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Recrutement d’un·e ingénieur·e d’études

Ingénieur d’études en Humanités Numériques et codicologie (H/F) contrat à 70 %

Recrutement d’un·e ingénieur·e d’études en Humanités Numériques et codicologie (H/F) contrat à 70 % dans le cadre de l’ANR GenCod-18 (Génétique et Codicologie pour une Philologie numérique des Lumières) :
À propos : L’Université Paris 8 est un pôle d’enseignement et de recherche central en Île-de-France.
L’ingénieur·e sera institutionnellement rattaché•e au Laboratoire d’Économie Dionysien (UR 200114668U) de l’Université Paris 8.
Votre mission
L’ingénieur.e recruté.e travaillera sous la direction de Nicolas Rieucau (Université Paris 8) au sein d’une des divisions de l’équipe GenCod-18 (Génétique et Codicologie pour une Philologie numérique des Lumières), à savoir son « Partenaire 2 » dans le cadre d’un financement par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR-25-CE54-1628 : https://lnkd.in/eqf4f5-4, projet coordonné par Serge Linkès (ITEM, École normale supérieure Université PSL).
Activités :
Relevés et expertise des données matérielles des manuscrits de hashtag#Condorcet conservés à la Bibliothèque de l’Institut de France (Ms 848-885).
Saisie des résultats dans la base MUSE (Manuscrits, Usages des Supports d’Écriture).
Prise de vue des filigranes des types de papier non répertoriés sur cette base
Le profil idéal :
Connaissances requises pour le poste
Diplôme réglementaire exigé : Master 2 en Littérature, Métiers du Livre et de la documentation ou Histoire / Formation en Humanités numériques
Codicologie, paléographie ;
Maîtrise des systèmes de gestion de base de données relationnelle ;
Maîtrise de la suite Adobe (Photoshop, Illustrator, InDesign…).
Intéressé(e) ? Postulez dès maintenant sur le site de l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis !
https://nous-recrutons.univ-paris8.fr/poste/3lrm822aiq-ingenieur-detudes-en-humanites-numeriques-et-codicologie-hf-contrat-a-70/

Lien vers le site du Répertoire des papiers de Lumières

Vous trouverez ici le lien vers le site du Répertoire des papiers des Lumières dès que celui-ci sera disponible.

Il s’agira d’établir le Répertoire des papiers des Lumières à partir d’une extraction des données validées dans l’outil de référence de MUSE. Il consistera en une interface qui permettra la publication raisonnée des types de papiers filigranés sous la forme d’un site web en libre accès permettant des requêtes multicritères et en langage naturel.

Ce Répertoire intégrera les données de référence issues des expertises antérieures au projet et des expertises réalisées dans le cadre du projet en couvrant pratiquement l’ensemble du siècle. L’interface, étroitement liée à MUSE qui restera l’application gérant les données apparaissant sur le Répertoire, bénéficiera régulièrement de mises à jour et de l’intégration des nouveaux types de papier identifiés. Chaque type sera accompagné notamment de sa description matérielle (données relatives et mesurées, données commerciales, image du filigrane), ses emplois repérés dans tous les corpus d’auteurs du XVIIIe siècle référencés avec leur lieu de conservation, ainsi que les usages principaux qui en sont faits.
Le site répondra aux recommandations des « Données ouvertes de la recherche », et fournira également un certain nombre d’annexes (ressources terminologiques et bibliographiques, protocoles descriptifs intellectuel et matériel spécifiques à ce siècle, etc.) pour rendre ces données accessibles aux non spécialistes de critique génétique et/ou de codicologie et leur permettre de s’approprier le modèle philologique proposé par le projet GenCod-18, sans pour autant devoir utiliser l’outil MUSE qui restera bien sûr disponible aux chercheurs qui le souhaiteront.
Une liaison sera établie entre le Répertoire et les produits finaux des Partenaires 2 à 4 (Inventaire, édition, catalogue), afin de permettre à tout public de voir les résultats concrets de l’application du modèle philologique proposé – dans le sens Répertoire vers produits finaux – ou d’approfondir ses connaissances sur le type de papier ou son utilisation dans d’autres corpus – dans les sens produits finaux vers Répertoire.

Accéder à MUSE – Outil de référence en codicologie moderne et contemporaine et critique génétique

Une réalisation de Claire Bustarret (CMH-CNRS EHESS ENS, PSL) et de Serge Linkès (ITEM-CNRS/ENS, PSL)

La base de données relationnelle MUSE (acronyme pour : « Manuscrits, Usages des Supports d’Ecriture ») est une application informatique originale, illustrée d’images numérisées (filigranes, timbres secs, manuscrits), qui permet d’effectuer une description matérielle systématique et détaillée de tout corpus manuscrit du xviiie au xxie siècle. Conçue en premier lieu pour l’identification des types de papier, cette application fonctionne aujourd’hui comme un véritable auxiliaire de recherche permettant d’accompagner les chercheur.e.s dans la description de leur objet d’étude. Elle facilite l’élaboration et la validation d’hypothèses de travail sur les avant-textes et les archives papier (classement, datation…), mais aussi plus largement l’étude des usages et des pratiques de l’écrit à l’ère moderne et contemporaine.

The relational database MUSE (acronym for: “Manuscrits, Usages des Supports d’Ecriture”  – “Manuscripts, Uses of Writing Materials”) is an original application, illustrated with digitized images (watermarks, dry stamps, manuscripts), which allows a systematic and detailed material description to be made of any manuscript corpus of the eighteenth to the twenty-first century. Designed primarily for the identification of paper types, this application today functions as a real research auxiliary to support researchers in the description of their object of study. It facilitates the development and validation of working hypotheses on literary drafts and paper archives (classification, dating …), but also more widely the study of the uses and practices of writing in the modern era and contemporary.

