{"id":4181,"date":"2016-11-13T11:59:06","date_gmt":"2016-11-13T09:59:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lemouvementsocial.net\/?post_type=comptes_rendus&#038;p=4181"},"modified":"2019-08-03T19:33:37","modified_gmt":"2019-08-03T17:33:37","slug":"laurent-coudroy-de-lille-celine-vaz-charlotte-vorms-dir-lurbanisme-espagnol-annees-1970-ville-democratie-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/4181","title":{"rendered":"Laurent Coudroy de Lille, C\u00e9line Vaz et Charlotte Vorms, dir.,  <em>L\u2019urbanisme espagnol depuis les ann\u00e9es 1970. La ville, la d\u00e9mocratie et le march\u00e9<\/em>."},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013, 307 p.<\/h4>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><a href=\"http:\/\/pur-editions.fr\/detail.php?idOuv=3298\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.lemouvementsocial.net\/wp-content\/uploads\/2016\/11\/1381393683.jpg\" alt=\"Couverture de l'ouvrage\" class=\"wp-image-4183\" \/><\/a><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p> Issu d\u2019un colloque tenu \u00e0 l\u2019Institut d\u2019Urbanisme de Paris (2010), cet ouvrage est une v\u00e9ritable<br> radiographie de l\u2019Espagne contemporaine au prisme du ph\u00e9nom\u00e8ne urbain. Le sous-titre explicite bien l\u2019ambition du projet&nbsp;: \u00ab la ville, la d\u00e9mocratie et le march\u00e9 \u00bb. Trois r\u00e9alit\u00e9s qui s\u2019interp\u00e9n\u00e8trent et qui interagissent selon des logiques propres, parfois coh\u00e9rentes, parfois contradictoires. La s\u00e9quence chronologique choisie, m\u00eame si elle est tr\u00e8s heureusement approfondie par l\u2019inscription des ph\u00e9nom\u00e8nes dans la longue dur\u00e9e de l\u2019histoire espagnole, place<br> au c\u0153ur de la probl\u00e9matique la th\u00e9matique de la d\u00e9mocratisation. Dans quelle mesure la ville s\u2019est-elle d\u00e9mocratis\u00e9e dans sa gestion comme dans sa r\u00e9novation et sa modernisation? Dans quelle mesure le march\u00e9 a-t-il \u00e9t\u00e9 r\u00e9glement\u00e9 par la d\u00e9mocratie? Trop sch\u00e9matiques ces questions disent pourtant les enjeux consid\u00e9rables de ces \u00e9tudes urbaines qui nous \u00e9clairent sur la r\u00e9alit\u00e9 des transformations espagnoles.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre est compos\u00e9 de seize contributions  ordonn\u00e9es en trois parties \u2013 \u00ab D\u00e9mocratisation, d\u00e9centralisation. Lib\u00e9ralisation  \u00bb, \u00ab Villes en mutation \u00bb, \u00ab Croissance urbaine et production immobili\u00e8re \u00bb \u2013 et  d\u2019une excellente pr\u00e9sentation des coordonnateurs. Le tout est compl\u00e9t\u00e9 par une  bibliographie de plus de vingt pages. <\/p>\n\n\n\n<p>L. Parejo Alfonso propose une  lecture de \u00ab l\u2019\u00e9volution du cadre juridique de la production de la ville depuis  1956 \u00bb, date de la loi sur le \u00ab r\u00e9gime du sol et de l\u2019am\u00e9nagement urbain \u00bb,  suivie un an plus tard de la cr\u00e9ation du minist\u00e8re du Logement confi\u00e9 au  phalangiste Jos\u00e9 Luis Arrese. La loi de 1956 fait de la puissance publique  d\u2019\u00c9tat l\u2019acteur central, en surplomb des municipalit\u00e9s qui avaient jusque l\u00e0  l\u2019essentiel des comp\u00e9tences. La transformation de la nature de l\u2019\u00c9tat espagnol  ne fut pas que sa d\u00e9mocratisation, mais aussi sa d\u00e9centralisation. La  constitution de 1978 pr\u00e9pare le transfert des comp\u00e9tences urbanistiques aux  communaut\u00e9s autonomes qui se dotent de cadres l\u00e9gislatifs. Celui-ci s\u2019op\u00e8re dans  le t\u00e2tonnement jusqu\u2019\u00e0 la fabrication par le Tribunal constitutionnel d\u2019une  jurisprudence qui limite la capacit\u00e9 d\u2019intervention