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Des nouvelles de la révision des Normes biologiques canadiennes

La phosphore dans les fermes biologiques,
de la struvite à l'urinothérapie'
 

par Janet Wallace
 
 « L'agriculture biologique a un problème de phosphore », selon la Dre Joanne Thiessen Martens de l'Université du Manitoba. « Ce problème est particulièrement fréquent à long terme dans les systèmes biologiques lorsque les effluents d'élevage sont rares et que le sol est alcalin" [1].

Trois enjeux sont liés au phosphore (P):
  • l’amélioration de  l'accès au P déjà présent dans le sol,
  • fournir de nouvelles sources de P et
  • éviter un excès de P, qui pourrait entraîner la pollution de l'eau.
L'un des défis consiste à faire en sorte que les cultures puissent absorber le phosphore déjà présent dans le sol. Le P ne peut pas être utilisé sous toutes ses formes, en particulier dans les sols alcalins. Les microorganismes du sol, en particulier les rhizobactéries qui favorisent la croissance des plantes (PGPR), contribuent à augmenter la solubilité du P, ce qui le rend plus disponible pour les plantes. Les agriculteurs biologiques peuvent tirer le meilleur parti d'une mauvaise situation en favorisant des populations microbiennes du sol dynamiques et diversifiées. De plus, l'incorporation de cultures de couverture dans la rotation des cultures peut contribuer à rendre plus de P disponible pour les cultures. Cependant, une plus grande quantité de P peut encore être nécessaire pour amender le sol.

Un autre défi consiste à trouver des sources appropriées de phosphore (P). Lorsque les cultures sont récoltées et vendues, le phosphore contenu dans le matériel végétal quitte l'exploitation et doit être remplacé. Les recherches menées sur les exploitations biologiques ont montré que « dans la plupart des cas, la quantité de P éliminée avec les produits est supérieure à celle appliquée sous forme d'engrais, ce qui entraîne une réduction du P disponible dans le sol pour les plantes et menace la viabilité à long terme des systèmes d'agriculture biologique » [2].

Selon le type et l'emplacement de l'exploitation, il peut être difficile d'obtenir des sources de phosphore efficaces. Les sources comprennent
  • les déjections animales,
  • le phosphate naturel ou roche phosphatée,
  • le guano,
  • la farine d'os,
  • les produits du poisson (stabilisés avec de l'acide phosphorique),
  • l'urine et
  • la struvite.
À l'exception de la struvite, « toutes ces sources présentent des risques de contamination et des préoccupations en matière d'environnement et de durabilité », selon le Groupe de travail sur les cultures impliqué dans les travaux de révision des Normes biologiques canadiennes (NBC).
À l'exception de la struvite, « toutes ces sources présentent des risques de contamination et des préoccupations en matière d'environnement et de durabilité », selon le Groupe de travail sur les productions végétales impliqué dans les travaux de révision des Normes biologiques canadiennes (NBC).

Les déjections animales

Le fumier composté est une excellente source de phosphore. Les fermes d'élevage ou les fermes d'élevage biologique environnantes peuvent utiliser le fumier pour fournir du P et d'autres nutriments. Si le fumier de bétail biologique n'est pas disponible dans le commerce, les normes autorisent l'utilisation de fumier de source non biologique (à condition qu'il réponde aux exigences de la clause 5.5.1.1 de CAN/CGSB-32.310). Cependant, tous les agriculteurs biologiques, en particulier les producteurs de céréales des Prairies, ne se trouvent pas à proximité de fermes d'élevage.

Paradoxalement, utiliser le phosphore dérivé du fumier peut engendrer un problème d'excès et de perte, en particulier après l'épandage de fumier liquide. Le P contenu dans le fumier est soluble dans l'eau. Un apport de P supérieur à ce que les cultures peuvent utiliser ou la perte des éléments nutritifs par ruissellement ou lixiviation peuvent entrainer la pollution de l'eau. Dans les plans d'eau, un excès de P peut conduire à l'eutrophisation, soit une croissance extrême des algues suivie d'un appauvrissement en oxygène lors de la décomposition des algues.


