Jeune docteure du CRHA, Sarah Crépieux-Duytsche fait partie du comité d’organisation et des intervenants de la journée d’étudeVous avez dit problématique : quels critères de définition pour quelles oeuvres ? qui se tiendra le lundi 8 juin 2026, à la maison de la recherche (salle A2-201), à Paris 8.
La journée d’étude « Vous avez dit problématique ? Quels critères de définition pour quelles œuvres ? », inscrite dans le programme de recherche AVISA, a pour objectif d’interroger les enjeux éthiques, esthétiques et éditoriaux que ces textes soulèvent. Conçue en présentiel et en distanciel, elle débutera par la présentation de travaux académiques récents et décisifs pour cette réflexion. Elle se poursuivra l’après-midi par des études de cas et par un échange avec un·e éditeur·ice spécialisé·e dans la Dark Romance afin d’introduire de manière concrète les pratiques éditoriales contemporaines confrontées à ces contenus sensibles : programme
Cette mise en perspective servira de point de départ à un travail collectif de définition portant sur les catégories de « problématicité », mais aussi de contextualisation socio-historique. Destinée aux chercheur·euse·s, doctorant·e·s et professionnel·le·s du livre, la journée d’étude vise à offrir un espace méthodologique partagé où réflexion critique pluri-disciplinaire et exploration de stratégies éditoriales se conjuguent pour penser la responsabilité et la médiation autour de ces textes. Une attention sera portée à l’orientation de notre réflexion : elle ne vise pas à censurer les œuvres mais à questionner les modalités de leur réception. Son enjeu est d’évaluer en quoi la sacralisation de l’art dans nos sociétés occidentales contemporaines donne toute impunité à l’artiste et érige l’œuvre au rang de discours inspiré, sacré, intouchable.
Cette journée d’étude est organisée grâce au soutien du Centre Pierre Naville (UEVE, Paris-Saclay) et du laboratoire TransCrit (université Paris 8).
Cora Hopkins, doctorante du CRHA, donne une conférence intitulée Voie/s d’émancipation : peintres roumaines dans la première moitié du XXe siècle, le mardi 2 juin 2026, de 18h à 19h, à l’auditorium des archives départementales de la Gironde. L’entrée est libre et gratuite.
Les peintres roumaines de la première moitié du XXe siècle connaissent un accès progressif à la formation et aux carrières artistiques, mais leur insertion durable sur la scène artistique est néanmoins semée d’embûches. À travers les figures emblématiques que sont Cecilia Cuțescu-Storck (1879-1969) et Olga Greceanu (1890-1978), nous étudierons comment les peintres de leur génération déjouent, de manière individuelle et collective, les mécanismes d’occultation des artistes femmes à l’œuvre.
Cette conférence s’intègre dans le cadre du second cycle de conférences, Du nouveau sur le passé. Actualité de la jeune recherche en archéologie, histoire et histoire de l’art, cycle organisé en 2025-2026 par Philippine Piel et Clément Piquet, deux membres du CEMMC. Le programme 2025-2026 émane toujours de doctorantes et de doctorants rattachés à trois unités de recherche de l’université Bordeaux Montaigne : Ausonius, le CEMMC et le CRHA F.-G. Pariset. Les conférences sont destinées à un public large et diversifié.
Marcel Duchamp, affiche-catalogue conçue pour l’exposition “dada 1916-1923”, Galerie Sydney Janis, New York, 15 avril-9 mai 1953, Centre Pompidou/MNAM-CCI/Bibliothèque Kandinsky, FGM GF 226
Suite à l’appel à communication lancé en décembre dernier, la journée d’étudeCatalogues d’exposition et galerie d’art se tiendra à la MSH de Lyon, les 4 et 5 juin 2026. L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
LE CATALOGUE D’EXPOSITION COMME LIEU DE LÉGITIMATION
Modération – Alice Ensabella (université Grenoble Alpes)
14h30 – Eduardo De Maio (chercheur indépendant) – Promoting “Modern Italian Art” in Britain: Vittore Grubicy de Dragon, “The Illustrated Catalogue of Alberto Grubicy’s picture gallery” and the Italian Exhibition in London (1888)
15h00 – Sixtine Haye (EPHE-PSL) – Ennoblir l’artisanat : les catalogues d’exposition de la galerie Rouard (1914-1935)
15h30 – 16h00 – pause
ACTEURS ET ACTRICES DU CATALOGUE : LE SYSTÈME MARCHAND/CRITIQUE… ARTISTE ?