de l\u2019\u00c9tat central. Celui-ci  avait tent\u00e9, sous la contrainte de la hausse des prix de l\u2019immobilier,  d\u2019orienter l\u2019urbanisme dans des directions favorables \u00e0 une baisse des co\u00fbts. La  lib\u00e9ralisation du sol en 1998 par le gouvernement Aznar conduisit au r\u00e9sultat  contraire. La loi de 2008 sous le gouvernement Zapatero visait la r\u00e9orientation  de l\u2019urbanisme dans le cadre d\u2019un d\u00e9veloppement durable. Force est de constater  que la ligne dominante a abouti \u00e0 \u00ab une profonde d\u00e9t\u00e9rioration de l\u2019urbanisme  li\u00e9e \u00e0 une volont\u00e9 excessive d\u2019enrichissement \u00bb (p.&nbsp;34). Derri\u00e8re la sobri\u00e9t\u00e9 de  la formule, on lit toute l\u2019histoire politique et financi\u00e8re locale de la  p\u00e9riode. J Ruiz S\u00e1nchez compl\u00e8te cette approche par l\u2019\u00e9tude de \u00ab l\u2019intervention  \u00e9tatique dans la production du sol urbain en Espagne \u00bb, article consacr\u00e9 \u00e0  l\u2019action de l\u2019Agence fonci\u00e8re (1959) et ses avatars post\u00e9rieurs. L\u2019action de ces  entit\u00e9s sp\u00e9cialis\u00e9es dans la production de sols viabilis\u00e9s a conduit au d\u00e9veloppement de nouveaux p\u00f4les urbains qui sont devenus des zones de  d\u00e9veloppement \u00e9conomique, comme le polygone Huerta del Rey \u00e0 Valladolid. En  \u00e9tudiant les promoteurs   immobiliers, J. Pollard donne \u00e0 voir la trajectoire d\u2019un  secteur dont le dynamisme sid\u00e9ra  l\u2019Europe et dont l\u2019effondrement continue de  t\u00e9taniser la soci\u00e9t\u00e9 espagnole. L\u2019histoire des grands groupes immobiliers r\u00e9v\u00e8le  le poids du capitalisme familial, le dynamisme des groupes moyens  qui, forts de  leur croissance, partent \u00e0 l\u2019assaut des autres acteurs du march\u00e9 dans des  fusions-acquisitions mobilisant les banques. La place laiss\u00e9e depuis le  franquisme aux op\u00e9rateurs priv\u00e9s explique pourquoi ils mettent en chantier, dans  les ann\u00e9es 2000, 88% des logements neufs. <\/p>\n\n\n\n<p>Ces trois premiers articles  sont suivis par trois \u00e9tudes de cas : Valence par A. Montiel M\u00e1rquez, Madrid par  J. Alguacil G\u00f3mez et Barcelone par J. Borja Sebasti\u00e0. Madrid propose l\u2019exemple  d\u2019une mobilisation citadine qui aboutit \u00e0 la prise en compte de revendications  exprim\u00e9es par les habitants dans les projets urbains (r\u00e9novation ou  modernisation) et Valence est l\u2019illustration de toutes les d\u00e9rives que permit  une l\u00e9gislation lib\u00e9ralisatrice \u00e0 outrance. Dans le premier cas, la d\u00e9mocratie  se construit par le bas ; dans le second elle se d\u00e9fait par le haut \u00e0 cause de la collusion entre \u00e9lus et acteurs \u00e9conomiques qui accouche d\u2019une corruption  g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. Quant \u00e0 Barcelone, th\u00e9oris\u00e9e en mod\u00e8le dans le monde de  l\u2019urbanisme, il convient d\u2019\u00eatre plus prudent. La ville est devenue une vitrine d\u00e9figur\u00e9e par la sp\u00e9culation, comme le d\u00e9montre H. Ter Minanssian dans son \u00e9tude  sur la r\u00e9habilitation de la <i>Ciutat Vella<\/i>, \u00ab le c\u0153ur ancien de Barcelone<br> \u00bb. Ce centre s\u2019est fragment\u00e9 sous l\u2019effet du processus de gentrification, du d\u00e9veloppement touristique mais aussi de la marginalisation. La politique  municipale a progressivement abandonn\u00e9 cet espace aux logiques priv\u00e9es. R.  