Je voulais écrire, mais les mots m’ont échappé comme des oiseaux ivres refusant la cage. Alors j’ai cherché le rythme et le souffle. Et une fois, j’ai pris la ville pour un son. J’ai marché dans ces bruits comme on traverse un rêve sans écho, où chaque pas vibrait d’une note étrangère.
Les murs avaient leurs secrets, les trottoirs leurs prières muettes.
La fille du lycée
Le banc est un peu froid, même en plein après-midi. Les pigeons tournent autour, les feuilles craquent sous les pas lents des passants. Assis là, je revois tout ! C’était un mercredi, on s’était donné rendez-vous derrière le gymnase, là où la lumière du soleil filtrait entre les grillages.
Sigmund Freud
Sigmund Freud
Quand il parle, je l’écoute comme on écoute un ancien médecin de l’âme. Ses mots cherchent à percer mes silences, à débusquer dans mes rêves et mes gestes ce que moi-même je n’ose pas voir. Il nomme l’inconscient, le refoulement, la pulsion, mais quelque chose en moi résiste. Car avant ses mots, j’avais déjà mes ombres.
Génération de contenu
Morgane Le Foënnec, dans une récente interview pour le journal Ouest-France, vous avez déclaré que ce livre avait changé votre vie… Pouvez-vous en dire plus à nos auditeurs et auditrices ?
Oui, bien sûr !
Je mis dans ma réponse autant de complaisance et d’ardeur que la journaliste de Radio Breizh dans sa question. « Au début, non, je ne me suis pas rendue compte.
La ronde des cinq soeurs de justice
Bien avant potron-minet, alors que la cloche paroissiale sonnait les cinq coups fatidiques annonçant la mise en bière, Katell sort de la petite maison de la rue du presbytère, sur le flanc gauche de la chapelle de Kerlevralen. Elle s’arrête un instant sous l’auvent couvert de genêts, à l’affut. Nulle âme dans la rue que seul un rai fantomatique de lune éclaire.
Un peu après minuit
Un peu après minuit, à l’heure où les hiboux Dans le fond de la nuit, se moquent vent debout Des hommes éconduits qui marchent dans la nuit Je marchais moi aussi dans cette même nuit.
Un blanc manteau neigeux recouvrait tout Paris Quand soudain vous m’avez souri dans un éclat Puis nous avons marché sous votre parapluie Mes guiboles tremblaient, pas à cause du froid.
Inspiration n°1
Un beau poème, c’est compliqué
Pour le pouvoir, il faut s’impliquer
Pour pouvoir le fabriquer
Il faut s’appliquer
Il existe des poèmes magnifiques
Un jour peut être, j’en créerais un, moi
Ce jour sans doute, ce sera magique
Le dernier jour, j’en doute, le monde m’appartiendra.
La prophétie du lac
Pleine lune, le bateau se balançait sous les étoiles que l’immense lac ancestral des Chippewa faisait miroiter de mille feux. Yuming…ou Jade, amputée de sa moitié lumineuse dans la version américaine de son prénom, n’avait pas choisi cette nuit au hasard.







