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Nowakowskismes 10.21. Imagine

Prévue à l’agenda de l’Assemblée Nationale le 7 juillet, une proposition de loi déposée par le député Les républicains Eric Pauget, vise à instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre ». Ce texte est soutenu par le gouvernement. D’ailleurs, celui-ci a déjà fait adopter, lors d’une première discussion à l’Assemblée Nationale en janvier 2026, un amendement tendant à créer une présomption de légalité des tirs par les forces de l’ordre.
La proposition de loi amendée crée une présomption de légalité des tirs et inverse la charge de la preuve. L’usage d’une arme à feu par les forces de l’ordre sera considéré, a priori, comme légal, c’est-à-dire nécessaire et proportionné. Il appartiendra au procureur, en pratique aux familles des victimes, de démontrer que le tir mortel n’était pas justifié.
Ce texte s’inscrit dans le bilan déjà alarmant de la loi Cazeneuve de 2017 et la création de l’article L.435-1 du Code de la sécurité intérieure. Elle autorise déjà les policiers à utiliser leur arme dès lors qu’ils estiment que les occupants d’un véhicule sont susceptibles d’être dangereux, ce qui laisse les agents seuls juges d’une situation pouvant s’avérer mortelle.
Depuis son adoption, au moins trente-cinq occupants de véhicules ont été tués par les forces de l’ordre invoquant l’article L435-1, soit cinq fois plus qu’avant la loi. Le nombre de personnes tuées par les forces de l’ordre s’est, lui aussi, considérablement accru : quarante-neuf personnes sont mortes au cours d’une intervention policière en 2025 dont dix-neuf par arme à feu ; soixante-six en 2024, dont vingt-sept par arme à feu.
En fait, ce petit pays qui se pense grand est devenu depuis quelques années le pays de l’Union Européenne où il y a le plus grand nombre de personnes tuées ou blessées par des agents de la force publique comme le pointent les experts en droit international des droits humains lors de l’examen de la France par le Comité contre la torture des Nations unies, en avril 2025.
Dans un État de droit, l’usage des armes à feu devrait pourtant intervenir en tout dernier recours. Pourquoi ? Parce qu’un seul tir peut tuer. C’est pourquoi il est nécessaire que l’usage des armes soit encadré par des textes restrictifs. C’est aussi parce que nous sommes dans un État de droit que tout décès causé par un agent de l’État doit faire l’objet d’une enquête. Or, non seulement cette proposition de loi porte une atteinte manifeste au droit à la vie et à l’intégrité physique consacré par les articles 2 et 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme, mais elle aurait également des effets majeurs sur la responsabilité des forces de l’ordre.
Concrètement, le fonctionnaire ayant fait usage de son arme à feu ne pourrait plus être placé en garde-à-vue, ce qui fera obstacle au recueil de sa version, à la réunion des premiers indices et, in fine, à la manifestation de la vérité. Or, le droit à la vie ne se limite pas à prohiber les atteintes arbitraires à l’existence ; il oblige également les autorités à mener une enquête rapide, impartiale et approfondie lorsqu’une personne trouve la mort à la suite de l’intervention d’un agent public. Dans ce contexte, l’instauration d’une présomption de légalité des tirs reviendrait à admettre d’emblée la conformité de l’usage de l’arme et donc de freiner, voire d’empêcher la réalisation de ces investigations, avec pour conséquence possible que des utilisations injustifiées de la force échappent à toute sanction.
Il est certain que cette absence d’investigation sur le recours aux armes à feu aura une influence directe sur le nombre de tirs mortels.
Cette proposition de loi fragilise donc des piliers de l’État de droit de ce petit pays qui se dit pays des droits de l’homme. Cette loi fragilise le droit à la vie, l’obligation de l’État de rendre des comptes en cas de décès aux mains des forces de l’ordre. 
Et donc Mardi 7 juillet 2026, le camp présidentiel de ce petit pays qui se pense grand et le Rassemblement national ont voté en faveur de la présomption de légitime défense pour un policier ou un gendarme qui ferait usage de son arme. Face au tollé de la gauche, le gouvernement a déclenché un « vote bloqué » pour couper court aux débats. 
Avec la Loi RIPOST, tout cela dessine un même mouvement qui s’amplifie dans ce petit pays qui se dit pays des droits de l’homme : plus de police, moins de justice.
Avant toute chose, je ne peux pas ne pas rappeler ce qui se passe dans ce petit pays qui se pense grand. Dans ce petit pays qui se pense grand, on peut être condamnée pour avoir pillé l’argent public, et rester éligible pour le gérer. En effet, le 7 juillet 2026, la cour d’appel de Paris a confirmé que Marine Le Pen a détourné, de façon massive et organisée, des fonds publics européens pendant des années. Mais la frilosité et la légèreté des juges ont rendu une décision qui la rend juridiquement capable de briguer la présidence de la République en 2027. Ce n’est pas une anomalie de la décision. C’est une propriété du système qu’elle révèle. Bienvenue dans ce petit pays qui se pense grand. 

Ce soir les Nowakowskismes rendent visibles les dérives de ce monde, les dérives de ce petit pays qui se pense grand et le mouvement qui s’amplifie de plus de police, moins de justice. Les dérives de la surveillance généralisée qui s’installe sous le prétexte fallacieux de la protection des plus faibles. Enfin, la révolte à mener contre ces entreprises de la Tech étasuniennes et leur responsabilité dans l’installation d’un monde privé de liberté et dans leur implication technologique dans les guerres génocidaires. John Lennon imaginait un monde où la paix régnerait, … où en sommes-nous ? J’ai peur que nous ayons failli. 

Ne leur montrez jamais votre visage au prétexte de la vérification de votre âge. ILS parleront de « sécurité ». ILS parleront de « vérification ». ILS parleront de « garantie d’âge ». ILS parleront d’un petit pas pour protéger les enfants. Mais la réalité est tout autre. En fait, avant de pouvoir parler, avant de pouvoir publier ou lire, il va falloir d’abord leur prouver qui on est. Et la seule façon qu’ILS ont trouvée pour y parvenir, c’est par la pièce d’identité officielle ou,…  en exposant un visage à une caméra qui décidera si vous êtes assez âgé pour être considéré comme digne de confiance.
Pour obtenir cela, ILS utilisent un moteur difficile à contrer, la docilité. 
ILS partent du principe que vous allez soupirer, râler peut-être, télécharger la photo, puis passer à autre chose. 
Tout leur modèle économique repose là-dessus. C’est aussi leur point faible. Un mur de vérification que personne ne vérifie est un mur devant lequel personne ne se tient. 
Alors ne vous soumettez pas d’avance et écoutez plutôt ce qui suivra après All them witches. 
En avril 2026, des documents budgétaires confidentiels ont révélé que le Department of Homeland Security aux USA développait des lunettes intelligentes destinées à permettre aux agents fédéraux d’identifier en temps réel, dans la rue, toute personne figurant dans ses bases de données biométriques. Les ICE Glasses combineront reconnaissance faciale, analyse de la démarche, et accès en temps réel à des listes de surveillance. Le système est décrit comme une forme de matériel de réalité augmentée qui permettra aux agents d’accéder à des données liées à l’identité tout en étant sur le terrain.
Ce projet s’inscrit dans une escalade de surveillance sans précédent aux États-Unis, où des agents portent déjà des lunettes Ray-Ban Meta lors d’opérations d’immigration sans cadre légal explicite, sans consentement des personnes filmées, et presque sans réaction du Congrès. Et vous savez quoi ? Cette même technologie de reconnaissance faciale est utilisée par les plateformes en ligne afin de vérifier l’âge des internautes. Et comme nous l’avons vu à de multiples occasions dans les Nowakowskismes, ces systèmes déployés par les plateformes sont, pour la grande majorité, des modèles d’estimation probabiliste. Ils estiment donc une tranche d’âge à partir de caractéristiques morphologiques capturées en temps réel. Bien sûr avec tous les biais et erreurs inhérents à son principe même.
Et derrière tout ce système se cache toujours derrière la même rengaine : « Mais personne ne pense aux enfants ?! » alors que cela concerne tout le monde.
Personne ne conteste que certains usages d’internet puisse nuire aux enfants. Ce problème est bien réel, mais, dans le cas présent, il est détourné et exploité afin d’installer un système de surveillance généralisée. Pourquoi ? Parce que pour s’assurer qu’aucun enfant n’est présent, la seule solution est de contrôler tout le monde. Dans ce système orwellien, ILS ne demandent pas vos papiers parce qu’ILS vous soupçonnent de quoi que ce soit. ILS demandent vos papiers parce que cette vérification est devenue le prix à payer pour accéder à la vie sur le web.
ILS ont vendu ce système comme le seul moyen de « protéger les enfants » ? Or, aucun de ces systèmes n’est conçu pour répondre uniquement à cela. Ils sont juste conçus pour savoir qui vous êtes en collectant nom, date de naissance, numéro de pièce d’identité, visage. Rien à voir avec une vérification d’âge. C’est un contrôle d’identité imposé. 
Nous n’avons cessé d’enseigner aux gens la première règle d’Internet : ne jamais révéler sa véritable identité à des inconnus. Nous avons même un terme, le « doxxing », pour désigner le fait d’imposer cette exposition à quelqu’un contre son gré. Et aujourd’hui, ces mêmes gouvernements et plateformes demandent à chaque citoyen de le faire de lui-même, dans un geste obligatoire volontaire comme condition sine qua non pour se connecter.
Un mot de passe divulgué est un désagrément. Vous le réinitialisez et passez à autre chose. Votre visage, votre permis de conduire, cette géométrie unique qu’un scanner réduit à un numéro, ne peuvent pas être réinitialisés. Un scan facial n’est pas une photographie. C’est une carte en trois dimensions d’un individu, un modèle biométrique suffisamment précis pour être recoupé plus tard avec l’image d’une caméra de surveillance installée à un coin de rue, dans un aéroport, à un carrefour, dans un centre commercial. Et la cartographie de ce visage sera alors stockée sur le serveur installé quelque part dans monde, souvent par un prestataire tiers que vous n’avez jamais choisi, que vous ne pouvez pas nommer et auquel vous ne pouvez pas demander de rendre des comptes.
Comme toujours, le service de vérification promet que les documents seront supprimés dès qu’ils ont été contrôlés. Ils ne le seront évidemment pas toujours, et cette promesse ne vaut plus rien dès lors que l’entreprise est victime d’une fuite de données ou tout simplement si elle tombe sous coup de la moi étasunienne. 
Pour couronner le tout, ce système échoue face à la seule promesse qu’il a à tenir. Parce que les adolescents déterminés savent contourner les contrôles d’âge avec la même facilité qu’ils respirent : un identifiant emprunté, un VPN, une case à cocher, un compte vérifié acheté pour le prix d’un café. Quelques heures à peine après le déploiement des limitations par tranches d’âge par une plateforme, des comptes pré-vérifiés pour tous les âges étaient déjà en vente sur eBay. Les adolescents se frayent un chemin à coups de machette à travers les technologies conçues pour les « protéger » ou plus exactement les amputer d’un espace de vie, de la même manière que l’eau trouve les fissures dans un mur. Ils ont tout le temps du monde, toutes les motivations, ainsi que toute la structure sociale et les canaux de discussion obscurcis nécessaires pour y parvenir.
Pire encore, l’architecture mise en place pour « protéger » les enfants peut les mettre en danger. En classant les utilisateurs dans des enclos étiquetés par âge, ça ne permet évidemment pas d’arrêter un prédateur. Par contre, cela crée un répertoire d’enfants, un annuaire, un moyen de filtrer et d’accéder directement aux enfants. Enfin, les adolescents écartés des plateformes grand public ne cessent pas de se connecter. Ils se réfugient juste dans des recoins plus sombres et non modérés, loin de la surveillance même qui était censée les protéger. Dans ce système, les enfants ne sont pas sauvés. Seule reste la surveillance généralisée.

Relax ? Évidemment non ! Tout cela fait que les bases de données que nous contribuons volontairement à constituer pour un gouvernement digne de confiance ne resteront pas forcément et éternellement entre des mains dignes de confiance. Les gouvernements, le régimes politiques changent, l’histoire le montre, il suffit de regarder autour de nous. Un fichier qui se contente de répertorier qui vous êtes aujourd’hui devient, sous un futur gouvernement mal intentionné, une carte indiquant qui rechercher, qui traquer, qui enfermer, qui priver de liberté. Aux USA, et partout dans le monde (souvenez-vous Edward Snowden), nous savons que les agences fédérales américaines espionnent les citoyens à grande échelle. Qui a participé à quelle manifestation, qui a lu quel forum, qui appartient à quel groupe. Il y a évidemment de fortes raisons de craindre ce qu’un régime liberticide et anti-démocratique ferait d’une liste toute prête à l’emploi. Là encore reprenons les cours d’histoire. Les données n’oublient pas, et elles ne prennent pas parti. Par contre, elles attendent simplement celui qui les détiendra comme l’anneau de pouvoir de Tolkien.
Nous sommes témoins et acteurs d’un glissement de l’usage d’Internet. En fait, Internet commence à ressembler à un lieu de travail dans lequel tout le monde a trop peur pour dire autre chose que des propos sans risque, de crainte qu’un vrai nom associé à une opinion sincère ne leur coûte un véritable emploi.
Comme toujours, la plupart des gens s’en accommodent, en se basant sur les mêmes arguments fallacieux et maintes fois réfutés du type « je n’ai rien à cacher » font qu’une majorité de parents souhaite que les enfants soient protégés en ligne, et qu’une large majorité se dit ainsi favorable à la vérification de l’âge en théorie.
Or, un système de vérification n’a pas besoin d’approbation, il a juste besoin de la participation volontaire de tous. Il ne fonctionne que si presque tout le monde s’y conforme. 
Refuser cela c’est priver le système de la coopération universelle dont il a besoin pour fonctionner. Ne pas télécharger la photo, ne jamais donner son visage, c’est bloquer le système. Posez-vous la question ? Est-ce que vous iriez dans un bar dans lequel le barman vous demande de scanner votre pièce d’identité et de l’enregistrer dans une base de données nationale avant de vous servir ? Certainement non !  
Donc, nous, simples internautes, pouvons mettre fin à tout ce système en nous désengageant, en boycottant le processus. Imaginez un « Mois national du libre choix de l’identité », durant lequel personne n’utiliserait aucune plateforme exigeant de montrer son visage, personne ne se connecterait, personne ne verrait de publicités, personne n’achèterait de projets sponsorisés. Les plateformes subiraient des baisses massives de leurs revenus, et un lobbying intense s’exercerait pour faire abroger ces lois odieuses. Nous en sommes capables.
Le seul mot qu’ils ne peuvent pas contourner, c’est « non ».
Je le rappelle, ces systèmes fonctionnent grâce à la docilité. Ils partent du principe que vous allez soupirer, télécharger la photo, puis passer à autre chose. Tout leur modèle économique repose là-dessus. C’est aussi leur point faible. Un mur de vérification que personne ne vérifie est un mur devant lequel personne ne se tient.
Alors refusez. Refusez le scan. Refusez le téléchargement. Fermez les comptes qui l’exigent et expliquez-leur, par écrit, exactement pourquoi vous partez. Les plateformes ont bien plus besoin de vous que vous n’avez besoin d’elles. Vous pouvez vous passer du fil d’actualité, elles ne peuvent pas se passer de leur communauté. Ne vous soumettez pas d’avance. Le visage sur votre pièce d’identité est la chose la plus immuable que vous possédez.
Ne leur donnez jamais votre visage. Et souvenez-vous de cette histoire !
En mars 2026, un rapport a confirmé ces craintes. Angela Lipps, 50 ans, n’avait jamais mis les pieds dans le Dakota du Nord. Elle n’avait jamais pris l’avion de sa vie. Pourtant, en juillet 2025, une équipe de marshals américains l’a arrêtée à son domicile du Tennessee, pistolet au poing, pendant qu’elle gardait quatre jeunes enfants. La cause : un logiciel de reconnaissance faciale déployé par la police de Fargo avait désigné cette grand-mère de cinq petits-enfants comme la principale suspecte d’une série de fraudes bancaires. Six mois de détention, une maison perdue, une voiture saisie, un chien abandonné… et toujours aucune excuse de la part des autorités. Aux USA, l’affaire Lipps est devenue en quelques jours le symbole mondial des dérives de l’intelligence artificielle et la reconnaissance faciale dans la justice pénale. Méditons et agissons !
Donc non et à nous de faire tout ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas alors qu’à un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez de ce petit pays qui se pense grand tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Cette loi est dite « RIPOST », sorte de fourre-tout de mesures répressives sans aucune cohérence globale, énième accélérateur de surveillance qui prolonge et étend l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique et renforce massivement le dispositif méconnu, mais non moins dangereux, des lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation déployés à bas bruit. La simplicité de détection et d’exploitation des plaques d’immatriculation, couplée aujourd’hui à une centralisation et, demain, à une analyse algorithmique, décuple les possibilités de contrôle étatique. Cette surveillance massive porte atteinte à la liberté d’aller et venir et favorise les utilisations arbitraires.
Il nous faut amplifier les mobilisations en rendant visibles celles qui se déploient déjà, en documentant leurs réussites et leurs échecs pour permettre à chacun de s’en inspirer… de les prolonger, de les reproduire. 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
Extraits d’une lettre de démission envoyée par un technicien à plus de 1000 employés de Microsoft. Après près de deux ans en tant que technicien en environnements critiques dans un centre de données de Microsoft en Italie, j’ai décidé de démissionner. La raison est qu’actuellement, Microsoft étend massivement ses centres de données européens ou plutôt ses centres de surveillance de masse afin d’utiliser la Palestine comme laboratoire pour son arsenal numérique expérimental. Depuis 994 jours, Microsoft alimente le génocide du peuple palestinien, et les centres de données européens de l’entreprise jouent un rôle fondamental dans la complicité de Microsoft à l’égard de tous ces crimes contre l’humanité.
Le 6 août 2025, des rapports ont révélé que Microsoft hébergeait 11500 téraoctets de données provenant d’appels téléphoniques palestiniens interceptés dans son centre de données aux Pays-Bas, avec des données supplémentaires stockées en Irlande, pour un total de 200 millions d’heures d’enregistrement audio. Cette masse de données de surveillance a été décrite comme « l’une des plus vastes et des plus intrusives collections de données de surveillance jamais constituées sur un groupe de population unique ».
Ces données sont utilisées par l’armée israélienne pour identifier des cibles en vue de frappes aériennes, d’arrestations et de chantages visant l’ensemble de la population palestinienne. Elles servent également de données d’entraînement pour concevoir des programmes de ciblage par intelligence artificielle. Ces programmes inventent des justifications arbitraires pour assassiner des non-combattants, ajoutant délibérément des travailleurs civils à la « banque de cibles » générée par l’armée israélienne. Ces programmes facilitent aussi le massacre de familles entières en une seule fois.
Le centre de données irlandais de Microsoft est également utilisé pour le programme de surveillance de masse « Al-Munasseq » (le Coordinateur). Il s’agit d’une application que les voleurs de terres obligent les Palestiniens à installer sur leurs téléphones dans le cadre de leur système illégal de permis lié à l’apartheid. Elle sert à placer les Palestiniens sous surveillance constante, violant ainsi leur droit fondamental à la vie privée.
Voilà une nouvelle façon pour le gouvernement irlandais de permettre que le l’Irlande serve à faciliter les crimes de guerre. Ces systèmes servent également à intercepter les communications de citoyens irlandais ayant échangé avec des Palestiniens. Le Conseil irlandais pour les libertés civiles (ICCL) conteste ces programmes d’espionnage de masse. 
Tous ces agissements suscitent bien sûr des réactions. Il y a quelques jours, des activistes du collectif « Your Tech Their Deaths » ont perturbé une conférence organisée par Microsoft à Dublin.
Dans cette lettre, il est également rappelé l’impact climatique des systèmes d’IA de Microsoft et des immenses quantités de « notre eau, de nos terres et de notre énergie » qui alimentent la machine de guerre qui ravage l’Asie de l’Ouest.
Enfin, tout ceci met le doigt sur l’hypocrisie de Microsoft qui prône l’autonomisation des travailleurs et un « état d’esprit axé sur la croissance », tout en faisant d’eux…des complices involontaires de sa participation à un génocide.
Nous avons à la fois le pouvoir et la responsabilité de reprendre la maîtrise de notre travail. La campagne « No Azure for Apartheid » (NOAA) a effectivement démontré sa force. Elle rassemble des employés de Microsoft et d’autres personnes exigeant que l’entreprise respecte les valeurs éthiques dont elle se réclame, en mettant fin à sa complicité directe et indirecte dans l’apartheid et le génocide.
La campagne NOAA a contraint Microsoft à résilier un contrat avec l’unité 8200, le service de renseignement criminel israélien.
Qu’attendons-nous pour désinstaller tous les logiciels microsoft de nos machines et de nos usages ? 