Boivin arrive \u00e0 des conclusions similaires dans son \u00e9tude sur le quartier de  Lavapi\u00e9s \u00e0 Madrid. \u00ab Dans un contexte de regain d\u00e9mographique et \u00e9conomique,  \u00e9crit-il, sous la pression des habitants du quartier, la municipalit\u00e9 s\u2019appuie sur les m\u00e9canismes du march\u00e9 pour mettre en place une strat\u00e9gie d\u2019intervention  bas\u00e9e sur l\u2019attraction des capitaux et la privatisation des lieux publics \u00bb (p.&nbsp;156). Du coup, le quartier devient le bouillon de culture de mouvements  alternatifs qui revendiquent la critique sociale comme mode de vie. Ces deux  exemples, scrut\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du quartier, illustrent la \u00ab d\u00e9sillusion \u00bb de la  d\u00e9mocratie s\u2019abandonnant au march\u00e9. L\u00e0 o\u00f9 la politique municipale na\u00eet de  l\u2019ambition de transformer la ville pour ses habitants, on observe qu\u2019elle n\u2019a  cess\u00e9 de se limiter au seul accompagnement de processus marchands et  d\u2019images.<\/p>\n\n\n\n<p>Quatre articles forment la deuxi\u00e8me partie, \u00ab Villes en  mutation \u00bb. Dans le premier, M. Castrillo Rom\u00f3n s\u2019interroge sur les politiques  de r\u00e9habilitation urbaine et leur \u00e9volution depuis la cr\u00e9ation en 1926 des  p\u00e9rim\u00e8tres prot\u00e9g\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 la volont\u00e9 r\u00e9cente de r\u00e9habilitation de quartiers  d\u00e9grad\u00e9s. La fluctuation des objectifs politiques, exprim\u00e9s dans les lois et mis<br> en \u0153uvre gr\u00e2ce \u00e0 des instruments technico-adminsitratifs, refl\u00e8te  l\u2019enrichissement de la pens\u00e9e de la ville. Elle ne saurait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e  aujourd\u2019hui dans sa seule dimension patrimoniale et elle embrasse la r\u00e9novation  de quartiers pas si anciens, comme la Elipa Sur \u00e0 Madrid. La pr\u00e9sence dominante  des logiques priv\u00e9es fait craindre que ces op\u00e9rations de r\u00e9habilitation \u00ab ne<br> deviennent des catalyseurs de la s\u00e9gr\u00e9gation socio-spatiale \u00bb (p.&nbsp;124). La  contribution de J. Leal Maldonado livre les coordonn\u00e9es d\u00e9mographiques et  socio-\u00e9conomiques des bouleversements urbains. Augmentation des classes  moyennes, explosion migratoire (le nombre des \u00e9trangers \u00e0 Madrid est pass\u00e9 de  100 000 en 1996 \u00e0 1 100 000 en 2009), r\u00e9duction de la taille des familles :<br> autant de facteurs qui changent les demandes de logement et la g\u00e9ographie  sociale de la ville avec le d\u00e9veloppement de banlieues r\u00e9sidentielles  appauvrissant m\u00e9caniquement les centres villes. La ville espagnole serait ainsi  devenue une juxtaposition de villes, marqu\u00e9e par des logiques de fragmentation  sociale et spatiale. Cette partie est compl\u00e9t\u00e9e par les \u00e9tudes de Ter Minassian  et Boivin \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de quartiers, d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me partie de  l\u2019ouvrage, \u00ab Croissance urbaine et production immobili\u00e8re \u00bb, s\u2019ouvre sur une  contribution de synth\u00e8se dans laquelle J. M. Naredo d\u00e9veloppe les  caract\u00e9ristiques du mod\u00e8le immobilier espagnol. On recommandera particuli\u00e8rement  la note 19 (p.&nbsp;184-185) pour comprendre l\u2019ampleur des enjeux financiers qui ont  parcouru, rythm\u00e9 et model\u00e9 cette histoire. Suivent trois \u00e9tudes de cas : N.  Baron Yelles sur le littoral occidental andalou, L. Sentis y Ganges sur la ville  et le syst\u00e8me ferroviaire, E. C. Cruz Mazo et A Fern\u00e1ndez Tabales \u00e0 nouveau sur l\u2019Andalousie. La contribution de F. Roch Pe\u00f1a se propose de comprendre le passage de la location \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 occupante : le pacte de croissance voulu par Franco a int\u00e9gr\u00e9 les travailleurs en les rendant propri\u00e9taires. Ce pacte supposait une s\u00e9gr\u00e9gation spatiale que \u00ab l\u2019envie de vivre au dessus de ses moyens \u00bb allait non pas faire voler en \u00e9clats mais au contraire porter \u00e0 un<br> degr\u00e9 de \u00ab pathologie urbaine et economique \u00bb qui fut sensible entre 1990 et 2008. De tout cela est n\u00e9 un objet urbain complexe et mal articul\u00e9 mais pourtant dynamique et souvent spectaculaire.