Modération – Marie Gispert (université Grenoble Alpes)
16h00 – Théo Esparon (université Paris Nanterre) – Le catalogue comme rencontre : Earl Stendahl, Merle Armitage et la scène artistique de Los Angeles vers 1935
16h30 – Elisabetta Melchiorri (Università La Sapienza di Roma) – Editorial practices as market strategy: Galleria L’Attico (1957-1966) within the roman art system
17h00 – Anouk Chambard (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Un exemple de collaboration internationale entre galeries d’art contemporain au tournant des années 1970 : le cas de la galerie turinoise LP220 vu par le biais des catalogues d’exposition
–Vendredi 5 juin – MSH Lyon, salle Élise Rivet –
LE CATALOGUE D’EXPOSITION MONOGRAPHIQUE ET LA RELATION ARTISTE/GALERISTE
9h30 – Eva Belgherbi (Archives & catalogue raisonné Marc Chagall) – La relation Marc Chagall/Pierre Matisse au prisme des catalogues d’exposition de la Pierre Matisse Gallery à New York (1941-1948)
10h00 – Valérie Gross (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) – Les catalogues d’exposition de l’œuvre de Raoul Dufy édités par la galerie Louis Carré, 1941-1953
10h45 – 11h00 – pause
LE CATALOGUE D’EXPOSITION COMME ESPACE D’EXPÉRIMENTATION
Modération – Nathalie Moureau (université Paul Valéry Montpellier 3)
11h00 – Giulia Gabellini (architecte du patrimoine, chercheuse indépendante) – L’activité éditoriale de la galerie romaine Apollodoro (1985-1994) : le catalogue comme second espace d’expérimentation dans la pratique de Giovanna Massobrio et de Paolo Portoghesi
11h30 – Laurence Corbel (université Rennes 2) et Hubert Renard (artiste) – Ce que les éditions de la galerie Michèle Didier disent du catalogue d’exposition
Sabine du Crest, Espaces frontière des intérieurs européens aux XVIIe et XVIIIe siècles, Rome, Gangemi Editore, 2026, 304 p.
Laque, porcelaine, papier peint, soierie, ces artéfacts extraeuropéens peuvent être considérés comme les arguments majeurs de la rhétorique matérielle d’un intérieur dans l’Europe des XVIIe et XVIIIe siècles. Cabinets et salons habités par l’ailleurs constituent un phénomène variable en intensité et signification selon les accords trouvés entre le proche et le lointain.
Du pyramidion de porcelaines de Chine en bleu et blanc de Lisbonne au salon Vieux Laque de l’Impératrice Marie-Thérèse à Schönbrunn ou aux chambres de papier peint chinois d’exportation des demeures britanniques, nombreux sont les intérieurs de pouvoir ou de délassement hantés par l’ailleurs. Les buts poursuivis par leurs concepteurs ou leurs conceptrices, à Munich, Bayreuth, Eggenberg, Saltram, Florence, Turin ou Paris peuvent différer: réinvention d’un intérieur propice au loisir lettré, salon de représentation pour renforcer la politique de prestige du prince ou bien lieu d’expérimentation d’idées nouvelles. Toujours, cependant, le destinataire est pris au piège de ces spectacles panoramiques de lointains rêvés mais présents, à la fois proches et inaccessibles.
Lieux de l’entre-deux, ces espaces frontière intérieurs permettent de saisir les inflexions de la conscience de l’altérité et son rôle non seulement dans la fabrique de l’identité européenne aux XVIIe et XVIIIe siècles mais aussi dans son progressif décentrement. Leur étude autorise ainsi le renouvellement de l’analyse de l’apport des mondes lointains à l’art de l’Europe moderne.
Illustration de couverture : Emma Kadraoui, Sans titre, 2023, feutre sur papier, dessin réalisé lors du colloque en 2023.
Sarah Crépieux-Duytsche, Marc Gauchée & Guillaume Jaehner (dir.), Muses, égéries, pygmalions. Créations et rapports de genre, préface de Sarah Crépieux-Duytsche, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, coll. Les Cahiers d’Artes, n° 21, 2026, 296 p.
Le CRHA a le plaisir d’annoncer la publication d’un ouvrage collectif issu d’un colloque d’initiative doctorante, qui s’est tenu à l’université de Bordeaux Montaigne en 2023, avec le soutien de l’École doctorale Montaigne Humanités, du CRHA F.-G. Pariset, d’ARTES et de BIG.
