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Symbolique des Archanges

Dans cette grande forêt d’Ardennes qui couvre une partie de la Belgique, du Luxembourg et de la France, nous avons fait une halte du côté Français, département des Ardennes (08), au village de Baâlon, situé sur la route D947 entre Montmédy et Stenay. Si la région est mieux connue pour la légende des 4 fils Aymond et du cheval Bayard.quatre fils Aymond maastricht

Elle recèle d’intéressants édifices religieux quelque peu oubliés car loin des grands axes touristiques où économiques. Le paisible village de Baâlon va nous donner l’occasion d’aborder un sujet symbolique rarement rencontré lors qu’il s’agit de nos églises en Europe. La symbolique des archanges et des hommes, est un sujet presque tabou.

Nous citons pour mémoire, Denys l’Aéropagite (vers 490) et le pape et docteur de l’église Saint Grégoire le Grand (540-604) qui nous éclairent quelque peu sur leur nombre (7) et les fonctions des anges et archanges. Nous traiterons un autre jour de tout le contexte archanges et anges qui part une manipulation spirituelle ont disparus du calendrier liturgique après Vatican II le 11 octobre 1962 et ne sont plus que quatre Archanges.

Ce paisible petit village de Baâlon, au Nord de la France, avec au milieu de ses 170 habitants une petite église de la fin du XIIIe S., église dédiée à Saint Rémi. Dans le bois derrière l’église une chapelle récente près d’une source dédiée à Sainte Anne et qui en son temps avait son pèlerinage.

Il serait difficile en en faisant le tour de trouver quelque chose de remarquable où de particulier à cette église de village. Juste une porte latérale surmontée d’un tympan roman et qui représente deux personnages ailés avec au milieu un être humain.

Tympan roman

Le pèlerin n’y trouvera rien de bien remarquable et passera son chemin vers des édifices bien plus prestigieux. Nous sommes bien loin des œuvres d’art des tympans de Conques ou d’Autun pour ne nommer que ceux-là.

Visitez tranquillement l’église et revenez-vous mettre devant ce tympan. Sous des dehors très simple la symbolique romane peut vous amener sur des terres insoupçonnées et qui éclairent notre symbolique religieuse d’une lumière nouvelle.

L’analyse du sujet va nous obliger à faire plusieurs tableaux afin de mieux comprendre le sujet représenté car plus, en apparence, le sujet est simple et plus la coquille de noix sera dure à croquer.

Beaucoup seront appelés et peu seront élus

Le tympan nous montre deux archanges encadrant un religieux. Un père abbé avec sa crosse, sa tonsure, une simple robe de bure et un livre ouvert dans la main.

Tête abbé

Précisions supplémentaires, contrairement aux deux archanges on voit la pupille de ses yeux ce qui nous indique qu’il voit et a donc une claire conscience, il est un être éveillé.

Baâlon moine

La crosse tenue droite indiquera son statut  d’autorité ecclésiastique mais ici elle est tenue en oblique ce qui indique la transmutation. Il quitte le plan terrestre et va changer de plan. Dans l’usage symbolique de la crosse la volute ou crosse tournée vers l’avant veut dire que le personnage religieux se trouve sur ses terres, celles où il a juridiction. Si la volute ou crosse est tournée vers le personnage c’est qu’il est en visite hors de sa juridiction.

Ici, notre père abbé à la crosse tournée vers lui car il a déjà quitté la vie terrestre, son territoire, et va arriver chez le divin, c’est-à-dire, plus de son niveau de juridiction mais un niveau supérieur qui ne lui était pas d’accès.

Nous reviendrons un autre jour sur les diverses interprétations des bâtons et crosses de nos saints personnages tels qu’ils étaient représentés au Moyen Age.

Il a dans la main gauche un livre ouvert qui mérite une petite explication supplémentaire. Dans notre statuaire médiéval le livre ouvert peut nous indiquer deux interprétations possibles. Il peut indiquer la prière et la contemplation soit la connaissance qui est donnée. Si le livre est fermé le message est élitiste, le personnage a la connaissance mais ne la partage pas avec tout le monde. Quand vous analysez ce genre de représentation il vous faut bien observer le livre.

Le livre ouvert assez plat avec un peu de décoration autour sera le plus souvent une représentation de Bible, le livre d’une certaine épaisseur sera le plus souvent une représentation de la connaissance.

KODAK Digital Still Camera

Si un personnage religieux se retrouve avec un livre sur les genoux il est considéré être en connexion avec le divin mais ne l’a pas encore appliqué. Il est pour ainsi dire encore « à l’étude du divin». Si le personnage a un livre en main, il le tiendra de la main droite. Ici il le tient de la main gauche car il reçoit la connaissance avant de monter. La main gauche reçoit. Le saint qui a le livre dans la main droite donne la connaissance, il fait passer un message, la main droite donne.

Jusque-là nous avons abordé des sujets symboliques que toute bonne bibliothèque d’abbaye pourrait nous fournir. La recherche sur les archanges nous réserve bien d’autres difficultés. La plupart des dictionnaires de symbolique actuels n’en parlent pas du tout ou tout simplement anges et archanges ensembles, sans différence. Quelques bons dictionnaires vont plus loin, ils nous expliquent qu’aucun paragraphe ne sera repris sur ce sujet car ils ne relèvent pas d’une symbolique terrestre ! Que ce soit les guerres, les guerres de religions, la révolution du XVIIIe S. ou Vatican II, il est très laborieux de faire une recherche symbolique sur les archanges. Les descriptions en sont bien plus nombreuses chez les hébreux et chez les grecs-orthodoxes.

