Le réseau des diplomates “Justes parmi les Nations” à Budapest

                                                PARIS SORBONNE UNIVERSITE   ED 020

    DIPLOMATIE ET PRISE DE RISQUES : SAUVER DES VIES A BUDAPEST 1944-1945,  LE CAS DE RAOUL WALLENBERG ET LES AUTRES  « JUSTES PARMI LES NATIONS ».

                      Suivi de thèse d’IVONA VALERIA IACOB BLANC

                        ( DIRECTRICE DE THESE:   MADAME DELPHINE BECHTEL)

                   LE RESEAU DES DIPLOMATES DE BUDAPEST

         Selon la définition de l’Académie Française,  la diplomatie : « c’est la connaissance des traditions et des usages qui régissent les rapports entre des Etats: l’art de concilier leurs intérêts respectifs ». La carrière diplomatique, le métier, la profession de diplomate, ont un lien avec le tact, la finesse que l’on apporte dans la conduite d’une affaire, voir la ruse nécessaire. Dans ces définitions, il n’y a pas d’allusion de sauvetage de populations explicitement. Or, à partir du 19 mars 1944, date de l’occupation de la Hongrie par l’Allemagne nazie, une grande majorité de diplomates travaillait en réseau, s’entraidait pour sauver la vie des Juifs hongrois, d’autres résistants ou persécutés, dans un déchainement de politique antisémite et profondément raciste ayant pour but d’exterminer les Juifs ou d’autres opposants, jusqu’au dernier.

Quelle que soit leur âge, leur métier initial qu’ils ont exercé, leur rang dans la hiérarchie, ces diplomates  sont allés « au-delà du devoir»[1] : et ils se sont mis en danger  personnellement pour sauver des vies, avec plus ou moins de réussite, mais avec un courage sans faille.

Angelo Rotta : le Nonce Apostolique du Pape Pie XII était le plus âgé et le meilleur connaisseur de la Hongrie ou il est arrivé en 1930. Il n’hésitait pas de demander des audiences auprès du Premier Ministre pour lui demander des précisions «sur les mesures du traitement de la question Juive, en employant des mots particulièrement blessants sur la perte du sens de l’honneur des membres du Gouvernement Hongrois, autrefois « chevaleresque ».

IMAGE EXTRAIT DE LA REVUE HISTORIA[2]

      Echange entre le 1er Ministre Monsieur Ferenc Szàlasi et le Nonce Angelo Rotta lors de la réunion du 21/10/1944 (Extrait d’Archive concernant le Nonce Apostolique et le Gouvernement Hongrois)[3] :

Note de synthèse : d’après le texte original, en hongrois, archivé. (page 12). La première page concerne la liste des participants, dont Angelo Rotta:[4]

« Le Nonce Apostolique, Angelo Rotta, représentant du Pape Pie XII à Budapest a sollicité  souvent les membres du Gouvernement hongrois pour examiner avec eux les réponses apportées à la « Question juive. ». La réunion du 21 octobre1944 s’est tenu avec la participation du Premier ministre, Szàlasi, les ministres de l’intérieur, des Affaires étrangères – Gàbor Kemény ,  le sécrétaire du Nonce, le jeune Verolino.

En abordant la « Question Juive », le Premier Ministre a déclaré : « notre gouvernement ne souhaite pas exterminer les Juifs, mais il souhaite trouver les Juifs en dehors du territoire de la Hongrie. Ils pourront trouver leur bonheur ailleurs, par contre, pas sur le territoire de la Hongrie.Verolino intervient : nous reconnaissons que l’état a le droit de décider, qui sera bénéficiaire de la nationalité hongroise et qui en sera exclu. Mais l’exclusion massive des Juifs de la nationalité hongroise est à cause uniquement de leur race. Ceci n’est pas juste d’exclure la totalité des Juifs à cause d’un Juif ou le membre d’une autre minorité qui se comporte d’une manière inconvenante.

Le Premier ministre répond : à votre avis, nous devrions tolérer les Juifs, sans tenir compte leur race, mais aussi des faits : que depuis mille années sur la terre hongroise, ils ont causé surtout des dégâts pour notre NATION.

 De point de vue de la morale et des valeurs, ils se sont mélangés à notre âme et ils ont fait main basse sur la grande majorité de nos biens. Sur l’argument, que tous les Juifs n’avaient pas cette activité, vous devez remarquer qu’on n’aura pas la possibilité de trouver une seule famille Juive qui aurait représenté une exception.

Tous, d’une manière compacte, ils ont réalisé leur travail de destruction, une partie dans les « Salons », d’autres sur les lieux habités par les ouvriers.