Sources et inspirations
https://www.ldh-france.org/la-proposition-de-loi-sur-la-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-lordre-ne-doit-pas-passer/ 
https://www.amnesty.fr/reperes/loi-presomption-legitime-defense-de-la-police-ce-qu-il-faut-savoir/
https://www.thecanary.co/global/world-analysis/2026/06/26/microsoft-worker-emails/ 
https://www.laquadrature.net/2026/06/17/loi-ripost-quand-nunez-attaque-les-lapi-ou-la-surveillance-massive-des-deplacements/
https://securite.developpez.com/actu/384420/Ne-leur-montrez-jamais-votre-visage-pourquoi-la-reconnaissance-faciale-imposee-au-pretexte-de-la-verification-de-votre-age-represente-un-enorme-risque-de-securite/
https://danslesalgorithmes.net/stream/ne-leur-donnez-jamais-votre-visage/ 
https://disclose.ngo/fr/article/reconnaissance-faciale-illegale-la-police-prise-en-flagrant-delit

https://www.politis.fr/articles/2026/07/permis-de-tuer-comment-la-presomption-de-legitime-defense-fabrique-limpunite-des-policiers/

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Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/6a4e1b766ae7b13bb2cf9e4f

Musiques
All them witches, The children of Coyote Woman
REZN, Relax
A perfect circle, Imagine 

Nowakowskismes 10.20. La 20e…. Heure

Le soir, il y avait un rendez-vous que je ne manquais jamais, un rendez-vous radiodiffusé que, si je ne pouvais pas être devant mon poste de radio, et oui j’ai un poste de radio, je réécoutais dans la nuit dans sa rediffusion autour de 2 ou 3 heures du matin. Et voici que tombe une des pires nouvelles pour la rentrée ! Que cette émission de culture, d’intelligence, de douceur et de lumière sur le monde, La 20e heure d’Eva Bester ne reprendrait pas à la rentrée prochaine sur France Inter ! Pendant trois ans, Eva Bester a accueilli à son micro, de 20h à 21h, artistes, philosophes et scientifiques, des noms, Ken Loach et Werner Herzog, la chanteuse Patti Smith, l’actrice Juliette Binoche… et plein d’autres, des rencontres inspirantes pour les auditeurs,  le temps d’une interview d’une heure dédiée à la culture et aux idées, pour comprendre l’œuvre, le parcours et la réflexion. La 20e heure c’est un entretien qui mêle, chaque soir, l’exigence intellectuelle et la douceur. La 20e heure c’est une voix douce et emplie de malice et d’intelligence, on y vivait cette énorme préparation de chaque entretien, pour un résultat d’une grande douceur avec beaucoup d’écoutes et de profondeur et qu’apprend-on c’est que La 20e heure c’est fini ! Mais qu’ont-ils donc dans la tête ces dirigeants de Radio France ?!!
Avant cela, de 2013 à 2023, Eva Bester avait créé Remède à la mélancolie, un rendez-vous dominical vite devenu patrimonial, où elle interrogeait déjà le monde de la culture et des idées avec ce style si particulier, dans ce mélange de finesse et de tendresse, qui a fait sa signature. En 2023, son émission, renommée La 20ᵉ heure, passe en quotidienne pour succéder à L’heure bleue de Laure Adler. À en croire les chiffres, la passation était réussie. À la mi-avril, France Inter se félicitait des 575000 personnes qui écoutaient chaque soir l’émission. Alors pourquoi ? 
Un remodelage de la grille de la rentrée qui correspond à l’arrivée de Céline Pigalle, auparavant aux manettes du réseau local Ici ? Un remodelage pour y remettre Adèle Van Reeth ? Un abandon pour une case de bêtises crasses comme cette case du dimanche à 18h ? 
Mais que devient donc France Inter ? Une soupe menant à une dépolitisation, où la distraction supplante la conflictualité. Une stratégie qui, sous couvert de proximité, d’écoute et de bienveillance, noie le journalisme de service public dans la gestion atmosphérique du réel où le monde qui parvient à nos oreilles n’est pas seulement filtré ; il est amorti, dispersé, allégé, anesthésié.
France Inter a vendu son honneur au dieu de la facilité et du prêt à consommer en sacrifiant l’exigence culturelle devenue rare par les temps qui courent. La 20e heure c’est un rendez-vous qui faisait intelligemment du bien. Et il disparait ! Quelle tristesse ! 
Alors signez cette pétition que j’ai lancée pour que revienne Eva Bester. Vous trouverez le lien sur mon blog – https://framapetitions.org/petition/user/snowakowski/pour-la-reintegration-de-la-20e-heure-de-eva-bester-dans-la-grille-france-inter

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce vingtième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.

A propos de France Inter, je reviens sur un article paru sur le site Acrimed que vous retrouverez dans les sources et inspirations de cet épisode. 
France Inter condense depuis quelques mois tous les ingrédients et les ressorts d’une radio qui voit l’information comme un divertissement « familial », qui sacrifie l’exigence de la pensée au marketing de l’attention, l’expérience relationnelle et le divertissement passager.
France Inter est devenu un dispositif d’accompagnement émotionnel du quotidien, où les conflits sociaux, politiques et économiques sont reconfigurés en expériences locales, anecdotes atypiques, divertissements abêtissants et récits d’adaptation. 
Ainsi, la plupart des émissions, des JT aux différents talk shows comme Zoom Zoom Zen, alterne sujets d’information générale d’envergure nationale et sujets de type magazine avec en tête le sport, des conseils, des chroniques, de l’humour qui laisse à désirer le tout baigné dans un traitement généralement fait-diversifié 
Ainsi des JT, avec des entretiens souvent menés sur un ton allant du larmoyant au sensationnel, avec des sujets qui vont des enjeux internationaux, à la politique nationale ou aux questions économique, sociale ou environnementale aux sujets de type magazine, qui sont placés sur un même plan narratif dans le conducteur du journal. Ainsi, chez l’auditeur·ice, on convoque moins le citoyen que le consommateur, l’usager, le riverain, le passionné de foot en ce moment tout le temps, le témoin… bref, une mise en caricature du « Français moyen » baignée dans une soupe matinée d’atmosphère feel good artificielle.
Dans de nombreuses tranches à audience, le traitement de l’actualité semble glisser du politique vers le pratique, du structurel vers l’expérience individuelle, du conflit vers l’adaptation en vue de susciter une « écoute familiale » en flattant les « besoins fondamentaux des gens qui sont, comprendre, apprendre, se divertir, s’évader, être aussi bien connectés que déconnectés », quitte à produire une offre informationnelle elle-même déconnectée des grands enjeux sociaux et politiques de l’époque qui n’en manque pourtant pas. En fait, on assiste à quoi ? Malgré un contexte géopolitique très dégradé et des difficultés économiques et sociales domestiques liées à l’inflation du prix des carburants, c’est la récurrence des faits divers, l’omniprésence du registre pratique et émotionnel, la multiplication des formats narratifs de proximité, la célébration du savoir-faire français et des passions joyeuses qui frappe. Autrement dit, le devenir Jean-Pierre Pernaut de France Inter.
A cela, on ajoute une place démesurée du sport, de la ligue des champions, des coupes d’Europe de tous les sports, du nouveau record du marathon, de la participation de l’Iran à la Coupe du monde, du retour des JO à Paris, de la coupe du monde de foot, partout, tout le temps, et les éditos hallucinés et déplacés de la directrice des sports. Que signifie cette fabrique à héros des temps modernes ? Quel sens à ces discours vides à la manière des commentaires survoltés de matchs ? Et pas ou très peu de mots sur l’aberration de ces grands événements sportifs, et de cette coupe du monde en particulier. Avons-nous entendu à l’antenne ? La Coupe du Monde qui s’ouvre en Amérique du Nord sera l’une des plus climaticides de l’histoire. Avec plus de 9 millions de tonnes de CO2 qui risquent d’être émises, soit l’équivalent des émissions annuelles de 3,9 millions de voitures en France. La coupe du monde qui a envahi les ondes de France Inter bat tous les records… mais on n’en parle pas. La coupe du monde c’est 7,72 millions de tonnes de CO2 qui proviendront à elles seules du transport aérien des spectateurs et des équipes, premier poste d’émissions de l’événement. Pourtant, dans leur dossier de candidature, les pays hôtes promettaient la compétition « la plus verte » et « la moins émettrice de carbone de l’ère moderne ». La réalité est tout autre : une tromperie écologique à l’image de l’ère Trump, où les promesses vertes s’effacent devant les intérêts financiers. Et ce n’est pas tout. La FIFA est complice des multinationales climaticides
Sous la direction de Gianni Infantino, proche de Donald Trump, la FIFA a ignoré les alertes de la société civile et de 135 joueurs et joueuses professionnels dénonçant les dérives climatiques de cette Coupe du Monde. De plus, la FIFA a conclu des partenariats avec des géants du pétrole et de l’aérien, comme Aramco, Qatar Airways ou American Airlines. Sans parler du silence assourdissant et la complaisance de la FIFA avec les agissements de l’administration Trump en matière de droits humains. Dans un monde normal, des joueurs, des équipes entières devraient boycotter l’évènement. 
Omar Abdulkadir Artan. Le meilleur arbitre Africain 2025 s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain. Il disposait pourtant d’un visa valide. Dans un monde normal, tous les arbitres auraient dû faire grève et la FIFA aurait dû faire entendre sa voix ! 
Mais encore. Les supporters venant de la Côte d’Ivoire ne pourront pas se rendre aux Etats-Unis pour le mondial. Ils n’ont pas pu obtenir de visa. La Côte d’Ivoire représente un danger pour les Etats-Unis, ou le problème est ailleurs ?
Les billets alloués à l’Iran pour ses supporters ont été supprimés. Pour rappel, le règlement permet à chaque fédération participante d’obtenir 8% des places de la capacité total du stade. Pourquoi l’Iran n’y aurait pas droit ?
Enfin, il y avait une vague immense d’appels au boycott pour la coupe du monde au Qatar. Pourquoi ce n’est pas le cas pour les Etats-Unis ? 
Aujourd’hui le problème est ailleurs. Le silence assourdissant sur qui est Trump, ce qu’il fait et ce qu’il compte faire de cette coupe du monde est une honte pour tous les participants. Le silence assourdissant sur une antenne qui devrait nous éclairer sur les enjeux du monde est honteux. La plupart de ces sujets, qui pourtant reçoivent un temps d’antenne conséquent, sont illustrés plutôt qu’approfondis. La mise en contexte politique et sociale fait souvent défaut, au point d’évacuer toute approche critique au profit d’un effet catalogue dérisoire.
Alors quand France Inter fait de sa grille une grille de coupe du monde… quand France Inter bâcle une grille avec peu de temps pour produire les sujets laissant de plus en plus de place au remplissage et au recyclage de sujets déjà diffusés, dans des interviews très souvent complaisantes, et qui se débarrasse des émissions qui élèvent, j’ai juste honte. 

Coupe du monde climaticide. Monde en surchauffe. Le message diffusé partout c’est il faut s’adapter. Mais s’adapter à quoi ? Et s’adapter, ce n’est pas faire disparaître le réchauffement climatique, s’adapter pour ces gens-là, c’est veiller à ce que ce système prédateur responsable de tout cela continue et c’est à la vie à s’adapter pour que ce système destructeur perdure. Et ce système et les désastres qu’il cause vont malheureusement continuer à s’amplifier tant que les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne seront pas réduites drastiquement. 
Laisser imaginer une France en voie d’adaptation à +4° sans casse massive, sans disparition de ce qui nous est cher, nos paysages et le socle culturel qui forgent notre identité, est une faute grave. Déjà là, les trains sont bloqués, les détenus étouffent dans les prisons dans des conditions ignobles, les écoles sont fermées, …. Ces discours est hors-sol : un bavardage irresponsable qui acte les souffrances de demain et intercale un écran de fumée devant celles d’aujourd’hui.
Que faire face à tant de verrouillages ? Que faire face au dévoiement des mots du débat public qui n’a plus de sens ? Que faire face aux mensonges et hold-ups médiatiques par certains partis politiques autour de la clim ? Que faire face au silence et attentisme ? En fait, tout cela, ces stratégies de diversion et d’évitement face à ce qui est là qui bien sûr prévu et anticipable, arrangent certainement beaucoup d’acteurs lâches et guidés par leurs intérêts immédiats, jusqu’à cette université qui fait introduire sa journée RSE par le MEDEF ! 
Alors que les médias, France Inter par exemple, fassent leur travail. Inviter et interroger les parlementaires, les ministres des finances, de l’écologie et le PDG de Total et leur demander si c’est toujours le moment de démanteler l’ADEME, leur demander si c’est toujours le moment de remettre les passoires thermiques sur le marché, leur demander si c’est intelligent de mettre une clim dans un logement non-isolé, leur demander si c’est toujours le moment de stocker l’eau pour la privatiser, ce qui ne sert à rien quand la chaleur intense et la sécheresse brûlent tout ! Rappelez que le montant des bénéfices engrangés par Total Energie est pile poil ce dont on a besoin pour rénover l’ensemble des écoles. Rappelez leur que l’impréparation et la souffrance ne sont pas des fatalités, ce sont des choix politiques. Et voilà que le réacteur n°1 de la centrale nucléaire de Golfech a été arrêté pour éviter un 𝗱𝗲𝗽𝗮𝘀𝘀𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲𝘀 𝗿𝗲𝗴𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝗲𝗿𝗮𝘁𝘂𝗿𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱’𝗲𝗮𝘂. Et voilà que des réductions de puissance ont également été décidées sur d’autres réacteurs. Qui aurait pu prévoir qu’avec l’intensification des épisodes caniculaires, que les centrales nucléaires soient vulnérables !! 
En fait, ce petit pays qui se pense grand, pour ces gens, c’est un pays de logements climatişés où les humains sont confinés tant la vivabilité dehors est impossible, seuls face à nos écrans nourris d’intelligence artificielle, dévoreuse d’énergie et d’eau qui manque déjà pour les besoins fondamentaux d’une société humaine et des écosystèmes qui assurent son existence.
En fait, ce petit pays qui se pense grand, pour ces gens, est celui de voitures électriques pour se déplacer dans la désolation des paysages morts et silencieux vides des chants des petits passereaux ni pollinisateurs.
En fait, ce petit pays qui se pense grand, pour ces gens, est celui d’un déni sociétal collectif face aux risques menaçant l’habitabilité pour toutes et tous. 
En fait, ce petit pays qui se pense grand, pour ces gens, c’est un pays que nous ne voulons pas, ni pour nous, ni pour les générations futures.
Parce qu’on ne se met pas « à l’abri » d’un climat que ce système capitaliste destructeur continue de dérégler. Parce qu’on ne « boit pas de l’eau, on ne s’asperger pas le corps » pour réparer des décennies d’inaction climatique.
Parce que cette canicule n’est pas une fatalité météorologique. Elle est la conséquence directe et mesurée des décisions d’enfermer dans le capital fossile. Les rapports du GIEC ont alerté à de nombreuses reprises. Nous le savions tous. Ce qui nous accable aujourd’hui n’est pas une surprise, c’est un rendez-vous que vous, dirigeants et responsables politiques, que nous humains qui avons voté pour eux et qui avons privilégié notre confort égoïste, c’est un rendez-vous que nous avons choisi de ne pas honorer, comme si nous pouvions nous adapter sans fin à un monde que nous nous obstinons à rendre invivable.
Avec les climatologues, c’est une grande lassitude, de la colère surtout, à force de répéter les mêmes faits scientifiques depuis des années, à force de marteler l’urgence à se préparer au climat d’aujourd’hui et à celui de demain et d’observer, canicule après canicule, une « impréparation », une « improvisation », un « bricolage » pour limiter la surchauffe, causant des souffrances aux personnes vulnérables et des perturbations dans les écoles ou les transports, dans toute la société. 

Il faut dénoncer le « déni de responsabilité » des politiques face au changement climatique, qu’il s’agisse de réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la combustion des énergies fossiles et de s’adapter à un réchauffement déjà là.
Comme le rappelle Libé, IL FAUT POLITISER LES CANICULES !
Parler des votes à l’Assemblée nationale du gouvernement, de la droite et de l’extrême droite qui maintiennent les Français dans les énergies fossiles. Du greenwashing et de l’hypocrisie des entreprises. Des modes de vie. De la sobriété. Du capitalisme. 
C’est pourquoi il faut résister. Ulrike Meinhof a écrit ceci : « L’objection, c’est quand je dis : « Cela ne me convient pas. » La résistance, c’est quand je m’assure que ce qui ne me convient pas ne se reproduise plus jamais ».
Alors !
Faisons preuve de solidarité, plus que jamais, pour la population dans toutes ses composantes, et notamment les minorités oppressées par ce système, personnes racisées, en situation de pauvreté, femmes et minorités de genre ;
Dénonçons l’obscurantisme, le racisme, le patriarcat, le négationnisme climatique ou encore la corruption, qui sont autant de menaces pour les droits de tous et du vivant, mais aussi pour les médias, les lieux de représentation démocratique et les plus hauts niveaux de décision de l’État ;
Opposons-nous à ce système économique prédateur fondé sur l’accumulation des profits aux bénéfice d’une minorité ;
Renforçons et cultivons la diversité et les liens et les actes d’entraide avec les acteurs essentiels d’une société démocratique et juste que sont les chercheurs et chercheuses, les syndicats de travailleuses et travailleurs, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile œuvrant pour une société plus solidaire et un monde préservé ;
Augmentons notre puissance d’action en demandant une meilleure reconnaissance du rôle des actrices et des acteurs de la justice sociale et climatique dans le fonctionnement de notre société et le respect de leurs droits et la protection de leurs ressources financières.
Ne laissons aucune force mettre en péril les droits humains fondamentaux, les acquis sociaux gagnés de haute lutte, et les équilibres environnementaux dont notre survie dépend directement. 
Nous devons lutter de concert contre les montées de l’obscurantisme, de la désinformation, des discriminations et des attaques contre les actes de solidarité. La vérité désormais c’est que sans changement rapide voire brutal de notre modèle économique, le réchauffement climatique ne sera jamais stoppé ou infléchi et l’adaptation – la fameuse, dont on entend beaucoup parler ces jours-ci – n’aura jamais lieu, comme l’état actuel des logements, des hôpitaux ou des écoles le montre. Ce dont nous avons besoin c’est d’une rupture franche et nette avec le capitalisme et sa classe parasite, sinon nous sommes tous condamnés. 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
Ce monde fait vomir !! Tout c’est passé très vite et dans un silence assourdissant. 
Aux cris de « send them back », l’Union européenne valide la déportation et l’enfermement de personnes étrangères vers des pays tiers.
« C’est fait » : ce sont les mots du député français des Républicains François-Xavier Bellamy. Le Parlement adopte la « directive retour » par 418 voix pour et 218 contre.
Il sera maintenant possible pour les États européens de payer des pays tiers, tels que le Rwanda ou la Libye, pour recevoir et détenir des personnes étrangères dont l’Europe ne veut plus. Pour y parvenir, les États auront le devoir de traquer les personnes sans papiers et d’aller les chercher chez elles, avant de les renvoyer de force. À l’initiative de cette directive, le député François-Xavier Bellamy s’est associé au député du Rassemblement national Fabrice Leggeri, ancien directeur de Frontex et poursuivi pour complicité de crime contre l’humanité. Ils ont ensuite reçu le soutien de députés de Renaissance ainsi que de l’ensemble des députés du parti Horizons présents au Parlement européen.
C’est bien une accélération des politiques migratoires punitives qui est en cours au niveau de l’Union Européenne. Ce « règlement sur les retours » est en réalité un règlement sur les déportations. Il vient completer la politique migratoire Européenne inhumaine mise en place par le Pacte Asile et Migration de 2024. L’objectif du règlement déportation est simple et clair : éloignez les personnes considérées comme indésirables par l’UE, rendu toujours plus nombreuses par le Pacte Asile et Migration. Et tous les moyens sont bons ; visites domiciliaires, collaboration avec des régimes dictatoriaux, centres de déportations dans des pays tiers, négociation avec les talibans, militarisation des frontières, etc.
La souveraineté européenne c’était l’utopie concrète d’une souveraineté juridique: une souveraineté fondée sur le droit – sur la prééminence du droit, en ce compris les droits et libertés fondamentaux – plutôt que sur le territoire, sur l’armée, sur la nationalité. En bafouant les droits fondamentaux, l’Union Européenne défait sa propre souveraineté.
À vomir !

Sources et inspirations 

https://www.lepoint.fr/economie/un-choc-cetait-lhonneur-de-france-inter-lemission-deva-bester-disparait-a-la-rentree-UZ36CO5RNRHUTCHQIZUX2GE244/

https://framapetitions.org/petition/user/snowakowski/pour-la-reintegration-de-la-20e-heure-de-eva-bester-dans-la-grille-france-inter

https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/06/23/en-pleine-canicule-les-climatologues-atterres-par-le-deni-de-responsabilite-des-politiques-face-au-changement-climatique_6709864_3244.html

https://www.criirad.org/23-06-2026-la-centrale-de-golfech-a-larret-en-raison-de-la-canicule/

https://frustrationmagazine.fr/canicule-revolution/

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/6a3bd7391d1e464c6554d238

Musiques
Nine Inch Nails, Eraser
Uncle Acid and the deadbeats, Death’s door
Slift, Fantasia

 

 

Nowakowskismes 10.19. « Ils les ont fait sauter leurs bombes ! Ah, les fous ! Je vous hais ! Soyez maudits jusqu’à la fin des siècles ! »

Depuis la Guerre froide, les armes nucléaires n’ont jamais joué un rôle aussi important dans les relations internationales. Selon un nouveau rapport publié le 8 juin 2026, les neuf Etats dotés de l’arme nucléaire – la Russie, les Etats-Unis, la France, l’Inde, la Chine, Israël, le Royaume-Uni, le Pakistan et la Corée du Nord – ont tous modernisé leurs arsenaux nucléaires. De plus, en 2023, plusieurs d’entre eux ont déployé de nouveaux systèmes.
En janvier 2026, sur les 12121 ogives nucléaires existantes dans le monde, environ 9585 étaient disponibles en vue d’une utilisation potentielle. Près de 2100 d’entre elles sont maintenues en état d’« alerte opérationnelle élevée » c’est-à-dire prêtes à être utilisées immédiatement par les missiles balistiques. La quasi-totalité de ces têtes nucléaires appartiennent à la Russie et aux Etats-Unis, qui possèdent à eux seuls 90 % des armes nucléaires mondiales. La Chine détient aussi « « quelques » ogives en état d’alerte opérationnelle élevée ». 
Selon un autre rapport publié le 8 juin 2026 par la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires, les dépenses mondiales en matière d’armement nucléaire ont augmenté de 10,8 milliards de dollars en 2023, les Etats-Unis représentant 80 % de cette augmentation.
La part des Etats-Unis dans les dépenses totales, soit 51,5 milliards de dollars, « est supérieure à celle de tous les autres pays dotés d’armes nucléaires réunis ». Viennent ensuite la Chine avec 11,8 milliards de dollars et la Russie avec 8,3 milliards de dollars. Les Britanniques ont augmenté de manière significative leurs dépenses, +17 % à 8,1 milliards de dollars, pour la deuxième année consécutive.
Les puissances nucléaires ont dans leur ensemble dépensé 2898 dollars par seconde l’an dernier pour financer ces armes. Les sommes consacrées aux armes nucléaires ont bondi de 33 % depuis 2018 qui s’élevaient alors à 68,2 milliards de dollars. Ces pays ont dépensé, pendant toutes ces années, quelque 387 milliards pour ces armes. En février 2023, la Russie a annoncé suspendre sa participation au traité New Start, le dernier traité de contrôle […] limitant les forces nucléaires stratégiques de la Russie et des Etats-Unis ». En mai 2024, la Russie a organisé à la frontière ukrainienne des exercices impliquant des armes nucléaires tactiques.
Même si le nombre total d’ogives nucléaires continue de diminuer à mesure que les armes de l’ère de la guerre froide sont progressivement démantelées, une augmentation du « nombre d’ogives nucléaires opérationnelles » est observée d’année en année. Nous sommes entrés dans une nouvelle course aux armements nucléaires dans une des périodes les plus dangereuses de l’histoire de l’humanité au vu des sources d’instabilité, des rivalités politiques, des inégalités économiques, des désastres écologiques, de l’accélération de la course aux armements. L’abîme nous guette.