Le prince des archanges est saint Michel, qui est un archange combattant le mal (épée ou lance, armure). Les archanges s’occupant de guérison ne sont pas armés, ils n’ont pas à lutter contre le mal. Ceux-là sont représentés avec une sorte de bâton de commandement, ils sont les messagers de Dieux, comme Gabriel lors de l’Annonciation à Marie.

Archange gabriel Bysance

La lecture du tympan commence à gauche où façon ancienne et héraldique, à senestre. Notre archange aux ailes tournées vers le haut, donc tournées vers le divin. Dans une main il a une épée dirigée vers le sol, éloignée de lui pour couper le négatif venant du sol. Ces pieds sont d’ailleurs légèrement plus hauts que les deux autres personnages. Ailes vers le haut il ne touche pas le sol.

baalon3 (2)

De l’autre main il donne les clefs de la connaissance à l’abbé au milieu de la scène afin qu’il puisse comprendre le message du livre. Cet archange entend directement Dieu, il a des oreilles mais n’a rien à dire, il n’a pas de bouche. A regarder sa toge on constate qu’elle est coupée en deux par une ceinture au milieu du corps. Cet archange s’occupe donc du ciel et de la terre, de l’humain et du divin. Il a une toge plus courte que l’autre archange et on voit très bien ses pieds, autre indication qu’il s’occupe de ce qui se passe sur terre sont les cinq plis de sa toge, le nombre de l’humain, mais ailes vers le haut, vers le divin.

La transmission de la connaissance par les clefs est faite, l’humain au centre est en état d’éveil (les yeux bien ouverts) et son âme peut monter vers le divin.

L’archange à dextre (à droite en regardant le tympan) est d’une autre nature. Il n’a presque pas d’oreille mais a une bouche, il donne les dernières recommandations à l’humain qui va monter vers le divin. Il coupe des deux mains avec son épée sous les pieds de l’abbé la connexion avec la terre et par là indique que l’humain a reçu la connaissance à sa mort et est coupé de la terre pour permettre à l’âme libérée de monter. baalon3 (3)

L’âme qui a acquise cette connaissance doit impérativement monter, elle ne peut redescendre vers le terrestre et vers Satan. Cet archange est pureté complète et n’a pas de ceinture, il est lui entièrement ciel et céleste. La toge couvre d’avantage ses pieds, ceci est une symbolique particulière pour les archanges messagers du ciel, leurs pieds étant entièrement couvert ainsi que la plus part des fresques et tableaux nous les montrent. Notre archange de dextre n’a pas de toge mais une sorte d’armure. Deux plaques pour protéger le haut (contre Lucifer) et du bas il se protège des humains. La protection du milieu est appelée Salomé.

Après avoir épluché la pêche et en avoir mangée la pulpe, l’initié sait qu’il ne doit point jeter le noyau car il contient le plus précieux, l’amande. Mais la lecture n’est point finie ici car il nous reste à relire le même message mais cette fois ci par les nombres.

 

Chaque personnage a quatre temps de compréhension.

Archange à senestre (gauche) qui représente le ciel:

– ailes vers le haut et pieds touchant à peine le sol

– épée —> il se coupe du sol

– ceinturé —> coupé en deux

– donne les clefs

Humain:

– un religieux, tonsure

– le plus simple appareil de vêtements, humble

– le livre ouvert, la connaissance

– la crosse emblème du pouvoir

Archange à dextre (droite) représente le ciel et la terre:

– ailes vers le bas et pieds touchant terre

– épée coupant tout contact entre terre et humain, qui doit monter

– armure du haut, se protéger de Lucifer, archange déchu

– armure vers le bas, se protéger des humains

Symbolique des nombres

– Archange à senestre a une toge à cinq plis, il s’intéresse à l’humain.

5   le nombre de l’être humain.

Autre rappel du cinq: épée – clefs – crosse – livre – épée.

– L’âme doit monter, la trinité, 3 personnages, vêtements de l’humain à 3 plis.

– L’archange à dextre a une armure faite de 5 pièces

– Au-dessus de la tête de l’humain il reste deux demi étoiles des trois étoiles qui

devraient s’y trouver, il manque le dessus de la pierre du tympan.

– Chacune des étoiles à huit branches et un centre —> donc le nombre 9, c.à.d. le nombre qui représente la perfection. Et en poursuivant —> 3 étoiles X 9 = 27

Les deux nombres s’ajoutant 2 + 7 = 9 unité et perfection encore.

Beaucoup de messages de ce genre sont encore indéchiffrés dans notre Europe, il faut prendre le temps de s’arrêter et se poser des questions. La photo ci-dessous représente deux archanges ou anges tenant exactement la même épée et ont une toge presque identique, or nous le voyons là sur un tympan à Bessuéjouls, au nord-est de Rodez près du Lot qui est distant de 740 Km de Baâlon. bessuéjouls-anges épées

Rien n’est gratuit dans l’enseignement du Moyen Age, tout a une raison d’être, mais il nous faut chercher car le fil de la transmission est devenu très mince

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Un jour, un conférencier commença son introduction d’exposé sur les technologie du future et le raisonnement non-conventionnel avec une histoire de grenouille. La lesson de cette histoire était de ne jamais fermer les yeux où son cerveau quant-il s’agissait de nouvelle sources à explorer, aussi incongru, moches, étranges, non-universitaires et peu prestigieusent qu’elles puissent être.

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Dans son histoire, la grenouille connaissait la vérité, le secret de la forêt, mais fût complètement ignorée par les humains qui passaient.

 

 

 

 

 

Tous entrèrent dans le bois et disparurent à jamais sauf, un seul individu, qui parla à la grenouille qui en connaissait le secret. Et cet être là fût le seul être à être sauvé.

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Si vous voulez progresser il vous faudra parler à des gens qui n’ont rien de commun avec vos recherches mais eux connaissent leur région, leur fermes, et les bois qui les entourent.