Présentation de MUSE en PDF

Il est possible d’accéder à MUSE (après demande auprès des administrateurs de la base MUSE.gencod(@)pm.me) sur le serveur : fm01.db.huma-num.fr avec l’application FileMaker Pro ou sur le web : https://fm01.db.huma-num.fr/fmi/webd/MUSE

MUSE, base de données codicologique / MUSE, codicological database

Une réalisation de Claire Bustarret (CMH-CNRS EHESS ENS, PSL) et de Serge Linkès (ITEM-CNRS/ENS, PSL)

Conçu par Claire Bustarret[1] et Serge Linkès[2], cet outil de recherche pour l’analyse codicologique des manuscrits modernes et contemporains, unique à l’échelle internationale, complète les ressources existantes (répertoires de filigranes), car il mobilise un ensemble de critères décrivant dans son intégralité la feuille utilisée comme support d’écriture, dont le filigrane ne constitue qu’un élément, parfois absent (Bustarret, Linkès, 2004). La base MUSE permet non seulement d’identifier, sans recourir à une expertise optique ou chimique, les différents types de papier utilisés, mais de rendre compte des modalités d’utilisation (Bustarret, 2011, 2012), telles que pliage, assemblage, découpage, collage, disposition de l’espace graphique, répartition des mains et des instruments d’écriture.

Historique

La première version de la base de données MUSE a été conçue dans le cadre du programme du CNRS « Archives de la création » (2000) comme un nouvel instrument de recherche en codicologie et en génétique des textes (Bustarret, 2009). La codicologie, discipline érudite traditionnellement consacrée à la description matérielle des manuscrits médiévaux, a connu au cours des années 1970-1990, sous l’égide de Louis Hay et de Marianne Bockelkamp, un développement inédit au sein de l’Institut des textes et manuscrits (ITEM, CNRS-ENS, PSL), qui a nécessité la mise au point d’une méthodologie spécifique à l’analyse des documents de l’ère moderne et contemporaine (Bockelkamp, 1982, 1988, Hay, 1978). De 1990 à 1999, Claire Bustarret a été chargée de concevoir une base de données facilitant l’inventaire des données matérielles d’un corpus, préalable nécessaire au classement des brouillons et des archives dans la perspective d’établir le « dossier génétique » d’une œuvre littéraire. Cette base intitulée « Profil » (Bustarret, 1994, Bustarret et de la Passardière, 2002), illustrée de plusieurs dizaines de reproductions bétaradiographiques[3] numérisées, a permis de classer les quelque 300 types de papier jusqu’alors inventoriés par l’ITEM.

A partir de 2000, date des débuts de notre collaboration, nous avons élaboré une première version de la base MUSE, principalement axée sur l’identification des types de papier filigrané ou non filigrané, de fabrication manuelle ou industrielle, principalement de fabrication française. Comportant notamment des indices quant à leur date de fabrication et leur provenance régionale, MUSE répertorie ainsi 1250 types de papier différents qui sont attestés, parmi les archives manuscrites que nous avons dépouillées, dans plus de 5000 séquences de feuillets du même type (séquences d’1 à plus de 500 feuillets). Signalons qu’aucun outil en ligne n’existe par ailleurs pour identifier les papiers occidentaux de la période moderne et contemporaine[4].

MUSE permet également de recouper ces données avec le descriptif de la composition des registres, volumes ou cahiers (reliés) ainsi que des liasses ou feuillets volants (non reliés), avec l’analyse de la répartition des scripteurs et des instruments d’écriture et de leurs usages, de façon à faciliter un repérage des campagnes de rédaction et des phases d’élaboration.

Les caractéristiques fonctionnelles de cette base en font donc d’ores et déjà un auxiliaire de recherche autonome qui permet d’élaborer, grâce aux requêtes multicritères, des hypothèses rigoureuses, étayées par un relevé exhaustif des occurrences, concernant les différents types de papier employés au sein d’un corpus d’œuvre (Bustarret, Linkès, 2008).

Le traitement de plusieurs corpus étudiés hors-ligne depuis 2000 (notamment de manuscrits de Montesquieu, Rousseau, Condorcet, Stendhal et Duchamp, soit plusieurs dizaines de milliers de feuillets) a montré l’efficacité de la base MUSE quant à la datation, au classement et, par voie de conséquence, à l’interprétation des dossiers génétiques les plus divers et les plus complexes (voir Bibliographie). Cependant ces enquêtes systématiques nous ont permis d’évaluer les perfectionnements et adaptations nécessaires pour que MUSE en ligne permette à la codicologie appliquée aux écrits sur papier modernes et contemporains de contribuer à une véritable avancée méthodologique et heuristique dans le domaine des humanités numériques.

Développement et perspectives

Nous avons donc travaillé récemment (grâce au financement de l’ANR Condor 2017[5]) à une refonte complète de l’application, afin d’en améliorer les performances en tenant compte de nouvelles perspectives et pratiques de recherche. En effet, au-delà du domaine littéraire initialement traité, l’actualité requiert une meilleure adaptation de l’outil pour répondre à l’intérêt croissant des chercheur.e.s en sciences humaines envers l’archive sous toutes ses formes et afin de participer au développement des humanités numériques. Il s’agit notamment de s’adapter à différents types de corpus (comme la correspondance, qui comporte d’importantes spécificités matérielles) et d’intégrer de nouvelles données, telle que la transcription des textes ou avant-textes concernés, en vue de contribuer aux inventaires ou éditions numériques.