Le Premier Ministre ne voit pas d’inconvénient qu’ils quittent la Hongrie et qu’ils montrent leurs bonnes manières ailleurs. »

Carl Lutz, vice-consul de Suisse : diplomate de carrière a découvert ce métier aux Etats-Unis. Ensuite, il a représenté les intérêts des Allemands, en Palestine, (alors sous le mandat de la Grande Bretagne). Nommé par la suite en Hongrie, il a inspiré confiance aux Allemands, mais n’ignorait pas non plus les actes discriminatoires contre les Juifs, des actes de violence à leur encontre, la spoliation de leurs valeurs, leur persécution.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale il a représenté quatorze pays en Hongrie, parmi eux la Grande Bretagne et aussi les Etats Unis.

         Assez vite, il a pris la liberté d’établir des lettres de protection aux Juifs ayant des projets d’émigrer en Palestine ou leur  donner des passeports attestant leur nationalité Suisse. Il a aussi négocié avec le Gouvernement hongrois un certain nombre de passeports, puis il a affirmé qu’il ne s’agissait pas de personnes, mais des familles entières, et, par cette ruse, il a réussi de multiplier fortement le nombre des personnes sauvées.

Sa femme, Gertrud, l’a souvent aidé dans son travail et a réussi même impressionner les soldats allemands avec son autorité et ses exigences. Les passeports délivrés par Lutz s’appelaient « des passeports collectifs.».

Ces diplomates sont plus ou moins connus, les livres ou les articles qui les concernent sont plus ou moins nombreux, mais l’originalité de leur démarche et leur succès d’avoir pu sauver des milliers de vies, c’est dû au fait qu’ils ont constitué un réseau, qu’ils ont partagé les informations indispensables pour l’avancement de leur travail, notamment sur les membres du Gouvernement hongrois, dont certains étaient abordables mais d’autres absolument hostiles à toute tentative de sauvetage des vies, ou même à toute action humanitaire. Certains étaient des délinquants violents, surtout à partir du Gouvernement des « Croix fléchées » du Premier ministre Ferenc Szàlasi, dont les collaborateurs faisaient régner la terreur.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, à Budapest, Carl Lutz a représenté quatorze nations dont  la Grande Bretagne et les Etats Unis.

Ci-dessous, trois pages concernant Carl Lutz, vice-consul de la Suisse, en négociation avec le gouvernement Sztojai : présentés par la  « Fondation Carl Lutz » dans la Maison de Verre, Rue Vadàsz à Budapest. Ce sont des Minutes retraçant les négociations entre Lutz dans  l’intérêt des Juifs de Budapest, dont une partie voulait émigrer en Palestine :

Raoul Wallenberg :

Raoul Wallenberg qui débutait comme jeune architecte diplômé, cherchait en 1939 un emploi pour exercer son art. Malheureusement, en temps de guerre, ce n’était pas une priorité. Ses oncles, Jacob et Marcus Wallenberg ne souhaitaient pas lui réserver une place dans leur banque. Raoul commençait s’intéresser au commerce international, par exemple pour importer des bananes d’Amérique du Sud. Ceci finalement n’était pas possible, le projet fût abandonné. Faute de mieux, Raoul a accepté un emploi dans l’import-export avec les pays de l’Est et la Suède dès 1941, puis il est devenu directeur commercial de la Société d’import-export intitulée : « Mellaneuropeiska Handelsactiebolaget » et située à Stockholm.

Le président Américain Franklin D. Roosevelt avait eu la volonté d’aider les réfugiés de guerre, ainsi, le 22 janvier 1944 il avait  créé le War Refugee Board(W.R.B.). L’agence suédoise de cette structure se trouvait à la même adresse que la Société d’import-export où travaillait Wallenberg. Cette société appartenait à un commerçant Juif originaire de Hongrie : Kàlman Lauer. Cette société était apellée aussi «Meropa ».

Peu de temps après, Iver Olsen, Suédois de retour des Etats Unis cherchait un collaborateur pour le W.R.B. Raoul Wallenberg avait le bon profil, il parlait l’anglais, le français et l’allemand, il était instructeur militaire, et homme du monde, tout à fait capable de créer un réseau de relations. Kàlmàn Lauer, soucieux du sort de sa famille restée en Hongrie était particulièrement inquiet, il a encouragé Raoul   d’accepter cette mission. En relation avec l’UD, le Ministère de Affaires Etrangères suédois, on lui a proposé un rôle de diplomate à l’Ambassade Suédoise de Budapest. Avant de quitter la Suède, Raoul a exigé et obtenu la possibilité d’avoir les mains libres et organiser son travail au mieux. De point de vue du financement, il bénéficiait des aides du « Joint » organisme américain auquel ont cotisé de nombreux Juifs. Avant d’être accepté,

Raoul devait rencontrer un rabbin, par la suite il a rencontré un Hongrois, Böhm Vilmos, homme de gauche, refugié politique à Stockholm, qui lui a donné des renseignements sur Budapest et la liste de personnes de confiance qu’il pouvait contacter en Hongrie. Raoul Wallenberg est arrivé à Budapest le 9 juillet 1944.