 

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Sources, pierres gravées, bornes armoriés, chapelles et ruines, ils y passent devant tout les jours.  Nous, chercheurs, sans archives et documents, nous passerons à côté du pot en or car nous aurons pas écouté la grenouille qui connaissait sa région.

 

Sortez de derrière vos claviers, de derrière des piles de livres et allez^parler à la grenouille. Ecoutez les histoires des anciens du village et aller vérifier sur le terrain. Curés, sacristains, maréchaux-ferrant, garde chasse, brocanteurs, antiquaires, généalogistes ayant fait toute une région, collectionneur de vieilles cartes postales, etc . . .

 

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Sortez de votre bureau et allez parler à la grenouille, il peut en sortir de très heureuses découvertes et votre façon de réfléchir s’en trouvera transformée

 

 

De nouveaux articles suivront bientôt

 

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  • St Omer autre homme feuillu couleurs nef Nord (3)

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Cet endroit bénéfique devait déjà être connu vers le VIIe siècle, première mention écrite retrouvée de ce village est en 728 sous le nom de Hyppenesheim. La première petite chapelle était mentionnée vers 1028 est devait probablement être en bois. Au XIIe siècle une moitié du village dépendait des Bénédictins de Murbach. La première petite chapelle en dur remontait, elle à 1387 et possédait déjà la tombe de Ludan. Ce pèlerin qui était né en Écosse, le père étant un Duc d’Écosse, le noble Hildebod, avait déjà fait le pèlerinage de Jérusalem, de Rome et fondé un hospice au service des pauvres.

Quittant Rome pour remonter vers l’Écosse, il mourut d’épuisement au pied d’un tilleul par une froide nuit, le 12 février 1202. Étant entre deux paroisses, une dispute éclata et il fut décidé qu’un jugement de Dieu donnerait la solution au problème. On attela un jeune cheval au chariot portant son cercueil et le cheval décidera du lieu d’inhumation. Cheval qui se dirigeât tout droit vers l’église saint Georges de Hipsheim. Voilà encore un exemple comment un lieu sacré et particulier de la nature qui devint un lieu de pèlerinage chrétien et assez curieusement, pour l’époque, l’église paroissiale était située hors du village. Le tombeau actuel fût fait en 1492 par le célèbre sculpteur alsacien Conrad von Sinsheim et c’est aussi vers cette époque qu’on remanie profondément l’église .  Durant la guerre de Trente ans, l’église fut, en 1632, détruite par les Suédois. Nous ne savons pas à quoi ressemblait le tombeau fait en 1202, l’église encore restaurée en 1723 et le tombeau actuel fut encore restauré en 1752. Mais les pèlerinages continuèrent sans faiblir.

Saint Ludan

La tombe de St Ludan a une fonction de purifier qui est double. Le pierre du haut qui représente saint Ludan purifie les malédictions et autres sortilèges et le bas de la tombe purifie les crimes du sang.  C’est-à-dire assassins en tout genre, empoisonneurs(-euses) et sages-femmes (avortements) laissaient derrière eux le sang. Le rituel était assez simple; dos vers le maître-autel il fallait aller vers l’ouest, faire le tour de l’église à contre-sens des aiguilles d’une montre, vers la mort, faire sa prière devant l’autel principal, rentrer dans le tombeau, ressortir et quitter l’église. Un seul passage était suffisant car cette purification, que nous appellerons une sorte d’absolution énergétique, est très puissante. En tout cas c’est rarissime  en Europe. Ce n’est pas le genre de légende qu’affectionne l’église et il ne faut donc nullement s’étonner que la légende aie glissé vers une histoire plus commune, c’est-à-dire soigner les plaies des jambes (sang), puis frotter les linges à la tombe et les employer comme pansement sur les jambes une fois à la maison. Le rayonnement de cette tombe étant si fort que même de cette façon Saint Ludan accomplissait des miracles mais . . . on a joliment détourné la légende et la disposition de purification de cet endroit curieux et bénéfique. Ce sont part après rajouté au cours des  siècles que saint Ludan soignait les engelures aux jambes, les maux de tête. Il est évident que dans certains endroits d’Europe, les ondes telluriques biens connues des spécialistes de la géobiologie rejoignent l’histoire et la légende et que, ici, le rayonnement bénéfique aide à guérir d’autres choses que ce pourquoi il avait été conçu au départ.

Si la vie et la mort des dragons sont des thèmes récurrents du légendaire chrétien il est curieux de voir que tout le légendaire  autour de la tombe de saint Ludan nous ramène avec son escalier à descendre sous terre, ne fut que de quelques marches, aux légendes des dragons.  Ces dragons gardiens des antres de la terre et des sources affrontent des héros  – qu’ils aient comme nom – Horus, Persée, Hercule ou saint Georges – et sont, comme ici, avec le légionnaire saint Georges, transpercé par la lance de Dieu. L’église de Hipsheim était dédiée à saint Georges bien avant l’arrivée de Ludan. Le tellurique (les ondes du tombeau souterrain) et la dalle représentant saint Ludan (la partie célèste) le tout dans la même petite église est remarquable au point de vue de la symbolique des anciens et de la transformation de la tradition païenne en tradition chrétienne. L’image de saint Georges combattant les divinités païennes, représenté sous la forme d’un dragon est la parfaite illustration de la nouvelle religion chrétienne, céleste, qui triompha de la vouivre, du dragon et des forces terrestres.

Nous reprendrons le thème très particulier des chevaliers et évêques terrassant des dragons bientôt.