Le remaniement en cours vise principalement à rendre MUSE disponible en ligne en tant qu’outil heuristique multi-corpus, conservant sa forme initiale de base de données relationnelle – afin d’en préserver la souplesse d’utilisation et les performances – mais hébergé désormais sur un serveur (TGIR-Huma-Num) et accessible en réseau à travers une interface FileMaker-Pro (fournie par l’hébergeur) bénéficiant d’une connexion sécurisée afin de conserver l’intégrité des données et d’en protéger le contenu. Contrairement à l’outil heuristique « hors ligne » antérieur, la version en ligne permettra à plusieurs intervenants, d’ici début 2018, d’effectuer des relevés dans différentes institutions de conservation par le biais de connexions distantes simultanées. Diverses campagnes de saisies de données sont requises à ce stade, ainsi qu’une importante campagne de numérisation des filigranes et des timbres secs puisqu’à ce jour 70% des filigranes ne sont pas reproduits dans la base, faute de financement spécifique[6].

Cette transformation de l’outil permettra de généraliser l’usage de MUSE au sein des équipes de recherche travaillant sur des archives papier, moyennant une formation concernant l’analyse codicologique et l’utilisation de l’outil lui-même.

Faire de MUSE une base partagée en ligne permettra à tou.te.s les chercheur.e.s travaillant sur des archives manuscrites dans le cadre des humanités numériques d’exploiter les résultats de l’analyse matérielle à travers leurs propres interfaces (principalement des éditions et répertoires élaborés sur les bases du XML et du TEI)[7]. L’application à la correspondance de Condorcet, en corrélation avec la base de données Ribemont, instrument principal de l’Inventaire Condorcet, constitue une première expérimentation à grande échelle (Bustarret, Vanzieleghem 2016).

Vers un site web de référence en codicologie moderne et contemporaine

En complément de cet outil de recherche partagé, le projet[8] consiste à élaborer un site web destiné à exposer les résultats d’ores et déjà obtenus en matière d’identification de papiers filigranés modernes et contemporains, afin de les partager avec les chercheur.e.s de tous horizons, puisque l’intérêt pour l’archive et son traitement numérique, comme c’est le cas pour l’utilisation des papiers et des instruments d’écriture, dépasse largement nos frontières. En effet, nous recevons de nombreuses demandes de spécialistes de différents pays s’interrogeant sur l’identité de papiers d’origine française dans les corpus qu’ils/elles étudient. Le site web devra répondre à ces demandes croissantes et se constituer en tant qu’outil de référence capable notamment de pallier l’absence de répertoires de filigranes pour la période des XIXe et XXe siècles. Nous espérons que la consultation de ce site incitera des chercheur.e.s à devenir contributeurs de la base et usagers de l’outil de recherche codicologique, augmentant ainsi la masse des données communicables sur le site, ce qui ne fera que rendre ce dernier plus efficace.

La mise en ligne de ce site de référence permettra aux utilisateurs de reconnaître et d’identifier des papiers filigranés, à travers une interface d’interrogation proposant plusieurs entrées (dates d’utilisation, auteur, copiste, type de document, institution de conservation, filigrane, papetier, …) et facilitera la comparaison d’images de filigranes, la génération de listes d’occurrences pour chaque corpus, selon les besoins des chercheur.e.s.

Dans le contexte général d’une vaste entreprise de numérisation des corpus patrimoniaux, le projet MUSE (associant l’outil de recherche codicologique et le site de référence pour les papiers filigranés) entend ainsi préserver, valoriser et exploiter les données matérielles caractérisant tout objet écrit, que l’image numérique élimine puisqu’elle reproduit uniquement l’aspect visuel de la surface écrite, tandis que le support matériel original, objet d’étude spécifique de la codicologie, tend à devenir inaccessible. Ainsi, à l’heure où l’archive papier est soumise à un transfert systématique sur le support numérique, il est plus que jamais crucial d’associer l’analyse codicologique aux inventaires et éditions numériques de manuscrits et de correspondances de l’ère moderne et contemporaine.

Cette page est consultable sur https://musecodico.hypotheses.org, http://www.item.ens.fr/supports-et-traces/ et http://alpha.inventaire-condorcet.com.

[1] IR CNRS, CMH-CNRS EHESS ENS, PSL, membre associé de l’ITEM-CNRS/ENS.

[2] Université de La Rochelle, membre de l’ITEM-CNRS/ENS, membre associé au CMH-CNRS/EHESS/ENS, PSL.

[3] La bétaradiographie est une technique de reproduction du papier par rayons Bêta, permettant de visualiser la structure et le filigrane en éliminant les traces écrites.

[4] Les bases de données existantes se concentrent exclusivement sur les filigranes, et en règle générale sur un corpus monographique en cours d’édition, à l’exception des sites mettant en ligne d’anciens répertoires de filigranes, tel le portail Bernstein-Memory of Paper.

[5] Projet “Condor : Inventaire analytique et matériel de la correspondance de Condorcet” (2017-2020).

[6] MUSE ne contient actuellement qu’environ 400 reproductions de filigranes – marques et contremarques – sur environ 2500 images requises correspondant aux 1200 types de papier filigranés identifiés.

[7] Ce projet a fait l’objet en 2017 d’une demande de financement spécifique auprès de L’IRIS SDDS (Science des Données et Données de la Science).

[8] Ce projet a fait l’objet en 2017 d’une demande de financement auprès de l’IRIS “Scripta-PSL. Histoire et pratiques de l’écrit ».