 

Une mine de phosphate en Idaho.

La roche phosphatée

La roche phosphatée est une source courante et naturelle de phosphore pour les agriculteurs biologiques, mais elle présente plusieurs inconvénients. En fait, il s'agit d'une ressource non renouvelable. La roche phosphatée est extraite de la terre (parfois d'anciens sites de colonies de chauves-souris ou d'oiseaux). L'épuisement d'une ressource non renouvelable est contraire au principe de précaution de l'agriculture biologique, qui stipule que « L’agriculture biologique devrait être conduite de manière prudente et responsable afin de protéger la santé et le bien-être des générations actuelles et futures ainsi que l’environnement.».

La roche phosphatée contient une concentration relativement faible de P. L'expédition d'une lourde charge de poudre de roche à faible teneur en P est coûteuse, en particulier pour les exploitations éloignées, comme celles des prairies. En outre, le phosphore drivé de la roche phosphatée n'est pas entièrement assimilable par les plantes. Dans les sols alcalins, comme c'est souvent le cas dans les prairies, les applications de cette source de phosphore n'apportent que peu, voire pas du tout, de P aux plantes.
De plus, la roche phosphatée peut contenir des métaux toxiques. Actuellement, elle est autorisée en production biologique tant que les niveaux de cadmium ne dépassent pas 90 mg/kg P2O5.
 
Le guano

Le guano est une source de phosphore traditionnellement utilisée par les agriculteurs biologiques. Toutefois, dans le cadre de la révision actuelle des NBC, le Comité technique de l'ONGC sur l'agriculture biologique recommande de retirer le guano des Listes des substances permises. La collecte de guano provenant d'excréments de chauves-souris ou d'oiseaux de mer frais ou partiellement décomposés présente des risques pour les travailleurs, la faune et la flore, voire pour la santé humaine dans le monde.

Les personnes qui récoltent le guano et les utilisateurs du produit final (agriculteurs) peuvent contracter des maladies telles que l'histoplasmose, la salmonelle ou l'E. coli. La perturbation des colonies d'oiseaux marins et de chauves-souris peut avoir des effets dévastateurs sur des espèces déjà menacées. Enfin, il existe un risque, bien qu'infime, que la récolte du guano entraîne la transmission de virus entre les espèces de chauves-souris et les espèces humaines et conduise à une pandémie. Pour plus de détails, voir https://mailchi.mp/organicfederation.ca/invitation-agm-revision-nbc-guano-10643317.


L'urine

L'urine contient du phosphore. Chez le bétail logé en stabulation libre ou dans des étables ouvertes, l'urine est souvent capturée dans la litière avec le fumier ou dans le fumier liquide. Il s'agit d'une grande source de P, tel que décrit dans la section sur le fumier ci-dessus.

L'intérêt pour le « recyclage de l'urine », qui consiste à détourner l'urine humaine du flux des déchets (où elle peut être polluante) et à l'utiliser comme une ressource, est en plein essor. Le recyclage de l'urine peut prendre la forme de projets municipaux avec des toilettes spéciales qui séparent l'urine des excréments, ou de toilettes extérieures traditionnelles et de seaux à urine. L'application d'urine humaine sur les cultures n'est pas autorisée dans le cadre de la production biologique, bien qu'une pétition ait été lancée pour autoriser l'utilisation de l'urine humaine collectée à la ferme.

L'Organisation mondiale de la santé considère que l'urine humaine est sans danger pour les cultures après avoir été stockée dans un récipient hermétique à 20°C ou plus pendant au moins six mois. Pendant le stockage, le pH augmente jusqu'à 9, ce qui est trop alcalin pour la plupart, voire la totalité, des agents pathogènes.