Mais le pèlerinage ne se limitait pas à Hipsheim, l’autre partie visité par les pèlerins était le village à côté, Nordhouse, où il mourut au pied d’un tilleul. Le tilleul se dressait à la chapelle du cimetière de Nordhouse. Une plaque dans le mur nord du cimetière nous rappelle le lieu et indique qu’il avait 6 mètre de circonférence. Culte ancien aux arbres ? Un malencontreux coup de vent le coucha en 1850. Une partie fût sauvée comme relique dans la chapelle du cimetière mais il fallut vite protéger cette relique des pèlerins. La coutume d’emporter un morceau de relique, dans le cas présent des échardes du tronc, l’aurait vite fait disparaître à jamais. L’intercession de Saint Ludan ici permettait la guérison d’abcès purulents. Le dernier geste du pèlerin était de balayer la chapelle avec son propre balai, qu’il devait ensuite abandonner sur place une fois sa tâche terminée. Tous les balais étaient brûlés une fois par an dans une grande fête, geste symbolique de la transmission de la maladie à un objet, geste magique de le bruler pour que la maladie soit définitivement partie.

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      Plus encore que la mitre, la crosse est l’insigne de la dignité épiscopale. A l’instar de celle qui ressuscita Materne et devint ensuite son bâton pastoral, la mode en est venue de Rome. Les théologiens ne mettent pas en doute qu’elle dérive du lituus recourbé des augures. Ces membres éminents de la classe sacerdotale se reconnaissaient à leur robe pourpre, elle aussi pareille aux vêtements des évêques. Ils usaient du lituus pour interpréter  les auspices, mais encore pour présider aux cérémonies du culte, ce qui nous est resté dans le mot « liturgie ». Quant à l’origine de ce bâton augural, elle était selon Cicéron au premier livre du « De Divinatione » à faire remonter à Romulus qui s’en était servi pour procéder à la fondation de la ville. Depuis c’était à l’augure qu’incombait la charge de fonder le temple autour duquel s’élèverai la cité. Après s’être choisi dans le ciel un archétype parmi les constellations, il dressait avec soin l’horoscope du lieu, déterminait d’après les astres l’emplacement du « mundus », point central et cœur de la future agglomération. Et à cet endroit, il plantait son lituus, que le tronc écorcé d’un jeune arbre allait bientôt remplacer.

Cette crosse, reprise par les druides et, plus tard, par les missionnaires irlandais, servait à déterminer les sources et les failles télluriques. Certaines sources christianisées sont toujours sous leur appelation chrétienne ; Saint-Léger, Saint Yorre, Saint-Alban, Saint Célèstin, Sint Cyriakus-quelle, San Pelegrino. Les anciens connaissaient trois sortes d’eau : les eaux de boissons, les eaux guérisseusses et les eaux sacrés.  On songe à la légende de tel ou tel saint dont le bâton fiché en terre prend soudain racine et se couvre de feuilles.

Ce mât du milieu du monde était en fait un gnomon dont l’ombre mesurée aux deux solstices, hiver et été, et la hauteur rapportée à celle du soleil sur l’horizon, devaient permettre selon une formule qui était le secret des prêtres – et plus tard des maçons – d’établir ce que nous appelons la latitude d’un lieu. Ce calcul à présent familier aux astronomes, allait en outre fournir l’étalon qu’on emploierait pour dessiner les plans du temple et fixer les mesures officielles, toise, pied et pouce, de la ville neuve.

Etroitement mariées au lieu et à son occupant, à la terre et aux astres, les mesures anciennes possédaient une évidente valeur cosmique, un caractère sacré indéniable. Elles avaient cependant un inconvénient, car chaque cité disposait ainsi de ces propres étalons, de longueur, de capacité et de poids, différences qui n’étaient pas sans poser des problèmes aux marchands ambulants. Le pied Normand 29,80cm,le pied à Strasbourg, 28,92 cm, le pied à Besançon à 30,87 cm, le pied  à Macôn à 33,50 cm et 35,70 à Bordeaux. Ces mêmes mesures, si elles avaient été correctement calculées en fonction de la latitude, devaient rapetisser plus on montait vers le NORD.

Le pied de saint Lambert dont on usait à Liège était par conséquent plus court que celui du Laonnois, ce qui nous vaut une curieuse expression dont le sens s’est perdu. Charlemagne ayant en effet décidé d’unifier les poids et mesures sur l’étendue de son empire, imposa ceux de Laon, sa cité natale qui était le fief de la comtesse Berthe sa mère, où le pied était plus long. De là cette « Berthe au grand pied ».

 Certains prélats nous amènent plus loin dans notre recherche ; la crosse de l’évêque de l’abbaye de Murbach (Alsace) était calibrée sur les données de la région, le nombre d’or. Voilà donc une crosse avec des propriétés vibratoires particulières pour la région et qui devait permettre a l’évêque de trouver plus facilement les sources et autres ondes télluriques.

Dieu à tout ordonné par mesures, nombres et poids.

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Ce qui suit n’est ni un dictionnaire, ni un article qui se veut complet. Nous voulons juste pointer du doigt une partie de la symbolique qui est présente dans nos églises et cathédrales, ainsi que dans les peintures et enluminures. Le symbolisme des plantes est souvent fondé sur la théorie des correspondances. Rien n’est gratuit dans ces messages. Il nous reste à en comprendre le sens.


ACACIA : symbolise le peuple juif.

L’arche d’alliance, la couronne d’épines était en bois d’acacia. Repris par la F:. M:. symbole d’immortalité. cf : figuier

Symbole de la victoire spirituelle

AMANDIER : cf.: rosacées

amande = matrice = secret. Symbole de la Virginité. Reçoit l’éjaculation de Zeus, de Dieu seul.

AUBÉPINE : cf : rosacées. Avec notion de secret (épines). Arbre de protection Mystique, qui était présent dans la plus part des sanctuaires, formant une barrière tant physique que psychique pour délimiter l’enceinte sacrée.