<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re contribution, du g\u00e9ographe barcelonais Horacio Capel, constitue une conclusion dont on appr\u00e9ciera la puissance synth\u00e9tique ainsi que la prise de risque m\u00e9thodologique et id\u00e9ologique, mettant le marxisme \u00e0 contribution. Ce texte r\u00e9pond aux questions qu\u2019on se formule au fur et \u00e0 mesure de la lecture. Quelle est l\u2019utilit\u00e9 de l\u2019expertise du chercheur en sciences sociales&nbsp;? Ses remarques prescriptives viennent d\u2019une vision critique qui, surplombant les int\u00e9r\u00eats puissants des acteurs du monde de l\u2019urbanisme, embrasse une globalit\u00e9\u2026 Mais elles arrivent apr\u00e8s la bataille. Le triptyque \u00ab la ville, la d\u00e9mocratie, le march\u00e9 \u00bb est peut-\u00eatre incomplet&nbsp;: o\u00f9 sont les sciences sociales quand on constate que, m\u00eame en r\u00e9gime d\u00e9mocratique, elles participent peu ou pas du tout \u00e0 la prise de d\u00e9cision collective ?<\/p>\n\n\n\n<p>On est devant un livre important et stimulant qui montre la polys\u00e9mie des \u00e9tudes urbaines et dont tireront profit historiens, g\u00e9ographes, sociologues, juristes, d\u00e9mographes, \u00e9conomistes lorsqu\u2019ils s\u2019attachent \u00e0 \u00e9tudier l\u2019Espagne.<\/p>\n\n\n\n<p style=\"text-align:right\"><strong>Beno\u00eet  Pellistrandi<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2013, 307 p.<\/p>\n","protected":false},"author":30349,"featured_media":6537,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_license":"","publish_to_discourse":"","publish_post_category":"","wpdc_auto_publish_overridden":"","wpdc_topic_tags":"","wpdc_pin_topic":"","wpdc_pin_until":"","discourse_post_id":"","discourse_permalink":"","wpdc_publishing_response":"","wpdc_publishing_error":"","footnotes":""},"categories":[4285127,203],"tags":[4297150,676705,4297152,4297153,1451,4297151,4591,2224,2141,22587],"ppma_author":[5419715],"class_list":["post-4181","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-inedites","category-notes-de-lecture","tag-benoit-pellistrandi","tag-btp","tag-celine-vaz","tag-charlotte-vorms","tag-espagne","tag-laurent-coudroy-de-lille","tag-logement","tag-marche","tag-urbanisme","tag-villes"],"authors":[{"term_id":5419715,"user_id":30349,"is_guest":0,"slug":"ndllms","display_name":"Notes de lecture de la revue Le Mouvement social","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/8e1dcd153fcc49c837c073036e2cec6a8859b32c28fdb18fc13416f04ad120d5?s=96&d=blank&r=g","1":"","2":"","3":"","4":"","5":"","6":"","7":"","8":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4181","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/users\/30349"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4181"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4181\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6538,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4181\/revisions\/6538"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6537"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4181"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4181"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4181"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/lms.hypotheses.org\/wp-json\/wp\/v2\/ppma_author?post=4181"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}