Bras dessus, bras dessous, main dans la main, la tête droite, ils arpentent nonchalamment une avenue, en 1945. Indices : les socquettes blanches de la jeune femme, sa coiffure brune gonflée en arrière, la broche au creux du col chemise de sa robe foncée et le pantalon clair à pli du jeune homme. L’ambiance de liberté. Lui a les yeux rivés sur elle. On reconnait Marseille… La Canebière.
Posée au centre de la cheminée de la salle à manger de cette villa à flanc de colline de Méounes-les-Montrieux en Provence verte dans le Var, la petite photo en noir et blanc, jaunie par le temps, format poche, trône. On ne peut échapper à son attraction. Avant tout autre chose, et en particulier les livres. Continuer à lire « Ange Tomas ou la lutte contre l’oubli »