Une autre option pour le traitement de l'urine est la précipitation, qui consiste à extraire le P de l'urine sous forme de cristaux. Lorsque l'urine est stockée, des cristaux se forment naturellement. Il s'agit de formes concentrées de P connues sous le nom de struvite. Pour accélérer le processus de cristallisation et éviter l’étape du stockage à long terme, « le P peut être sélectivement éliminé [de l'urine] par précipitation du P via un traitement chimique, pour produire de la struvite ou des phosphates de calcium, qui sont essentiellement exempts de contaminants » [3]. 
 
 

La struvite

La struvite est actuellement autorisée en production biologique, mais uniquement si elle est fabriquée à partir de sources telles que « les végétaux et sous-produits des végétaux ou les déjections animales », et non à partir de boues d’épuration.

La struvite (phosphate de magnésium et d'ammonium) est « plus soluble que la roche phosphatée mais beaucoup moins soluble que les engrais phosphatés chimiques ou le lisier.
Le phosphore de la struvite est libéré lentement par réaction avec les acides exsudés par les racines des plantes"[4], ce qui signifie que le phosphore est disponible pour les cultures lorsqu'elles en ont besoin et qu'il est moins susceptible d'être perdu dans les champs (et d'entraîner une pollution de l'eau) lorsque le sol est dénudé.

De plus, les niveaux (mg/kg) d'arsenic, de cadmium, de chrome, de plomb et de mercure ne doivent pas dépasser les limites (catégorie C1) spécifiées dans le Guide sur le recyclage des matières résiduelles fertilisantes et l’utilisation de la struvite « ne doit pas provoquer une accumulation de métaux lourds ou de micronutriments dans le sol ».

Le Comité technique de l'agriculture biologique examine actuellement une demande visant à autoriser la struvite fabriquée à partir d'eaux usées municipales, la seule forme de struvite disponible commercialement au Canada à l'heure actuelle. Le Groupe de travail sur les productions végétales recommande d'autoriser la struvite précipitée depuis les eaux usées municipales, à condition que certaines conditions soient remplies. Cette recommandation fait suite à la décision de l'Union européenne d'autoriser les producteurs biologiques à utiliser la struvite issue des eaux usées.

« L'utilisation de struvite récupérée à partir des eaux usées signifie que les nutriments provenant des déchets municipaux, qui pourraient autrement finir par contaminer les cours d'eau, sont détournés et réutilisés », déclare le Groupe de travail sur les productions végétales. « La struvite promeut donc l'économie circulaire ou en boucle fermée des nutriments. En principe, l’agriculture biologique préfère recycler les résidus/nutriments végétaux et animaux au lieu de dépendre de ressources non renouvelables. L'interdiction de tous les déchets humains exclut une grande partie des nutriments potentiellement
recyclables et contrecarre le principe du cycle complet des nutriments en production biologique ».

« La struvite suscite un grand intérêt de la part des agriculteurs biologiques des Prairies et fait l'objet de recherches sur la meilleure façon de gérer cet engrais. Joanne Thiessen Martens, qui étudie l'utilisation de la struvite dans les systèmes de culture, écrit que « les résultats obtenus jusqu'à présent suggèrent que la struvite peut être un très bon amendement du sol dans les systèmes de culture biologique. Il s'agit d'un apport de phosphore abordable qui est efficace dans les sols alcalins pour au moins certaines cultures, avec un faible risque de pertes dans l’environnement. Cet apport s'aligne également directement avec les principes de l'agriculture biologique. Il reste beaucoup à apprendre sur la manière de l'utiliser le plus efficacement possible, mais nos connaissances s'enrichissent à chaque nouvelle expérience » (Thiessen Martens, 2022).

 
La controverse autour de la struvite

Bien que le Groupe de travail sur les productions végétales recommande d'autoriser la struvite provenant des eaux usées municipales, le Comité technique parait divisé; trois préoccupations  soulevées et mises en évidence nécessiteront davantage de recherche et/ou de discussion.
 