Ici on parle de MUSE…

A propos des données matérielles : Les données matérielles au service de l’inventaire Condorcet (juin 2019)

Cultures of Knowledge : Monthly Archives: July 2018

Projet MUSE, base de données codicologique / MUSE project, codicological database

De MUSE en ARGOLIDE, ou la codicologie à l’ère du numérique Claire Bustarret et Serge Linkès paru dans Recherches & Travaux, 72 | 2008

Un nouvel instrument de travail pour l’analyse des manuscrits ; la base de données MUSE [article] sem-linkClaire Bustarret sem-linkSerge Linkès Genesis (Manuscrits-Recherche-Invention) Année 2003 21

Bibliographie sur la codicologie moderne et contemporaine et l’application MUSE

  • Bockelkamp M., 1982, Analytische Forschungen zu handschriften des 19. Am Beispiel der Heine-Handschriften der Bibliothèque nationale Paris, Hamburg, Hauswedell & Co.
  • Bockelkamp M., 1988, « L’analyse bétaradiographique du papier appliquée à l’étude des manuscrits de Diderot », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 254, p. 139-173.
  • Bustarret C., 1994, « L’histoire du papier appliquée à l’étude des manuscrits modernes : la base de données PROFIL», Actes du Colloque d’Annonay, Association internationale des Historiens du Papier, IPH Congress Book, 10, p. 39-43.
  • Bustarret C. et de La Passardière, B., 2002, « Profil, an iconographic database for modern watermarked papers », Computer and the Humanities, 36/2, p. 143-169.
  • Bustarret C. et Linkès S., 2003, « Un nouvel instrument de travail pour l’analyse des manuscrits : la base de données MUSE», Genesis, revue internationale de critique génétique, n° 21, p. 161-177. [En ligne], Mis en ligne le : 16 mars 2008. http ://www.item.ens.fr/index.php?id=223455
  • Bustarret, C., 2004, « Analyse codicologique », in Condorcet Tableau historique des progrès de l’esprit humain, Projets, Esquisse, Fragments et Notes, édité sous la direction de J.-P. Schaendeler et P. Crépel par le groupe Condorcet, Paris, Institut national d’études démographiques, p. 1201-1240.
  • Bustarret C. et Linkès S., 2008, « De MUSE en ARGOLIDE, ou la codicologie à l’ère du numérique », Recherches & Travaux [En ligne], 72, p. 119-136, mis en ligne le 15 décembre 2009. http ://recherchestravaux.revues.org/97
  • Bustarret C., 2009, « Approche codicologique du manuscrit moderne », in Critique génétique, Concepts, méthodes, outils, sous la dir. d’Olga Anokhina et Sabine Pétillon, coll. Inventaires, IMEC éditeur, p. 49-59.
  • Bustarret C., 2011, « Couper, coller dans les manuscrits de travail du xviiie au xxe siècle », in Lieux de Savoir, vol. 2 : Les mains l’intellect, Christian Jacob dir., Albin Michel, p. 353-375.
  • Bustarret C., 2012, « Usages des supports d’écriture au xviiie siècle : une esquisse codicologique », Genesis, revue internationale de critique génétique, 34, p. 37- 65. http://genesis.revues.org/908
  • Bustarret C., 2013, « Databases on modern and contemporary Papers : shared Reference Lists or Working Tools for Research ? », XXXIst International Paper History [IPH] Congress, 2012, IPH Congress Book / Livre des Congrès IPH, vol. 19, IPH Edition, p. 109-115.
  • Bustarret, C. et E. Vanzieleghem, 2016, « Inventaire Condorcet : méthodes érudites et gestion électronique », Bulletin du bibliophile, 2016/2, p. 330-355.
  • Hay L., 1978, « Le manuscrit : langage de l’objet », Bulletin de la Bibliothèque nationale, 2.
  • Linkès, S., 2017, « Du manuscrit moderne au brouillon numérique : un nouveau défi pour la critique génétique ? » in Génétique des textes et des formes : l’œuvre comme processus, Actes du Congrès international de Cerisy-la-Salle, CNRS-Éditions, Paris.
  • Volpilhac-Auger C., 2001, L’Atelier de Montesquieu, Manuscrits inédits de La Brède, Cahiers Montesquieu 7, Liguori Editore, Napoli, Voltaire Foundation, Oxford, dont Bustarret, C. « Le manuscrit 2506 : inventaire des papiers », p. 284-305.

Sur les manuscrits de Condorcet :

Membres du projet GenCod-18

Partenaire 1 ENS/ITEMLinkèsSergeCoordinateur et responsable scientifique
ENS/EHESSBustarretClaire 
ENS/ITEMMackeJean-Sébastien 
ENS/ITEMPedrazziJeremy 
ITEM/La Rochelle UniversitéNitharumCorinne 
ENS/ITEMXX IGE recruté·e
Huma-numFoliotGérald 
Partenaire 2 Université Paris 8/LEDRieucauNicolasResponsable scientifique
Université Paris 8BullynckMaarten 
Sorbonne-UniversitéGilainChristian 
Université Paris IMartinVirginie 
Université de LorraineFischerDaniel 
Cergy Paris Universitéde ChampsEmmanuelle 
Université Paris 8/LEDXX  IGE recruté·e
Partenaire 3 ENS Lyon/IHRIMVolpilhac-AugerCatherineResponsable scientifique
Lyon 2/IHRIMMéricam-BourdetMyrtille 
Université Montpellier 3/IHRIMSeguinSusana 
ENS Lyon/IHRIMArlinNathalie 
ENS Lyon/IHRIMXX 
Partenaire 4 ENS/ITEMFerrandNathalieResponsable scientifique
ENS/CAPHÉSMassotMarie-Laure 
ENS/ITEMMackeJean-Sébastien 
ENS/ITEMXX  IGE recruté·e

Bibliographie du projet GenCod-18

Références bibliographiques :

