
Prévue à l’agenda de l’Assemblée Nationale le 7 juillet, une proposition de loi déposée par le député Les républicains Eric Pauget, vise à instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Ce texte est soutenu par le gouvernement. D’ailleurs, celui-ci a déjà fait adopter, lors d’une première discussion à l’Assemblée Nationale en janvier 2026, un amendement tendant à créer une présomption de légalité des tirs par les forces de l’ordre.
La proposition de loi amendée crée une présomption de légalité des tirs et inverse la charge de la preuve. L’usage d’une arme à feu par les forces de l’ordre sera considéré, a priori, comme légal, c’est-à-dire nécessaire et proportionné. Il appartiendra au procureur, en pratique aux familles des victimes, de démontrer que le tir mortel n’était pas justifié.
Ce texte s’inscrit dans le bilan déjà alarmant de la loi Cazeneuve de 2017 et la création de l’article L.435-1 du Code de la sécurité intérieure. Elle autorise déjà les policiers à utiliser leur arme dès lors qu’ils estiment que les occupants d’un véhicule sont susceptibles d’être dangereux, ce qui laisse les agents seuls juges d’une situation pouvant s’avérer mortelle.
Depuis son adoption, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués par les forces de l’ordre invoquant l’article L435-1, soit cinq fois plus qu’avant la loi. Le nombre de personnes tuées par les forces de l’ordre s’est, lui aussi, considérablement accru : quarante-neuf personnes sont mortes au cours d’une intervention policière en 2025 dont dix-neuf par arme à feu ; soixante-six en 2024, dont vingt-sept par arme à feu.
En fait, ce petit pays qui se pense grand est devenu depuis quelques années le pays de l’Union Européenne où il y a le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique comme le pointent les experts en droit international des droits humains lors de l’examen de la France par le Comité contre la torture des Nations unies, en avril 2025.
Dans un État de droit, l’usage des armes à feu devrait pourtant intervenir en tout dernier recours. Pourquoi ? Parce qu’un seul tir peut tuer. C’est pourquoi il est nécessaire que l’usage des armes soit encadré par des textes restrictifs. C’est aussi parce que nous sommes dans un État de droit que tout décès causé par un agent de l’État doit faire l’objet d’une enquête. Or, non seulement cette proposition de loi porte une atteinte manifeste au droit à la vie et à l’intégrité physique consacré par les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, mais elle aurait également des effets majeurs sur la responsabilité des forces de l’ordre.
Concrètement, le fonctionnaire ayant fait usage de son arme à feu ne pourrait plus être placé en garde-à-vue, ce qui fera obstacle au recueil de sa version, à la réunion des premiers indices et, in fine, à la manifestation de la vérité. Or, le droit à la vie ne se limite pas à prohiber les atteintes arbitraires à l’existence ; il oblige également les autorités à mener une enquête rapide, impartiale et approfondie lorsqu’une personne trouve la mort à la suite de l’intervention d’un agent public. Dans ce contexte, l’instauration d’une présomption de légalité des tirs reviendrait à admettre d’emblée la conformité de l’usage de l’arme et donc de freiner, voire d’empêcher la réalisation de ces investigations, avec pour conséquence possible que des utilisations injustifiées de la force échappent à toute sanction.
Il est certain que cette absence d’investigation sur le recours aux armes à feu aura une influence directe sur le nombre de tirs mortels.
Cette proposition de loi fragilise donc des piliers de l’État de droit de ce petit pays qui se dit pays des droits de l’homme. Cette loi fragilise le droit à la vie, l’obligation de l’État de rendre des comptes en cas de décès aux mains des forces de l’ordre.
Et donc Mardi 7 juillet 2026, le camp présidentiel de ce petit pays qui se pense grand et le Rassemblement national ont voté en faveur de la présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme qui ferait usage de son arme. Face au tollé de la gauche, le gouvernement a déclenché un « vote bloqué » pour couper court aux débats.
Avec la Loi RIPOST, tout cela dessine un même mouvement qui s’amplifie dans ce petit pays qui se dit pays des droits de l’homme : plus de police, moins de justice.
Avant toute chose, je ne peux pas ne pas rappeler ce qui se passe dans ce petit pays qui se pense grand. Dans ce petit pays qui se pense grand, on peut être condamnée pour avoir pillé l’argent public, et rester éligible pour le gérer. En effet, le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a confirmé que Marine Le Pen a détourné, de façon massive et organisée, des fonds publics européens pendant des années. Mais la frilosité et la légèreté des juges ont rendu une décision qui la rend juridiquement capable de briguer la présidence de la République en 2027. Ce n’est pas une anomalie de la décision. C’est une propriété du système qu’elle révèle. Bienvenue dans ce petit pays qui se pense grand.