Équivalence

Le Canada a conclu des accords d'équivalence avec des pays du monde entier. Cela signifie que chacun reconnaît la certification biologique de l'autre. Ce qui est certifié dans un pays est considéré comme biologique dans un autre. L'équivalence peut toutefois varier selon les produits. Par exemple, les légumes biologiques cultivés en hydroponie aux États-Unis ne sont pas considérés comme biologiques au Canada, car nous n'autorisons pas la culture hydroponique.

L'autorisation de la struvite n'affecterait pas notre accord d'équivalence avec l'UE, qui autorise son utilisation. En revanche, les États-Unis ne l'autorisent pas. En mars 2024, l'American National Organic Standards Board a publié une liste de substances interdites qui inclut la struvite.

Contamination

Les boues municipales contiennent souvent divers contaminants, allant des produits pharmaceutiques aux métaux toxiques en passant par les PFAS (substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées, des produits chimiques persistants tels que ceux utilisés dans l'imperméabilisation des vêtements). En raison de ce problème, le Groupe de travail sur les productions végétales recommande de n'utiliser que de la struvite fabriquée à partir d'eaux usées traitées, et non à partir de boues d'épuration. Il s'agit d'une eau considérée comme suffisamment pure pour être rejetée dans l'environnement.
 
Réaction de l'opinion publique

L'autorisation de la struvite va-t-elle éroder la confiance des consommateurs dans les produits biologiques ? Il est difficile de répondre à cette question. Une enquête récente a révélé que 61 % des Américains et 80 % des Français seraient prêts à acheter des aliments fertilisés avec de l'urine (pas seulement un cristal provenant d'eaux usées traitées) [5].

Une autre étude a évalué l'acceptation par les consommateurs d'aliments cultivés avec des engrais dérivés de l'urine humaine (y compris la struvite et l'urine déshydratée). Ils ont constaté que les consommateurs préféraient les amendements organiques autorisés (par exemple, le compost) aux autres engrais. Cependant, ils ont également constaté que « les engrais dérivés de l'urine humaine et les engrais à base de biosolides sont également préférés et plus fortement préférés que les engrais synthétiques », et les participants à l'enquête ont considéré que les engrais à base d'urine étaient les plus acceptables lorsqu'ils étaient utilisés sur des plantes non comestibles [6]. Cela souligne le besoin d'informer les consommateurs que le minéral est dérivé des eaux usées traitées, et non des boues d'épuration.

 

 
Prochaines étapes

Le Comité technique de l'agriculture biologique (CT) examinera en détail la question de la struvite lors d'une réunion en novembre 2024. Les membres du Groupe de travail sur les productions végétales recommandent d'autoriser la struvite car, selon eux, son inclusion est conforme aux principes biologiques de santé, d'écologie et de soins. L'utilisation des nutriments dans les eaux usées est une forme de recyclage qui transforme un polluant potentiel en une ressource indispensable, ce qui, selon eux, est plus durable que la pratique actuelle qui consiste à utiliser une source non renouvelable de P (la roche phosphatée).

 Les opposants à cette proposition invoquent le principe de précaution de l'agriculture biologique. Suivant ce principe, il faut mener des recherches plus approfondies sur les contaminants potentiels avant d'autoriser les agriculteurs biologiques à utiliser la struvite provenant des eaux usées. 

Les discussions du CT seront décrites dans un prochain numéro d'InfoBio. Les numéros actuels et antérieurs sont disponibles sur le site web de la Fédération biologique du Canada
  
 
Cet article est commandité par l'Association canadienne des aliments de santé (CHFA), un généreux commanditaire des travaux de révision des Normes biologiques canadiennes.
 