  • Angrémy A. (2001) : « Copie/brouillon/édition : le manuscrit d’auteur existe-t-il au XVIIIe siècle ? », Brouillons d’écrivains, dir. M.-O. Germain et D. Thibault, Bibliothèque nationale de France, p. 25-33.
  • Anheim É. (2016), « La matière de l’histoire, du texte à l’objet », La Recherche dans les institutions patrimoniales, dir. M. Roustan, Presses de l’ENSSIB, p. 154-169.
  • Bernstein – The memory of paper : https://www.memoryofpaper.eu/BernsteinPortal/appl_start.disp.
  • Biasi P. M. de (1993), « L’horizon génétique », Les Manuscrits des écrivains, L. Hay dir., Hachette/CNRS, p. 238-259.
  • Biasi P. M. de (1999), Le Papier. Une aventure au quotidien, Gallimard.
  • Biasi P.-M. de (2000), La génétique des textes, Nathan, p. 32-33.
  • Blair A. (2010), Too much to know, Managing scholarly information before Modern Age, Yale Univ. Press.
  • Bockelkamp M. (1988), « L’analyse bétaradiographique du papier appliquée à l’étude des manuscrits de Diderot », Studies on Voltaire and the Eighteenth Century, 254, p. 139-173.
  • Bockelkamp M. (1993), « Objets matériels », Les Manuscrits des écrivains, L. Hay dir., Hachette/CNRS.
  • Bower P. (1990, 1999), Turner’s Papers, A Study in the Manufacture, Selection and Use of his Drawing Papers, Tate Gallery, 2 vol.
  • Bret P. (2013), « La correspondance de Lavoisier : Pratiques matérielles de la lettre dans un corpus savant des Lumières », Bibliothèque de l’école des chartes, t. 171, p. 153-184.
  • Bustarret C. (2011), « Couper, coller dans les manuscrits de travail du xviiie au xxe siècle », Lieux de Savoir, vol. 2 : Les mains de l’intellect, dir. C. Jacob, Albin Michel, p. 353-375.
  • Bustarret C. et Linkès S. (2003), « Un nouvel instrument de travail pour l’analyse des manuscrits : la base de données MUSE », Genesis, n° 21, p. 161-177.
  • Bustarret C. et Linkès S. (2008), « De Muse en Argolide, ou la codicologie à l’ère du numérique », Recherches et travaux, n° 72, p. 119-136.
  • Bustarret C., Linkès S. et Rieucau N. (2023), « La rencontre des bases Muse et Ribemont », Vers l’interopérabilité des bases de textes, dir. L. Gil, F. Salaün et G. Roe, revue Global18, n° 3 : https://global18.numerev.com/.
  • Bustarret C. et Vanzieleghem É. (2016), « Inventaire Condorcet : méthodes érudites et gestion électronique », Bulletin du bibliophile, 2, p. 330-355.
  • Chapron E. (2019), « Introduction », Écriture épistolaire et production des savoirs au XVIIIe siècle. Les réseaux de Jean-François Séguier, dir. E. Chapron et F. Pugnière, Garnier.
  • Chapron E. et Boutier J. (2013), « Utiliser, Archiver, Éditer. Usages savants de la correspondance en Europe, XVIIe-XVIIIe siècles », Bibliothèque de l’école des chartes, t. 171, p. 7-49.
  • Churchill W. A. (1935), Watermarks in Paper in the XVIIth and XVIIIth centuries, Hertzberger & Co.
  • Condorcet (1772-1794), Tableau historique des progrès de l’esprit humain, dir. J.-P. Schandeler et P. Crépel, avec la collab. de C. Bustarret, A. Chassagne, A.-M. Chouillet, C. Coutel, M. Crampe-Casnabet, Y. Garlan, C. Gilain, N. Rieucau, INED, 2004.
  • Debray-Genette R. (1979), « Génétique et poétique : le cas Flaubert », Essais de critique, Flammarion, p. 23-67.
  • Derrida J. (1996), « Archive et brouillon », Pourquoi la critique génétiqu?, dir. M. Contat, D. Ferrer, CNRS, p. 189-209.
  • Duboc M. (2023), « Protocoles de description du papier appliqués à l’inventaire de la correspondance et des manuscrits de Condorcet », Inventorier… (2023, p. 57-67).
  • Early Modern Letters Online (EMLO) : http://emlo-portal.bodleian.ox.ac.uk/collections/?page_id=907.
  • Ferrand N. (2012a) (dir.), « Brouillons des Lumières », Genesis, n° 34.
  • Ferrand N. (2012b), « L’Ancien et le Nouveau Régime des manuscrits de travail », Genesis, n° 34, p. 7-17.
  • Ferrand N. (2022), Dans l’atelier de J.-J. Rousseau, Hermann.
  • Filigranes pour tous : https://filigranes.hypotheses.org/.
  • Gaudriault R. (1995), Filigranes et autres caractéristiques des papiers fabriqués en France aux XVIIe et XVIIIe siècles, CNRS et J. Telford ; (2017), Supplément [de R. Gaudriault (1995)], CahierS de l’AHFEPP, n° 1.
  • Hay L. (1978), « Le manuscrit : langage de l’objet », Bulletin de la Bibliothèque nationale, 2, p. 77-84.
  • Hay L. (1986-1987), « La Troisième dimension de la littérature », Texte n° 5/6, p. 313-328.
  • Heawood E. (1950), Watermarks, mainly of the 17th and 18th centuries, Paper Publications Society.
  • Inventaire Condorcet. www.inventaire-condorcet.com.
  • Inventorier les correspondances des Lumières. Analyse matérielle et traitements numériques, dir. C. Bustarret, avec la collab. d’E. de Champs et N. Rieucau, Centre international d’étude du xviiie siècle, 2023.
  • Jacob C. (2011) (dir.), Lieux de savoir, 2. Les mains de l’intellect, Albin Michel.
  • Lewis M. (2023), « Connecting Correspondences and the evolution of a union catalogue: Early Modern Letters Online», Inventorier… (2023, p. 201-211).
  • Linkès S. (2008), « Éditer le manuscrit inachevé », Recherches & Travaux, n° 72, p. 185-199.
  • Linkès S. (2021), « Papiers et filigranes, des repères pour l’analyse et l’édition des fonds d’auteurs », Les papiers filigranés de la période 1830-1950, dir. C. Laroque et M. Pierrard, HiCSA/ENS, p. 179-201 : https://hicsa.pantheonsorbonne.fr/sites/default/files/2023-09/livre_laroque_02-2.pdf.
  • Linkès S. (2023), « MUSE, outil de référence en codicologie moderne et contemporaine », Inventorier… (2023, p. 69-79).
  • Montesquieu. Bibliothèque & éditions : http://editions.ihpc.huma-num.fr/editions/recherche.
  • Montesquieu, Manuscrit de L’Esprit des lois (2008/2024), éd. C. Volpilhac-Auger, Nouvelle éd. 2024 : http://editions.ihpc.huma-num.fr/editions/esprit-des-lois/.
  • Mukerjee C. (2015), «The Material Turn », Emerging Trends in the Social and Behavioral Sciences, éd. R. Scott et S. Kosslyn, John Wiley & Sons, p. 1-13.
  • Nicolaï A. (1936), Histoire des moulins à papier du Sud-Ouest de la France (1300-1800). Périgord, Agenais, Angoumois, Soule, Béarn, rééd. : Editions des régionalismes, 2018, 2 vol.
  • Ornato E. et Bozzolo C. (1983), Pour une histoire du livre au Moyen Age : Trois essais de codicologie quantitative, CNRS.
  • Petrucci A. (2008), Scrivere lettere. Una storia plurimillenaria, Laterza.
  • Pink G. (2018), Voltaire à l’ouvrage, CNRS.
  • Rekrut A. (2014), « Matters of substance: materiality and meaning in historical records and their digital images», Archives and Manuscripts, 42/3, p. 238–247.
  • Rieucau N. (2004), « La neige avait-elle recouvert le volcan ? L’écriture par Condorcet du Tableau historique des progrès de l’esprit humain », Genesis, n° 22, p. 12-35.
  • Rieucau N. (2013), « Comment dater un manuscrit sans le comprendre ? Le cas des archives Condorcet », Dix-Huitième Siècle, n° 45, p. 681-718.
  • Rieucau N. (2019) (dir.), Les relations de Condorcet avec les provinces françaises. Correspondance et documents inédits. 1772-1791, Centre international d’étude du XVIIIe siècle.
  • Saussure H. de (1974), Étude sur le sort des manuscrits de J.J. Rousseau, H. Messeiller.
  • Volpilhac-Auger C. (2001/ 2025), Dossier de L’Esprit des lois (nouvelle édition), avec la collab. de C. Bustarret, 2025 : https://montesquieu.huma-num.fr/editions/esprit-des-lois/dossier-ms2506/presentation.
  • Volpilhac-Auger C. (2019), « Les manuscrits de Montesquieu : un château de cartes ? », Dix-Huitième Siècle, n° 51, p. 379-395.
  • Volpilhac-Auger C. (2025), Annexes au Manuscrit de L’Esprit des lois : https://montesquieu.huma-num.fr/editions/esprit-des-lois/manuscrit/annexes.
  • Waquet F. (2015), L’ordre matériel du savoir. Comment les savants travaillent, XVIe-XXIe siècles, CNRS Éditions.
  • Ziesche E. (1995), Der Handschriftliche Nachlass Georg Wilhelm Friedrich Hegels, Harrassowitz.

