jusqu’aux moelles – la frapper au cœur ! Croyez-vous que l’on n’aurait pas rasé tous les théâtres par le feu et l’épée s’il en était autrement ? C’est à la sentimentalité qu’on reconnaît la canaille. Mille pauvres diables peuvent crever de faim, personne ne pleure, mais quand une vieille rosse peinturlurée, déguisée en cul-terreux tourne de l’œil sur la scène, alors ils hurlent comme les chiens du château. »
Gustav Meyrink, Le Golem, trad. Denise Meunier, Stock (2002) p.230-231