Ce soir, les Nowakowskimes empruntent leur titre aux derniers mots de Charlton Heston dans La planète des singes de 1968. « Ils les ont fait sauter leurs bombes ! Ah, les fous ! Je vous hais ! Soyez maudits jusqu’à la fin des siècles ! ». En 2026, « Ils les ont fait sauter leurs bombes ! Ils l’ont eu leur IA ! Ils l’ont épuisée la planète ! Ils les ont leurs dividendes ! Ah, les fous ! Je vous hais ! Soyez maudits jusqu’à la fin des siècles ! »

Commençons par ceci. 
Il était une fois un petit pays dont l’histoire mouvementée n’a semble-t-il plus d’effets sur les temps de cette petite histoire. Imaginez, dans ce petit pays, nous allons raconter l’histoire d’un personnage qui se tient droit dans ses costumes taillés sur mesure. Dans ce petit pays, ce petit personnage bien costumé pérore et vocifère d’une voix posée et grave. Ce petit personnage gonflé d’assurance s’adresse aux médias, occupe les plateaux télé et cite les grands auteurs pour faire étal de sa culture. Dans ce petit pays qui entre dans une période électorale, dans ce pays dont une partie de la population vivait vissée aux flux omniprésents des réseaux sociaux, pour ce petit personnage, il s’agissait alors de faire illusion. Et comme toujours, en y regardant de plus près, le costard n’était pas de si belle facture et le vernis se craquelant laissait apparaître ce qu’il était vraiment, à savoir un produit politique fabriqué à la hâte, fabriqué pour être le champion d’un parti rêvant de l’Elysée depuis des décennies, fabriqué, verni et décoré comme il se doit, mais sans le moindre véritable bagage.
Dans ce petit pays, comme dans son grand modèle transatlantique inspirant nombre des amis de ce petit personnage, quand on fabrique un candidat, l’important n’est pas son bagage culturel et intellectuel, l’important est de faire illusion. Mais qui donc était-il ce petit personnage ? Non diplômé, il avait milité depuis ses jeunes années dans ce parti qui, depuis des années, cherchait à se blanchir de son passé nauséabond. Ce petit personnage propulsé champion de ce parti engagé dans la course à la présidence de ce petit pays n’a jamais travaillé, n’a pas dirigé d’entreprise, n’a pas d’expérience syndicale, n’a donc jamais traversé les réalités du monde du travail salarié ordinaire. Mais dans ce petit pays, peu furent choqués d’envisager que ce genre de petit personnage puisse briguer la place de président de ce petit pays. 
Qu’à cela ne tienne ! 
Ceux et celles qui le fabriquèrent, décidèrent de mettre les moyens, afin qu’il fasse illusion sur les plateaux télé et sur les réseaux sociaux. Le machine interne du parti  alliée des médias détenus par des milliardaires d’extrême droite, mit donc en place un système de bachotage accéléré afin que ce petit personnage amené à jouer les premiers rôles ingurgite à toute vitesse des connaissances thématiques non pas pour s’instruire, mais pour gagner l’élection. Se penchèrent sur son cas de nombreux experts patentés et fidèles au parti afin qu’ils lui transmettent non pas un savoir questionnant mais des certitudes pré-formatées. Le résultat de tout cela, c’est la mise en place d’une entreprise visant à assembler les morceaux ce petit personnage doté d’une gravité régalienne n’ayant d’égale que la superficialité et le vide de la dernière fiche fraîchement mémorisée. Dans ce monde de ce début du XXIe siècle, cette entreprise n’avait d’équivalent dans ce monde qu’une autre industrie. C’était l’industrie de l’IA générative dont les systèmes dont les noms révélaient bon nombre des intentions avaient envahi le monde. Pour ce petit personnage, comme pour tous ces systèmes d’IAG conçus pour devenir indispensables aux humains, ses propres bugs se trahissaient régulièrement par la mystification, la falsification des faits, les confusions sérieuses, les néologismes générés et vides de sens et surtout, tout comme dans Grok ou Polem-IA, les propos nauséabonds et majoritairement relayés par les données qui servaient à son apprentissage, données frelatées et issues des contenus produits par les médias amis d’extrême droite ciblant les soi-disant hordes de délinquants qui rendraient impossible l’organisation du moindre événement sportif ou bal populaire, données farcies de citations bidon et de fausses informations. L’entreprise chargée de fabriquer ce petit personnage n’agissait pas autrement que ces entreprises développant ces systèmes d’IAG en  s’appuyant sur de l’apprentissage machine. Ce petit personnage était donc l’équivalent humain de ces machines pour lesquelles le savoir était assimilé pour paraître et  pas pour comprendre. 
Aussi incroyable que cela puisse paraître, cette entreprise semblait fonctionner. Selon les sondages qui, dans ce petit pays, étaient devenus les fabriques de l’opinion, ce petit personnage capterait entre 34 et 35 % des intentions de vote au premier tour, quel que soit le scénario envisagé. D’autres sondages concernant le second tour, donnaient ce petit personnage gagnant face à un champion auto-proclamé de la droite de ce petit pays. En fait, selon les sondages relayés massivement par les médias d’extrême droite, ce petit personnage l’emporterait face à n’importe lequel des adversaires. 
Fort de cette posture médiatique, et de son verni politico-culturel, ce petit personnage s’était senti poussé des ailes jusqu’à se penser en capacité de se passer de ses marionnettistes. Ainsi, ce petit personnage interrogé sur le projet de son mouvement au sujet très sensible des retraites, s’était contenté d’affirmer sur un média étranger qu’il était en train d’examiner la question, préférant livrer ses confidences programmatiques à la presse étrangère plutôt qu’aux millions de travailleurs français. Toujours plus assuré de sa force, sur un plateau télé ami, ce petit personnage en était venu purement et simplement à soutenir la suppression de l’âge légal de départ à la retraite pour ne garder que le critère de la durée de cotisation. Les marionnettistes commencèrent à paniquer. Ils ont beau vendre l’autodidaxie mais l’autodidaxie ce n’est pas d’ingurgiter mécaniquement des fiches préformatées rédigées par des conseillers dans le but de remporter une élection, l’autodidaxie c’est une conquête de la connaissance par soi-même, en dehors des circuits institutionnels. Le process d’apprentissage automatique avait-il déraillé quelque part ? Eux qui avaient si bien sélectionné les données pour que l’apprentissage de ce petit personnage soit optimisé, n’avaient-ils pas laissé passer les arguments du camp adverse que ce petit personnage reprenait à son compte ? Et surtout tout ceci aurait dû nous amener à nous questionner ? Nous aurions dû réfléchir parce qu’une démocratie peut-elle se permettre de confier les clés de la septième puissance économique mondiale à un personnage creux dont l’univers est circonscrit au militantisme d’extrême droite et toute la base de données nauséabondes de ce système. Enfin, si nous ne voulons pas que ce petit pays qui se pense grand ne sombre pas comme l’allié transatlantique, il nous aurait fallu être vigilants et voir ce que dissimule la mise en scène impeccable d’un personnage dont parfois encore, la panique se lit dans l’œil, comme un ultime et infime résidu d’authenticité ayant survécu au processus automatisé de formatage du candidat. 

C’est le moment pour nous de revenir à cette industrie de l’IA étasunienne qui a envahi le monde et derrière laquelle court une bonne partie de notre société. Ces quelques lignes reviennent sur un article publié par Ed Zitron dont vous trouverez l’article dans les sources et inspirations de ce numéro. Il nous rappelle que l’IA est un concentré de concepts d’organisations ratés, et l’apogée de l’ère des incompétents, une époque où nous sommes dirigés par des gens tellement déconnectés de la réalité du terrain qu’il était inévitable qu’une technologie soit créée spécifiquement pour exploiter leur incompétence. 
Pourquoi ? Parce que la définition d’une bonne entreprise a évolué. Nous sommes passés d’une entreprise fabriquant de bons produits à un prix juste, fidélisant sa clientèle et s’appuyant sur un marché durable, à une entreprise capable d’afficher la plus forte croissance boursière d’un trimestre à l’autre. C’est ce qu’il appelle l’économie de la dégradation, ou comment les entreprises du numérique ont volontairement dénaturé leurs produits phares pour satisfaire leurs actionnaires, transformant des services utiles et parfois appréciés en une coquille vide, au nom de la croissance ou d’une première place dans la compétition. Ainsi, ces machines automatisées à fabriquer du consentement promues par les imbéciles du monde des affaires servent-elles à nous couper de la réalité, comme eux-mêmes le sont. Comme si se déconnecter de la réalité et nier l’humain étaient les principaux moyens pour espérer franchir les épreuves d’une course mortifère, devenir riche et occuper un poste de direction. 
Ainsi, la demande en IA demeure le fruit d’une psychose collective et son effondrement sera présenté comme imprévisible, car personne au pouvoir et où que ce soit, universités comprises, n’aura pris la peine de s’y intéresser. Nous sommes en fait arrivés à un point où le masque commence à tomber, et la classe dirigeante, composée d’imbéciles, affiche sans vergogne son mépris pour l’humain, en annonçant notamment des licenciements sans fin ou le remplacement généralisé de l’humain par la machine. En fait, les dirigeants de ce secteur croient pouvoir bourrer le système de promesses de gains si mirobolants que la tech préférera s’autodétruire plutôt que d’admettre son erreur.  
En fait, il y a de très fortes possibilités que nous nous dirigions vers un krach véritablement catastrophique, susceptible de bouleverser le secteur du capital-risque et de porter un coup fatal à un ou plusieurs géants du cloud, tout en divisant profondément la société à de nombreux niveaux entre ceux qui se sont laissés prendre au piège et ceux qui ne l’ont pas été. À court terme, les conséquences seront absolument désastreuses pour les marchés, la société, l’écologie – qu’allons-nous faire de ces milliers de data centers, de ces hangars de plusieurs d’hectares lorsqu’ils ne seront plus opérationnels – et l’économie en général. En fait, ces gens-là et ceux qui les soutiennent ne savent pas construire des choses qui fonctionnent au service de la vie authentiquement humaine sur Terre. La seule chose qu’ils savent faire, c’est consommer des sommes d’argent faramineuses, détruire la planète, oeuvrer à l’avènement d’idéologies nauséabondes et licencier au nom de la sacro-sainte croissance et de promesses illusoires.
Je laisse à Ed Zitron les derniers mots. Aucune industrie digne de ce nom n’a besoin de vous induire en erreur ni de vous culpabiliser de ne pas adopter sa technologie. Personne de confiance ne jugera nécessaire d’humilier ou d’attaquer quelqu’un qui n’est pas suffisamment enthousiaste à propos d’un produit. Aucun PDG qui parle d’un avenir hypothétique pour vous vendre un logiciel aujourd’hui ne mérite votre confiance. Aucune technologie qui commet des erreurs régulièrement ne devrait être défendue. Et une industrie qui exige tout de nous — notre terre, notre énergie, notre eau, nos emplois, notre art, notre écriture, notre attention et chaque dollar que nous possédons — ne devrait susciter que du dégoût.

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
La municipalité RN de Carpentras a coupé les vivres au Planning familial, qui défend le droit à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité. Fervent catholique, le maire de Carpentras a comparé l’avortement aux « crimes de Daesh » en 2020. A vomir ! A Carpentras toujours, le 1er juin, le même maire a mis fin à la ferme municipale qui alimentait depuis 2023 les cantines scolaires de cette commune de 30 000 habitant·es. C’était moins cher, c’était bio. C’est juste du clientélisme pour les fachos qui votent pour lui. Les outils de démocratie participative, c’est fini aussi. La vision de l’agriculture de l’extrême droite n’est pas celle de l’avenir pour le bien-être et la santé». Élu député en 2022, le maire de Carpentras n’a transmis des questions au gouvernement en matière d’agriculture que pour défendre l’usage de pesticides interdit ou en passe de l’être sur les cultures de fraises et de cerises de la région.

Sources et inspirations 

https://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/les-depenses-en-armements-nucleaires-senvolent-a-mesure-que-le-monde-senfonce-dans-la-guerre-2101811

https://vert.eco/chaleurs-actuelles/cette-equipe-avance-comme-un-rouleau-compresseur-a-carpentras-le-maire-rn-met-fin-a-la-ferme-municipale-bio-pour-les-cantines/

https://www.wheresyoured.at/the-revenge-of-the-business-idiot/

La planète des singes (1968) de Franklin J. Schaffner avec Charlton Heston, Roddy McDowal, Kim Hunter.

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/6a2a674685cf45e0eb6bf53c

Musiques
Electric Wizards, Legalize Drugs & Murder
WitchThroat Serpent, Gospel of the witches 
Elder, Sanctuary

 

 

Nowakowskismes 10.18. Pas de quartier

Pas de quartier !
parce que pas de quartier pour les prédateurs de la vie et de ce monde
parce que pas de quartier pour ceux et celles qui attentent à la liberté
parce que pas de quartier pour l’arbitraire et ceux et celles qui le déclenchent, iels se reconnaîtront !
 

Le détroit d’Ormuz fermé. On peut déjà s’interroger sur la lucidité d’un système qui se rend à ce point fragile, ou à ce point sûr de lui pour ne pas considérer qu’une telle géographie pourrait lui échapper ! Donc Ormuz fermé avec une réouverture qui ne ramènera pas à la sacrosainte « normalité » de ce système avant assez longtemps, si tant est que l’on y revienne un jour. D’ailleurs, pour changer de lieu, l’Europe n’a jamais retrouvé son économie d’avant « guerre en Ukraine ». Et qui aurait pu prédire que ce monde et notre pays qui se pense grand aurait à subir les effets du réchauffement climatique avec une canicule de Mai directement issue de ce système qui patine dans ses propres déjections !
Donc le pétrole. Le pétrole, c’est bien sûr et toujours le fondement de ce monde moderne. Il n’est quand même pas inutile de rappeler que de toutes les mobilités aux matériaux de synthèse en passant par l’abondance de biens de consommation sophistiqués à destination des pays riches, la finance qui ne pourrait pas exister dans son hégémonie sans ordinateurs et donc sans pétrole, la sois-disant innovation technologique dont le rythme est imposé par des entreprises étasuniennes qui ne voient le monde qu’à l’aune de leurs profits immédiats qui n’existerait pas sans renouvellement artificiellement accéléré des objets donc grâce au pétrole, l’assurance que ce monde résistera à tout parce que bien sûr il a fait ses réserves sur le dos autres, mais aussi l’industrie, les infrastructures de transport qui massivement déversent avec ces engins de chantier destructeur du bitume sur la terre, le béton qui est devenu le deuxième matériau le plus présent sur Terre après l’eau, sans oublier l’aviation et son tourisme induit… le pétrole ou mieux, l’or noir aux mains de quelques-uns, immensément riches de leur prédation, est partout.
Et là, faute à pas de chance, et d’ailleurs qui aurait pu prévoir…. c’est précisément quand le système est aux abois que survient un tel épisode climatique. Une canicule, ce n’est pas juste un coup de chaud sans gravité, comme le martèlent les journaux télévisés, qui nous inondent d’images de terrasses de café avec des touristes ravis et des piscines bondées.
Mais une canicule ce n’est pas cela. Une canicule, c’est des effets rémanents sur les cultures. Une canicule, c’est des effets sur l’apprentissage parce que la chaleur diminue les capacités cognitives. Une canicule, c’est des effets sur les tribunaux parce que la chaleur augmente la violence. Une canicule, c’est des effets sur les bâtiments parce que le retrait-gonflement des argiles qui fragilise les structures bâties augmente avec les épisodes chauds et secs intenses. Une canicule, c’est des effets sur la biodiversité par la mortalité accrue de certaines espèces qui n’ont pas besoin de ça. Et même, une canicule, c’est des effets sur l’espérance de vie avec entre autre l’augmentation de la pollution à l’ozone mais surtout le stress imposé aux corps qui ne peuvent trouver de moments pour se refroidir.
Cette conjonction risque malheureusement de se reproduire, en fait on doit s’attendre à vivre à nouveau la conjonction des effets de la dégradation du climat associés à la déroute de ce système prédateur. Ce système est de toute façon appeler à s’arrêter puisque 80% de notre énergie est fossile, et donc épuisable. L’Europe devrait par exemple perdre entre la moitié et les 9/10è de son pétrole d’ici à 2050. Or, du fait des lâchetés des gouvernements et présidents qui se sont succédés, les énergies décarbonées ne vont pas prendre le relais à la même hauteur de demande. Donc, d’ici à quelques décennies, il pourrait y avoir beaucoup moins d’énergie disponible donc moins de machines alors même que les désordres environnementaux vont s’amplifier.
Ce qui arrive actuellement n’est pas vraiment juste une « crise ». C’est un épisode un peu saillant sur une tendance prévisible. C’est un rappel impérieux à s’occuper d’urgence à s’interroger et agir pour établir une société capable d’affronter les soubresauts qui s’annoncent. Il est également impossible de dissocier la gestion de la crise climatique de la question sociale. Ce sont toujours les mêmes qui meurent de la chaleur : les personnes âgées isolées, les travailleurs du bâtiment et des champs exposés sans protection réelle, les habitants des logements-bouilloires dans les quartiers populaires, ceux qui n’ont pas les moyens de partir ou de se réfugier dans un intérieur climatisé. La chaleur extrême est une violence de classe. Et l’impréparation organisée d’un gouvernement qui coupe dans les budgets d’adaptation tout en organisant des réunions de communication est une faute politique. Une faute qui se compte en vies.
L’heure n’est plus à se demander comment avoir plus. Elle est à se demander comment conserver au bénéfice du plus grand nombre la plus grande fraction de ce que nous avons déjà. Pendant ce temps-là, dans ce petit pays qui se pense grand, le gouvernement se réunit pour faire le point. Et les médias ne parlent jamais des causes que sont la voiture individuelle, l’avion, la consommation de viande, la fast fashion et les ultras riches et leur mode de vie…