Wallenberg n’a pas reçu la formation traditionnelle d’un diplomate, ce qui a parfois dérangeait l’Ambassadeur suédois de Budapest, Carl Iwan Danielsson, car il le trouvait trop téméraire et indépendant. Malgré ce fait, il a toujours accepté de signer les documents demandés par Wallenberg.

Per Anger :  jeune diplomate suédois est devenu son ami et le conseillait si c’était nécessaire, il parait même que c’est Per Anger qui a eu l’idée de distribuer des lettres de protections suédoises en premier.

C’est Raoul Wallenberg qui les a dessinées, avec le bleu et le jaune, couleurs suédoises et les trois couronnes qui symbolisent les armoiries de Suède. 

Ces « Passeports de Protections » n’étaient pas des documents officiels de la Suède. Ils comportaient des mentions en suédois, allemand et en hongrois.

L’Ambassadeur de la Suède, Carl Iwan Danielsson a trouvé son nouveau collaborateur un peu trop hardi, ce qui lui déplaisait ; malgré tout, il a signé tous les documents que Wallenberg lui a demandés.

 .

Après l’invasion de la Hongrie le 19 mars 1944, l’Ambassade suédoise lança une opération de sauvetage afin d’empêcher la déportation des Juifs vers les camps d’extermination. L’American War Refugee Board qui venait d’être créé depuis peu décida de travailler avec le gouvernement suédois pour aider les Juifs de Hongrie. Rapidement, l’Ambassade suédoise à Budapest signala qu’elle faisait face à une pression énorme en raison du très grand nombre de Juifs qui sollicitaient une protection sous la forme d’un passeport ou d’un visa. Elle demanda la nomination d’un envoyé spécial dont la tâche principale serait de gérer les passeports. Raoul Wallenberg fut nommé second secrétaire à l’ambassade de Suède à Budapest avec tous les privilèges diplomatiques. Avant de partir, Wallenberg demanda qu’on lui donne carte blanche ainsi que l’autorisation de rencontrer des dirigeants hongrois. Raoul Wallenberg est le plus célèbre des diplomates sauveurs de vies à Budapest, voici sa biographie :

Wallenberg naquit en 1912 dans une célèbre famille aristocratique de banquiers.  Au début des années 1940, il fit plusieurs voyages d’affaires dans des pays occupés par les Nazis, dont l’Allemagne. Il fut alors témoin des politiques mises en œuvre par l’Allemagne nazie.

Wallenberg arriva dans la capitale hongroise le 9 juillet 1944 avec la liste des Juifs qu’il devait aider et 650 passeports de protection destinés aux Juifs ayant des liens avec la Suède. Il élargit vite toutefois le périmètre de sa mission et commença à délivrer des milliers de sauf-conduits et à acheter des bâtiments qu’il faisait recouvrir du drapeau suédois et transformait ainsi en îlots extraterritoriaux, où il abritait des Juifs pour mieux les protéger. Le sauf-conduit autorisait son titulaire à se rendre en Suède ou dans n’importe quel autre des pays représentés par la Suède. Près de 4 500 Juifs possédaient un document de ce type, qui les protégeait de la menace des travaux forcés et les dispensait de porter l’étoile jaune.

En octobre 1944, la situation se détériora brusquement à Budapest. Alors que l’Armée Rouge approchait déjà, le parti fasciste des « Croix fléchées » s’empara du pouvoir et mit en place un régime basé sur la terreur. Des Juifs étaient abattus en pleine rue ; d’autres traînés jusqu’au Danube puis exécutés ou noyés dans l’eau glaciale du fleuve. Le nombre de Juifs possédant des sauf-conduits augmenta rapidement. Wallenberg eut recours à des méthodes peu conventionnelles, incluant corruption et chantage, afin de financer et de faire fonctionner cette gigantesque opération de sauvetage. Il employa bientôt près de 340 personnes dans ses bureaux. Etant donné la gravité de la situation, il commença à délivrer des sauf-conduits sans distinction et fit placer trente-deux bâtiments ainsi que deux hôpitaux et une soupe populaire sous la protection de la Suède. Wallenberg, avec l’aide d’autres légations et de plusieurs organisations internationales institua un ghetto international, protégé par les pays neutres. De jeunes Juifs à l’apparence « aryenne » servaient de gardes ; certains d’entre eux, faisant preuve d’une grande audace, portaient même l’uniforme des « Croix fléchées ».