COLLOQUE 12 JUIN – 14 JUIN 2019 – LE RÉSEAU INTERNATIONAL SAVANT DE CONDORCET À LA LUMIÈRE DE SA CORRESPONDANCE

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Colloque international organisé avec le parrainage de l’Institut de France et de l’Académie des sciences dans le cadre du Projet Inventaire analytique et matériel de la correspondance de Condorcet (2017-2019), soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche

Institut de France. Salle Hugot. 3, rue Mazarine. 75006 Paris

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Inscription obligatoire auprès d’Agnès Rico ([email protected])

Comité d’organisation : Françoise Bérard (Bibliothèque de l’Institut de France), Emmanuelle de Champs (Université de Cergy-Pontoise), Christian Gilain (Sorbonne Université) et Nicolas Rieucau (Université Paris viii).

PROGRAMME

Télécharger le programme complet en PDF

Mercredi 12 juin

Présidence : Emma Rothschild (Université de Cambridge)

14 h – 16 h 15 

– Allocutions d’ouverture : Françoise Bérard (Bibliothèque de l’Institut de France), Étienne Ghys (Académie des sciences) et Keith Baker (Université de Stanford)   

– Nicolas Rieucau (Université Paris viii) : Présentation du projet Inventaire Condorcet 

– Patrice Bret (Centre Alexandre Koyré) : Conférence d’introduction « L’Académie royale des sciences et l’étranger dans la seconde moitié du xviiie siècle »

16 h 45 – 18 h 15 

– Charlotta Wolff (Université d’Helsinki) : « Les enjeux mondains de la science : les correspondants suédois de Condorcet »

 – Éric Vanzieleghem (Équipe Inventaire Condorcet) : « Condorcet et l’Académie des sciences et belles-lettres de Bruxelles »  

Jeudi 13 juin

Matinée. Présidence : Dominique Varry (enssib, Lyon)

9 h 30 – 11 h :

– Annie Chassagne (Bibliothèque de l’Institut de France) : « Condorcet, de la Société royale à l’Académie des sciences de Turin »

– Luigi Pepe (Université de Ferrare) : « La réception de Condorcet dans le triangle Milan-Venise-Bologne »

11 h 30 – 12 h 15 :

– José Manuel Menudo (Université Pablo de Olavide, Séville) : « Condorcet et les savants espagnols : politique scientifique, science et prestige social »

Après-midi. Présidence : Andrew Brown (Centre international d’étude du xviiie siècle, Ferney-Voltaire)