Vous savez quoi ? Le Parlement s’apprête à voter une proposition de loi qui vise à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. Sous couvert de protection des mineur·es, ce texte imposerait à toute personne souhaitant accéder à ces plateformes de prouver leur âge. Derrière cette vérification d’âge se cache en fait une logique de contrôle d’identité généralisé poussée par la France et la Commission européenne en vue d’une généralisation à l’échelle de l’Union européenne. L’objectif est de remettre en cause le droit à l’anonymat en ligne.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que les dirigeants tentent d’imposer une vérification d’âge sur internet, dans une logique de dé-responsabilisation et de paternalisme véreux. 
En France, par exemple, les contenus pornographiques ne doivent pas être accessibles aux mineur·es. Jusqu’en 2020, les plateformes diffusant des contenus pornographiques ne demandaient aux internautes qu’une auto-déclaration, c’est-à-dire de cliquer sur un bouton « J’ai plus de 18 ans ». Une loi de 2020 a précisé que cette auto-déclaration n’était pas suffisante. Or, cette loi n’a jamais été appliquée faute de possibilités techniques. En 2023, autre tentative avec la loi Marcangeli, qui a voulu créer un système d’autorisation parentale avant qu’un·e mineur·e de moins de 15 ans puisse se créer un compte sur un réseau social. Mais cette loi non plus n’est jamais entrée en application car le législateur, doutant fortement de sa conformité au droit de l’UE, a conditionné son application à un feu vert de la Commission européenne qui n’est jamais arrivé.
Puis, en 2024, la loi dite « SREN » SREN pour « sécuriser et réguler l’espace numérique » change la donne. Depuis cette loi, lorsqu’une plateforme ne vérifie pas l’âge des internautes, ce n’est plus la justice qui décide de la sanction, une censure et une amende, mais l’Arcom, l’autorité administrative chargée, entre autres, de réguler la télévision. La loi SREN est donc la première loi a réellement imposer une vérification d’âge en ligne, pour l’instant cantonnée aux contenus pornographiques même si le ministre du numérique de l’époque, un certain Jean-Noël Barrot qui maintenant est ministre de affaires étrangères, rêvait de l’imposer aussi aux réseaux sociaux.
Puis, fin 2025, la députée EPR Laure Miller présentait une proposition de loi appuyée par la droite et une partie de la gauche visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineur·es de moins de 15 ans. La version initiale du texte prévoyait même l’instauration d’un « couvre-feu » numérique pour les mineur·es, qui n’est pas sans rappeler une mesure similaire en vigueur depuis 2019 en Chine et visant les services de jeux vidéo en ligne.
Le gouvernement a rapidement fait sienne cette proposition de loi. Il l’a inscrite sur le temps parlementaire dédié au gouvernement, a demandé au Conseil d’État un avis sur le texte, puis a enclenché la procédure accélérée pour qu’il n’y ait qu’une seule lecture par l’Assemblée nationale et le Sénat. Suite à l’avis très critique du Conseil d’État, l’autrice de la proposition de loi a réécrit en partie son texte et a supprimé le couvre-feu numérique. Puis, en séance publique à l’Assemblée, le gouvernement a lui aussi réécrit le texte : il a préféré instaurer une obligation de contrôle d’âge pour tous les réseaux sociaux, là où l’autrice de la proposition de loi suggérait plutôt un système de liste où seules les plateformes inscrites dessus par le gouvernement auraient dû vérifier l’âge des internautes. Une fois voté par l’Assemblée nationale, le texte est passé au Sénat, qui l’a validé dans son principe mais en revenant à un système de liste, contre l’avis du gouvernement. Aujourd’hui, la commission mixte paritaire (CMP) composée de sept sénateur·ices et sept député·es, doit se réunir pour se mettre d’accord sur un texte commun que les deux chambres du Parlement voteraient ensuite définitivement. On attend toujours ! 
Pensez-vous que c’est mieux ailleurs ? Et bien non ! Partout, on assiste à un mouvement général d’interdiction des réseaux sociaux aux mineur·es. Au niveau européen, souvenez-vous du règlement Chat Control qui voulait imposer de scanner les correspondances échangées sur les messageries chiffrées. Ce volet a été repoussé en raison de l’absence croissante de soutien des États membres et du Parlement européen. Mais le texte comporte toujours une obligation faites aux magasins d’application (Apple Store, Google Play, Microsoft Store, etc.) d’empêcher leurs utilisateur·rices de télécharger certaines applications si ils ou elles sont mineur·es. Aux États-Unis, la moitié des États obligent les sites pornographiques à vérifier l’âge de leurs utilisateur·rices. La Grande-Bretagne est même allée plus loin, puisque depuis l’été 2025 et l’entrée en application de l’Online Safety Act, ce sont tous les contenus dits « harmful » (dangereux) qui doivent être cachés derrière des systèmes de vérification d’âge. D’ailleurs cette disposition extrêmement floue conduit au blocage de contenus sur le génocide à Gaza ou sur la guerre en Ukraine. L’Australie également s’est lancée dans la vérification d’âge sur les réseaux sociaux. Depuis fin 2025, une loi interdit aux mineur·es de moins de 16 ans d’avoir un compte sur un réseau social. Mais, de l’aveu même du régulateur australien, cette loi n’empêche cependant pas les deux-tiers des mineur·es concerné·es de réussir à contourner l’interdiction. L’Espagne, l’Autriche, la Grèce, la partie flamande de la Belgique, ou encore le Danemark ont annoncé leurs lois pour interdire aux mineur·es l’accès aux réseaux sociaux. Le chancelier allemand est également favorable à une telle mesure.
En fait, partout la volonté est la même, bannir les mineur·es d’internet
D’ailleurs en Europe, la course au contrôle d’âge en ligne s’est accélérée. Mi-avril, la présidente de la Commission européenne et la commissaire à la société numérique Henna Virkkunen ont annoncé le lancement d’une application de vérification d’âge. Cette application n’est pas destinée à être directement utilisée par les internautes, mais sert de vitrine technique à destination des États membres : l’objectif est de montrer qu’il est techniquement possible de faire de la vérification d’âge en ligne, afin de les inciter à suivre ce mouvement en leur offrant une « brique technique » clé en main.
Et comment fonctionne cette application ? Elle repose sur un concept cryptographique appelé « ZKP », pour zero knowledge proof, ou preuve à divulgation nulle de connaissance. Je vous explique c’est très simple. Une attestation d’âge est délivrée par un tiers de confiance. Lorsqu’une plateforme veut confirmer l’âge d’un internaute, elle va confier cette tâche à un tiers, c’est-à-dire une entreprise sous-traitante qui, elle, procédera à la vérification d’âge pour le compte de la plateforme. L’internaute est redirigé temporairement vers le site internet de ce tiers le temps de procéder à la vérification d’âge. À l’issue du contrôle, le tiers redirige l’internaute vers le site internet à consulter, et transmet en même temps à la plateforme un jeton signé électroniquement indiquant que l’internaute a l’âge requis. Le but est d’ajouter une couche de confidentialité puisque la plateforme en ligne n’a pas connaissance des informations qui ont permis au tiers de faire cette vérification d’âge, et le tiers n’est pas censé savoir à quoi sert l’attestation qu’il délivre. 
Est-ce une bonne chose pour autant ? Absolument pas parce que ce système repose sur un contrôle d’identité par la vérification des papiers d’identité ou par l’utilisation d’une identité numérique d’État (par exemple France Connect). Dans les deux cas, pour prouver son âge, il faut être en capacité de prouver son identité civile donc il faut dire qui on est. Certains sites utilisent une troisième technique de vérification de l’âge qui s’appuie sur une technique d’estimation d’âge à partir d’une vidéo et d’un traitement biométrique à la louche de l’IA qui ne peut pas fonctionner. En clair, la technique du ZKP n’est aucunement une manière « complètement anonyme » de prouver son âge. De plus, la vérification d’âge mettra de côté bon nombre de personnes, et pas seulement les mineur·es qui ne sauront pas le contourner. Les personnes qui n’ont pas de carte d’identité, par exemple certaines personnes migrantes, seront exclues des plateformes qui décideront de faire de la vérification de titres d’identité. Celles qui ne maîtrisent pas assez bien la technologie et qui ne comprendront pas pourquoi elles doivent se prendre en selfie, alors qu’elles veulent simplement voir les photos de vacances postées dans un groupe familial sur un réseau social, abandonneront lorsqu’un service en ligne exigera une estimation d’âge. Enfin, il ne faut pas oublier que les personnes non-blanches, déjà victimes de systèmes automatisés pensés et testés par des ingénieurs blancs, seront encore plus discriminées par des systèmes qui reproduisent par nature les biais sexistes et racistes de nos sociétés.
Le résultat de tout cela sera que les internautes devront choisir entre liberté d’expression ou vie privée, choisir entre sacrifier sa vie privée pour s’exprimer en ligne, ou bien abandonner la liberté d’expression pour se protéger de fuites de données qui arriveront nécessairement ! 
Il ne faut pas oublier qu’une vérification d’identité porte une atteinte extrêmement grave à la liberté d’expression et au droit au respect de la vie privée, et qu’une loi européenne ne changera rien à cela. Le principe sur internet est l’anonymat. Contrairement à ce que se plaisent à répandre les autorités, il existe bel et bien un droit à l’anonymat en ligne, entendu comme le droit de ne pas faire l’objet d’une surveillance lorsqu’on navigue sur internet. Cela signifie que « les utilisateurs des moyens de communications électroniques sont en droit de s’attendre, en principe, à ce que leurs communications et les données y afférentes restent, en l’absence de leur consentement, anonymes et ne puissent pas faire l’objet d’un enregistrement. » Exiger d’une personne qu’elle justifie son identité avant de pouvoir s’exprimer en ligne, c’est l’exact opposé de l’anonymat, c’est l’identification préalable à l’utilisation d’une plateforme.
Juste pour remettre les choses au clair, contrôler l’identité des internautes pour bannir les mineur·es dérive de nos désertions sociétales où le danger des plateformes commerciales est de plus en plus largement admis et que la législation actuelle se montre insuffisante et pas appliquée. Les dangers de ces plateformes ne sont pas limités aux plus jeunes, d’ailleurs parfois mieux outillés que les adultes face à ces problèmes. Rappelons que X est devenu un lieu d’influence de l’extrême droite et son algorithme sert à la manipulation politique ce qui a poussé le parquet de Paris à demander la mise en examen de la société X, de son ancienne directrice générale Linda Yaccarino et Musk, qui ne s’est pas présenté. 
En fait, bannir les mineur·es c’est faire semblant d’agir en ne s’attaquant surtout pas au fond du problème qui est le modèle économique des réseaux sociaux basé sur la maximisation des profits par la publicité en ligne. Plus les personnes restent longtemps sur une plateforme, plus elles verront de publicités, plus elles laisseront des données personnelles, plus elles augmenteront le capital de surplus comportemental. 
Un tel texte signifie que toute plateforme permettant de se créer un compte puis de communiquer sera concernée, incluant donc les réseaux sociaux interopérables tels que Mastodon ou Peertube.
Contrôler l’identité des internautes est incompatible avec les valeurs de la démocratie et de l’état de droit. Contrôler l’identité c’est accepter un monde orwellien de contrôle permanent de toute la vie. que défendent les petits réseaux sociaux décentralisés. Contrôler l’identité c’est accepter de mettre en péril un internet artisanal, décentralisé et fabriqué humainement.
En réalité la vérification d’âge et le contrôle d’identité, c’est la mise en place d’une vision autoritariste et liberticide de la régulation des contenus en ligne et d’une politique de défiance généralisée envers la jeunesse. Ces politiques ne peuvent mener qu’à plus d’arbitraire et plus de censure. D’ailleurs, la suite autoritaire logique à cette proposition de loi est d’ores et déjà connue. Après les réseaux sociaux, le gouvernement compte forcer les fournisseurs de VPN à procéder à leur tour à une vérification d’âge. 
C’est donc à nous de relever avec lucidité et responsabilité les défis de notre époque. Il est nécessaire d’adopter des instruments réglementaires adaptés, capables de préserver la justice et de limiter les effets dévastateurs du pouvoir par la technologie et pour la technologie. Il faut donc se demander qui détient aujourd’hui ce pouvoir et à quelles fins il l’utilise afin d’oeuvrer un monde numérique au bénéfice de la l’humanité et du vivant. 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
Ça se passe en Europe. Depuis quelques semaines, des rassemblements à l’initiative de « Defend Netherlands » un mouvement d’extrême droite qui fait abondamment usage de symboles nazis et qui est coutumier des propos racistes et antisémites. Ces rassemblements organisés par « Defend Netherlands » ont eu lieu pour s’opposer à l’arrivée de demandeurs d’asile, désormais hébergés dans une aile vacante de la maison communale d’une commune du sud d’Amsterdam . Ces fachos ont lancé des torches et des feux d’artifice sur le bâtiment et ont tenté d’empêcher les pompiers d’éteindre l’incendie. Ça ne nous rappelle rien ? Quand allons-nous nous réveiller parce que notre petit pays qui se pense grand est loin d’être immunisé contre la peste brune. 

Sources et inspirations 
https://www.laquadrature.net/2026/05/21/derriere-la-verification-dage-sur-les-reseaux-sociaux-la-generalisation-du-controle-didentite-en-ligne/
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/25/magnifica-humanitas-texte-integral-de-lencyclique-de-leon-xiv/
https://www.courrierinternational.com/article/extreme-droite-aux-pays-bas-l-inquietante-emergence-du-mouvement-defend-netherlands_244007
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/05/25/magnifica-humanitas-texte-integral-de-lencyclique-de-leon-xiv/

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/6a1809568fd07475b55bf86c 

Musiques 
Massive Attack et Tom Waits, Boots on the ground
Metallica, Fade to black
Led Zeppelin, No quarter

Nowakowskismes 10.17. Le hibou sage regarde derrière

Saviez-vous que le gouvernement de ce petit pays qui se pense grand autorise l’épandage de pesticides sur le territoire national alors même qu’ils ne sont pas autorisés au niveau européen ? 
Il y a déjà le cas de l’insecticide Movento, fabriqué par Bayer. Sa substance active, le spirotétramate, n’est pas autorisée à la vente dans toute l’Union européenne depuis 2024, suite à la non-demande de renouvellement de Bayer. Ce dernier aurait dû soumettre de nouvelles études, notamment sur la perturbation endocrinienne et la toxicité pour les abeilles. En l’état des connaissances, le spirotétramate est classé reprotoxique 2, c’est-à-dire suspecté toxique pour la reproduction et le développement du fœtus, et considéré comme « très toxique » pour les milieux aquatiques par l’Agence européenne des produits chimiques.
Cependant, depuis le 1er mars, cette substance active non homologuée peut être épandue dans ce petit pays qui se pense grand sur les cerises, pêches, abricots, pommes, poires, prunes, cassis, groseilles, myrtilles… Le gouvernement de ce petit pays qui clame qu’il n’y a pas de planète B a accordé des dérogations pour cette substance à la filière des fruits à pépins et des fruits rouges, en dépit des mentions de danger du produit, stipulées dès le début du dossier d’autorisation.
Et donc pourquoi cette substance non homologuée en Europe peut-elle être utilisée dans les champs de betteraves et les vergers de ce petit pays qui se pense grand ? Le gouvernement s’appuie sur un article de la réglementation européenne. Celui-ci autorise des dérogations durant 120 jours maximum en cas de « circonstances exceptionnelles », à savoir « lorsqu’un danger ou une menace compromettant la production végétale ou les écosystèmes ne peut être maîtrisé par d’autres moyens raisonnables ». En France, c’est le ministère de l’Agriculture qui est chargé de l’examen et de la délivrance de ces dérogations.
Or, selon un rapport de 2025 du Haut-Commissariat à la stratégie et au plan, la France est très friande de ce dispositif, en plus d’être parmi les plus gros utilisateurs de pesticides. Elle est ainsi le deuxième pays en Europe accordant le plus de dérogations de produits pesticides dans l’Union européenne – avec 83 dérogations, derrière l’Italie qui en a accordé 116.
Ainsi, en regardant dans le détail la liste des dérogations accordées cette année par le ministère, le média Basta! a identifié une substance active développée par BASF, le dimpropyridaz. Elle compose le produit insecticide Verseon, qui vise à lutter contre les pucerons verts et les jaunisses virales dans les champs de betteraves. Or, cette substance active n’a pas été approuvée par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa).
Il y a aussi une autorisation pour le désherbant Avanza, dont la substance active est le benzobicyclon. Depuis 2021, ce désherbant est autorisé dans les rizières de Camargue au titre de l’« urgence phytosanitaire ». Pourtant, sa substance active n’a jamais été homologuée au niveau européen.
Et le nombre de dérogations de produits pesticides accordées par la France tend à augmenter ces dernières années. Au 30 avril 2026, 58 dérogations ont d’ores et déjà été accordées par le ministère.
Et bien sûr, tout ces substances toxiques se retrouvent directement dans les assiettes, les fruits que nous mangeons ou dans l’eau potable. Et malgré cela, le sénateur Duplomb continue à vouloir déposer une nouvelle proposition de loi pour réautoriser l’enrobage de semences avec du flupyradifurone, dont le mode d’action est similaire aux néonicotinoïdes. Dans ce petit pays qui se pense grand, la politique est de déroger, quels qu’en soient le coût, les pollutions et le nombre de cancers que cela provoque.

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce dix-septième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.

Le 18 avril dernier, Palantir a publié sur le réseau social X son manifeste en 22 points, plus exactement un programme simplifié sous forme de feuille de route politique. Ce manifeste concentre les positions défendues depuis quinze ans par  Peter Thiel, et présidée Alex Karp.
Palantir, société technologique spécialisée dans le maintien de l’ordre, le renseignement et la sécurité, grande gagnante de la guerre en Iran, a donc publié un texte important du crépuscule du néolibéralisme. Ce texte montre que le capitalisme de rente, pour survivre, doit prendre le contrôle sur la rente suprême, à savoir l’État. Et, pour ce faire, il lui faut à la fois discréditer la légitimité démocratique de ce dernier et remplacer la servitude volontaire de la démocratie par une obéissance craintive.
Le premier message envoyé est que Palantir se place comme un acteur politique, avec des ambitions et des objectifs. Ainsi, la politique n’est plus l’apanage d’une classe de citoyens à part ou des citoyens eux-mêmes, elle devient le terrain de jeu des entreprises et en particulier des entreprises technologiques.
La fonction même du capital technologique est en train de changer. Désormais, il s’est donné comme objectif le contrôle de l’État pour en faire un outil entre ses mains pour l’avénement d’un nouveau capitalisme d’État. Dans ce système, le capital devient l’État et les fonctions de l’État deviennent des moyens d’action en vue de l’accumulation de ce capital propre.
Le détail de ce manifeste doit être lu dans cette optique : un changement majeur de régime dans lequel l’État doit être mis à la disposition d’un groupe capitaliste. Une telle bascule suppose évidemment un changement radical de légitimation du pouvoir. Le manifeste de Palantir tente de construire cette nouvelle légitimité.
Ainsi, dans le point 3 du manifeste, Palantir, paraphrasant Habermas proclame : « La décadence d’une culture ou d’une civilisation […] ne sera pardonnée que si cette culture est capable de produire de la croissance économique et de la sécurité pour le public. » La légitimation du pouvoir est désormais issue de deux dimensions que sont l’accumulation et de la sécurité, ces deux piliers ne pouvant être fournis que par le capital technologique fondé sur l’IA. Le capital technologique fondé sur l’IA est seul capable de produire des armes destinées à remplacer la dissuasion nucléaire par la dissuasion par l’IA (le point 12) ; le capital technologique fondé sur l’IA peut seul assurer la course à l’armement de l’IA sans en passer par des débats éthiques et politiques interminables (dans les points 5 et 7) ; le capital technologique fondé sur l’IA peut seul mettre l’IA au service de la sécurité publique (dans le point 17).
Le capital technologique fondé sur l’IA et bien sûr incarné par Palantir est seul capable de produire de la vraie technologie, de celle qui est capable d’agir sur la société. Le capital technologique fondé sur l’IA peut seul fonder une nouvelle croissance en promouvant de nouveaux gains de productivité massifs. 
L’autre légitimé revendiquée par Palantir est fondée sur la crise de légitimité du capitalisme démocratique. Depuis longtemps, Peter Thiel affirme que la société démocratique est un obstacle au développement du capital technocratique parce que les exigences démocratiques ne font que freiner les incroyables possibilités offertes par le capital technologique. La « société de la délibération » chère à Habermas est ainsi présentée comme le mal absolu parce que construisant de faux débats comme par exemple celui de s’interroger sur l’usage militaire de l’IA (dans le point 5). La « société de la délibération » « psychologise » la politique en obligeant à intérioriser des visions de « personnes » que l’on « ne pourrait jamais rencontrer » (point 10). La « société de la délibération » méprise les milliardaires (point 16). La « société de la délibération » favorise la « prudence » en politique au détriment de la détermination (point 19). La « société de la délibération »relativise la supériorité des cultures où règne l’accumulation et qui ont produit « des merveilles » (point 21).
En fait, ce manifeste rejette également le capitalisme néolibéral accusé d’avoir accompagné cette société démocratique. Et donc dans le point 1, Palantir présente son engagement comme le paiement d’une « dette morale » envers le pays qui a permis au secteur technologique d’émerger. La Silicon Valley a une « obligation positive de participer à la défense de la nation », et le capital technologique doit prendre le pouvoir pour lutter contre un « ennemi », jamais nommé mais omniprésent. Le capital doit devenir les États-Unis et pour bâtir, il faut contourner le marché, et la meilleure façon de le contourner est de fusionner avec l’État (point 17) et c’est pour cela que l’État démocratique doit disparaître (point 8). La démocratie c’est le régime des faibles qui utilisent la morale et la transparence pour dominer les forts. 
Et c’est parti pour le programme. Le capital technologique au pouvoir va construire un monde à son service. La guerre, seule activité aujourd’hui clairement rentable de l’IA, est donc remise à l’ordre du jour. Le « soft power » est rejeté comme une faiblesse. Place au « hard power » (point 4), tant à l’étranger qu’au sein même de la société états-unienne, où « la Silicon Valley doit jouer un rôle dans la lutte contre la criminalité violente » (point 17).
Pour assurer un tel ordre, Palantir ressort un vieux mantra nauséabond, la défense de la civilisation dans une « paix extraordinairement longue » basée sur la « puissance états-unienne ». Les états-unis en tant que fer de lance de la culture occidentale ayant produit des « avancées vitales », doivent donc engager le combat contre les cultures externes « régressives et dysfonctionnelles » (point 21). Et c’est au capital technologique d’assumer la direction des opérations dans un retour à la hiérarchie des cultures. Du suprémacisme affiché qui s’inscrit dans la continuité de l’Allemagne nazie et de l’Empire japonais qui justifiaient leur militarisme par la défense de la civilisation. 
Le hibou sage regarde derrière oui parce que ce texte défend un monde où la démocratie est vidée de son sens et justifie une politique de domination et de prédation. Le hibou sage regarde derrière parce que le discours de salut de la civilisation est un classique intemporel de l’extrême droite visant une unité politique autour de la nation, de la religion (point 20) et d’une élite combattante.
Le hibou sage regarde derrière oui parce que ces gens-là veulent faire du monde un lieu détestable, basé sur la supériorité des capitalistes technologiques, la discrimination et la guerre. Ces gens-là veulent une société militarisée où la joie est exclue et la menace constante. Le hibou sage regarde en arrière pour rappeler ce qu’un tel monde a produit et produit toujours ! De l’obscurantismes, de la violence et la mort de la vie !
Le hibou sage regarde derrière et rappelle qu’il ne fait pas oublier que ces monstres ne viennent pas de nulle part, qu’ils sont le produit du néolibéralisme et de son échec, qu’ils sont le produit des politiques mises en place dans les années 1980 qui ont permis de donner naissance à ces groupes technologiques ayant échappé à leurs créateurs et entendant s’en débarrasser. 
Les démocraties européennes qui signent des contrats avec Palantir tout en ignorant son projet politique et ses logiques autoritaires, discriminatoires et répressives ont enfoui confortablement leurs têtes dans le sable en espérant que les citoyen·nes ne viennent pas leur rappeler que la république technologique n’est pas celle de la destruction généralisée mais celle de la démocratie, de l’environnement et d’une société donnant une place à tous·tes. 
Le hibou sage regarde derrière et voit aussi ce qui s’annonce dans ce présent qui est devenu fou. Vous avez peut-être entendu parler de Mythos ce système IA créé par Anthropic capable de débusquer des failles de sécurité critiques en quelques heures seulement. Mythos rappelle à ceux qui l’auraient oublié qu’aucun système de cybersécurité n’est infaillible. Si les arsenaux nucléaires sont parmi les plus complexes et les plus sécurisés qui soient, peut-on pour autant imaginer demain des ordres de tir usurpés, du fait d’une IA ? L’incertitude – jusqu’ici supportable – devient moins facile à ignorer. Jugé trop dangereux pour le public, le modèle est réservé aux principaux géants états-uniens de la tech, dont Google, Apple et Microsoft. La décision d’Anthropic de garder son modèle puissant à l’usage d’une poignée d’élus interroge. Souvenez-vous du manifeste de Palantir donnant le pouvoir au capital technologique ? Il s’agit donc bien là d’asseoir le pouvoir de quelques entreprises en confiant à quelques-uns la possibilité de s’assurer du pouvoir avant leurs adversaires. Le New York Times rapporte que l’administration Trump chercherait à prioriser l’usage national de ces outils. Ils sont logiques avec eux-mêmes ! 
Et pendant ce temps-là dans ce petit pays qui se pense grand…. Le 15 avril, le Parlement a définitivement adopté une loi qui étend aux data centers le régime dérogatoire de « projets d’intérêt national majeur ». Derrière les discours frelatés pointant le sacrosaint retard français en matière de souveraineté numérique et de compétitivité se met en place partout à bas bruit et avec la complicité de tout le système jusque dans les universités, une stratégie politique synonyme de désastre environnemental, de dépendance et de dépossessions des collectivités territoriales de leurs prérogatives, et tout cela au bénéfice de tous ces prédateurs extra-européens. 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
112 mètres de longueur, 22 mètres de largeur, un coût de construction de 80 millions d’euros, c’est le nouveau navire-usine de la compagnie Parlevliet & Van der Plas (P&P), appelé Annie Hillina, qui a été inauguré le 8 mai, dans le port du village néerlandais Ijmuiden, à l’ouest d’Amsterdam. C’est le cadeau que s’offre cette multinationale pour ses 75 ans. C’est le cadeau que s’offre cette multinationale sur le dos des océans et de la biodiversité. Une course débile et destructrice au gigantisme, avec un navire-usine qui s’apprête à ravager l’écosystème marin. Plusieurs espèces en danger sont dans le viseur du nouveau bateau-usine. Le Conseil international pour l’exploration de la mer, un organisme intergouvernemental, suggère de limiter fortement leur capture dans l’Atlantique Nord pour 2026 : -70 % pour le maquereau, -41 % pour le merlan bleu et -30 % pour le hareng.
Ce navire-usine consommera jusqu’à 12 millions de litres de carburant par an et déploiera un chalut de 600 mètres qui permettra de pêcher près de 400 tonnes de poissons en vingt-quatre heures ! 