[1] Can Struvite Fix our Phosphorus Problem? - Organic Federation of Canada
[2] Möller, K et al. 2018.  Chapter Four - Improved Phosphorus Recycling in Organic Farming: Navigating Between Constraints. Advances in Agronomy. 147: 159-237. https://doi.org/10.1016/bs.agron.2017.10.004
 
[3] Möller, K et al. 2018.  Chapter Four - Improved Phosphorus Recycling in Organic Farming: Navigating Between Constraints. Advances in Agronomy. 147: 159-237. https://doi.org/10.1016/bs.agron.2017.10.004
[4]  Möller, K et al. 2018.  Chapter Four - Improved Phosphorus Recycling in Organic Farming: Navigating Between Constraints. Advances in Agronomy. 147: 159-237. https://doi.org/10.1016/bs.agron.2017.10.004
[5] Wald C. The urine revolution: how recycling pee could help to save the world. Nature. 2022 Feb;602(7896):202-206. doi: 10.1038/d41586-022-00338-6. PMID: 35140393.
[6] Cohen, A. S. et al. 2020.  Consumers’ Acceptance of Agricultural Fertilizers Derived from Diverted and Recycled Human Urine. Environ. Sci. Technol.54:5297−5305. https://doi.org/10.1021/acs.est.0c00576


 
 


 
Les nouvelles façons d’apporter du phosphore
augmenteront la productivité des fermes biologiques.

L'utilisation de la struvite comme source de phosphore en agriculture biologique occupe les chercheurs des Grappes biologiques scientifiques.

Dans le cadre de la Grappe scientifique biologique 4, la Dre Joanne Thiessen Martens, de l'Université du Manitoba et le Dr Henry Wilson, d'Agriculture et Agroalimentaire Canada étudient la possibilité d’utiliser des intrants de phosphore recyclé, notamment du compost, de l’engrais à base de struvite disponible sur le marché et de la farine d’os, dans les grandes cultures biologiques des Prairies canadiennes. Trouver des sources de phosphore sûres et performantes pour ces cultures renforcera la productivité et la résilience à long terme du secteur.

Cette activité de recherche fait suite à l'activité menée par les mêmes chercheurs, Effets de l’amendement des sols biologiques avec de la struvite sur la biologie et la chimie des sols et la qualité de l’eau, dans le cadre de la Grappe scientifique biologique 3. Le rapport de cette recherche est disponible ici. 
 


Lancée officiellement le 4 octobre dernier, la Grappe scientifique biologique 4 inclut 14 activités de recherche, sous le thème 'Vers une agriculture canadienne plus durable'.
Consultez le site web science-bio-canada.ca pour découvrir les activités des chercheurs canadiens en agriculture biologique.  


 




PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE
Bordure du fleuve Saint-Laurent au sud-ouest de Montréal.

Le phosphore est utile mais l'excès de phosphore a des conséquences néfastes sur l'environnement. Par sa gestion raisonnée des nutriments et de la santé des sols, la conversion vers l'agriculture biologique est l'une des solutions. 

Le phosphore joue un rôle particulièrement important dans la prolifération des algues en eau douce, sur les côtes et dans les estuaires.
 
Le phosphore est un composant essentiel des engrais commerciaux. L'agriculture industrielle déplace les aliments dans le monde entier pour les transformer et les consommer, perturbant ainsi le cycle naturel qui renvoyait le phosphore dans le sol par la décomposition des plantes ; dans de nombreuses régions, il faut désormais appliquer continuellement des engrais pour enrichir le sol en éléments nutritifs.

La majeure partie du phosphore utilisé dans les engrais provient de la roche phosphatée, une ressource limitée qui s'est formée pendant des millions d'années dans la croûte terrestre. Quatre-vingt-dix pour cent des phosphates extraits dans le monde sont utilisés dans l'agriculture et la production alimentaire, principalement comme engrais, mais aussi, dans une moindre mesure, comme aliments pour animaux et additifs alimentaires. Lorsque les experts débattent du pic de phosphore, ils se demandent généralement combien de temps les réserves de roches phosphatées, c'est-à-dire les ressources qui peuvent être économiquement extraites, tiendront le coup.
Un excès de phosphore peut stimuler la croissance excessive des algues, ce qui entraîne une baisse des niveaux d'oxygène dissous, un risque de toxines algales nocives, un blocage de la lumière du soleil dont ont besoin les organismes et les plantes dans l'eau et une dégradation des conditions d'habitat pour les macroinvertébrés benthiques et d'autres formes de vie aquatique. Les sources d'excès de phosphore dans les rivières et les ruisseaux, les lacs et les eaux côtières comprennent les engrais, les eaux de ruissellement des zones urbaines, les fuites des fosses septiques ou les rejets des stations d'épuration.