14 h – 16 h 15 :

– Fabrice Ferlin (Université Lyon 1) : « Condorcet et les Recherches sur les aiguilles aimantées de van Swinden, un acteur hollandais de la science du magnétisme »

– Hugues Chabot (Université Lyon 1) : « Condorcet et les systèmes : une correspondance indirecte avec le savant genevois Georges-Louis Le Sage »

– Jean-Daniel Candaux (Bibliothèque de Genève) : « Les antennes genevoises de Condorcet »

16 h 45 – 17h 30 

– Christian Gilain (Sorbonne Université) : « La correspondance mathématique de Condorcet avec Lagrange à Berlin et avec Euler à Saint-Pétersbourg »

Vendredi 14 juin

Matinée. Présidence : Pierre Serna (Université Paris I)

9 h 30 – 11 h

– Emmanuelle de Champs (Université de Cergy-Pontoise) : « L’arithmétique politique à l’heure franco-anglaise : Priestley, Price et Stanhope correspondants de Condorcet »

– Peter Jones (Université de Birmingham) : « Collaborations et rivalités entre savants et institutions savantes en France et en Grande-Bretagne à la lumière de la correspondance scientifique de Condorcet (1777–1791) »

11 h 30 – 12 h 15 

– Manuela Albertone (Université de Turin) : « Méthode scientifique et modèle politique dans les relations américaines de Condorcet »

Après-midi. Présidence : Sergey Karp (Institut d’histoire universelle de l’Académie des sciences de Russie, Moscou)

14 h – 14 h 30 :

– Alice Peresan-Roudil (Bibliothèque de l’Institut de France) : « La correspondance de Condorcet au sein de la Bibliothèque numérique de la Bibliothèque de l’Institut de France »

14 h 30 – 17 h 00 :

– Table ronde : « Les correspondances savantes dans la seconde moitié du xviiie siècle et leurs éditions » avec la participation de Maria Teresa Borgato (Université de Ferrare), Patrice Bret (Centre Alexandre Koyré), Marie Dupond (cnrs-ens), Andreas Kleinert (Université de Halle) et Irène Passeron (Institut de Mathématiques de Jussieu-Paris Rive Gauche).

Journée d’étude / HiCSA, AFHEPP, INP Le filigrane, une marque à explorer 20 octobre 2018 Galerie Colbert, Salle Vasari

Organisateurs : HiCSA – Claude Laroque, AFHEPP – Denis Peaucelle, Josette Telford, Claire Bustarret, Louis André, INP – Valérie Lee

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Cette journée s’inscrit dans la voie des manifestations organisées annuellement à l’HiCSA depuis 2014 autour du papier en tant que support de la pensée et/ou matériau transformé.

L’année 2018 fête les dix ans de la création de l’Association Française pour l’Histoire et l’Etude du Papiers et des Papeteries (AFHEPP), branche nationale de l’International Association of Paper Historians (IPH). L’HiCSA, l’INP et l’AFHEPP célèbreront conjointement cet anniversaire par cette journée d’étude consacrée aux papiers européens et à l’élément qui les caractérisent, le filigrane.
Le filigrane papetier, dessin visible par transparence sur certains papiers est, au moment de son invention au XIIIe siècle, un élément caractéristique des premiers papiers italiens. Il constitue une sorte d’état civil du papier car il donne des indications sur le lieu et la date de sa fabrication. Le motif (animal, objet, etc.) ainsi que des lettres, initiales, patronymes ou toponymes composant la marque permettent d’identifier le fabricant du papier, voire de le localiser. Le filigrane, dont l’iconographie varie selon les régions de production, peut être également un moyen de situer le papier dans le temps.
Avec le développement du commerce du papier, le filigrane est soumis sous l’Ancien Régime à une réglementation qui accroît ses fonctions d’instrument de traçabilité des produits. Parmi ses nouvelles fonctions figure celle de sécuriser les documents monétaires ou fiduciaires.
Depuis son apparition à Fabriano dans le nord de l’Italie, les techniques d’élaboration du filigrane ont évolué : le filigrane clair initialement, puis au XIXe siècle, le filigrane noir, le filigrane ombré, le marquage à la molette puis au rouleau filigraneur. Ces divers procédés gagneront progressivement toutes les papeteries européennes puis occidentales.

Cet « éloge de la transparence » nous permettra d’aborder les différents enjeux associés à l’étude de ces marques, d’en montrer l’utilité (bases de données, ouvrages spécialisés) et les spécificités (études de cas exemplaires).
Durant cette journée nous explorerons également les méthodes et procédés de fabrication, aussi bien artisanaux (formaires) qu’industriels (fabricants de toiles métalliques).  
Les intervenants, spécialistes de ces différentes questions, nous permettront de découvrir ce sujet et d’affiner le regard que nous portons sur cet élément emblématique du papier et de la papeterie.

Programme


9h00 / Accueil du public

9h20 / Ouverture de la séance, Denis PEAUCELLE et Josette TELFORD, AFHEPP  ; Claude LAROQUE, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Valérie LEE, Institut National du Patrimoine-Département des Restaurateurs
9h30 / Ilaria PASTROLIN, École nationale des chartes, Paris, France
Charles-Moïse Briquet, filigranologue et touriste. Escapade(s) à Lyon
Neil HARRIS, Université d’Udine, Italie
Charles-Moïse Briquet, filigranologue et touriste. La descente dans le Frioul
9h55 / Claudine LATRON, Plasticienne papetière et formaire, Mons-en-Barœul
Techniques artisanales de fabrication des filigranes
10h20 / Julie TYRLIK, Restauratrice du patrimoine, Paris, France
Étude des filigranes d’un incunable de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris : typologie, provenances et comparaisons
10h45 / Discussion