Musiques 
Pink Floyd, Talkin’ Hawkins
Tom Misch, Sisters with me
Tool, Culling voices. 

Sources et inspirations 
https://basta.media/scandale-pesticides-non-autorises-en-Europe-mais-utilises-en-France-Movento-spirotetramate-Verseon-dimpropyridaz-Avanza-benzobicyclon
https://synthmedia.fr/politiques/vie-democratique/the-technological-republic-le-manifeste-de-palantir-deploie-son-fond-ideologique/
https://www-mediapart-fr/journal/economie-et-social/060526/le-manifeste-de-palantir-prone-un-monde-domine-par-les-capitalistes-technologiques-la-discrimi
https://theconversation.com/hacker-la-bombe-ce-que-lia-mythos-revele-du-pari-de-la-dissuasion-nucleaire-281557
https://aoc.media/analyse/2026/05/10/mega-data-centers-la-souverainete-numerique-contre-lecologie/

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/6a047b6106eee5b01c7e93e8

Nowakowskismes 10.16. 1er mai 2026

Financer la santé ou le logement génère davantage d’emplois indirects que les secteurs à dominante militaire, grâce notamment aux liens qu’ils établissent avec les autres filières de l’économie. L’activité à finalité sociale crée trois fois plus de postes que les secteurs de production militaire. Les dépenses publiques d’éducation, de transports ou de communications représentent des investissements beaucoup plus fructueux, en termes économiques et sociaux, que celles destinées aux armements. Et bien sûr, les entreprises n’utilisent pas de Rafale pour produire autre chose, pas plus que les ménages ne consomment de missiles.
Considérer l’économie de guerre comme une industrie banale est-il seulement envisageable ? Aux millions de morts engendrés par les conflits armés depuis la seconde guerre mondiale s’ajoutent les désastres écologiques qu’ils entraînent. En effet, en excluant l’impact des combats, on estime que le complexe militaro-industriel représenterait à lui seul 5,5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Atteindre le seuil des 3,5 % du produit intérieur brut consacrés aux dépenses militaires fixé par l’OTAN reviendrait à émettre 2,33 milliards de tonnes d’équivalent CO2 d’ici à 2030, soit une consommation annuelle proche de celle du Brésil et du Japon réunis. En fait, la dérégulation du marché militaire c’est tout simplement mettre en place « un libéralisme autoritaire opaque, où les industriels font ce qu’ils veulent ». De plus, le secret-défense empêche la Cour des comptes d’accéder à certaines données pour vérifier l’usage des ressources publiques, et mieux encore, l’État invite les entreprises militaires « à recourir à la loi du 26 juillet 1968, dite de blocage, pour contrer des demandes d’informations, voire des audits intrusifs » ! 

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce quatorzième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.

La World Meteorological Organization confirme que El Niño devrait revenir à partir de la mi-2026, avec un début dès mai-juillet. Les modèles climatiques sont désormais fortement alignés et les premiers signaux suggèrent qu’il pourrait s’agir d’un événement fort. L’El Niño de 2023–2024, combiné au réchauffement d’origine humaine, a fait de 2024 la première année de l’histoire à dépasser temporairement les 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Ce fut l’année la plus chaude jamais enregistrée. 2027 pourrait dépasser les +1.7°C !
Or, El Niño revient alors que la teneur en chaleur des océans a établi un nouveau record en 2025 pendant neuf années consécutives ; El Niño revient alors que l’atmosphère contient plus de CO₂ que les 2 dernières millions d’années ; El Niño revient alors que le déséquilibre énergétique terrestre atteint sa valeur la plus élevée jamais enregistrée ; El Niño revient alors que la banquise de mer arctique atteint son extension maximale la plus basse jamais enregistrée cette année
Un océan plus chaud et une atmosphère plus énergisée signifient plus de carburant disponible pour les événements météorologiques extrêmes. Les vagues de chaleur deviennent plus sévères. Les sécheresses s’aggravent plus rapidement. Les inondations transportent plus d’eau. Le même El Niño, dans un monde plus chaud, frappe plus fort. 
El Niño ne devrait pas avoir des conséquences significatives en France et en Europe. Mais dans le reste du monde, il pourrait causer d’innombrables catastrophes. L’augmentation des précipitations dans le sud de l’Amérique du Sud, le sud des États-Unis, la Corne de l’Afrique et l’Asie centrale augmentant ainsi le risque d’inondation dans les régions déjà sous pression ; il devrait accentuer la sécheresse en Australie, en Indonésie et dans certaines parties de l’Asie du Sud, menaçant l’agriculture, l’approvisionnement en eau et les conditions d’incendie de forêt ; il causera des températures supérieures à la normale presque partout pour la saison mai-juillet, avec les signaux les plus forts sur le sud de l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale, les Caraïbes, l’Europe et le nord de l’Afrique ; il génèrera une activité des ouragans dans le Pacifique intensifiée, tout en supprimant la formation des tempêtes dans l’Atlantique, concentrant le risque dans des régions différentes et parfois moins préparées.
Cela dit, le rapport de l’Institut Copernicus sur le climat en 2025 sur notre continent qui vient de paraître montre que, de la mer Méditerranée jusqu’à l’Arctique, le réchauffement climatique bouscule l’Europe. Et que l’Europe est le continent qui se réchauffe le plus vite au monde. 

Et pendant ce temps-là ! Que pensez-vous qu’il se passe ? 
À elles seules, les six des plus grandes entreprises du secteur des énergies fossiles devraient engranger en 2026 près de 3000 dollars soit 2560 euros de bénéfices par seconde. Ce chiffre, dévoilé par Oxfam le 27 avril, tombe à point nommé puisque se joue en ce moment à Santa Marta (Colombie) un sommet international inédit dédié à la sortie des hydrocarbures. Un rassemblement en réponse à l’inefficacité des COP sur le sujet, auquel Donald Trump, Javier Milei et consorts climato-sceptiques n’ont pas été conviés.
En dépit de la guerre au Moyen-Orient et de la crise énergétique ainsi engendrée, Chevron, Shell, BP, ConocoPhillips, Exxon et TotalEnergies pourraient faire 37 millions de dollars de bénéfices supplémentaires par jour par rapport à 2025. Au total, les bénéfices estimés pour 2026 dans le secteur des combustibles fossiles s’élèvent à 94 milliards de dollars. Une somme suffisante pour fournir de l’énergie solaire à près de 50 millions de personnes en Afrique.
TotalEnergies aurait lui réalisé plus de 1 milliard d’euros de profits sur le seul mois de mars 2026. Comment ? Et bien en appliquant une stratégie consistant notamment à acheter massivement du pétrole physique juste avant que n’éclate la crise. Ces superprofits résultent d’un système qui permet aux compagnies pétrolières privées de spéculer sur l’énergie, tandis que des millions de personnes peinent à faire le plein pour leurs déplacements essentiels.
D’après les calculs d’Oxfam, la seule taxation des profits de la multinationale de Patrick Pouyanné générerait deux milliards d’euros de recettes annelles pour l’État. Une somme qui permettrait par exemple la régénération complète du réseau ferroviaire français et de l’entretenir pendant 3 à 4 ans. 
Nous vivons dans un monde merveilleux ! 

Et vous savez quoi ? L’Ademe, l’agence qui participe à la construction des politiques nationales et locales de transition écologique est danger ! En effet, un guide destiné à accompagner les élus dans la transition écologique de leur territoire a mystérieusement disparu du site internet de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.  Nommé « Demain mon territoire », ce document a été co-rédigé par l’Ademe et l’Office français de la biodiversité (OFB). Il rassemble 23 fiches thématiques qui détaillent aux collectivités les leviers d’action à leur disposition pour entamer la transition écologique : alimentation durable, mobilité, énergies renouvelables, dynamisation des centres-villes…
Le document, qui est toujours disponible sur le site de l’OFB, n’aurait été disponible que quarante-huit heures sur le site de l’Ademe avant que Matignon, donc le 1er ministre, n’ordonne son retrait.

Pour terminer, faisons une petite escapade sur une dimension positive du numérique. Je vais vous parler de Mastodon. 
Au milieu des années 2010, alors que Facebook atteignait le milliard d’utilisateurs et que Twitter devenait le pouls médiatique du monde, une poignée de résistants, de hackers et d’idéalistes regardaient ce spectacle avec horreur. Ils se souvenaient du web d’avant, de l’internet des pionniers, d’un réseau symétrique et acentré. Ils se remémoraient la liberté de l’IRC et de la robustesse de l’e-mail, ils se souvenaient d’un web d’avant le 11 septembre 2001. Ils se posèrent alors une question simple mais vertigineuse : Est-il possible de reconstruire un réseau social qui aurait l’ergonomie moderne de Twitter, mais l’architecture libre et incensurable de l’e-mail ? Pouvait-on créer un réseau où l’on pourrait se dire, je suis sur le serveur A, tu es sur le serveur B, nous sommes amis et nous discutons sans qu’aucun milliardaire au service d’un système politique prédateur et réactionnaire ne puisse lire nos messages ou vendre nos données » ?
Pendant longtemps, de nombreuses tentatives sont restées confidentielles, bricolées par des passionnés dans des recoins obscurs du réseau. On les appelait des projets « libres »  souvent austères, moches, réservés à des initiés qui savaient utiliser un terminal de commande Linux. Le grand public était lui bien loin de tout cela. Twitter fonctionnait très bien. Être surveillé la belle affaire ! Et surtout comme tout cela fonctionne très bien et que tout le monde y est, pourquoi changer? 
Il a fallu attendre que les murs des enfermements sur les plateformes commencent à se fissurer, que les scandales sur la vie privée éclatent, que la question de la désinformation devienne une vraie question de société, que l’IAG envahisse tous ces espaces, que le capitalisme numérique prédateur et liberticide étende son emprise sur le monde pour qu’on commence à chercher une autre manière de communiquer afin de reprendre le contrôle et ce grâce au réseau social décentralisé. Pour s’en convaincre, je vous invite à vous plonger dans le livre de Shoshana Zuboff  L’Âge du capitalisme de surveillance paru en 2020 qui décortique tout ce système et qui invite à « parler à de vrais gens et non plus à des robots ». Tout cela a fait qu’une idée marginale a commencé à germer.
Nous sommes alors en 2016. Le monde est connecté comme jamais, mais il est enfermé dans les prisons logicielles et matérielles des GAFAM. L’utilisateur est devenu un produit. Le web ouvert agonise. C’est dans ce contexte, quelque part en Allemagne, qu’un étudiant de 23 ans Eugen Rochko fatigué de la tournure que prend l’oiseau bleu de Twitter va décider de ne pas simplement se plaindre, mais de coder une alternative. Il ne le sait pas encore, mais il s’apprête à réveiller un vieux rêve, celui d’un espace de communication affranchi de rets des entreprises de la tech étasunienne et à lui donner un nom d’animal préhistorique, Mastodon.
Mastodon est décentralisé, La communication instantanée est trop importante pour être détenue par une entreprise. Chaque serveur Mastodon est totalement indépendant, mais capable d’interagir avec les autres pour former un réseau social mondial.
Mastodon est Open Source. Mastodon est un logiciel libre et ouvert. C’est un droit d’utiliser, de copier, d’étudier et de modifier Mastodon comme bon nous semble, et de faire bénéficier la communauté de toutes les contributions.
Mastodon n’est pas à vendre. La volonté de celle-lui qui utilise qui est connecté qui est garantie. Le flux est créé et conservé par les utilisateurs. Il n’y a pas de publicités ni d’invitations à découvrir des profils. Cela signifie que vos données et votre temps sont vôtres. Les vôtres seulement.
Mastodon est inter-opérable. Basé sur des protocoles web ouverts, Mastodon peut communiquer avec n’importe quelle autre plateforme qui implémente ActivityPub. Avec un seul compte, on a ainsi accès librement à tout un univers de médias sociaux, c’est ce qu’on appelle le fédiverse. Mastodon c’est donc un réseau social dans lequel le fil principal n’est rempli que de ce qui vous importe le plus, et non de ce qu’une entreprise pense que vous devriez voir. 
Mastodon est ainsi un réseau qui permet de suivre l’actualité à son propre rythme de choisir ce qu’on souhaite voir en l’absence de publicités poussées par des robots et de captation des données et des interactions .
Mastodon n’est pas une solution unique mais une alternative possible ! Donc à vous de jouer ! 

Je viens de vous parler de Mastodon. Derrière Mastodon c’est un projet d’émancipation et d’alternative dans ce monde dominé et asservi par le capitalisme prédateur. Alors en ce 1er Mai, il nous faut discuter de l’urgence de reconstruire un mouvement de gauche indépendant de l’État et du patronat, anti-impérialiste et internationaliste. Ce 1er mai est un marqueur important à préserver et qui doit s’ancrer dans les lieux de production, d’études, dans l’écologie et la préservation du seul endroit dans l’univers où la vie est possible. Ce 1er Mai tout comme Mastodon c’est renforcer l’auto-organisation, ce 1er Mai c’est s’organiser contre les oppressions et le capitalisme, ce 1er Mai c’est proposer une stratégie gagnante pour affronter les plans des classes dominantes, la militarisation du monde et l’extrême droite. 
À l’heure où s’exacerbent les nationalismes et les rivalités entre Etats, tout projet qui refuse de s’affronter aux gouvernements impérialistes et au système capitaliste prédateur, en prétendant le transformer de l’intérieur, finit par s’aligner sur les intérêts de ses multinationales. Alors ce 1er mai défendons l’inverse. Ce 1er mai doit servir à rappeler l’urgence de renverser ce système, ce 1er mai doit servir à rappeler l’urgence de renverser un système qui nie le vivant et l’humain, ce 1er mai doit servir à rappeler qu’il faut se battre sans faiblir contre ce système déshumanisant qui s’est installé même là où nous sommes censés le combattre. Pour un 1er Mai de la Vie contre le Capitalisme Mortifère !

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça.
Le rapport de MSF, intitulé « L’eau comme arme : la destruction et la privation d’eau et d’assainissement par Israël à Gaza » montre que l’instrumentalisation répétée de l’eau par les autorités israéliennes relève d’un schéma récurrent, systématique et cumulatif. Israël a détruit ou endommagé près de 90 % des infrastructures d’eau et d’assainissement à Gaza, notamment les usines de dessalement, les forages, les canalisations et les réseaux d’égouts. Les équipes de MSF ont documenté des tirs de l’armée israélienne sur des camions-citernes clairement identifiés, ainsi que la destruction de forages qui constituaient une source vitale pour des dizaines de milliers de personnes. Des incidents violents se produisent fréquemment lors des distributions d’eau, blessant des civils palestiniens et des travailleurs humanitaires, et endommageant les équipements. La pénurie d’eau organisée par les autorités israéliennes est telle qu’il est tout simplement impossible de fournir des quantités suffisantes à la population. Ceci s’ajoute aux meurtres directs de civils, à la destruction des structures de santé et à la démolition des habitations, provoquant des déplacements massifs de population. Tous ces éléments témoignent d’une volonté de rendre la vie littéralement impossible aux Palestiniens de Gaza.  

Sources et inspirations 
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/05/JUSQUIAME/69545
https://www.franceinfo.fr/politique/gouvernement-de-sebastien-lecornu/le-gouvernement-choisit-le-francais-scaleway-pour-remplacer-microsoft-afin-d-heberger-des-donnees-de-sante_7959023.html
https://www.franceinfo.fr/environnement/crise-climatique/climat-l-europe-se-rechauffe-deux-fois-plus-vite-que-la-moyenne-mondiale-alerte-l-institut-copernicus_7970084.html
https://wmo.int/media/news/wmo-likelihood-increases-of-el-nino
https://reporterre.net/94-milliards-de-dollars-pour-les-entreprises-fossiles-en-2026-des-profits-mirobolants
https://reporterre.net/Le-Premier-ministre-fait-depublier-un-guide-de-l-Ademe-et-de-l-OFB-sur-la-transition-ecologique
https://lundi.am/Le-Senat-a-trouve-son-plan-de-developpement-pour-l-outre-mer-un-derrick
https://www.msf.fr/communiques-presse/gaza-msf-denonce-la-privation-systematique-et-deliberee-d-eau-qu-israel-continue-d-infliger-aux-palestiniens

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/69f3081bc5dd1a17172f003f

Nowakowskismes 10.15. Révoltes

Fin 2025, Polémia, le laboratoire d’idées identitaires fondé par Jean-Yves Le Gallou, ancien cadre du Front national proche d’Éric Zemmour et défenseur de la théorie complotiste du « grand remplacement »,  a lancé PolémIA, un robot conversationnel nourri à la sauce extrême droite. 
Le robot conversationnel PolémIA a été entrainé sur des sources véhiculant les idées nauséabondes de l’extrême droite et a été programmé pour produire des discours xénophobes et des recommandations politiques en mélangeant de multiples flux de données décontextualisées. Et oui, c’est fait, comme aux USA, l’extrême droite a son IA.
Le robot conversationnel PolémIA s’appuie sur un modèle de langage alimenté par des sources issues de la nébuleuse identitaire dont, des publications de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie qui adopte une vision alarmiste de l’immigration, des textes de l’Institut Iliade que Libération décrit comme défenseur de la « race blanche » et des écrits de Dominique Venner, essayiste aux positions racistes et antisémites. Demandez-lui de définir l’objectif de son discours, le robot conversationnel PolémIA répond  : « Préserver la continuité des nations européennes et des peuples autochtones d’Europe. »
Sur la page d’accueil de PolémIA, le ton est donné en affichant des requêtes prégénérées et pré-orientées. Parmi elles , on trouve ce titre, « Chiffres de la criminalité des Algériens en France et en Europe », auquel PolémIA adjoint des données spectaculaires, tirées de ses seules sources. 
Sur l’immigration, PolèmIA dresse un tableau exclusivement négatif et formule ce genre de recommandations politiques comme le « contrôle strict des flux », le « renforcement de la souveraineté juridique » et le « rejet du sans-frontiérisme ». Sur les droits LGBTQIA+, c’est la même logique. PolémIA utilise un vocabulaire connoté comme les termes « idéologie globaliste » ou « marchandisation » et bien sûr évoque une menace « pour la continuité des identités européennes ».
Enfin, c’est un système qui ne permet pas la contestation. PolémIA n’accepte qu’une question à la fois, ce qui empêche toute relance ou toute contradiction sur ses chiffres biaisés. Il ne répond qu’à partir de son corpus restreint et idéologiquement orienté à l’extrême droite. Enfin, l’ambition des créateurs va au-delà de la réalisation d’un simple chatbot. Ils sont en train de développer un bot destiné à être déployé sur X afin de répondre directement aux usagers de X sur le modèle de Grok.
Bienvenue dans ce monde à vomir !

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce quatorzième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.