Prochaines étapes

Consultez InfoBio, le bulletin mensuel de la Fédération biologique du Canada ! Les discussions sur les modifications proposées aux Normes biologiques canadiennes se poursuivront lors de la réunion en personne de 2,5 jours du Comité technique qui se tiendra à Gatineau, au Québec, du 20 au 22 novembre. 

Au printemps 2025, toutes les modifications proposées aux Normes biologiques canadiennes seront publiées et soumises à l'examen public.

 

 
Offre d'emploi

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Les qualifications requises :
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  • Diplôme de 2e cycle ou diplôme de 1er cycle avec une expérience pertinente
 
Conditions
Horaire de 4 ou 5 jours par semaine
Salaire selon compétences
Télétravail

Veuillez soumettre votre curriculum vitae et une lettre de motivation à [email protected]
Date butoir pour la soumission de votre candidature - 5 novembre 2024
 


AGRI-Comité d'interprétation des normes 
 

RAPPORT

 Consultation publique du 11 septembre au 11 octobre 2024

Les Questions et réponses publiées sur ce rapport ont été transférées à la section des Questions et réponses finales de la FBC le 21 octobre 2024. 




Principes biologiques et normes de gestion
Température de mise en bouteille du miel

Quelle est la température maximale de chauffage pour la mise en bouteille du miel ? (625)
La température de mise en bouteille du miel ne doit pas dépasser 47 °C (116,6 °F), soit la température maximale de décristallisation. S'il est chauffé au-delà de cette température, le miel ne peut être utilisé que comme ingrédient dans un produit multi-ingrédients conformément à 7.1.16.4.de la norme 32.310.


Listes des substances permises
Eau ammoniacale dérivée d’un digesteur

L'eau ammoniacale dérivée ou extraite d'un digesteur anaérobie est-elle autorisée pour amender le sol ? (627)
Non. Quelle qu'en soit la source, l'ammoniac ne figure pas dans le tableau 4.2 et n'est donc pas autorisé.

 
 

Soutenir la révision des normes biologiques 

Le meilleur investissement
en production durable d'aliments au Canada


Les Normes biologiques canadiennes se régénèrent: grâce aux travaux de révision menés chaque cinq ans, les pratiques s'améliorent et la liste des intrants permis se précise. Cette mise à jour des NBC permet de demeurer à l'affût des innovations et des meilleures pratiques en agriculture durable et résiliente. 

L'exercice de révision permet aussi de garantir l'adéquation entre les Normes canadiennes et les normes des partenaires commerciaux sur les marchés internationaux et de maintenir la confiance des consommateurs à l'égard du bio canadien.

La beauté de l'exercice est que l'industrie participe activement aux travaux de révision:

  • en soumettant les demandes de modification aux normes canadiennes;
  • en participant aux groupes d'étude et groupes de travail;
  • en déléguant des représentants au sein du Comité technique sur l'agriculture biologique qui voteront sur les changements proposés;
  • en soumettant des commentaires lors de l'examen public lancé par l'Office des normes générales du Canada.

Le budget alloué aux travaux de révison est composé d'une contribution d'Agriculture et Agroalimentaire Canada et de fonds de contrepartie de l'industrie. La Fédération biologique du Canada ne dispose pas de revenus stables et récurrents pour  assumer les fonds de contrepartie exigés pour mener à bien la révision des NBC.
 

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Le budget total du projet -  677,000 $

La contribution d' Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC)  - 502,000 $.  Les fonds de contrepartie exigés par AAC - 175,000 $

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