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AULNE : alchimie : bois servant à la fabrication de certaines poudres à fusées.

BOULEAU : arbre attribut des Bardes. Un des sept arbres sacrés des druides.    Symbolise la réincarnation des héros (les noces en Sibérie)

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CEDRE : immortalité. cf : conifères. Aussi employé pour les oracles, éloigne les mauvais esprits.

CHENE : arbre attribut des Druides. Symbolise la Connaissance. Attribut de Zeus, d’Esus.   Une loi Irlandaise interdisait son abattage.

Le gland fruit de la Connaissance (Zeupire = au chêne).

En alchimie  :  le chêne creux = tonneau dans lequel doit pourrir la matière première.


CONIFERES : symbole de l’éternité + notion de la Lumière par la résine. Les flambeaux = vie.

Retournés = mort. Immortalité = vie après la mort  (éternel parce que toujours vert).

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COUDRIER : la baguette de magicien chez les Celtes était faite en bois de coudrier ainsi que le bâton d’Hermes. Le coudrier était consacré au dieu Thor

CYPRES : attribué à Pluton, dieu des Enfers. cf. : conifères.

Immortalité, son bois passait pour incorruptible.

 

EBENE : symbole de l’Enfer, des ténèbres de l’Afrique. Les cercueils étaient fait d’ébène.

FIGUIER : symbole de la fertilité masculine. Romulus et Remus allaités sous un figuier. cf. : grenadier.

Figuier stérile = la religion juive, les chemins sans issues. L’arbre du Paradis terrestre pour les Hébreux. Représenté dans la cathédrale il représente la synagogue.

FRENE : correspond au chêne, chez les Germains. Souvent lié à la fontaine.

Furnes Feuillu puits

GRENADIER : symbole de la fertilité féminine. Arbre de Perséphone.

Nombreux pépins = grande fertilité. Symbolise aussi la faute. cf. : pommier

 Homme vert, cathédrale de Bayonne

HETRE : de la même famille que le chêne. Chez les Druides d’Irlande il représentait la connaisance écrite. Arbre sacré d’Hades

IF : symbole de la mort, de l’avortement à cause de son fruit. Arbre interdit, réservé aux cimetières. Il symbolise pour plusieurs peuples la mort.

LAURIER : symbole de la gloire, de la renommée. Consacré à Apollon (masc.) A Delphes le laurier conférait le don de divination.  cf : myrte.

MURIER : sauvage.   cf. : rosacées + notion secret (épines).

autres : initiation, à cause de la couleur rouge de ses fleurs .

Alchimie : attribut des teinturiers.

MYRTE : symbole de la gloire, de la renommée. Consacré à Vénus.   cf : laurier.

OLIVIER : symbole d’accomplissement, symbole de paix.

Le Christ crucifié sur du bois d’olivier. Au Jardin des Oliviers. Le rameau : symbole de paix.

ORME : arbre sous lequel on rendait la justice = justice. 

PALMIER : les palmes = symbole du pélerinage à Jérusalem : les paumiers ,[ donc de la Connaissance, du savoir : les palmes.

XVIII’ s., symbole de l’âme, repris par Jung. Dans les rituels funéraires symbolisaient l’après-vie.

DSCI0145

PEUPLIER : lié aux Enfers, avec sens de réincarnation. Dualité, à cause de ses feuilles, claires d’un côté, sombres de l’autre. Manichéisme ?

PIN : éternité, avec la nuance d’éternel retour, la pomme de pin = vie après la mort d’où le sapin du solstice d’hiver, de la Noël. Symbole de survie et de regénération.  cf : conifères.

POMMIER : arbres des prêtresses celtes, des fées. Arbres du Destin. Les prêtresses mangeaient une pomme avant de prophétiser. Clairvoyance et sagesse. Arbre du Paradis Terrestre selon les Celtes.   cf. : figuier. La pomme coupée dans un sens = organes féminins.

Dans l’autre = étoile à 5 branches = souffrance. D’où symbole de la faute. cf : grenadier. cf : rosacées Alchimie Pomme d’or = pierre philosophale. Le pommier ne se retrouve pas dans la Bible.

Antidotarius Magnus Bibliothèque universitaire de Bâle

                                                                                               Antidotarius Magnus Bibliothèque universitaire de Bâle

ROSACÉES : leurs fleurs (6 pétales = 6 feuilles = zodiaque) sont l’image du ciel, de la rose céleste donc de la Lune.

Les apparitions de Vierges, de fées, ont toujours lieu dans des rosacées (pommiers, poiriers, etc..)

cf : pommier.

Furnes stalles feuillu

SAULE : pleureur = symbole de la tristesse, du souvenir. THUIA : nourriture des immortels en Celtie. Consacré à la Lune.

SORBIER : arbre de vie, alimente les feux sacrés. En rapport avec la fête celtique du Feu, devenu la Chandeleur.

VIGNE : dans le symbolisme chrétien, la vigne personnifie le Christ, qui avait dit:  » Je suis le vrai cep » (Jean 15:1)

Dionysos avait offert le premier plant de vigne au fils d’un satyre et d’une nymphe, Ampelos, devenu ainsi le lointain parrain des Ampelidacees mais une autre version fait de la vigne le présent fait par Dionysos à Oineus, roi de Kalydon, au nord de Corinthe.