Bienvenue dans ce monde dans lequel la mission Artemis-2, qui a envoyé début avril quatre astronautes prendre des photos de la face cachée de la Lune, aura généré entre 2154 et 2343 tonnes d’équivalent CO2 avant même son lancement ce qui correspond selon le simulateur de l’ADEME à environ  1 117 A/R Paris – New-York en avion ! 
Quel est donc l’objectif du programme Artemis de la Nasa ? Le programme Artemis vise à construire une base sur la Lune en vue de son exploitation économique. Le programme Artemis c’est cet imaginaire astrocapitaliste dans ce qu’il a de plus irrationnel et toxique bombardé par tous les médias dans un enthousiasme généralisé largement dénué d’esprit critique. L’expérience doit permettre de préparer les prochaines missions et l’alunissage des astronautes d’Artemis-4, promis par Donald Trump pour 2028, soit cinquante-six ans après les derniers pas de l’Homme sur la Lune.
Donc avec Artemis-2, quatre astronautes ont survolé la Lune pour prendre au passage quelques photos de sa face cachée, puis revenir sur Terre. 
Tout ça pour quoi ? Évidemment pas pour la science. En fait, La science a bon dos, elle ne sert que sert de prétexte et de cache-misère à l’inutilité des vols spatiaux habités parce que la plupart des missions scientifiques d’exploration spatiale sont tout aussi bien, voire mieux réalisables par des robots, à un coût infiniment moindre. 
De plus, il faut bien distinguer l’exploration spatiale de la conquête spatiale. L’exploration spatiale est bien sûr animée par l’esprit de curiosité, la fascination pour les mystères de l’univers, le désir de mieux comprendre. L’exploration spatiale peut capitaliser sur ce que la science peut apporter en particulier avec les satellites d’observation, cruciaux aujourd’hui pour étudier le climat terrestre, entre autres.
La conquête spatiale c’est autre chose. La conquête spatiale comme son nom l’indique c’est coloniser de nouveaux territoires afin de servir les nationalismes nauséabonds en plantant des drapeaux et servir l’exploitation sans limites des ressources minérales des corps célestes. La conquête spatiale c’est une course à la puissance et aux symboles de puissance et les pourritures que sont Bezos et Musk jouent tout simplement à celui qui aura la plus grosse fusée et tant pis pour la planète, le vivant et les conditions de vie sur Terre. Rappelons que le lanceur spatial Starship de Musk a d’abord été baptisé la « Big Fucking Rocket » ou en bon français, la « Putain de grosse fusée ». En fait tout cela n’est que la démonstration de la volonté de démesure, de puissance et de conquête au service du capitalisme pour qui l’accumulation croissante de capital est non négociable pour le système, et donc écouter la science n’est pas une option.
Ecouter la science ce n’est pas une option mais servir tous les délires du capitalisme de mondes infinis, de colonisation spatiale en surexploitant la Terre, ça s’en est une et ce n’est pas si grave puisqu’il y a plein de planètes de rechange ! 
Le fameux village lunaire permettra d’exploiter des métaux rares sur Terre, de ramasser de l’hélium-3, ce carburant des futurs réacteurs à fusion nucléaire qui sont eux-aussi un des fantasmes du capitalisme, à savoir disposer d’une source d’énergie infinie. Enfin, la Lune n’est qu’une étape vers la conquête de Mars, une des obsessions de ce fou dangereux qu’est Elon Musk. D’ailleurs, il n’est pas le seul. Un autre fou dangereux c’est Bezos qui promet un avenir radieux fait de cités-vaisseaux cylindriques contenant chacun des milliards d’humains, prêts à se disséminer dans l’espace, dans un remake cheap des classiques de la science-fiction, des romans d’Arthur C. Clarke ou de Iain M. Banks à Interstellar.
Bien sûr, il s’agit de projets totalement irréalistes. Ces délires seraient risibles s’ils ne menaient pas le monde encore plus sur la pente vers la catastrophe. Ces délires seraient risible si les promoteurs techno-idolâtres de ces visions du monde n’usaient pas de tout l’arsenal des arguments moisis afin de faire taire les critiques parce que refuser ces délires venus du space opera à la Star Wars, ce serait bien sûr être réactionnaire, ce serait être antiscience, ce serait vouloir revenir à l’âge de pierre et ce serait nier les potentialités du génie humain. 
Or, la véritable leçon que nous livre l’astronomie, c’est que la Terre est irremplaçable pour l’humanité. Si vous n’êtes pas convaincus, lisez le texte de Carl Sagan, un scientifique, intitulé The Pale Blue Dot qui « est notre foyer. C’est nous. Sur lui tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu, ont vécu leur vie. [Il est] la somme de nos joies et de nos souffrances ». Il est donc clair que la priorité absolue est de nous concentrer sur notre planète et la dégradation cataclysmique que nous provoquons, ça suppose de mobiliser notre énergie et notre intelligente afin de démanteler ce système, les multinationales pétrolières, les idéologies rances et destructrices. Et c’est cela et non les aventures frelatées de la propagande astrocapitaliste et sa promenade cosmo-lunaire de ces quatre types, qui mérite l’étiquette de « progrès ».

Pour finir ces Nowakowskismes, je vais vous parler d’un livre que je suis en train de lire. Il s’intitule La révolte des anges, il a été écrit par Anatole France au moment où les terres de la moitié de l’Europe se scarifiaient de tranchées et les états nationaux préparaient la grande boucherie de la 1ère guerre mondiale. 
Ce texte rédigé avec une légèreté de ton, avec des personnages traversés par leurs fragilités, dans une narration comme un regard distancié sur quelques humains confrontés à plus grand qu’eux. La révolte des anges est un texte qui fait appel à la tradition de l’angéologie, des épisodes de la Bible, des influences gnostiques, des opinions classiques, des idées populaires sur les anges et les démons. Dans ce roman, Anatole France discute du mérite de Dieu, du bien-fondé de son action, du caractère fallacieux de ses décisions, de la brutalité de la vie telle qu’elle a été organisée. Pourquoi la mort, la maladie, la souffrance ? Pourquoi la fragilité du corps, la nécessité du travail ? Il ne s’agit pas de chercher religieusement les raisons de la douleur, le sens de la souffrance pour une hypothétique consolation, il ne s’agit surtout pas de comprendre les volontés divines pour leur rendre hommage, ni se soumettre aux lois du livre. Il s’agit dans La révolte des anges de prendre d’assaut l’ordre de la vie tel qu’il a été raconté et imposé depuis si longtemps. En fait, Anatole France redéfinit ce qu’est la vie heureuse dans une bataille militante contre le pouvoir divin dans une révolte rationnelle et passionnée contre les mensonges que Dieu impose aux hommes contre les vérités, la pensée, la science. Ainsi par le doute, la réflexion, la science, la pensée, les anges rebelles comprennent que le monde, l’univers, le cosmos, que tout existe indépendamment d’un Dieu et que ce qu’il considère comme sa création n’est qu’un mensonge asséné pour justifier son hégémonie, son autorité sur la matière. Ainsi, les anges rebelles prennent conscience par le savoir que les soi-disant lois de dieu sont des ordres mensongers, des prisons morales imposés aux vérités libres de la nature et aux volontés des êtres humains. Le savoir acquis par la lecture des textes de la littérature, les traités naturalistes, les textes bibliques, les correspondantes scientifiques la connaissance des vérités naturelles permet à un ange d’entreprendre une entreprise de subversion des cieux. 
Par cette histoire, les protagonistes imaginés par Anatole France montrent les chemins qui conduisent à la vie prise dans le tourbillon du savoir, dans l’ordre de l’anarchie, élevée dans le doute et dans la musique, dans l’amour de la matière et pour les sciences, des beautés portées par les anges afin de les réveiller dans le coeur des humains de ce temps. 
En clair, un petit livre que je vous recommande chaudement dans ces temps où la bêtise, le pire, la guerre, l’ignominie et la destruction ne cessent de nous agresser à longueur de journée. Un petit livre qui éclaire et permet à l’espoir de rester vivant. 
Nous devons connaître la vérité. Mais, bien que la connaissant, nous devons agir comme si nous ne la connaissions pas. C’est impératif. La « procession » doit avoir lieu. Peut-être fera-t-elle quand même peur aux éventuels coupables ou même les arrêtera-t-elle. Peut-être. 
Une chose demeure toujours valable : « Si nous sommes désespérés, qu’est-ce que ça peut faire ! » Au travail !

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec ça. 
Quand l’un d’entre nous commande un repas sur Uber, Deliveroo ou les autres, le livreur à vélo qui se précipitera pour assurer la livraison pour le hamburger reste chaud quand il arrivera chez vous est à 98% immigré et à 68% sans titre de séjour. De cette course effrénée qui sera bien sûr notée sur la plateforme par ceux qui ont effectué cette commande sans bouger de leur canapé, 78% de ces livreurs reviendront des blessures plus ou moins graves consécutives à des accidents de la route. Enfin, parmi eux, seuls 68% ont une couverture santé donc seulement 68% d’entre eux pourront bénéficier de soins en cas de maladie ou d’accident. En clair, commander son sandwich sans bouger de son canapé, c’est participer à un esclavage moderne ! 

Sources et inspirations 
Aurélien Barrau – https://www.facebook.com/watch/?v=1876983306484308
https://reporterre.net/La-mission-spatiale-Artemis-2-a-emis-plus-de-2-000-tonnes-de-CO₂e
https://reporterre.net/C-est-une-aberration-pour-les-besoins-de-l-IA-les-data-centers-veulent-tourner-au-gaz
https://www.liberation.fr/idees-et-debats/irenee-regnauld-sociologue-critiquer-artemis-2-cest-le-contraire-dabandonner-la-curiosite-sur-ce-qui-nous-entoure-dans-lunivers-20260412_UXSHMEKMQVFPFIQKSSJMQTNCCA/
https://www.blast-info.fr/articles/2026/polemia-une-nouvelle-ia-au-discours-xenophobe-MsbC4kDORsqnkIWxmX-Oeg 
https://reporterre.net/Mission-Artemis-2-vers-la-Lune-un-dangereux-delire-d-enfants-gates
https://impactco2.fr/outils/comparateur#etiquette
https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_point_bleu_pâle
La révolte des anges, Anatole France. Rivages poche. Petite bibliothèque. 2010
https://www.terrestres.org/2022/04/26/guerre-a-la-mort-nucleaire/

Podcasthttps://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/69e116d10b4baf3bf2dfc149

Musiques
Captain Beefheart, Hot Head
Mogwai, Dial: Revenge
Midlake, Winter dies

 

 

Nowakowskismes 10.14. Leçons de ténèbres

Au fait, pensez-vous que le pays des droits de l’homme, c’est notre petit pays qui pense grand ? Et bien non ! Ça se passe ailleurs, en Espagne ! 
En Espagne donc, le gouvernement de Pedro Sánchez a, immédiatement après le de l’offensive militaire contre l’Iran, fermé l’espace aérien espagnol à tous les aéronefs des forces armées des États-Unis participant à l’offensive militaire lancée le 28 février dernier aux côtés d’Israël.
La ministre de la Défense, Margarita Robles, a confirmé que cette interdiction s’applique non seulement au survol du territoire national, mais également à l’utilisation des bases militaires stratégiques de Rota et de Morón pour toute opération liée à ce conflit. En clair, seuls les atterrissages d’urgence pour raisons humanitaires ou techniques majeures seront tolérés.
L’Espagne justifie cette rupture par l’absence de mandat explicite de l’ONU ou de l’OTAN pour cette intervention baptisée « Opération Fureur Épique ». D’ailleurs, le gouvernement espagnol considère que cette offensive est « contraire au droit international » et refuse que son infrastructure serve de base arrière à une guerre unilatérale.
Sur le plan logistique, ces interdictions forcent l’US Air Force à revoir totalement ses plans de vol. Les bombardiers et avions-ravitailleurs basés aux États-Unis ou transitant par l’Atlantique doivent désormais contourner la péninsule ibérique, ce qui rallonge considérablement les trajets vers le Moyen-Orient.
Sur le plan diplomatique, vous vous en doutez, la tension est à son comble avec la bande à Trump. En plaçant le respect du droit international au-dessus de la solidarité militaire automatique, le premier ministre espagnol assume complètement cette décision courageuse et ainsi positionne l’Espagne comme la figure de proue d’une Europe refusant l’alignement systématique sur la stratégie militaire de Washington.
En résumé, le chef du gouvernement espagnol tire de tout cela une leçon plus large à savoir que l’ordre international ne tient pas aux règles proclamées, mais à la volonté des États de les faire respecter, y compris face à leurs alliés. Lorsque cette volonté recule, le droit perd sa force et ce qui relevait de l’exception tend à devenir la norme.

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce quatorzième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.
Les Nowakowskismes défendent une approche poétique, une communion avec le monde et tentent délicatement et humblement de voir le réel. 

Ce soir les Nowakowskismes, sont les leçons des ténèbres, dans cette veille du week-end de Pâques, à l’image de l’abandon général que vivait la société ancienne en ces temps de la passion du christ. Une semaine en suspens, une semaine suspendue à un retour de l’espoir, une semaine pendant laquelle les théâtres et les opéras étaient fermés, une semaine durant laquelle on se retrouvait dans les couvents, les chapelles où se donnaient ces cérémonies des ténèbres. Rien de religieux dans ces Nowakowskismes mais une suspension dans un monde envahi par des ténèbres qui recouvrent l’espoir de lumière. 

Continuons avec cette guerre déclenchée par les USA et Israel, sur un point qui passe largement sous les radars.
En à peine quatorze jours, la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran a produit un choc climatique d’une grande ampleur. Derrière les destructions humaines et matérielles, nous assistons à un emballement des émissions de gaz à effet de serre. En fait, une première analyse indépendante a estimé que ce conflit a généré 5 millions de tonnes de gaz à effet de serre en seulement deux semaines, soit davantage que les émissions cumulées de 84 pays parmi les moins pollueurs.
À quoi assistons-nous ? Des bombardements massifs, des incendies d’infrastructures pétrolières, des destruction de bâtiments,… et du déploiement massif d’armes diverses et de vaisseaux. En fait, chaque étape du conflit contribue à alourdir une facture climatique déjà critique. Chaque frappe de missile est un acompte supplémentaire sur une planète plus chaude et plus instable, et rien de tout cela ne rend qui que ce soit plus en sécurité.
Un exemple. À elle seule, la destruction d’environ 20000 bâtiments civils représenterait près de 2,4 millions de tonnes de CO₂. À cela s’ajoute la consommation colossale de carburant par les avions, navires et véhicules militaires, estimée entre 150 et 270 millions de litres en deux semaines, soit plus de 50000 tonnes d’émissions. Une mécanique de guerre qui, au-delà de ses effets immédiats, alimente directement la crise climatique. La réalité c’est qu’en deux semaines, la guerre de ces ordures de Trump et Netanyaouh a brûlé l’équivalent des émissions annuelles de l’Islande !
Mais comme on en finit pas d’innover dans le pire. Les attaques contre les infrastructures fossiles marquent aussi un tournant. Les images de Téhéran recouverte de fumées noires après l’incendie de dépôts de carburant illustrent la catastrophe environnementale en cours. Selon les estimations, entre 2,5 et 5,9 millions de barils de pétrole ont brûlé lors de cette attaque et de frappes similaires, générant environ 1,88 million de tonnes d’équivalent CO2. Comme s’il fallait une guerre pour nous les appeler mais chaque incendie de raffinerie et chaque collision de pétrolier nous rappelle que la géopolitique fondée sur les énergies fossiles est incompatible avec une planète habitable.
Et bien sûr, à tout cela s’ajoute l’impact de l’arsenal militaire. Missiles, drones, bombes, et tout le reste, … leur utilisation massive a généré des dizaines de milliers de tonnes d’émissions supplémentaires. Même la destruction de ces navires ou avions laisse une empreinte carbone significative. Au total, ces deux semaines de conflit équivalent, sur une année, aux émissions d’un pays entier fortement dépendant des énergies fossiles, comme le Koweït.
Et cerise sur le gâteau, il faut s’attendre à ce que les émissions augmentent rapidement à mesure que le conflit progresse, principalement en raison de la vitesse à laquelle les installations pétrolières sont ciblées. 
Au-delà des chiffres, cette guerre nous rappelle la réalité à savoir que nous sommes pris dans l’imbrication entre géopolitique et dépendance aux énergies fossiles et que le meilleur moyen d’aggraver la crise climatique consiste à laisser les intérêts des énergies fossiles dicter la politique étrangère. Et surtout, que la guerre de Trump semble toujours focalisée sur des pays qui détiennent de gigantesques gisements de pétrole. Et comme par hasard, la perturbation en approvisionnement due au blocus de la guerre pourrait entraîner une augmentation des forages, la construction de nouveaux terminaux GNL et de nouvelles infrastructures d’énergies fossiles permettant d’ancrer durablement une nouvelle période de dépendance au carbone. 
Juste pour ne pas oublier, en quatorze jours, cette guerre a émis 5 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit davantage que les émissions cumulées de 84 pays parmi les moins pollueurs. Qu’en est-il après plus d’un mois !? Et Après ? 

Des Nowakowskismes qui ne parlent pas d’IA, sont évidemment incomplets. Donc parlons un peu d’IA dans ce monde pris de frénésie d’IA. Que remarque-t-on à propos de l’IA ? Au cours des derniers mois, de grandes entreprises technologiques telles qu’Amazon, Meta, Pinterest et Atlassian ont annoncé d’importantes réductions d’effectifs. Contrairement aux années précédentes, où les licenciements étaient attribués à des facteurs tels que les mesures de rationalisation, le sureffectif ou la restructuration de la direction, le message est que la cause de ces licenciements est l’intelligence artificielle. En fait, les dirigeants du secteur technologique, ces personnages exceptionnels capables de piloter des entreprises mondiales, fers de lance de l’innovation et de la compétitivité, invoquent de plus en plus les progrès de l’intelligence artificielle pour expliquer que leurs entreprises peuvent fonctionner avec moins de personnel. Quelle aubaine !! 
Voici deux bonimenteurs en chef comme exemples ! 
Ainsi, le PDG de Meta a affirmé que 2026 serait une année charnière pour l’IA sur le lieu de travail. Et, malgré les récentes suppressions d’emplois, dont 700 licenciements en une semaine, Meta prévoit cette année de quasi-doubler ses investissements en matière d’intelligence artificielle, en concentrant ses recrutements sur les postes prioritaires liés à l’IA tout en maintenant un gel des embauches dans les autres domaines. 
Jack Dorsey, vous vous souvenez de lui, le fondateur de Twitter et de BlueSky, a déclaré que les outils d’intelligence artificielle modifient considérablement le fonctionnement des entreprises, permettant à des équipes plus petites d’être plus performantes. Ainsi, son entreprise prévoit de réduire ses effectifs de près de moitié, présentant cette décision comme une adaptation proactive plutôt que comme une simple mesure d’efficacité. Quel bel exemple de novlangue managériale !
Donc selon ces super-managers, l’IA serait donc la cause de ces licenciements. Or, une récente analyse de Oxford Economics présente une autre lecture de la situation. En effet, malgré les gros titres alarmistes annonçant la prise de pouvoir des robots sur le marché du travail, cette analyse remet en question l’idée selon laquelle l’intelligence artificielle serait à l’origine d’un chômage de masse. En fait, les entreprises ne semblent pas remplacer leurs employés par l’IA à grande échelle mais utilisent cette technologie comme prétexte pour réduire leurs effectifs de manière systématique. 
En fait, bien qu’il existe des preuves anecdotiques de suppressions d’emplois, les données macroéconomiques ne corroborent pas l’idée d’un changement structurel de l’emploi causé par l’automatisation. Cette analyse met en évidence des stratégies d’entreprise plus cyniques à savoir que ces entreprises essaient « de présenter les licenciements comme une bonne nouvelle plutôt que comme une mauvaise nouvelle ». Les données de productivité et d’adoption réelle de l’IA montrent que, dans la majorité des secteurs, l’automatisation est encore marginale et loin de justifier des coupes massives dans l’emploi. Autrement dit, l’IA joue ici le rôle d’un alibi moderne. Elle permet de masquer des réalités plus prosaïques : fin de l’argent gratuit, pression des marchés financiers, nécessité de restaurer des marges après des années de recrutements agressifs. Dans ce contexte, parler d’IA est plus vendeur – et politiquement plus acceptable – que d’admettre une correction stratégique.
En fait, ce narratif vise à soigner les relations avec les investisseurs. En clair, c’est toujours la même rengaine, attribuer les réductions d’effectifs à l’adoption de l’IA transmet un message plus positif aux investisseurs que d’admettre des échecs traditionnels, tels qu’une faible demande des consommateurs, des usages qui ne répondent pas aux attentes ou des embauches excessives dans le passé. Comme toujours dans ce système prédateur et destructeur, présenter les licenciements comme un pivot technologique permet de se positionner en innovateurs avant-gardistes plutôt qu’en entreprises qui a suivi sans réfléchir la frénésie du moment.
Pour finir, voici quelques chiffres qui permettent d’illustrer le fossé entre la perception et la réalité. Déjà le contexte. Aux USA, 1,5 à 1,8 million de travailleurs perdent leur emploi chaque mois. L’IA a été citée comme la raison de 55000 suppressions d’emplois aux États-Unis au cours des 11 premiers mois de 2025, soit plus de 75 % de toutes les suppressions liées à l’IA signalées depuis 2023. Or ce chiffre ne représente que 4,5 % du total des pertes d’emplois signalées.
En comparaison, les pertes d’emploi attribuées aux conditions économiques et de marché standard ont été quatre fois plus importantes, totalisant 245000 suppressions. 
L’IA ne rapporte rien, coûte énormément, impactent terriblement le monde, accaparent l’eau, exploite massivement les humains, se généralise dans le monde militaire pour permettre à ceux et celles qui n’enorgueillissent de produire des armes autonomes et intelligentes (voir du coté de l’Iran, de Gaza,…) et sert de prétexte aux licenciements massifs. Nous vivons dans monde merveilleux ! 