Ce soir les Nowakowskismes rendent visibles les dérives de ce monde, les dérives de ce petit pays qui se pense grand et le mouvement qui s’amplifie de plus de police, moins de justice. Les dérives de la surveillance généralisée qui s’installe sous le prétexte fallacieux de la protection des plus faibles. Enfin, la révolte à mener contre ces entreprises de la Tech étasuniennes et leur responsabilité dans l’installation d’un monde privé de liberté et dans leur implication technologique dans les guerres génocidaires. John Lennon imaginait un monde où la paix régnerait, … où en sommes-nous ? J’ai peur que nous ayons failli.
Ne leur montrez jamais votre visage au prétexte de la vérification de votre âge. ILS parleront de « sécurité ». ILS parleront de « vérification ». ILS parleront de « garantie d’âge ». ILS parleront d’un petit pas pour protéger les enfants. Mais la réalité est tout autre. En fait, avant de pouvoir parler, avant de pouvoir publier ou lire, il va falloir d’abord leur prouver qui on est. Et la seule façon qu’ILS ont trouvée pour y parvenir, c’est par la pièce d’identité officielle ou,… en exposant un visage à une caméra qui décidera si vous êtes assez âgé pour être considéré comme digne de confiance.
Pour obtenir cela, ILS utilisent un moteur difficile à contrer, la docilité.
ILS partent du principe que vous allez soupirer, râler peut-être, télécharger la photo, puis passer à autre chose.
Tout leur modèle économique repose là-dessus. C’est aussi leur point faible. Un mur de vérification que personne ne vérifie est un mur devant lequel personne ne se tient.
Alors ne vous soumettez pas d’avance et écoutez plutôt ce qui suivra après All them witches.
En avril 2026, des documents budgétaires confidentiels ont révélé que le Department of Homeland Security aux USA développait des lunettes intelligentes destinées à permettre aux agents fédéraux d’identifier en temps réel, dans la rue, toute personne figurant dans ses bases de données biométriques. Les ICE Glasses combineront reconnaissance faciale, analyse de la démarche, et accès en temps réel à des listes de surveillance. Le système est décrit comme une forme de matériel de réalité augmentée qui permettra aux agents d’accéder à des données liées à l’identité tout en étant sur le terrain.
Ce projet s’inscrit dans une escalade de surveillance sans précédent aux États-Unis, où des agents portent déjà des lunettes Ray-Ban Meta lors d’opérations d’immigration sans cadre légal explicite, sans consentement des personnes filmées, et presque sans réaction du Congrès. Et vous savez quoi ? Cette même technologie de reconnaissance faciale est utilisée par les plateformes en ligne afin de vérifier l’âge des internautes. Et comme nous l’avons vu à de multiples occasions dans les Nowakowskismes, ces systèmes déployés par les plateformes sont, pour la grande majorité, des modèles d’estimation probabiliste. Ils estiment donc une tranche d’âge à partir de caractéristiques morphologiques capturées en temps réel. Bien sûr avec tous les biais et erreurs inhérents à son principe même.
Et derrière tout ce système se cache toujours derrière la même rengaine : « Mais personne ne pense aux enfants ?! » alors que cela concerne tout le monde.
Personne ne conteste que certains usages d’internet puisse nuire aux enfants. Ce problème est bien réel, mais, dans le cas présent, il est détourné et exploité afin d’installer un système de surveillance généralisée. Pourquoi ? Parce que pour s’assurer qu’aucun enfant n’est présent, la seule solution est de contrôler tout le monde. Dans ce système orwellien, ILS ne demandent pas vos papiers parce qu’ILS vous soupçonnent de quoi que ce soit. ILS demandent vos papiers parce que cette vérification est devenue le prix à payer pour accéder à la vie sur le web.
ILS ont vendu ce système comme le seul moyen de « protéger les enfants » ? Or, aucun de ces systèmes n’est conçu pour répondre uniquement à cela. Ils sont juste conçus pour savoir qui vous êtes en collectant nom, date de naissance, numéro de pièce d’identité, visage. Rien à voir avec une vérification d’âge. C’est un contrôle d’identité imposé.
