Extrait de l’ouvrage Pas de Printemps pour la Syrie. Acteurs et défis de la crise 2011-2013 , dirigé par François Burgat et Bruno Paoli, aux éditions La Découverte.
La révolte en Syrie a créé une nouvelle grammaire de l’action protestataire qui diffère radicalement des modes d’expression contestataires qui prévalaient durant le régime autoritaire de Bachar al-Assad. Alors que ceux-ci étaient largement monopolisés par une élite intellectuelle et politique qui privilégiait la mobilisation pétitionnaire et la négociation, acteurs, pratiques et lexiques se sont désormais renouvelés pour entrer dans une confrontation directe avec le régime. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, jouent ici un rôle essentiel, non pas du point de vue de leurs (discutables) potentialités mobilisatrices (Khamis, Gold, Vaughn, 2012) mais de celui de la documentation, de la mise en images et de la coordination du mouvement. La révolte se joue également sur le terrain sémantique puisque le régime tente de la faire passer, depuis le début, pour une entreprise terroriste.
À lire ici.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
oumleon (3 décembre 2013). La vidéo comme outil de publicisation et de coordination de l’action collective et de la lutte armée dans la révolte en Syrie. Observatoire des mobilisations visuelles - MSH Paris Nord. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/rj40