Continuons dans ce monde merveilleux de l’IA et de la belle tech étasunienne. Connaissez-vous Polymarket ? Polymarket est une plateforme interdire en France mais très populaire aux USA. Polymarket est une plateforme sur laquelle il est possible parier sur …. sur un changement de régime à Téhéran (38 % de chances d’ici à fin avril, 62 % à l’horizon 2027), le retour du fils Pahlavi (2 % à la fin du mois) ou sur une invasion terrestre par l’armée américaine (65 % de chances). Oui vous avez bien entendu, c’est une plateforme sur laquelle on peut miser sur tout. Fondée en 2020 par un jeune entrepreneur new-yorkais, Shayne Copland, Polymarket permettait alors de parier sur les résultats des Oscars, les taux de la Réserve Fédérale Américaine ou le vainqueur de la prochaine élection présidentielle française. En fait, Polymarket s’est placé sur le champ du marché prédictif d’ailleurs très lié à la mafia Trump, Donald Jr est actionnaire et conseiller stratégique de Polymarket. ET vous savez quoi ? Plus de 500 millions de dollars y ont déjà été pariés depuis le début de l’opération « Epic Fury » en Iran.  Ainsi, il est possible de parier sur un changement de régime à Téhéran (38% de chances d’ici à fin avril, 62% à l’horizon 2027), sur le retour du fils Pahlavi (2% à la fin du mois) ou sur une invasion terrestre par l’armée américaine (65% de chances). Certains parieurs ont déjà fait de spectaculaires culbutes, laissant planer l’hypothèse d’un délit d’initié géopolitique, et les enjeux financiers sont tels qu’un journaliste israélien a été menacé de mort parce qu’un de ses articles sur un missile tombé en banlieue de Jérusalem contrariait les paris de certains utilisateurs.
Polymarket se réclame de la « futarchie », un concept qui vante les mérites des marchés prédictifs pour façonner les politiques publiques, forgé par l’économiste Robin Hanson au début des années 2000. Polymarket doit être lue non pas comme un outil de divination collective, mais comme une infrastructure qui monétise l’accès au pouvoir.
Et tout cela ouvre un horizon encore plus vertigineux. Dans le contexte géopolitique actuel, Polymarket prolonge par la finance ce que l’intelligence artificielle militaire accomplit par le calcul, la dépolitisation de la guerre et la dilution de la responsabilité. Dans les deux cas, un conflit cesse d’être une succession de décisions politiques pour devenir une série d’événements que l’on peut coter, prévoir et, surtout, monétiser. Le marché ne se contente plus d’anticiper ces événements : il crée des incitations pour les faire advenir.
Dans un scénario du pire pas si éloigné de la réalité qui risque de nous tomber dessus, nous pourrions imaginer que des systèmes d’IA se nourrissent des signaux du marché pour évaluer les menaces. Les « joueurs » de Polymarket spéculent et qu’est-ce qui empêcherait demain des proches de l’administration Trump de rentabiliser l’élimination de tel ou tel personnage ? Le capital prédit la guerre, la guerre le rembourse.

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec encore un peu d’IA et la question, les objectifs climatiques sont-ils solubles dans l’IA ?
Ce qui est frappant, c’est la distorsion entre ce qui relève des enjeux énergie-climat collectifs et la perception individuelle lorsqu’on utilise ces outils. Du point de vue de l’individu, une requête paraît infinitésimale, sans conséquence. Par exemple, l’impact d’une requête « Le Chat » avec une réponse de 400 tokens (environ 400 mots) pèse 1,14 g d’équivalent CO₂ d’après le fabricant Mistral. Cet impact semble infime et négligeable mais la réalité de cet usage ne révèle pas ce qui est caché à savoir la source d’électricité alimentant les centres de données, encore largement dépendante des énergies fossiles (environ 50 %), ce qui rend leur impact climatique 10 à 20 fois plus élevé que s’ils étaient alimentés par des sources bas-carbone, le matériel informatique constituant ces centres de données dont la durée de vie est relativement courte et qui nécessite un renouvellement fréquent et que l’IA générative est aujourd’hui un moteur majeur de la construction de nouveaux centres de données, avec une projection de triplement des capacités entre 2023 et 2030.
A tout cela s’ajoute un paradoxe non anodin. Oui, les systèmes deviennent de plus en plus performants et efficaces mais ces gains ne compensent pas l’explosion de la demande en puissance de calcul, dans ce qu’on appelle l’effet rebond ou paradoxe de Jevons. En fait, non seulement la consommation énergétique des centres de données augmente, mais elle accélère, ce qui fait qu’elle va passer d’environ +7 % par an entre 2014 et 2019 à +13 % par an entre 2019 et 2024.
Tout cela a bien sûr un impact sur le climat parce que d’ici 4 ans, les émissions de gaz à effet de serre de la filière centres de données pourraient atteindre 920 Millions de tonnes d’eq CO₂ ce qui correspond à environ deux fois les émissions annuelles de la France. 
Il y a le court terme, mais il y aussi le long terme. Les infrastructures numériques construites aujourd’hui sont conçues pour être exploitées pour environ 25 ans. De quoi, héritera donc la prochaine génération ? De hangars de plusieurs dizaines d’hectares inutilisables. De plus, le poids futur de ces infrastructures dans les scénarios climatiques est loin d’être neutre puisqu’elles pourraient prendre jusqu’à un sixième des capacités mondiales de captage et stockage du carbone à la fin du siècle. Evidemment, cela réduit d’autant les marges disponibles pour les autres secteurs de l’économie et les particuliers. Par exemple, aujourd’hui, en Irlande, les centres de données sont responsables pour 1/4 de la consommation d’électricité du pays. 
Pour conclure, l’IA importe moins parce qu’elle serait la technologie la plus importante ou la route assurée vers l’émancipation ou vers le désastre, que parce qu’elle expose les failles de notre monde, de l’habité à la démocratie.
Il ne s’agira surtout pas d’abandonner l’élaboration démocratique, ni de romantiser le chaos mais, et c’est une urgence, de penser l’existence collective comme un champ de lutte et d’expérimentation du progrès technologique traversé par de nouvelles valeurs, de nouvelles capacités, et de nouveaux modes de vie digne dans lesquels la place de la technologie aura été pensée dans la préservation du seul endroit dans l’univers sur lequel la vie est possible.  

Pour finir, parce que je ne peux pas ne pas vomir ce qui se passe et rappeler haut et fort qu’il y a des régimes qui changent avec des lois pour établir une société qui instaure une différence essentielle dans la valeur de la vie des individus ; qu’outre le génocide en cours, Israël confirme qu’elle n’est pas un pays qui respecte les droits de l’Homme et que pour notre honneur, aucune vraie démocratie vaguement humaniste ne peut avoir un tel allié.

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/69ce1e6f3908885dc41750d5

Musiques
Deftones, Lifter
Mastodon, Iron tusk
The Melvins, June bug

Sources et inspirations 
https://theshiftproject.org
https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/381645/Les-PDG-de-la-Tech-accusent-l-IA-d-etre-a-l-origine-de-suppressions-d-emplois-en-masse-mais-une-analyse-suggere-que-les-licenciements-refletent-avant-tout-des-choix-strategiques-financiers-et-organisationnels/ 

Nowakowskismes 10.13. 2 +2 = ? 

Petite chronique de l’IA. Vous avez certainement entendu parlé de la société Anthropic. Cette malheureuse société qui fait de l’IAGénérative a été mise au ban du gouvernement américain. Pourquoi ? Parce que son PDG a tenté d’exclure la « surveillance domestique de masse » et les « armes entièrement autonomes » de son contrat avec le Pentagone. 
Vous allez me dire que c’est remarquable de sa part. Qu’enfin une société de la tech étasunienne se manifeste contre le pire ! De plus, d’autant plus remarquable dans ce contexte décomplexé du déploiement de l’IAG partout sous prétexte de compétitivité, d’optimisation, de …. désastres humains et écologiques … mais bon ! Ce bras de fer a quand même le mérite de reposer la question des lignes rouges à fixer à l’intelligence artificielle. 
Revenons-en à Anthropic. Ces deux exceptions, « surveillance domestique de masse » et « armes entièrement autonomes », même si l’état major étasunien les  avaient été entérinées, n’auraient pas changé grand chose dans la course à l’automatisation de la guerre.
En fait, la première armée du monde utilise déjà une boîte noire imprévisible et sujette aux mirages. Cette boite noire c’est le bien connu Claude, le modèle d’IAG développé par Anthropic pour planifier ses opérations. Cet usage guerrier n’a jamais posé de problème à l’entreprise. De plus, Claude est déjà intégré à Maven, le système exploité par Palantir pour le Pentagone, chargé de suggérer, localiser et hiérarchiser des cibles. 
À quoi cela mène-t-il ? 
Et bien, le fameux « humain dans la boucle » voit son rôle réduit à une dimension de plus en plus symbolique lorsqu’une machine recommande des centaines de cibles à l’heure. Et oui, ces systèmes recommandent des cibles comme ils recommandent des suites de mots, ou des séries à regarder sur une box. Ainsi, la majorité des victimes sur le front ukrainien sont tuées par des drones pilotés par ce genre de systèmes et le contrôle qu’exercent l’humain sur la machine se réduit peu à peu à sa dimension symbolique, une notification ! Le rôle des soldats se limite alors à « valider » une cible pré-identifiée et notifiée, poursuivie, ciblée puis abattue de manière autonome.
Et pour couronner le tout, en janvier dernier, le département américain de la Défense a lancé un concours doté d’un prix de 100 millions de dollars pour l’entreprise capable de concevoir le meilleur système d’IA capable de traduire des ordres transmis oralement par le commandement en instructions de pilotage pour des « essaims de drones autonomes ». Et qui figurait sur la liste ? Je vous le donne en mille, OpenAI et… Anthropic.
Et vous savez quoi ? Alors que les États-Unis bombardent toujours l’Iran avec Israël, Sam Altman, avec son inoffensive photo de profil façon Studio Ghibli, s’empresse d’annoncer sur X qu’OpenAI acceptera ce qu’Anthropic a refusé, se mettre au service du Département de la Guerre, et subordonner ses considérations éthiques à la puissance américaine.
Il y a plus d’un demi-siècle un auteur de science-fiction bien connu, un certain Isaac Asimov, a énoncé les 3 + 1 lois de la robotique. Or, ces lois n’ont jamais servi à réguler les comportements de machines automatisées ou de robots, ces lois ne sont que le miroir que nous devons nous tendre à nous humains, qui concevons, surproduisons et exploitons des techniques incroyablement puissantes au détriment de nos vies et du vivant, pour nous interroger sur les conditions de ces usages, de la fabrication et surtout les limites que nous devons poser à notre propre bêtise démesurée. 

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce dixième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.
Les Nowakowskismes défendent une approche poétique, une communion avec le monde et tentent délicatement et humblement de voir le réel. 
Les Nowakowskismes s’opposent aux intelligences artificielles imposées par le monde trumpien et les moutons qui courent derrière, aux laboratoires d’excellence, aux courses à ceux qui auront la plus grosse, aux prédations et aux grosses machines destructrices de la vie. 

Quoi de plus sur ce sujet ? Depuis le début de la guerre contre l’Iran, une petite musique revient souvent aux Etats-Unis pour justifier cette opération militaire. Dans cette petite musique diffusée régulièrement, il y est question de protéger Israël, mais surtout d’apocalypse et de combat biblique entre le Bien et le Mal. En fait, pour certaines églises évangéliques proches de Trump, notamment en Géorgie, ce conflit a une dimension religieuse et même prophétique. Depuis le début de la guerre contre l’Iran, il y a cette prière, lue à la fin de chaque point presse par le secrétaire américain à la guerre, un certain Pete Hegseth. Au passage cet individu est un suprémaciste blanc tatoué de tout l’arsenal de signes suprémacistes et nazi ! Cette dérive biblique et de guerre de religion se retrouve également dans les signalements remontés par des dizaines de soldats et recueillis par la Fondation pour la liberté religieuse des militaires. Les témoins parlent de hauts gradés réjouis et euphoriques à l’idée que cette guerre venait conforter leur croyance en l’apocalypse et en ce qui est écrit dans la Bible sur la fin des temps, la bataille d’Armageddon.
Surtout, cette lecture très littérale et simpliste de l’Apocalypse selon Jean, est celle des chrétiens nationalistes et sionistes américains. Pour eux, Israël occupe une place à part dans un grand plan divin qui pourrait bien aboutir avec la guerre actuelle.
C’est ce que prêche le pasteur Sandy Adams, dans sa paroisse de la Chapelle du Calvaire, au nord d’Atlanta excité par, je le cite, « le fait qu’on est peut-être arrivés à la fin des temps, que Dieu pourrait envoyer son fils sur terre pour y établir le royaume de Dieu. Pour ça, il faut qu’il y ait une guerre dans laquelle ceux qui s’opposent à eux seront vaincus. Est-ce qu’on attend ça avec impatience ? Moi, oui ». Voilà ! 
D’ailleurs quelques jours après le lancement du conflit, Trump recevait dans le bureau ovale les plus influents télévangélistes de ces églises apocalyptiques. En fait, Trump se voit lui-même comme cette figure biblique depuis qu’il a échappé à cette tentative d’assassinat l’an dernier. Et son entourage l’encourage dans cette voie ! Le premier d’entre eux ce Pete Hegseth
Parmi ces très proches du président, il y a bien sûr Pete Hegseth, le secrétaire à la Guerre qui porte, tatoués sur sa peau, en plus de tous les signes suprémacistes et nazi, les symboles des anciennes croisades chrétiennes pour Jérusalem.
Voilà le monde de Trump et ces petits copains ! Voilà les objectifs de ces fous furieux qui sont en train d’entrainer le monde dans leur folie destructrice et fanatique vers le chaos ! 

Revenons dans ce petit pays qui se pense grand ! Pour parler de quoi ? D’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale par les policiers et les gendarmes ! 
Depuis 2022, les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel. Ce logiciel est relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, permet d’obtenir des informations personnelles sur plus d’un quart de la population française grâce à une unique photo prise sur le vif. Une enquête de Disclose a montré que ces fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité. Et vous savez quoi ? Jusqu’à présent, le ministère de l’intérieur a laissé faire.
Des témoignages ont été collectés dans lesquels, lors des descentes de police et des contrôles d’identités très souvent abusifs, les policiers utilisent de « gros portables rectangulaires » qu’ils pointent vers les personnes contrôlées, et les prennent en photo avant de consulter le résultat sur le téléphone. En fait, ces fonctionnaires, et d’ailleurs tous les policiers et gendarmes l’ont, utilisent un logiciel de reconnaissance faciale installé sur leurs téléphones de service baptisé « NEO », pour « nouvel équipement opérationnel ». Depuis 2022, outre les fonctions habituelles d’un smartphone, la lecture automatisée de cartes d’identité ou de plaques d’immatriculation, le NEO donne accès à un outil de reconnaissance faciale qui donne accès au TAJ. 
Mais qu’est-ce que ce TAJ. 
Mis en service en 2014, le TAJ, pour « Traitement d’Antécédents Judiciaires », contient environ 17 millions de fiches sur des personnes mises en cause dans une enquête, mais aussi 48 millions de victimes. Sur chaque fiche, on trouve le nom de l’individu, sa date de naissance, son adresse, sa profession, ses coordonnées téléphoniques voire des informations personnelles sensibles telles que l’appartenance politique ou religieuse. Et parfois, sa photo. Le TAJ contient jusqu’à 9 millions de portraits de face.
Or la consultation du TAJ et l’utilisation de la reconnaissance faciale lors « d’une opération de contrôle d’identité » sont interdites en France, ce petit pays qui se dit pays des droits de l’homme ! 
En fait, le « rapprochement par photographie » est disponible sur « les tablettes et smartphones » depuis le 24 janvier 2022. En clair, cela fait quatre ans que les policiers se promènent avec cette redoutable technologie dans la poche et qu’ils peuvent s’en servir sans la moindre autorisation. Côté gendarmerie, l’accès à la fonctionnalité reconnaissance faciale a été ouvert aux agents de la voie publique et de la sécurité routière deux ans plus tôt. Or encore un autre point ! Le code de procédure pénale limite strictement la consultation de ce fichier de police à des agents « individuellement désignés et spécialement habilités » à y avoir accès. Et ce, dans le cadre unique d’une enquête criminelle, une infraction ou un délit. Le TAJ ne peut aucunement être consulté lors de contrôles en « temps réel ».
La fonctionnalité reconnaissance faciale du TAJ, conçue par la société allemande Cognitec est très simple d’usage. Il suffit de charger la photo d’un individu dans le logiciel puis de cliquer sur le bouton « rapprocher » pour activer la machine, et, les « 200 photos les plus pertinentes », oui 200 vous avez bien entendu, enregistrées dans le TAJ s’affichent au bout de « quelques secondes, normalement moins d’une minute ». Un jeu d’enfant ! 
Le saviez-vous ? Je ne pense pas ! 
Et comme toujours cette affaire est grave surtout que les règles d’utilisation du TAJ disent bien que « chaque agent doit être individuellement désigné et spécialement habilité par une autorité hiérarchique eu égard à son service d’appartenance et aux missions à accomplir » et rappelle que « toute utilisation frauduleuse entraîne la mise en jeu de la responsabilité professionnelle de l’agent » mis en cause. Dans tout cela, le pire est tapi. Le sentiment d’impunité est tel que des membres des forces de l’ordre se laissent filmer en peine infraction, s’enorgueillissent d’avoir entre leurs mains cette puissance de soumission, ce pouvoir qui n’a rien à envier à ce qui se passe dans les états totalitaires. Enfin, vous vous en doutez toutes ces dérive sont connues du ministère de l’intérieur. En apparence, l’administration s’est donné les moyens techniques de contrôler sa bonne application. À chaque fois qu’un policier consulte ou ajoute une photo au TAJ, l’opération est tracée à la minute près et l’information conservée pendant trois ans. Utiliser le TAJ hors des clous expose à des peines de prison et jusqu’à 300000 euros d’amende.
Une chose est sûre, l’exploitation du TAJ, associée à la reconnaissance faciale, a plus que doublé en cinq ans. De 375 000 consultations en 2019, elle est passée à près de 1 million en 2024. Cela correspond à 2500 consultations quotidiennes sans que l’on puisse détailler le nombre d’utilisations illégales de celles liées à une enquête judiciaire ou administrative. 
Que dire ? Juste la base et ce qu’on connait parfaitement du monde et de l’histoire ! Quand des policiers peuvent photographier qui ils veulent pour savoir qui est qui, c’est un renversement de l’État de droit. On bascule dans un État policier ou de surveillance de masse. Une bascule d’autant plus préoccupante que le fichage de la population est loin d’être un sujet superflu. Rappelons que, quand il a été mis en place à la fin du 19ème siècle, le fichage devait permettre de retrouver les personnes récidivistes, explique la juriste. Mais assez vite, il a été utilisé pour ficher les étrangers et les gens du voyage. En 1940, très peu de changements ont été nécessaires pour qu’il puisse cibler les Juifs, les communistes et toutes les personnes tuées par le régime de Vichy. Il a suffi d’un « tout petit changement de curseur » pour que les archives de la police servent à « aller chercher les gens chez eux ». 

Continuons avec notre petit pays qui se pense grand ! Le 12 mars dernier a eu lieu le cinquième conseil de politique nucléaire présidé par le président de ce petit pays qui se pense grand ! Et qu’a décidé ce cinquième conseil de politique nucléaire, et bien que le livret A servira bien à financer la relance du nucléaire, et la recherche sur les réacteurs à neutrons rapides. L’Élysée a ainsi confirmé que le prêt bonifié et garanti par l’État accordé à EDF pour six EPR2 sera financé via le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts alimenté notamment par le livret A. Le prêt couvrira 60 % du coût des réacteurs. EDF doit prendre sa décision finale d’investissement d’ici fin 2026. Cette piste du livret A n’est pas nouvelle. Après avoir été utilisé pour financé l’armée, elle est évoquée depuis 2023 et pourrait détourner 375 milliards d’euros destinés au logement social.
Et ce n’est pas tout , le conseil de politique nucléaire a aussi annoncé un programme de recherche sur les réacteurs à neutrons rapides, visant à fermer le cycle du combustible pour se passer d’importations d’uranium naturel d’ici 2100. Une phase d’études de quatre ans doit être lancée, avec pour objectif la construction d’un premier réacteur vers 2030. Le programme sera piloté par le Commissariat à l’énergie atomique, EDF, Framatome et Orano.
Rappelons quand même que les précédents projets de réacteurs à neutrons rapides ont été des échecs retentissants. Construit en France dans les années 1980 dans la commune de Creys-Malville (Isère), Superphénix a été définitivement arrêté en 1998 après de multiples controverses liées à ses surcoûts, ses retards et sa faible production électrique. Son successeur, le projet Astrid, lancé en 2010 par le CEA, a été stoppé en 2019 en raison de son coût et sa complexité technique. Selon une évaluation du Sénat, 1,2 milliard d’euros ont été injectés dans ce projet jusqu’à son interruption.
Voilà, comme toujours, les délires mégolomaniaques de ceux qui décident dans ce petit pays qui se pense grand, c’est encore au détriment des plus démunis et en se servant de l’épargne des moins aisés. Ça me rappelle une vieille blague : « quelle est la différence entre un énarque et le TGV ? Aux énarques ont peu rajouté bon nombre de hauts fonctionnaires sortis des écoles de l’élite nationale ! Donc quelle est la différence entre un énarque et le TGV ? Le TGV quand il déraille, il s’arrête ! » 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse avec l’actualité.
Le Moyen-Orient brûle. La guerre menée par les États-Unis et Israël contre la République islamique d’Iran entraîne mort, destruction et pollution dans toute la région et dans le monde. Dans le même temps, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui fait face au choc économique que provoque le conflit.
La fermeture du détroit d’Ormuz à la quasi-totalité du trafic maritime par l’Iran depuis début mars est devenue paradigmatique du goulet d’étranglement généralisé que cette crise est en train de produire.
Avant le début de la guerre, 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole brut transitait par cet étroit passage — large de seulement 55 kilomètres en son point le plus resserré —, de même que 20 % des exportations mondiales de gaz naturel liquéfié (GNL) et près de la moitié de celles de soufre et de produits sulfurés, nécessaires à divers processus de production industrielle. Alors que le trafic maritime à travers le passage s’est tari, les exportations de ces produits sont désormais bloquées ce qui ouvre la voie à une crise pétrolière. 
Rappelons qu’en 2022, lors de la crise pétrolière et gazière qui a fait suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, plusieurs sociétés ont réalisé des bénéfices records. Et vous savez quoi, la hausse des prix que le monde a alors connue était comparable à celle que nous observons aujourd’hui. 
En 2022, le bénéfice net des sociétés pétrolières et gazières cotées en bourse a atteint à l’échelle mondiale 916 milliards de dollars, soit plus de trois fois plus que celui réalisé en moyenne les années précédentes y compris en excluant la disruption de 2020 due au Covid. Les entreprises dont le siège social est situé aux États-Unis ont engrangé 281 milliards de dollars, auxquels s’ajoute un afflux net de 20 milliards de dollars provenant de participations étrangères, portant le total des gains à 301 milliards de dollars. 
A cela s’ajoutent le désastre qui se presse à nos portes. Du côté des États-Unis, le scénario d’un déploiement terrestre est envisagé, qu’il s’agisse de l’invasion de l’île de Kharg par des marines et des parachutistes, ou d’une opération terrestre massive pour récupérer l’uranium enrichi ou d’un assaut naval dans le détroit d’Ormuz, complété par une invasion partielle du littoral iranien. Mais aussi, le scénario cauchemardesque d’une frappe nucléaire israélienne contre l’Iran n’est même plus écarté. David Sachs, le « Tsar de l’IA » et fervent soutien de Trump, a ainsi évoqué ce risque alors que l’Organisation mondiale de la santé indique qu’elle a commencé à se préparer à « tous les risques nucléaires », y compris au risque d’une frappe. Pour l’heure, ce scénario apparaît peu probable mais l’enlisement de la guerre de Trump pourrait provoquer des réactions extrêmement dangereuses et profondément meurtrières et réactionnaires.
A quoi assistons-nous ? À l’éternelle répétition de la guerre impérialiste et capitaliste, qui peut mener au pire. Il y a urgence à mettre fin à la catastrophe en cours.