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«Il est des choses qui ne sont que des choses et d’autres qui sont aussi 
des signes (...). Parmi ces signes, certains sont seulement des signaux, 
d’autres sont des marques ou des attributs, d’autres encore sont des 
symboles» (Saint Augustin)

1. L’Unité, le principe universel     Dieu

2. Le commencement et la fin         Les deux natures en Dieu
Le bien et le mal. L’androgynie      L’ancien et le nouveau testament
La ligne droite                     Les colonnes du Temple
                                       L’alpha et l’oméga

3. L’Homme. Dieu, mais par           La Trinité. Les trois rois mages.
l’incarnation                        Les trois clous du Christ. Le Destin.
Le triangle. Le Tau.                 Les trois vertus théologales
                                       Les 3 Parques.  La Triade.
                                       Les trois degrés de la Connaissance
                                       Apprenti – Compagnon – Maître
                                       Les trois vertus théologales
4. La Terre. Le microcosme. La Foi   Les 4 parties du monde
Le carré. La croix. Le tétramorphe   Les 4 fleuves de l’Eden. Les 4 vents.
                                      Les 4 docteurs de l’Eglise
                                      Les 4 évangélistes. Les 4 éléments.

5. L’expiation. La souffrance.       Les 5 plaies du Christ.  La pomme.
La nourriture.                       Le travail. La main.
La condition humaine.                Les 5 repas du Christ.
                                       Le pentagramme et le pentacle. (contre
                                       la souffrance). Irlande, 5 routes,
                                       provinces et 5 chemins de la Loi.

6.Le Diable (le 9 des anges renversé).  Les 6 classes de démons.
Le hasard. L’étoile juive.            666 = le chiffre de la Bête. Le dé.

7. Les planètes.                     Les 7 archanges.
Les étapes de l’Initiation.           Les 7 sacrements.
Les 7 notes de la gamme                Les grades mithriarques.                 
Pallas Athéna.                         Les 7 jours de la semaine
La Grande Ourse, donc le pôle,        Les 7 vertus et les 7 vices
l’étoile polaire.  L’harmonie.        les 7 cordes de la lyre d'Appolon
L’arc-en-ciel.                         Les 7 saints guérisseurs de Bretagne
Le nombre des nombres                 77 X 7 fois = tous les nombres

8. La clarté au terme de l’initiation.  Les 8 béatitudes.
La transfiguration.  Le passage.        Les 8 prophètes descendant de la
Résurrection (8 jours après l’entrée    prostituée Rahab
à Jérusalem). L’octogone.              888 le nombre du Christ ressuscité.
L’étoile à huit pointes = la planète   Le soleil à 8 rayons.
Venus ou Lucifer  ( les 8 Rais d’escarboucle ).

9. Les anges.                        Les 9 chœurs d’anges.
Ceux qui ont reçu l’initiation.       Les 9 chevaliers Élus de
                                        la Maçonnerie. Les 9 muses.
                                        Les 9 entrés vivants au paradis juif
                                        Les 9 preux et les 9 preuses.

10. La Loi. Celle de la création      Les 10 commandements. La Justice.
(1+2+3+4 = Dieu + l’homme + terre)   Le respect ou le non-respect de
(5 vierges sages + 5 vierges folles). la Loi

11. Le péché. La lutte intérieure.    L’égarement. La solitude.
La tentation (5 + 6 = la souffrance   L’expiation, à titre personnel,
causée par le Diable).                 l’ermite                   
                                        Connotation le plus souvent néfaste.

12. Le Zodiac. La Lumière.            Les 12 pierres précieuses.
La Connaissance. Le Cercle.           Les 12 tribus Israël. Les 12 apôtres.
Le macrocosme. Le dodécaèdre.         Les 12 rayons du soleil. Les 12 mois.

13. La représentation de Dieu         Le Christ et les 12 apôtres.
(soleil +  de 12 signes).             Les chevaliers de la Table ronde.
13 = représentation de l'unité        13 à table (dernière Cène).
                                        Le Diable assistait comme 13 ième
                                        invité au sabbat des douze sorcières.

14. La généalogie du Christ           Les 14 colonnes des cathédrales.
Les ancêtres.                        Les 14 générations entre Adam et 
                                        le Christ.

16. La Connaissance de Dieu,          Le soleil à 16 rayons.
du principe des choses.
Le macrocosme + le Microcosme
(4 + 12). Le carré de  4 = La plénitude.

22. L’écriture                       22 lettres de alphabet.
                                        22 chapitres de l’Apocalypse
                                        22 livres de l’Ancien Testament

24. Les prêtres                      24 classes de lévites.
                                        24 vieillards de l’Apocalypse

30. Les jours du mois

33. L’âge du Christ                  33 boutons de la soutane.
                                        les 33 grades maçonniques.

40. Le purgatoire. Le jeune.          Le nombre de jours de carême.
                                        Moïse 40 jours sur le Mont Sinaï

50. La fête de la Pentecôte est toujours
fixée au cinquantième jour après Pâques

63. Le destin non accompli.            L’avant-dernière case du jeu de l’Oie

64. Le cube de 4                      Les 64 cases du jeu d’échecs.

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Les nombres ne servent pas qu’à compter. Pythagore disait déjà : « Tout est arrangé d’après les nombres «. Et saint Augustin a écrit que celui qui ne connaissait pas la symbolique des nombres était incapable de comprendre beaucoup de passages de l’Ecriture.

L’HOMME

Il est caractérisé par les trois étapes qui lui font passer de la Foi à la Connaissance.

Son nombre est : 3

Exemples :

  • La TRIADE                         Le Christ, la Vierge et Jean
  • La TRINITE                        N’existe que par l’incarnation

Dieu fait homme

  • Les TROIS DEGRES MACONNIQUES   Apprenti, compagnon, maître
  • Les TROIS PELERINAGES   Rome, Compostelle, Jérusalem

LES ANGES

Ils se répartissent en 9 classes  (3 triades).

Leur nombre est : 9.

Leur couleur est l’irisé, soit la décomposition de la lumière en 7 teintes :

Rouge – Orangé – Jaune – Vert – Bleu – Indigo – Violet

D’où les 7 archanges   (valeur planétaire).