Bien que les Muses, la nymphe Égérie et Pygmalion aient suscité de nombreuses réinterprétations, ces figures et leurs antonomases demeurent peu définies. Elles évoquent et symbolisent pourtant les relations entre l’artiste et son sujet, documentant ainsi le contexte de production des œuvres d’art et les conceptions d’artistes et d’inspiratrices. Examiner ces termes permet donc de considérer les rôles genrés dans la création ; celle-ci étant encore trop associée à la puissance génitrice d’un homme impulsée par la présence d’une femme.
Ces actes et le colloque dont ils sont issus réunissent plusieurs disciplines et couvrent la période du XVe au XXIe siècle. Ils définissent et interrogent ces relations qui conditionnent des rapports de genre déséquilibrés.
Avec les textes de Rebecca Boyd, Sarah Crépieux-Duytsche, Diana Plachendovskaya, Marie-Apolline Joulié, Abel Delattre, Nicolas Thierry, Nathalie Kremer, Laurence Sieuzac, Isabelle Boisclair, Marc Gauchée, Albain Le Garroy, Quentin Petit Dit Duhal, Guillaume Jaehnert. Et l’entretien de Bénédicte Alloing et Ellénore Lemattre, coréalisatrices du film Les Filles de Méduse (2022).
Emeline Larroudé, doctorante du CRHA, donne une conférence intitulée Être peintre-décorateur en province : le cas Bussière, le mardi 14 avril 2026, de 18h à 19h, à la bibliothèque Mériadeck de Bordeaux. L’entrée est libre et gratuite.
Les Bussière représentent une dynastie mâconnaise de peintres-décorateurs installée à Mâcon, en Saône-et-Loire, et active de la seconde moitié du XIXe à la première moitié du XXe siècle. Leur étude éclaire à la fois sur la perméabilité de statuts d’artiste et d’artisan en province, mais aussi sur les jeux de regards qui s’opèrent avec la capitale. La variété de leurs parcours reflète remarquablement les caractéristiques de la création artistique de leur époque.
Cette conférence s’intègre dans le cadre du second cycle de conférences, Du nouveau sur le passé. Actualité de la jeune recherche en archéologie, histoire et histoire de l’art, cycle organisé en 2025-2026 par Philippine Piel et Clément Piquet, deux membres du CEMMC. Le programme 2025-2026 émane toujours de doctorantes et de doctorants rattachés à trois unités de recherche de l’université Bordeaux Montaigne : Ausonius, le CEMMC et le CRHA F.-G. Pariset. Les conférences sont destinées à un public large et diversifié.
Paquebot « Île de France » C.G.T. – Le Salon Mixte, carte postale (détail), coll. part.
Appel à communication. Dans la continuité de l’atelier qui avait donné lieu en 2020 à la publication Une tradition révolutionnaire. Les arts figuratifs de Rome à Paris 1905-1940 et à l’occasion de l’exposition Jean Dupas & Co. Le grand Art déco (musée des Beaux-Arts de Bordeaux, 26 juin-29 novembre 2026), le musée des Beaux-Arts de Bordeaux, le département d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis et le centre de recherche en histoire de l’art F.-G. Pariset (université Bordeaux Montaigne), ont souhaité organiser un colloque international, qui se tiendra à Bordeaux, à l’auditorium de la bibliothèque Mériadeck (85 cours Maréchal Juin), le jeudi 5 et le vendredi 6 novembre 2026.
Ce colloque international se propose d’explorer la dynamique paradoxale de la tradition : la résistance au modernisme développée par certains artistes formés dans le cadre officiel de l’École des beaux-arts se conjugue en effet à des propositions d’évolution se traduisant tout particulièrement par un investissement dans le grand décor, qu’il s’agisse de bâtiments publics, de paquebots ou de pavillons d’exposition.
Le parcours même de Jean Dupas – de Bordeaux à Paris, Rome et New York – est exemplaire de cette dynamique, stimulée par des circulations et échanges, qui produit un art difficile à qualifier pour les critiques et les historiens. En témoignent notamment les grands programmes décoratifs auxquels il est associé, en particulier la Bourse du travail de Bordeaux (1938). Le rôle de certains architectes comme Expert, d’Welles, Roux-Spitz, Carlu ou Beaudouin, est central dans la réunion du groupe d’artistes qui, autour de Dupas et de ses amis, dont plusieurs comme lui sont Prix de Rome, prend part à l’élaboration d’un « art décoratif ». De même le cadre des expositions nationales ou internationales est essentiel pour ce type de productions, parfois éphémères.