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/69bd1cca1a160b44db978c68

Sources et inspirations
https://www.blast-info.fr/articles/2026/bollore-sort-un-million-deuros-pour-boualem-sansal-e6k-wLNTTiW-6URXA58_sw 
https://reporterre.net/Le-livret-A-financera-la-relance-du-nucleaire 
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/15/a-qui-profite-la-guerre-diran/ 
https://disclose.ngo/fr/article/la-reconnaissance-faciale-deployee-a-grande-echelle-sur-les-telephones-des-forces-de-lordre
https://www.laquadrature.net/2026/03/17/controles-didentite-defendons-nous-contre-la-reconnaissance-faciale/
https://www.franceinfo.fr/monde/iran/guerre-entre-les-etats-unis-israel-et-l-iran/reportage-on-est-peut-etre-arrives-a-la-fin-des-temps-ces-evangeliques-proches-de-donald-trump-qui-donnent-une-dimension-religieuse-a-la-guerre-en-iran_7874390.html

Musiques
Depeche Mode reprise de Universal Soldier de Donovan
Artic Monkeys – Opening Night
Marianne Faithfull – Why did we have to part

 

Nowakowskismes 10.12. Siamo tutti antifascisti !

Il était une fois une proposition de loi qui proposait d’interdire d’ici 2030 les pesticides de synthèse et les engrais azotés minéraux autour des captages d’eau potable les plus sensibles. C’était un joli texte, un texte ciblé, pragmatique et intelligent. 
Pourquoi ? Parce que l’eau structure tout l’équilibre écologique du territoire. Or, dans ce petit pays qui pense grand, 75 % des masses d’eau de surface en France (rivières, lacs) ne sont pas en bon état écologique. De plus, il était bien connu que l’agriculture telle qu’elle est majoritairement pratiquée dans ce petit pays qui se pense grand, est la première source de pollution diffuse, notamment via les nitrates et les pesticides. Et les nitrates ? Et bien, ils sont responsables de proliférations d’algues vertes sur les littoraux, avec des conséquences sanitaires et économiques majeures ainsi que des conséquences à long terme sur la mauvaise qualité des nappes phréatique. Souvenons-nous qu’il faut des année à une nappe phréatique contaminée pour revenir à la normale.
En 2023, dans ce petit pays qui se pense grand, au moins 17 millions de Français ont eu accès à une eau non conforme aux normes. Près de 70 % de l’eau potable provient des nappes souterraines, précisément celles qui accumulent les pollutions diffuses invisibles.
Or des captages dits « prioritaires » avaient été identifiés dès 2009. Quinze ans plus tard, les améliorations sont restées marginales. On a juste évité que la situation soit encore pire. 
Bref, ça aurait pu être une belle histoire. 
Parce qu’à l’Assemblée nationale de ce petit pays qui se pense grand, comme d’hab, les fachos et la droite, autrement dit, Le Rassemblement national et Les Républicains, ont déposé plus de 600 amendements pour bloquer ce texte. Et bien sûr, le groupe Ensemble pour la République, le parti de ce président de ce petit pays qui se pense grand, a participé à son affaiblissement. Comment ? Déjà par le langage. En allant crier partout, « gare à  « l’écologie punitive » », un terme qui n’a aucun sens, qui ne veut strictement rien dire et qui est utilisé comme une arme de désinformation. 
Qu’y a-t-il de punitif à protéger les zones où l’eau que nous buvons est déjà fragilisée ?
Est-ce punitif de prendre en compte le fait qu’une pollution diffuse est beaucoup plus difficile à traiter qu’une pollution ponctuelle ? 
Est-ce punitif d’affirmer que plus on attend, plus les coûts explosent ? 
Est-ce punitif d’avoir compris que plus les milieux aquatiques se dégradent, plus la biodiversité s’effondre ?
Refuser d’encadrer les pesticides autour des captages les plus sensibles, c’est faire un choix politique clair, c’est privilégier un modèle agricole intensif et destructeur à court terme plutôt qu’envisager une planète vivable pour le long terme.

Bonsoir à tous et à toutes. Bienvenue dans les Nowakowskismes de 2026 qui sont toujours le rendez-vous de la liberté, de la pensée, de la vie digne. Ils ne cessent de rappeler qu’il faut mobiliser ce qui nous lie, ce qui nous tient et que c’est notre humanité retrouvée qui nous sauvera tout entiers.. 
Bienvenue dans ce dixième épisode de la 10e saison des Nowakowskismes. Les Nowakowskismes aident à apprendre et à comprendre, à donner quelque cohérence au fracas du monde, à penser posément les combats, à identifier et faire connaître ceux qui les portent, à ne jamais rester solidaire d’un pouvoir, quel qu’il soit. 
Les Nowakowskismes rappellent qu’un monde sans insolence est un monde d’automates pilotés par de l’IA.
Les Nowakowskismes défendent une approche poétique, une communion avec le monde et tentent délicatement et humblement de voir le réel. 
Les Nowakowskismes s’opposent aux intelligences artificielles imposées par le monde trumpien et les moutons qui courent derrière, aux laboratoires d’excellence, aux courses à ceux qui auront la plus grosse, aux prédations et aux grosses machines destructrices de la vie. 

Depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche, l’université et la recherche scientifique états-uniennes sont asphyxiées par la purge idéologique et budgétaire. C’est vertigineux. 7800 contrats de recherche ont été supprimés dès février 2025. En un an, 25000 scientifiques et personnels techniques ont dû quitter les agences fédérales, soit un cinquième des effectifs totaux. Le secteur des sciences, technologies, ingénierie, mathématiques a perdu, à lui seul, plus de 4200 agents fédéraux titulaires du doctorat. Aucune institution n’est épargnée. La National Science Foundation (NSF) a été amputée de 40 % de ses experts, tandis que les National Institutes of Health (NIH) comptent plus de 1100 départs. On assiste à une entreprise de démantèlement méthodique de la recherche. Théorisée par Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget, et consignée dans le « Projet 2025 » du lobby national-conservateur The Heritage Foundation, cette stratégie de la terre brûlée assume son objectif, « traumatiser » les fonctionnaires fédéraux pour précipiter leur démission. 
On comprend bien la stratégie en voyant les thématiques visées. La santé publique paie ainsi le prix du retrait américain de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec un budget amputé de 18 %, entravant aussi bien la lutte contre les maladies infectieuses que la recherche sur les vaccins. L’abrogation de l’Endangerment Finding (voir les Nowakowskismes 10.11 – https://nowakowski.hypotheses.org/2904) socle de la régulation des gaz à effet de serre, s’est accompagnée d’une purge documentaire à la Nasa, pour être en phase avec l’extractivisme généralisé, Drill, baby, drill. Les sciences humaines et sociales, accusées de soutenir les politiques de correction des inégalités, les droits des minorités et plus largement les droits civiques, sont dynamitées par pans entiers ! 
Comme nous l’avons très souvent analysé dans les Nowakowskismes, tout ceci est la concrétisation de l’alliance entre l’ethno-nationalisme du mouvement MAGA et le libertarianisme autoritaire de la Silicon Valley. Pour les MAGA, l’université est le bastion méprisant d’une caste urbaine de privilégiés. D’où cette guerre culturelle visant à substituer au mérite scolaire la préférence identitaire et des hiérarchies prétendument biologiques. Tout ceci est illustré entre autres par les mesures de rétorsion contre les recherches à Columbia. Au MAGA viennent s’accrocher les oligarques de la Tech qui organisent la captation prédatrice de l’État au profit de leurs monopoles financiers servant le projet parfaitement clair d’évincer le consensus savant et la délibération démocratique au profit d’une gouvernance algorithmique privée, totalement dérégulée, redoublée d’une machine de propagande et de contrôle. 
Malheureusement, ce nihilisme scientifique ne s’arrêtent pas aux frontières états-uniennes. En s’attaquant à l’Université, le monde de Trump déstabilise l’ensemble de l’écosystème mondial. On voit comment sont affectés tous ces programmes de recherche internationaux, tous ces stockages de données critiques et tous ces réseaux de collaborations académiques. De plus, le verrouillage d’agences comme la Food and Drug Administration et l’Environmental Protection Agency met à mal la veille sanitaire et climatique internationale, en privant la planète de régulateurs de référence. 
Et notre petit pays qui se pense grand dans tout cela ? Est-il protégé contre les conséquences désastreuses du trumpisme et les menaces qu’il fait peser sur l’Europe ? 
Ben non ! Les signaux avant-coureurs alarmants ne manquent pas dans notre petit pays qui se pense grand ! Les appels à la déséducation se multiplient. L’austérité sélective a plongé dans le déficit la totalité des 75 universités du pays. L’expertise indépendante est méthodiquement fragilisée. 
L’ADEME a vu son budget amputé de près de 50 % entre 2025 et 2026, et ses experts sont taxés d’appartenir à l’« extrême gauche » par des parlementaires. 
L’Office Français de la Biodiversité, dont les agents subissent partout des violences, a été ponctionné de 40 millions d’euros. 
Santé Publique France vient d’être démise de ses missions de prévention. Les ingérences politiques et le dénigrement de l’ANSES se sont multipliés. 
Et ce n’est pas tout ! En novembre 2025, le gouvernement a contraint le Collège de France à annuler un colloque scientifique de l’historien Henry Laurens sur la Palestine et l’Europe. 
Le contrôle sécuritaire de l’activité scientifique se généralise avec les Zones à Régime Restrictif (ZRR) qui soumettent 38000 chercheuses et chercheurs au crible du renseignement intérieur. Trois professeurs ont été placés en garde à vue en février 2025, puis un chercheur bordelais a été mis en examen pour « livraison d’informations à une puissance étrangère ». 
Le mensonge de l’« entrisme islamo-gauchiste » à l’Université, et les appels à la « mettre sous tutelle » semblent être pris dans une spirale sans fin entre chaînes de désinformation en continu et logorrhée parlementaire. 
Le monde de Trump crée une rupture majeure à l’échelle planétaire, rupture contre laquelle notre petit pays qui se pense grand n’est évidemment pas immunisé. Les rafles de la police de l’immigration (ICE) doivent nous alerter et nous demande d’être vigilants face  au déferlement de violence et de haine suprémacistes qui prospèrent déjà sur les murs de nos campus universitaires relayés à l’envi par tous ces médias à la botte d’oligarques fascistes. Face à ce monde nauséabond, le monde scientifique et universitaire doit tenir avec détermination le poste de vigie. 
Il nous faut pour cela défendre la raison sensible et la liberté académique, seules capables de restaurer un espace public de pensée, de délibération et de critique réciproque éclairé par les faits scientifiquement fondés. Ainsi, l’Université et les sciences resteront les piliers de la démocratie et les contre-pouvoirs vitaux indispensables à l’indépendance et à la liberté.

C’est une actualité qui a écrasé toutes les autres pendant plus d’une semaine, qui a littéralement saturé les médias, c’est la mort de Quentin Deranque, militant néofasciste tué après une rixe avec des militants antifascistes. Les premières informations tombent un vendredi soir, le 13 février, en fin d’après-midi, et immédiatement c’est l’emballement et l’hystérie. Tout est réuni pour que les médias ne parlent plus que de ça, des vidéos accablantes en passant par un récit des événements installé par des petites vedettes de l’extrême droite médiatique en passant par l’implication potentielle de membres du collectif antifasciste (dissous) la Jeune Garde et de l’assistant parlementaire d’un député LFI le tout saturé de déclarations tapageuses émanant d’une très large partie du personnel politique.
Dans ce contexte, les médias se jetèrent sur l’affaire et la mort de Quentin Deranque devint un fait médiatique « total » qui, dans la hiérarchie de l’information, supplante tous les autres sujets. Unes de journaux, magazines d’actualité, émissions de débats, interviews politiques, journaux d’information, reportages, enquêtes, tous les formats, toute la presse, tous les médias se sont précipiter pour traiter l’affaire de Lyon, jusqu’à avoir l’impression de ne lire un qu’un seul et même journal au sujet unique. Evidemment la mécanique désormais bien huilée de la machine Bolloré se met immédiatement en branle et propulse le sujet sur le devant de la scène en imposant son cadrage des événements, main dans la main avec la fachosphère en général et le groupuscule d’extrême droite Némésis en particulier. La porte-parole de Nemesis, Alice Cordier, s’est d’ailleurs démultipliée d’Europe 1 à CNews, où elle a droit à au moins un passage par jour entre le 12 et le 16 février.
Normalement, disposant d’un pouvoir d’agenda et de hiérarchisation, les grands médias devraient sélectionner les faits de violence qu’ils vont traiter ; normalement, disposant d’un pouvoir de problématisation, les grands médias choisissent la manière dont ils vont en parler. Ainsi, certains faits seront couverts à la manière de faits divers, là où d’autres seront montés en épingle et/ou analysés comme les symptômes de phénomènes sociaux et politiques. En fait, la place que va occuper l’événement n’est pas le gage d’une meilleure information. La course au scoop entraîne inévitablement les erreurs et approximations, la complaisance pour un récit directement dicté par une extrême droite dotée d’une crédibilité a priori va générer la vague de désinformation, les commentaires de talk shows produiront la part de conjectures et de divagations et l’instantanéité et l’urgence amèneront l’ensemble des biais ordinaires du présentisme et de la déshistoricisation. Et c’est peu de dire à quel point les médias ont rechigné à inscrire cette rixe dans son contexte historico-politique de l’enracinement local et les exactions de l’extrême droite lyonnaise qui sont largement documentés depuis longtemps, où les mots d’ordre d’auto-défense antifascistes sont centenaires et les affrontements, à Lyon particulièrement, récurrents. Mais tout cela bien sûr, le fait social et politique, cela n’intéresse pas les médias dominants. Les défilés néofascistes, les expéditions racistes, les agressions et les meurtres commis par l’extrême droite ? Des faits divers, et très rarement pour ne pas dire jamais, des faits politiques, alors que dans le spectre des violences politiques, les violences de l’extrême droite constituent incontestablement la dynamique la plus remarquable de la dernière décennie.
Enfin, le traitement médiatique n’a pas « seulement » occulté le contexte, il lui préféré un cadrage articulé autour des liens réels ou supposés entre cette actualité… et LFI. Alors, le bruit médiatique s’est mué en véritable rouleau compresseur destiné à disqualifier, si ce n’est à criminaliser l’antifascisme en général, et LFI en particulier. À partir de là, les grands médias se sont partagés les acteurs les plus influents pour le spectacle, invités dans les formats les plus exposés à dérouler ce discours. En fait, rapidement, qu’on lise Libération ou Le Figaro, qu’on regarde CNews ou TF1, qu’on écoute RTL ou France Inter, c’est le sujet de toutes les chroniques, de toutes les interviews politiques et de tous les éditos. En fait, personne ne ne vient remettre en questions le cadrage selon lequel la « violence » de LFI est une évidence au sein du journalisme politique et que sa « responsabilité morale » est la question qui s’impose. Le « discours violent » de LFI est un « ça va de soi » journalistique. En clair, l’accusation de déchaîne en se croyant dispensés de toute argumentation, en même temps qu’est passée sous silence la doctrine non-violente qui structure la philosophie du parti de gauche depuis sa naissance, laquelle est répétée clairement et régulièrement dans ses meetings et conférences. 
Bien sûr, dans la boue, l’extrême droite est à son aise. Elle fait l’agenda, elle donne le ton… et les médias font ce qu’ils ont l’habitude de faire, ils font caisse de résonance. Bardella décide de convoquer une conférence de presse ? Celle-ci se voit multi-télévisée en direct, avec son lot de bandeaux qui flashent, avant d’être commentée par les professionnels du bavardage comme s’il s’agissait d’une allocution présidentielle. Bardella réclame un « front républicain » contre LFI ? C’est exactement ce dont vont discuter les journalistes, lesquels ne l’avaient pas attendu pour le faire après avoir à ce point normalisé l’extrême droite. Tout ceci installe un paysage dans lequel les médias d’information sont transformés en salles d’interrogatoires dans lesquelles les journalistes vedettes endossent le rôle de policiers… ou de procureurs. D’ailleurs, cette tendance est manifeste dans l’audiovisuel gangréné par l’éditorialisme sous toutes ses formes. Et tout cela donne quoi ? Dans ce brouhaha des invectives et des partis pris à sens unique, dopé à toute la panoplie des moisissures argumentatives, nous assistons en direct à la mise à mort du pluralisme. 
L’autre point à ne pas oublier, symptôme de l’extrême droitisation généralisée du débat public, c’est le traitement de l’antifascisme. Dans les moisissures argumentatives de comparaisons sans raison, de généralisations sans fondement, de symétrisation totalement dénuée de sens, le récit journalistique nous donne à vivre une société orwellienne jusqu’à détourner les slogans de 1984. De plus, nous savons, et si tous ces gens se rappelaient juste de ce qu’il leur a été enseigné dans les écoles de journalisme, quand le bruit médiatique fait la boussole, la connerie fait la ligne éditoriale… 
En fait, tout cela, comme toujours, n’a pas surgi par accident dans l’espace médiatique, du jour au lendemain. En fait, c’est possible parce que le terrain a été progressivement et méticuleusement préparé, organisé, par les désertions de nos sociétés et par des années de matraquage contre la gauche et de normalisation de l’extrême droite. Qu’avons-nous retenu de l’histoire ? Apparemment du côté journalistique dans les grands médias ? Rien ! Moi, je vous invite à lire la tétralogie de Antonio Scurati qui raconte la montée du fascisme en Italie, ça commence par un roman intitulé « M, un enfant du siècle » pour justement comprendre et surtout se garder de ce qui risque de nous arriver. 

Voilà le temps des Nowakowskismes est terminé pour ce soir, et on se laisse ainsi, faisant écho à ce que nous avons pu voir dans des films, des documentaires ou lire dans M, un enfant du siècle.
Et oui, dans ce petit pays qui se dit le pays des doigts de l’homme, tout ce que l’ultra-extrême-droite compte de forcenés de la haine raciste, d’antisémites, de l’idéologie royaliste fin de race, de dingues anti-républicains, de violents, de mecs masculinistes à petites bites, frustrés et versés dans la lutte au poing, …, a paradé dans les rues de Lyon, comme si de rien n’était. Ils n’étaient pas seuls, on y a vu aussi un sénateur LR, un attaché parlementaire d’une députée RN passé par les groupuscules néofascistes, et quantité de VIP des abysses de la France putride nostalgique d’Hitler, Pétain et Mussolini. Comme on pouvait s’y attendre, sauf du côté de nos ministères et de la présidence de ce petit pays qui se pense grand, tout ce petit monde, glauque et nauséabond, a défilé sans parvenir à réprimer ses habitudes de saluts nazis, en noir, cagoulés, en mode milice SA revival. 
Cela fait saigner les yeux et l’âme.
Ils, c’étaient principalement des sales types, ivres de leur virilisme et de leur testostérone n’attendent qu’une chose : la confrontation, la baston, en découdre, taper du gauchiste, du woke, du LGBT, enfin tout ce qui fait obstacle à l’expression de leur système de valeurs actuelles… Ces gens-là fétichisent l’imagerie de la guerre civile, brutale et sanguinaire avec l’espoir que tout bascule dans le chaos. Ces gens-là continuent d’infiltrer le RN, qui s’affiche dans les grands médias comme bastion de républicanité, est étant toujours ce qu’il est à savoir un parti d’extrême droit fasciste saturé de ce qu’ils appellent les « brebis galeuses » – mais qui sont, en fait, les militant·es de base de l’organisation.
C’est dans de tels moments qu’il faut choisir son camp et ces dingues de la France putride entendent passer à l’acte.
Il y a franchement de quoi être inquiet, de voir cela au XXIe siècle, d’assister aux désertions électoralistes des dirigeants, de voir cette France putride s’installer soutenue par un système de collabos. 
En clair, il ne faut pas baisser la garde. 
Parce que, hier, aujourd’hui et demain, Siamo tutti antifascisti !

Sources et inspirations
https://www.acrimed.org/Antifascisme-et-LFI-les-medias-brutalisent-le
https://lareleveetlapeste.fr/le-rn-et-lr-ont-bloque-le-projet-de-loi-pour-proteger-leau-potable-des-pesticides/
https://cortecs.org/language-argumentation/moisissures-argumentatives/ 
https://arenes.fr/livre/m-lenfant-du-siecle/
https://standupforscience.fr 

Podcast – https://shows.acast.com/les-nowakowskismes/episodes/69a950af345da197e03a18bf 

Musiques 
Marilyn Manson – I put a spell on you 
Lou Reed – Magic Moment
Bruce Springsteen – State trooper