La séance d’aujourd’hui, menée par Sara, a été consacrée à la question suivante: comment utiliser les éléments biographiques et les traces de parcours individuels trouvés dans les sources? Le terrain retenu est celui du parcours des étudiants indochinois et indiens dans la première moitié du XXe siècle.
En quoi consistent ces éléments biographiques? Il peut s’agir par exemple d’arrêtés nominatifs produits par le Gouvernement général de l’Indochine mais aussi de lettres envoyées par le père ou la mère de famille à ce même Gouvernement. Les dossiers d’étudiants conservés à Aix-en-Provence ne contiennent pas tous les mêmes documents ni les mêmes éléments. Cet intérêt pour les traces biographiques permet ainsi d’individualiser la question des mobilités étudiantes qui peut paraître très institutionnelle.
Le premier problème qui est posé est celui de l’hétérogénéité des sources au sein du même cadre impérial et colonial. Dans une perspective d’histoire comparatiste, cette hétérogénéité apparaît avec plus d’acuité encore. Les mémoires produits par d’anciens étudiants partis étudier en métropole sont ainsi beaucoup plus nombreux du côté de l’ancien empire britannique que de l’ancien empire français.
Le second problème soulevé est celui du traitement de ces informations. S’agit-il de les transformer en données pour permettre un traitement quantitatif ou bien faut-il privilégier une approche plus qualitative?
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
letabli (16 novembre 2017). Séance du 24 octobre 2017. L'établi. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://letabli.hypotheses.org/46