Ces artistes, rejetant les avant-gardes aussi bien que la routine académique, tentent d’ouvrir une voie alternative privilégiant une évolution fondée sur les principes fondateurs de l’École tout en adoptant des stylisations et des déformations assez maniéristes, qui sont une des bases de ce que l’on qualifie parfois comme « peinture Art Déco », notion en vérité réductrice. Si certains ont pu y voir un « classicisme décoratif » (Arsène Alexandre), il apparaît bien que cet art échappe aux catégories convenues.
Ces tendances sont concomitantes en France, en Italie et en Amérique du Nord. Ne serait-ce pas aussi parce que les plus actifs de ces défenseurs d’une tradition vivante ont été formés à Rome ? Les perspectives de ce colloque doivent s’élargir aux États-Unis où la pratique du grand décor et le culte de la notion de tradition, de l’American Renaissance à l’American Scene, structurent une fraction notable du champ artistique dans une relation d’attraction/répulsion avec l’Europe. Parmi les illustrations possibles de ce phénomène, citons les pensionnaires de l’American Academy in Rome, les exposants de l’Architectural League de New York ou bien encore Thomas Hart Benton, dont le langage plastique doit beaucoup aux décorateurs de la Renaissance italienne.
L’hypothèse centrale de ce colloque n’est pas tant la recherche d’« influences » que celle d’affinités, plastiques et idéologiques, et de convergences entre les artistes passés par la Villa Médicis ou l’American Academy, certains artistes italiens du Novecento comme Sironi, ou des artistes italiens spécialisés dans la peinture murale, comme Ferrazzi, Campigli ou Cagli, qui présentent les mêmes aspirations et traitent de thèmes communs.
Axes du colloque
Dupas, ses amis : positionnement artistique et idéologique, exemples de grands décors, dont évidemment ceux de Bordeaux, en privilégiant certains ensembles encore peu étudiés.
Artistes italiens et américains qui ont exprimé ces tendances prioritairement à travers le grand décor, en envisageant leur formation et les cadres de leurs productions, car l’entre-deux-guerres est marquée par des « grands » programmes politiques explicites.
Tentative de qualifier ces productions à travers leurs options tant plastiques qu’idéologiques, les catégories proposées à ce jour par l’historiographie, néo-classicisme, Retour à l’ordre, etc. ou même Art Déco s’avérant peu convaincantes.
Les propositions (350 mots au maximum), rédigées devront être envoyées au plus tard le 30 mai 2026, accompagnées d’une courte bio-bibliographie à :
Sophie Barthélémy, directrice du musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Alessandro Gallicchio, maître de conférences, Sorbonne Université, directeur du département d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis
Laurent Houssais, maître de conférences, université Bordeaux Montaigne, directeur du centre de recherche en histoire de l’art F.-G. Pariset (UR 538)
Laura Iamurri, professeure, Università degli Studi, Roma Tre
Dominique Jarrassé, professeur honoraire associé, université Bordeaux Montaigne, professeur à l’École du Louvre
Pierre Sérié, maître de conférences hdr, université Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand
Margaux Wymbs, conservatrice des collections XIXe-XXe au musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Comité d’organisation
Alessandro Gallicchio, maître de conférences, Paris Sorbonne, directeur du département d’histoire de l’art de l’Académie de France à Rome
Laurent Houssais, maître de conférences, université Bordeaux Montaigne, directeur du centre de recherche en histoire de l’art F.-G. Pariset (UR 538)
Margaux Wymbs, conservatrice des collections XIXe-XXe au musée des Beaux-Arts de Bordeaux
Charles De Wailly, Temple de l’Amitié, 1782. Albertina, Vienn
Faisant suite à l’appel à communication lancé en juin dernier, cette journée d’étude est organisée par le Criham (université de Poitiers) et le CRHA F.-G. Pariset (université Bordeaux Montaigne), avec le soutien du Ghamu dans le cadre du master histoire, civilisation et patrimoine.
Cette journée, qui se tiendra le jeudi 2 avril à Poitiers, faculté des sciences humaines et arts, 8 rue René Descartes, bât. E 17, salle 103, a été organisée et coordonnée par Marie-Luce Pujalte-Fraysse (université de Poitiers, Criham) et Alexia Lebeurre (université Bordeaux Montaigne, CRHA F.-G. Pariset).
Entrée libre et ouverte à tous dans la limite des places disponibles.