Le régime des « Croix fléchées » ayant été instauré, Eichmann revint à Budapest le 17 octobre 1944 et ordonna immédiatement la déportation des Juifs de la ville. Les sauf-conduits furent déclarés caducs avant d’être rétablis suite aux protestations de Wallenberg et de ses collègues, mais le régime de Croix fléchées ne se souciait guère des questions de légalité et des documents officiels. Le projet de déportation des Juifs vers les camps fut paralysé pour d’autres raisons : les lignes de chemin de fer passaient trop près du front. Refusant d’abandonner, Adolf Eichmann ordonna une « marche de la mort » de dizaines de milliers de personnes jusqu’à la frontière autrichienne. Wallenberg et les représentants d’autres pays neutres suivirent les marcheurs à bord de leurs véhicules, leur distribuant nourriture, vêtements et médicaments. Il parvint à arracher de nombreux Juifs à cette marche de la mort en affirmant qu’ils faisaient partie de ses « protégés » juifs et continua à distribuer des laissez-passer y compris lorsque les gardes des Croix fléchées le menaçaient de leurs armes.

Les méthodes audacieuses de Wallenberg lui firent courir de graves dangers mais jamais il n’envisagea de mettre un terme à ses activités. Il demeura à Budapest avec ses « protégés » juifs pendant le siège de la ville par les Soviétiques et menaça le commandant allemand et le chef des Croix fléchées afin de leur faire renoncer à leur projet de s’attaquer aux Juifs encore présents. Avant la prise de la ville par les Soviétiques, il déclara à Per Anger, un de ses collègues de la légation suédoise : « J’ai accepté cette mission et je ne pourrai jamais rentrer à Stockholm si je ne sais pas au fond de moi que j’ai fait tout ce qu’un homme pouvait faire pour sauver autant de Juifs que possible. »

Après l’entrée des Soviétiques dans la ville, Wallenberg fut emmené par des soldats russes, qui prétendirent le conduire à la rencontre du général soviétique Malinovsky. C’était le 17 janvier 1945. Ayant probablement pressenti le danger, Wallenberg déclara alors qu’on l’escortait jusqu’au véhicule russe : « Je ne sais si les Soviétiques m’emmènent en tant qu’invité ou en tant que prisonnier. » Il avait alors 32 ans et jamais on ne le revit. Durant les premières années qui suivirent sa disparition, les Soviétiques prétendirent ne connaître personne du nom de Wallenberg. Plusieurs personnes incarcérées dans des prisons soviétiques affirmèrent pourtant l’avoir rencontré dans différentes prisons. En 1956, les Soviétiques déclarèrent finalement qu’il était décédé en prison en 1947.

L’annonce des Soviétiques fut accueillie avec scepticisme dans le monde libre. En 1989, un passeport diplomatique, un porte-cigarettes et d’autres objets ayant appartenu à Wallenberg furent retrouvés dans le sous-sol du quartier général du KGB à Moscou et restitués à sa famille. Face à la pression politique, on mit en place un groupe de travail russo-suédois dont les conclusions furent présentées en 2000. Cinquante-cinq ans se sont maintenant écoulés depuis sa disparition. Le groupe de travail a confirmé que Wallenberg était probablement décédé en prison en 1947 mais n’a abouti à aucune conclusion définitive quant aux circonstances de son arrestation et de son décès ou quant au refus du régime soviétique de révéler plus de détails sur ce qui était advenu de lui.

Le 26 novembre 1963, Yad Vashem décerna à Raoul Wallenberg le titre de « Juste parmi les nations »,  probablement post mortem.