Nous n’avons cessé d’enseigner aux gens la première règle d’Internet : ne jamais révéler sa véritable identité à des inconnus. Nous avons même un terme, le « doxxing », pour désigner le fait d’imposer cette exposition à quelqu’un contre son gré. Et aujourd’hui, ces mêmes gouvernements et plateformes demandent à chaque citoyen de le faire de lui-même, dans un geste obligatoire volontaire comme condition sine qua non pour se connecter.
Un mot de passe divulgué est un désagrément. Vous le réinitialisez et passez à autre chose. Votre visage, votre permis de conduire, cette géométrie unique qu’un scanner réduit à un numéro, ne peuvent pas être réinitialisés. Un scan facial n’est pas une photographie. C’est une carte en trois dimensions d’un individu, un modèle biométrique suffisamment précis pour être recoupé plus tard avec l’image d’une caméra de surveillance installée à un coin de rue, dans un aéroport, à un carrefour, dans un centre commercial. Et la cartographie de ce visage sera alors stockée sur le serveur installé quelque part dans monde, souvent par un prestataire tiers que vous n’avez jamais choisi, que vous ne pouvez pas nommer et auquel vous ne pouvez pas demander de rendre des comptes.
Comme toujours, le service de vérification promet que les documents seront supprimés dès qu’ils ont été contrôlés. Ils ne le seront évidemment pas toujours, et cette promesse ne vaut plus rien dès lors que l’entreprise est victime d’une fuite de données ou tout simplement si elle tombe sous coup de la moi étasunienne.
Pour couronner le tout, ce système échoue face à la seule promesse qu’il a à tenir. Parce que les adolescents déterminés savent contourner les contrôles d’âge avec la même facilité qu’ils respirent : un identifiant emprunté, un VPN, une case à cocher, un compte vérifié acheté pour le prix d’un café. Quelques heures à peine après le déploiement des limitations par tranches d’âge par une plateforme, des comptes pré-vérifiés pour tous les âges étaient déjà en vente sur eBay. Les adolescents se frayent un chemin à coups de machette à travers les technologies conçues pour les « protéger » ou plus exactement les amputer d’un espace de vie, de la même manière que l’eau trouve les fissures dans un mur. Ils ont tout le temps du monde, toutes les motivations, ainsi que toute la structure sociale et les canaux de discussion obscurcis nécessaires pour y parvenir.
Pire encore, l’architecture mise en place pour « protéger » les enfants peut les mettre en danger. En classant les utilisateurs dans des enclos étiquetés par âge, ça ne permet évidemment pas d’arrêter un prédateur. Par contre, cela crée un répertoire d’enfants, un annuaire, un moyen de filtrer et d’accéder directement aux enfants. Enfin, les adolescents écartés des plateformes grand public ne cessent pas de se connecter. Ils se réfugient juste dans des recoins plus sombres et non modérés, loin de la surveillance même qui était censée les protéger. Dans ce système, les enfants ne sont pas sauvés. Seule reste la surveillance généralisée.
Relax ? Évidemment non ! Tout cela fait que les bases de données que nous contribuons volontairement à constituer pour un gouvernement digne de confiance ne resteront pas forcément et éternellement entre des mains dignes de confiance. Les gouvernements, le régimes politiques changent, l’histoire le montre, il suffit de regarder autour de nous. Un fichier qui se contente de répertorier qui vous êtes aujourd’hui devient, sous un futur gouvernement mal intentionné, une carte indiquant qui rechercher, qui traquer, qui enfermer, qui priver de liberté. Aux USA, et partout dans le monde (souvenez-vous Edward Snowden), nous savons que les agences fédérales américaines espionnent les citoyens à grande échelle. Qui a participé à quelle manifestation, qui a lu quel forum, qui appartient à quel groupe. Il y a évidemment de fortes raisons de craindre ce qu’un régime liberticide et anti-démocratique ferait d’une liste toute prête à l’emploi. Là encore reprenons les cours d’histoire. Les données n’oublient pas, et elles ne prennent pas parti. Par contre, elles attendent simplement celui qui les détiendra comme l’anneau de pouvoir de Tolkien.
Nous sommes témoins et acteurs d’un glissement de l’usage d’Internet. En fait, Internet commence à ressembler à un lieu de travail dans lequel tout le monde a trop peur pour dire autre chose que des propos sans risque, de crainte qu’un vrai nom associé à une opinion sincère ne leur coûte un véritable emploi.
Comme toujours, la plupart des gens s’en accommodent, en se basant sur les mêmes arguments fallacieux et maintes fois réfutés du type « je n’ai rien à cacher » font qu’une majorité de parents souhaite que les enfants soient protégés en ligne, et qu’une large majorité se dit ainsi favorable à la vérification de l’âge en théorie.