11h00 / Pause 

11h30 / Ariane de LA CHAPELLE, Musée du Louvre, Paris, France
Ce que nous révèlent trois siècles plus tard les différentes marques d’eau enfouies dans l’épair des feuilles des grands cartons de Charles Lebrun
11h55 / Aude ARGOUSE, Université du Chili, Santiago, Chili
Filigranes et logique des savoirs : la documentation notariale et son ordonnancement au prisme des marques du papier dans le Chili du XVIIe siècle
12h20 / Discussion

12h30 / Pause

14h30 / Morgane ROYO, Restauratrice du patrimoine, Paris, France 
Les filigranes occidentaux dans les manuscrits islamiques
14h55 / Claire BUSTARRET, Centre Maurice Halbwachs, CNRS, Paris, France
Mathieu DUBOC, Université de Tours/CNRS, Paris, France
La base de données MUSE et l’étude des filigranes en codicologie moderne et contemporaine
15h20 / Denis PEAUCELLE, AFHEPP, Angoulême, France
Étude des filigranes industriels d’après les dépôts de marques relevés à l’INPI (Institut National de la Propriété Industrielle) entre 1857 et 1950
15h40 / Discussion

15h55 / Pause

16h20 / Louis ANDRÉ, Université Rennes 2, Rennes, France
« MICHALLET », un filigrane célèbre et méconnu
16h45 / Fabienne RUPPEN, Musée Städel, Francfort-sur-le-Main, Allemagne
Mapping Cézanne. Drawings and Watercolors on Paper from Emile Desloye
Connaître l’œuvre de Cézanne : dessins et aquarelles réalisés sur les papiers du fabricant Emile Desloye

17h00 / Discussion

18h00 / Remerciements et clôture de la séance 
Denis PEAUCELLE et Josette TELFORD, AFHEPP
Claude LAROQUE, Université Paris I Panthéon Sorbonne,
Valérie LEE, Institut National du Patrimoine-Département des Restaurateurs

École d’été 2018 de l’IMJ-PRG : Histoire des sciences mathématiques et approches numériques : matérialité des textes, réseaux, classifications

École d’été 2018 de l’IMJ-PRG

Du 2 au 6 juillet 2018
Paris, campus Jussieu (quartier latin)

Histoire des sciences mathématiques et approches numériques : matérialité des textes, réseaux, classifications

Comité Scientifique

Catherine Goldstein (CNRS, IMJ-PRG), Jean-Gabriel Ganascia (UPMC, LIP6), Alexandre Guilbaud (UPMC, IMJ-PRG), Irène Passeron (CNRS, IMJ-PRG), Richard Walter (CNRS, ITEM)

Comité d’organisation

Kahina Bencheikh (IMJ-PRG), Evariste Ciret (IMJ-PRG), Nadine Fournaiseau (IMJ-PRG), Catherine Goldstein (CNRS, IMJ-PRG), Alexandre Guilbaud (UPMC, IMJ-PRG), Emilie Jacquemot (IMJ-PRG), Irène Passeron (CNRS, IMJ-PRG)

Il reste encore quelques places !
Les inscriptions sont ouvertes
jusqu’au 15 mai 2018

Contact: [email protected]

Le développement de l’Internet et du numérique modifie en partie les méthodes et pratiques de travail des chercheurs en histoire des mathématiques et, plus généralement, en histoire des sciences : cela se traduit à la fois par des modes d’accès différents (dématérialisés) aux documents originaux, par des modes d’éditions nouveaux, par des possibilités nouvelles de traitement des corpus, de recherches dans ces derniers et de réponses à d’anciennes questions, mais aussi par de nouvelles problématiques. Cette école vise à donner une présentation de ces possibilités, d’en évaluer les conséquences sur la méthodologie et les pratiques de la recherche, et d’en interroger les avantages et les limites pour ce qui est de leur capacité réelle à apporter de nouveaux résultats en histoire des sciences mathématiques. Il s’agit ainsi d’apporter le maximum d’informations aux participants sur ces questions et d’ouvrir une discussion de fond sur la façon dont elles se posent spécifiquement dans le domaine de l’histoire des sciences mathématiques, en y associant des historiens d’autres disciplines scientifiques, des ingénieurs et des informaticiens. L’école privilégiera trois axes principaux, en raison de leur importance dans les recherches actuelles :

  1. « Matérialité et numérique » : qu’est-ce qu’un document mathématique original à l’ère du numérique, comment y accéder, le représenter, le décrire, l’éditer, rendre compte de sa matérialité ?
  2. « Réseaux de textes » : qu’entend-on par réseaux de textes, que peuvent-ils représenter, dans quelle mesure sont-ils mobilisés, et comment l’accès à de nouvelles techniques numériques transforme-t-il leur usage ? Comment les construire, les visualiser et les interroger ?
  3. « Classifications » : quels types de classification sont à l’œuvre dans la structuration des corpus, quelles questions permettent-elles de poser (interrogation de la notion de discipline, d’auteur, de type de sources mathématiques, etc.), quels rapports entre indexation et classification, comment articuler les classifications et le problème de la variabilité historique des notions, des objets, des disciplines ?

Les intervenants incluent des spécialistes des humanités numériques et de l’histoire des sciences mathématiques utilisant des outils numériques. Des ateliers sont prévus pour permettre en particulier aux participants et participantes de tester les approches sur leurs propres corpus.

Cours, conférences et ateliers par :

 

  • David Aubin
  • Philip Beeley
  • Frédéric Brechenmacher
  • Milad Doueihi
  • Jean-Gabriel Ganascia
  • Catherine Goldstein
  • Alexandre Guilbaud
  • Emmylou Haffner
  • Charles van den Heuvel
  • François Lê
  • Miranda Lewis
  • Serge Linkès
  • Irène Passeron
  • Anne-Sandrine Paumier
  • Richard Walter