Exemples :

  • En peinture, les ailes des anges sont irisées.
  • Par analogie, on aura 9 muses, 9 preux, 9 preuses, etc …

LES DEMONS

Leur nombre est le 9 (anges) renversé :  6

Ils se repartissent donc en 6 classes.

Leur couleur est celle de la mort : le gris-livide.

Corollaires :

  • Le chiffre de la Bête : 666
  • Ils ont des ailes de chauves-souris
  • La taille des diables selon la Bible : 6 coudées

DIEU

Ses nombres sont ensemble le 1 et le: le commencement et la fin, mais d’un seul monde, d’un seul temps. L’Alpha et l’Oméga.

Ses couleurs : de soleil et de lune : l’or et l’argent (il règne sur le jour est la nuit ;les ténèbres et la lumière).

Applications :

  • Le drapeau or et argent de l’église
  • Les couleur de la tiare pontificale.
  • Le blason de Jérusalem, or et argent

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CYCLE BRETON

LA QUETE DU GRAAL

 Ce petit post afin :

  •  d’aider ceux qui n’ont pas le temps de lire le millier de pages de Perceval
  • de donner envie de lire ce millier de pages à ceux qui n’en connaissaient pas le contenu
  • d’éclairer les cherchants

 

L’auteur en est Chrétien de Troyes, poète champenois, lequel raconte lui-même dans son prologue qu’il fut mandé à la cour du comte de Flandres et que c’est Philippe d’Alsace qui lui en remit en personne l’argument, sous la forme d’un manuscrit intitulé « Le conte du Graal ». Vraisemblablement appelé par Thierry d’Alsace, il arriva après la mort de celui-ci et écrivit son œuvre à Gand et à Bruges entre 1169 et sa mort, survenue quelques années plus tard. Le roman est resté inachevé, vers le 9000 ème vers. Ses continuateurs en ajouteront près de 60.000 (un milliers de pages).

Argument

1. Les enfances Perceval

Perceval est un jeune Gallois dont le père – le chevalier aux jambes brisées – et les deux frères sont morts par fait de chevalerie. Sa mère l’a élevé à l’écart et vit seul avec lui dans un manoir, au fond de la Gaste Forêt. L’enfant tient d’elle tout son savoir, d’où son innocence, sa naïveté. Un matin de printemps qu’il était parti rejoindre les herseurs de sa mère, il rencontre 5 chevaliers vêtus de couleurs différentes. Selon l’enseignement reçu, il les prend pour des anges, quand il apprend la vérité, il ne peut résister à la vocation. Il court faire ses adieux à sa mère, partant pour la cour du roi Arthur, celui qui fait les chevaliers. Sa mère s’évanouit en le voyant partir et meurt.

Comte du Graal, Paris, BnF, Ms. Fr. 12576f°1

2. Le chevalier Perceval

  • Suivant a la lettre les enseignements matériels et dans sa NAIVETE à un moutier, il pénètre dans une tente, y trouve une demoiselle au lit, lui enlève trois baisers, son anneau, mange trois pâtés de chevreuil et s’en va.
  • A la cour du roi Arthur, il exige du roi les ARMES d’un chevalier vermeil, auquel il s’est heurté en arrivant, les obtient à condition de les prendre et tue le chevalier vermeil.

Perceval tue le chevalier Vermeil

  •  Perceval arrive chez Gornement de Goort, le prud’homme qui lui enseigne le maniement des armes et le fait CHEVALIER.
  • Il parvient au château de Beaurepaire, ou Blanchefleur est assiégiée, le ravitaille et fait lever le siège en combat singulier. Blanchefleur sera sa DAME.

3. Le château du Graal

Cherchant toujours la Gaste Forêt, où il croit pouvoir retrouver sa mère, Perceval parvient à une rivière où, sur une barque, un vieux roi pêche à l’hameçon. Celui-ci l’invite en son château, lequel apparaît soudain devant lui. Il y est reçu magnifiquement par un vieillard étendu sur un lit – les jambes brisées – qui le ceint d’une merveilleuse épée. Or voici que dans la salle, qui fait soudain silence, entre un jeune homme porteur d’une « blanche lance » dont la pointe saigne, escorté de deux lustres allumés. Puis vient une jeune fille portant le GRAAL, fait d’or et de pierreries. Une autre demoiselle enfin suivait avec un plat en argent. Le cortège traverse la salle et disparaît. Il repasse chaque fois qu’on apporte un mets. Perceval a contemplé ces merveilles sans dire un mot. ¨Par « naïveté », il n’interroge pas, croyant obéir à la loi du silence. On le mène à une belle chambre, Il se couche, et s’endort. Au matin, il trouve ses vêtements et ses armes apprêtées pour son départ, son cheval sellé. Mais il n’y a plus âme qui vive. Le château est désert. Il passe le pont-levis qui se relève aussitôt. Et le château disparaît.

Cortège du Graal, Paris BnF, Ms. Fr. 12577 f°74v°

4. La pucelle sous le chêne

Perceval la rencontre, pleurant sous un chêne près du corps d’un chevalier à la tête tranchée. Elle lui reproche de n’avoir pas posé de questions, demandé qui l’on servait, à quoi servait le Graal. Il aurait alors mis fin aux souffrances du roi « Mehaigne » et provoqué le bonheur de tous ses sujets, acquis la plus grande gloire. La pucelle lui révèle qu’elle est sa cousine et lui apprend que sa mère est morte.