Or, un système de vérification n’a pas besoin d’approbation, il a juste besoin de la participation volontaire de tous. Il ne fonctionne que si presque tout le monde s’y conforme.
Refuser cela c’est priver le système de la coopération universelle dont il a besoin pour fonctionner. Ne pas télécharger la photo, ne jamais donner son visage, c’est bloquer le système. Posez-vous la question ? Est-ce que vous iriez dans un bar dans lequel le barman vous demande de scanner votre pièce d’identité et de l’enregistrer dans une base de données nationale avant de vous servir ? Certainement non !
Donc, nous, simples internautes, pouvons mettre fin à tout ce système en nous désengageant, en boycottant le processus. Imaginez un « Mois national du libre choix de l’identité », durant lequel personne n’utiliserait aucune plateforme exigeant de montrer son visage, personne ne se connecterait, personne ne verrait de publicités, personne n’achèterait de projets sponsorisés. Les plateformes subiraient des baisses massives de leurs revenus, et un lobbying intense s’exercerait pour faire abroger ces lois odieuses. Nous en sommes capables.
Le seul mot qu’ils ne peuvent pas contourner, c’est « non ».
Je le rappelle, ces systèmes fonctionnent grâce à la docilité. Ils partent du principe que vous allez soupirer, télécharger la photo, puis passer à autre chose. Tout leur modèle économique repose là-dessus. C’est aussi leur point faible. Un mur de vérification que personne ne vérifie est un mur devant lequel personne ne se tient.
Alors refusez. Refusez le scan. Refusez le téléchargement. Fermez les comptes qui l’exigent et expliquez-leur, par écrit, exactement pourquoi vous partez. Les plateformes ont bien plus besoin de vous que vous n’avez besoin d’elles. Vous pouvez vous passer du fil d’actualité, elles ne peuvent pas se passer de leur communauté. Ne vous soumettez pas d’avance. Le visage sur votre pièce d’identité est la chose la plus immuable que vous possédez.
Ne leur donnez jamais votre visage. Et souvenez-vous de cette histoire !
En mars 2026, un rapport a confirmé ces craintes. Angela Lipps, 50 ans, n’avait jamais mis les pieds dans le Dakota du Nord. Elle n’avait jamais pris l’avion de sa vie. Pourtant, en juillet 2025, une équipe de marshals américains l’a arrêtée à son domicile du Tennessee, pistolet au poing, pendant qu’elle gardait quatre jeunes enfants. La cause : un logiciel de reconnaissance faciale déployé par la police de Fargo avait désigné cette grand-mère de cinq petits-enfants comme la principale suspecte d’une série de fraudes bancaires. Six mois de détention, une maison perdue, une voiture saisie, un chien abandonné… et toujours aucune excuse de la part des autorités. Aux USA, l’affaire Lipps est devenue en quelques jours le symbole mondial des dérives de l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale dans la justice pénale. Méditons et agissons !
Donc non et à nous de faire tout ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas alors qu’à un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez de ce petit pays qui se pense grand tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Cette loi est dite « RIPOST », sorte de fourre-tout de mesures répressives sans aucune cohérence globale, énième accélérateur de surveillance qui prolonge et étend l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique et renforce massivement le dispositif méconnu, mais non moins dangereux, des lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation déployés à bas bruit. La simplicité de détection et d’exploitation des plaques d’immatriculation, couplée aujourd’hui à une centralisation et, demain, à une analyse algorithmique, décuple les possibilités de contrôle étatique. Cette surveillance massive porte atteinte à la liberté d’aller et venir et favorise les utilisations arbitraires.
Il nous faut amplifier les mobilisations en rendant visibles celles qui se déploient déjà, en documentant leurs réussites et leurs échecs pour permettre à chacun de s’en inspirer… de les prolonger, de les reproduire.
Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça.
Extraits d’une lettre de démission envoyée par un technicien à plus de 1000 employés de Microsoft. Après près de deux ans en tant que technicien en environnements critiques dans un centre de données de Microsoft en Italie, j’ai décidé de démissionner. La raison est qu’actuellement, Microsoft étend massivement ses centres de données européens ou plutôt ses centres de surveillance de masse afin d’utiliser la Palestine comme laboratoire pour son arsenal numérique expérimental. Depuis 994 jours, Microsoft alimente le génocide du peuple palestinien, et les centres de données européens de l’entreprise jouent un rôle fondamental dans la complicité de Microsoft à l’égard de tous ces crimes contre l’humanité.