Sa mère demanda à ne pas recevoir les honneurs en son nom, convaincue que son fils allait finir par réapparaître. Ce n’est qu’après sa mort en 1979 qu’un arbre fut planté en l’honneur de Wallenberg dans l’avenue des Justes à Yad Vashem. En 1987, Wallenberg fut fait citoyen d’honneur de l’Etat d’Israël. Le Congrès américain lui décerna également le titre de citoyen d’honneur suite au vote d’une motion initiée par un membre du Congrès du nom de Tom Lantos, jadis sauvé par Wallenberg. Lors de son discours, prononcé par sa fille lors des cérémonies de commémoration de la Shoah aux Nations Unies en janvier 2008, Lantos rendit hommage à Wallenberg en ces mots : « Durant l’occupation nazie, ce jeune et héroïque diplomate délaissa le confort et la sécurité dont il jouissait à Stockholm pour voler au secours de ses frères humains dans l’enfer qu’était devenue la capitale hongroise. Il n’avait pas grand-chose en commun avec eux : il était luthérien, eux étaient Juifs, il était suédois, eux hongrois. Pourtant, faisant preuve d’un courage et d’une créativité hors du commun, il sauva la vie de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en les plaçant sous la protection de la couronne suédoise ». De nombreux monuments ont été érigés à sa mémoire, en hommage à son travail légendaire ; des institutions et des rues portent son nom ; des films, des livres et des articles retracent son histoire et il est devenu l’une des figures les plus célèbres parmi les Justes des Nations. 

De nombreux monuments ont été érigés à sa mémoire, en hommage à son travail légendaire ; des institutions et des rues portent son nom ; des films, des livres et des articles retracent son histoire et il est devenu l’une des figures les plus célèbres parmi les « Justes des Nations ».

NOTES


[1] Titre d’une exposition aux Archives du Ministère des Affaires Etrangères à la Courneuve, présentée par Israël.

[2] NUMERO 894, JUIN 2021 : « PIE XIIFACE AUX NAZIS , Ce que révèlent les archives du Vatican  » . Concerne Angelo Rotta, Nonce Apostolique du Pape Pie XII en Hongrie,

1930-1945. Expulsé par l’Armée Rouge après leur arrivée à Budapest.

[3] Archives Nationales Hongroises K 707-2-1944- 12932 –(pages 1 et 12). La première page, avec la liste des participants.

[4] Traduction française par nos soins du document des Archives Nationales Hongroises (M.N.L.), Budapest, Ministère des Affaires Etrangères du Royaume Hongrois.

2012 : “l’année Raoul Wallenberg” en Suède

 

 

Cliquez sur la photo pour accéder au Mémoire!

Ce billet toujours consacré principalement  à Raoul Wallenberg est

constitué de notre Mémoire de Master 2, soutenu en septembre 2016,

auprès de l’Université Sorbonne Paris IV, UFR Etudes germaniques et nordiques,

parcours: Etudes nordiques / langue suédoise, sous la direction de Mr le professeur Sylvain

Briens.

 

Raoul Wallenberg, un “Juste” suédois dans la tourmente

 

Pour débuter cette progressive mise en ligne de nos travaux, au fur et à mesure de leur

progression, nous avons opté pour la présentation du texte intégral de notre

Mémoire de Master 1, soutenu en septembre 2015, auprès de l’Université Sorbonne Paris IV,

UFR Etudes germaniques et nordiques, parcours: Etudes nordiques / langue suédoise,

sous la direction de Mr le professeur Sylvain Briens.

Ce travail est accessible  en cliquant sur la photographie de Raoul Wallenberg)

Présentation générale de Minerva13 : La Diplomatie en Hongrie 1944-1945

Entrée de l’ancienne légation suédoise, rue Minerva, à Budapest.

 

Le but de ce carnet est de présenter au fur et à mesure nos recherches sur le rôle des diplomates des pays neutres en Hongrie durant la seconde guerre mondiale. De nombreux juifs et d’autres citoyens innocents ont été sauvés par l’action de personnalités considérées aujourd’hui comme des “Justes parmi les Nations “. Le rôle et le destin de Raoul Wallenberg figurera en juste place, au-delà de la légende. D’autres diplomates qui ont également fait courageusement acte de résistance sont davantage restés dans l’ombre et demeurent encore méconnus. Nous souhaitons préciser le rôle de chacun en reconstituant les réseaux de diplomates mais aussi ceux de leurs contacts et soutiens. Il s’agira à chaque fois de re-contextualiser les paroles et les actes de manière à bien rendre compte du caractère particulièrement dangereux et violent de la situation à Budapest durant cette période de libération qui se conclut par la “Bataille de Budapest” et débouche sur l’occupation par l’Armée Rouge et l’installation d’un régime de type soviétique.

Bayer-villa. Volt svéd nagykövetség. Wallenberg emléktábla. Műemlék helyi védelem alatt ID 8225. - Budapest XI. kerület. Minerva utca, 3/A

Plaque commémorative des trois diplomates suédois : Carl-Ivan Danielsson, Per Anger, et Raoul Wallenberg, rue Minerva, Budapest.

Les documents et les archives sur lesquels nous travaillons ont la particularité d’être rédigés en suédois, hongrois et français. Ayant étudiées ces trois langues, nous pouvons proposer à chaque fois une traduction en français.