10h – Marie-Luce Pujalte-Fraysse (université de Poitiers), Introduction
10h15 – Daniel Rabreau (université Panthéon-Sorbonne), Pour un portrait moral de l’architecte
Au service des élites européennes
11h – Bertrand Gautier (Galerie Talabardon et Gautier, Paris), Dessins inédits autour des décors du grand Salon du palais Spinola de Gênes
11h30 – Pause
11h45 – Dirk Van de Vijver (université d’Utrecht), Historiographie critique sur De Wailly en Belgique. Limites et perspectives
12h15 – Amalia Papaioannou (université Harokopeio) – Archéologie, érudition et promotion professionnelle : les projets de fabriques pour le parc d’Enghien de Charles De Wailly
Le milieu professionnel
14h30 – Delphine Desbourdes (centre de recherche du château de Versailles), Une exception dans le mécénat du duc d’Aiguillon : la commande de la chaire de Saint-Sulpice à Charles De Wailly
15h – Adeline Rege (université de Strasbourg), Camarades d’études, confrères, concurrents ? Les relations entre Charles De Wailly et Simon-Louis Du Ry
15h30 – Pause
15h45 – Sigrid de Jong (ETH Zurich), Suspendu dans l’air : échanges sur le mouvement dans l’architecture entre De Wailly, Chambers et Le Roy
16h15 – Aurore Walter (université de Poitiers), Au cœur du chantier : le cercle professionnel de Charles De Wailly aux Ormes
16h45 – Hélène Rousteau-Chambon (Nantes Université), Charles De Wailly, un académicien comme les autres ?
Harold Harvey, The Critics, 1922. Huile sur toile, 98 x 75 cm., Creative Commons 0, @Birmingham Museum
Les doctorantes et doctorants du CRHA F.-G. Pariset organisent une journée d’étude sur « Les Réseaux », le vendredi 27 mars, à la bibliothèque universitaire Droit Lettres, 4 avenue Denis Diderot, Pessac, salle 608. L’entrée est libre et gratuite.
PROGRAMME
9h00
Introduction par Laurent Houssais et Myriam Métayer
Emeline Larroudé, Le réseau Bussière ou les ramifications d’une dynastie d’artistes (XIXe-XXe siècle)
Gabriele Romani, Réseaux d’ateliers et collusion créative : le rôle actif des modèles italiens à Paris (1850-1920)
Cora Hopkins, Exposer ensemble : initiatives collectives et internationales des peintres roumaines (1916-1939)
13h00
Iris Mansot, De l’importance des galeries pour l’intégration de certaines artistes femmes dans l’abstraction lyrique (1953-1965)
Catherine Macchi, Cloti Ricciardi et Suzanne Santoro, deux artistes féministes aux marges du milieu de l’art italien dans les années 1970
François Trahais, La Côte d’Azur dans l’histoire de l’art conceptuel : un discret pôle d’influences (1972-1992)
Clémentine Aïqui Reboul Paviet, Comedian (2019) de Maurizio Cattelan : le monde de l’art contemporain face aux réseaux sociaux et aux nouveaux médias
15h45
Table ronde avec les masterants et masterantes du master recherche en histoire de l’art, université Bordeaux Montaigne, département d’histoire de l’art et d’archéologie
Iris Mansot, doctorante du CRHA, donne une conférence intitulée “Peindre comme un homme”, une réponse pour être artiste femme dans l’abstraction lyrique ? L’exemple d’Huguette Arthur Bertrand (1920-2005) le mardi 10 mars 2026, de 18h à 19h, aux archives départementales de la Gironde (72-78 cours Balguerie Stuttenberg, Bordeaux). L’entrée est libre et gratuite.
Portrait d’Huguette Arthur Bertrand, v. 1955
En 1962, sur la première chaîne de l’ORTF, Huguette Arthur Bertrand déclare vivre comme un homme et peindre donc comme un homme. Que nous dit ce propos sur la situation des artistes femmes dans l’abstraction lyrique des années 1950 en France ? À partir de cette déclaration, la présentation interrogera la relation entre la pratique picturale de Huguette Arthur Bertrand et les stéréotypes de genre, tant du point de vue de ses déclarations que de la réception critique de son œuvre.
Cette conférence s’intègre dans le cadre du second cycle de conférences, Du nouveau sur le passé. Actualité de la jeune recherche en archéologie, histoire et histoire de l’art, cycle organisé en 2025-2026 par Philippine Piel et Clément Piquet, deux membres du CEMMC. Le programme 2025-2026 émane toujours de doctorantes et de doctorants rattachés à trois unités de recherche de l’université Bordeaux Montaigne : Ausonius, le CEMMC et le CRHA F.-G. Pariset. Les conférences sont destinées à un public large et diversifié.