5. Le retour à la cour du roi

  1. Perceval retrouve la demoiselle aux 3 baisers, répare sa faute, lui restitue son anneau, bat son ami , l’Orgueilleux de la Lande qu’il envoie à la cour du roi.
  2. Il neige. Une oie sauvage, blessée par un faucon, perd trois gouttes de sang. Perceval rêve à Blanchefleur que ces trois taches rouges lui évoquent.
  3. Et essaient d’amener au roi Perceval qui rêve. Il les bat tous les deux. Mais GAUVAIN parviendra à sortir Perceval de sa rêverie et à le conduire au camp.

6. Les aventures de Gauvain

  1. Le serment de Perceval : Il ne couchera plus deux soirs de suite au même lieu avant d’avoir appris à qui l’on sert le Graal et retrouvé la lance qui saigne.
  2. Gauvain est défié en duel devant le roi d’Escavalon. En chemin, il prend le parti de la pucelle aux petites manches contre sa sœur. Invité dans un château, il y est assiégé par les communiés. Il n’obtient sa liberté qu’en s’engageant à ramener la lance à la pointe qui saigne.

7. Perceval chez l’ermite

En 5 ans, il a vaincu 60 chevaliers et n’est jamais entré dans une église. Des pèlerins lui apprennent que c’est le vendredi-saint et l’envoient à l’ermitage : l’ermite lui parle du Graal. Il lui apprend qu’il est le frère de sa mère. Perceval fait pénitence et communie le jour de Pâques.

8. Suite des aventures

Gauvain rencontre la « Mauvaise Pucelle » avec qui il fait route. Le mauvais sort s’attache à lui. Il se fait prendre son cheval. Un nautonier le fait passer en un château qu’il délivre de ces sortilèges. Le lit enchanté et la reine aux blanches tresses. Il retrouve la Mauvaise Pucelle, mais le gué périlleux l’en délivre. Retour à la cour du roi Arthur.

Perceval reçevant l’épée du roi Pecheor et procession du saint Graal

Paris BnF, Ms. Fr. 12577f°18v°

Chrétien de Troyes s’est arrêté là, sans que l’histoire soit dénouée. Ce ne sera pas en tout cas Gauvain qui trouvera le Graal, ni même Perceval qui devra céder la place à Galaad, le chevalier pur et sans reproche. Autres œuvres de Chrétien de Troyes Erec et Enide, Cligès, Lancelot ou le Chevalier à la Charrette, Yvain ou le Chevalier au Lion.

LES CONTINUATEURS 

Argument

Le Graal est la relique de la Cène et du Calvaire, confiée à Joseph d’Arimathie, transmise à son petit neveu Alain, pour qui le Christ renouvelle le miracle de la multiplications des poissons. D’où le nom de Roi Pêcheur que porte Alain et après lui, ses descendants, les gardiens du Graal. Celui-ci a été transporté en Bretagne, au château de Corbenic, dans la terre Foraine, dont nul ne sait l’accès. C’est alors que les chevaliers de la Table Ronde se lancent à la QUETE DU GRAAL.

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  1. L’homme entré en état d’éveil au premier matin du monde se retrouve dans un chaos – au sens étymologique du terme : une chose confuse, dont on n’a pas les clés – dont il est involontairement le centre.

Symbolique :  la représentation symbolique de ce chaos = terre,

était le   CARRE.

  1. Sa première démarche sera d’essayer de comprendre ce qui lui arrive, quel est ce monde parallèle, qu’il vient de découvrir. Pour ordonner ce chaos, il lui trouvera un centre, de préférence visible de loin : une montagne, un rocher, une pierre qu’il lèvera (menhir).

Symbolique :  le centre étant un point posé au milieu du carré (chaos), ordonner celui-ci, c’est tout rapporter au centre, c’est-à-dire tracer une CROIX à trabes égales.

Corollaires :  Relier l’homme à Dieu (religare) étant en principe le rôle des religions, la plupart d’entre elle se chargeront – du moins initialement – de fournir à leur adeptes un CENTRE.

Exemple  :

–      l’omphalos des Grecs.

–      La pierre (noire et carrée) de la Mecque pour l’Islam.

–      Les druides ayant choisi les menhirs, ceux-ci deviendront des clochers, uniquement dans l’Eglise occidentale et celtique. Chacun de ces clochers (un par église) sera surmonté d’une croix symbolique. Après que l’homme ait ordonné l’ESPACE terrestre sur le centre de son choix, la pierre qu’il a levée dans ce but lui permet, grâce à l’ombre projetée, d’ordonner sommairement.

le TEMPS, mais aussi de mesurer les heures du jour, de la vie.

+ Le menhir d’abord, le clocher ensuite sont en fait les styles de cadrans

     solaires géants, permettant de régler entre autres le temps de travail

     (en sonnant l’angélus), de ponctuer le rythme de la vie et de la mort.

Symbolique :  le CENTRE devenu, par la combinaison de l’ESPACE et du TEMPS mesurés, le POLE  VITAL de l’homme, n’est pas comme on pourrait s’y attendre, symbolisé par une  PIERRE.

A cela, il y a trois bonnes raisons au moins :

  1. Ce centre n’est pas nécessairement une pierre.
  2. La pierre exprime mal la notion de vie qui s’est ajoutée à celle de centre.
  3. La pierre possède une valeur symbolique différente (pierre angulaire, pierre cubique = œuvre ).

+ Dans le langage des symboles, le POLE VITAL DE L’HOMME est signifié par :

L’ARBRE  DE  VIE

Réciproque :       l’arbre en symbolique représente généralement autre chose

qu’un arbre. Il peut signifier une pierre, un lieu, un bâton,

une maison, bref tout ce qui peut servir à un homme de pôle vital.

Exemple :

Le miracle du bâton planté en terre par un saint lié à un

site mégalithique (Guidon, Isidore, Alène, etc..) qui prend

racine et devient un arbre.

Selon le type de pôle vital, il existera une espèce d’arbre adaptée. D’où, une symbole de l’arbre.

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