Le 6 août 2025, des rapports ont révélé que Microsoft hébergeait 11500 téraoctets de données provenant d’appels téléphoniques palestiniens interceptés dans son centre de données aux Pays-Bas, avec des données supplémentaires stockées en Irlande, pour un total de 200 millions d’heures d’enregistrement audio. Cette masse de données de surveillance a été décrite comme « l’une des plus vastes et des plus intrusives collections de données de surveillance jamais constituées sur un groupe de population unique ».
Ces données sont utilisées par l’armée israélienne pour identifier des cibles en vue de frappes aériennes, d’arrestations et de chantages visant l’ensemble de la population palestinienne. Elles servent également de données d’entraînement pour concevoir des programmes de ciblage par intelligence artificielle. Ces programmes inventent des justifications arbitraires pour assassiner des non-combattants, ajoutant délibérément des travailleurs civils à la « banque de cibles » générée par l’armée israélienne. Ces programmes facilitent aussi le massacre de familles entières en une seule fois.
Le centre de données irlandais de Microsoft est également utilisé pour le programme de surveillance de masse « Al-Munasseq » (le Coordinateur). Il s’agit d’une application que les voleurs de terres obligent les Palestiniens à installer sur leurs téléphones dans le cadre de leur système illégal de permis lié à l’apartheid. Elle sert à placer les Palestiniens sous surveillance constante, violant ainsi leur droit fondamental à la vie privée.
Voilà une nouvelle façon pour le gouvernement irlandais de permettre que le l’Irlande serve à faciliter les crimes de guerre. Ces systèmes servent également à intercepter les communications de citoyens irlandais ayant échangé avec des Palestiniens. Le Conseil irlandais pour les libertés civiles (ICCL) conteste ces programmes d’espionnage de masse.
Tous ces agissements suscitent bien sûr des réactions. Il y a quelques jours, des activistes du collectif « Your Tech Their Deaths » ont perturbé une conférence organisée par Microsoft à Dublin.
Dans cette lettre, il est également rappelé l’impact climatique des systèmes d’IA de Microsoft et des immenses quantités de « notre eau, de nos terres et de notre énergie » qui alimentent la machine de guerre qui ravage l’Asie de l’Ouest.
Enfin, tout ceci met le doigt sur l’hypocrisie de Microsoft qui prône l’autonomisation des travailleurs et un « état d’esprit axé sur la croissance », tout en faisant d’eux…des complices involontaires de sa participation à un génocide.
Nous avons à la fois le pouvoir et la responsabilité de reprendre la maîtrise de notre travail. La campagne « No Azure for Apartheid » (NOAA) a effectivement démontré sa force. Elle rassemble des employés de Microsoft et d’autres personnes exigeant que l’entreprise respecte les valeurs éthiques dont elle se réclame, en mettant fin à sa complicité directe et indirecte dans l’apartheid et le génocide.
La campagne NOAA a contraint Microsoft à résilier un contrat avec l’unité 8200, le service de renseignement criminel israélien.
Qu’attendons-nous pour désinstaller tous les logiciels microsoft de nos machines et de nos usages ?
Sources et inspirations
https://www.ldh-france.org/la-proposition-de-loi-sur-la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-lordre-ne-doit-pas-passer/
https://www.amnesty.fr/reperes/loi-presomption-legitime-defense-de-la-police-ce-qu-il-faut-savoir/
https://www.thecanary.co/global/world-analysis/2026/06/26/microsoft-worker-emails/
https://www.laquadrature.net/2026/06/17/loi-ripost-quand-nunez-attaque-les-lapi-ou-la-surveillance-massive-des-deplacements/
https://securite.developpez.com/actu/384420/Ne-leur-montrez-jamais-votre-visage-pourquoi-la-reconnaissance-faciale-imposee-au-pretexte-de-la-verification-de-votre-age-represente-un-enorme-risque-de-securite/
https://danslesalgorithmes.net/stream/ne-leur-donnez-jamais-votre-visage/
https://disclose.ngo/fr/article/reconnaissance-faciale-illegale-la-police-prise-en-flagrant-delit
https://www.politis.fr/articles/2026/07/permis-de-tuer-comment-la-presomption-de-legitime-defense-fabrique-limpunite-des-policiers/
Musiques
All them witches, The children of Coyote Woman
REZN, Relax
A perfect circle, Imagine








