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Archive for février 2012

Si d’un côté le Midi était devenu dangereux pour Nostradamus je pense que pour répondre à ses interrogations le Nord de l’Europe avait des choses à lui offrir. A regarder de plus près il y trouvait l’école d’occultisme d’Ulrich de Mayence dans la vallée du Rhin. Cornélius Agrippa n’avait-il pas enseigné à Metz et Paracelse à Strasbourg. Or sur la Lorraine et le Barrois, unis il y a peu encore au royaume de Provence, régnait le duc Antoine, dit le Bon. Singulière figure que cette Antoine de Lorraine, on montre toujours dans son palais de Nancy le curieux lit à baldaquin, en bois doré entremêlé d’armoiries, de devises, d’hiéroglyphes et de cryptogrammes. Un soir d’hiver en 1539 on vient le mander d’urgence dans le Barrois pour venir soigner l’abbé de l’abbaye d’Orval. Grace à ses connaissances en plantes médicinales les Cisterciens l’ont prié de rester étudier chez eux. Il y est resté cinq ans pour écrire ces Centuries. Mais il n’y avait pas que le jardin des Simples. Il y avait trois secrets à Orval. Les bénitiers, l’anneau d’Orval et surtout l’abbatiale (détruite). Y était représenté : chaque astre correspondait à une plante qui elle correspondait à un endroit qui correspondait à un organe. Et puis il y avait l’immense bibliothèque des moines. Je pense à Jamblique et l’Egypte. Un autre volume récemment imprimé en latin pour les Bénédictins de Wurtzbourg a également capté son attention. C’est la « Steganographie » où le maître d’Agrippa, l’abbé Trithème expose un ensemble de codes et de systèmes cryptographiques divers. Voilà de quoi chiffrer le flot de prédictions.

Bon je vais faire bref en quelques lignes ….. L’Abbé Thrithème explique le procédé de cryptage de la scytale, employé par « Archimèdes Syracusien « Après, pour ceux qui n’auraient pas eu tout compris, il existait en parallèle une sorte de « livre du maître » réservé aux initiés et curieusement intitulé « Clavicule de polygraphie ». Cette petite clé apprenait par exemple au candidat décrypteur que le mot « volatile » désignait ici du papier blanc, transformé en « pie » aussitôt qu’on y avait inscrit le texte codé. Mais la Clavicule nécessitait à son tour des éclaircissements contenus ceux-là dans une « Exposition de l’œuvre » laquelle renvoyait pour sa part le lecteur, selon qu’il préférait le grec ou le latin, soit aux « Nuits attiques » d’Aulu-Gelle, IX-17, soit à Plutarque et à ses « Vies Parallèles », ou il expose à propos de Lysandre, l’usage que les Lacédémoniens faisaient de la scytale. Selon les traités des Anciens, un cryptogramme bien conçu est pareil a un fruit. Quand on l’a pelé et qu’on a dégusté la pulpe, il faut se garder de jeter le noyau. Car c’est en brisant la coque qu’on trouvera dessous l’amande qui est le vrai secret. Pour répondre à ta question qui est le « Grand Pontif » C’est le titre de Pontifex maximus Qui est réservé au pape – également appelé Souverain pontife (Summus pontifex : pontife suprême) ou Pontife romain (Pontifex romanus) – évêque de Rome, héritier du pouvoir des empereurs romains. Je pense que c’est le pape dont il parle, dans le quatrain II, 97 c’est le Romain Pontife.

Quant au sens caché de l’ensemble du quatrain il reste les longues soirées pour décrypter le quatrain.

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Pourquoi dans ses écrit tant de prudence chez Nostradamus ?

Quand en 1532, il recevait à Montpellier solennellement le bonnet carré de docteur en médecine, aux applaudissements d’une nombreuse assistance, l’Inquisition était particulièrement active. Nostradamus, toujours poursuivi par la hantise de la rouelle juive (vu ces origines) décide de ne pas regagner sa Provence natale et va s’installer à Toulouse ou il ouvre son premier cabinet. Peu de temps après il entre en contact avec Jules-César Scaliger, médecin réputé à Agen. Vers 1538 l’Inquisition s’en mêle car ils eurent vent de certaines thèses qui circulaient du côté de chez Scaliger. Le précepteur de ses enfants, un nommé Sarrazin, était un huguenot notoire. Il prit d’ailleurs la fuite dès que l’enquête s’ébruita. L’Italien, Nostredame et d’autres furent entendus. Qui les avait dénoncés ? Par lettre, Scaliger s’emporte et traite son confrère « d’impur vaurien, de mâcheur d’infâme charabia, de juif ! » Nostradamus quitte précipitamment Agen et part en pèlerinage, Bordeaux, La Rochelle, Bretagne, Mont St Michel.

La fin du Moyen Age a donné une nouvelle mentalité ; une curiosité intense pour les choses à venir, et la recherche de « clés » pour en dévoiler à l’avance le secret. A des degrés et selon des modalités diverses, cette curiosité touchait tous les milieux, portait sur tous les domaines, utilisait toutes les techniques. Le savant scrutait le cours des étoiles pour en déduire le destin des individus et des nations. Le théologien scrutait les Ecritures pour y décoder, cachées dans les replis de textes obscurs et de chiffres mystérieux, les dates du dernier drame du monde. Partout circulaient des listes d’empereurs, de rois ou de papes à venir, signalant à l’avance leur caractère, leurs hauts faits et leurs déboires.

Nostradamus avoue que son rôle à lui s’est borné, il l’avoue, à « mettre par escrit », à supputer les dates selon les astres, à traduire par les méthodes cryptographiques du temps les informations reçues, en sorte qu’elles ne soient accessibles qu’à une minorité d’initiés, présent et à venir. L’humble prophète qu’il est tient cependant à s’excuser d’avoir ainsi « retiré sa langue au populaire », au profane, à l’homme de la rue, pour exprimer un futur, même rapproché, « par obstruses et perplexes sentences » ou « figures nubileuses », en se retranchant derrière l’Evangile de Mathieu, VII, 6 : «  Ne donnez pas les choses sacrées en pâture aux chiens, ni ne jetez les perles aux porcs. Ces animaux n’hésiteront pas à les fouler aux pieds, avant de se retourner contre vous pour vous déchirer ! ». Cité en latin dans le texte, question d’en réduire l’audience, le verset est en réalité un de ces avertissements qu’on trouve aussi bien devant certaines cathédrales qu’en tête des grimoires alchimiques. Ses paroles sont terribles, quand on prend la peine de les analyser : ce ne sont rien de moins que des menaces de mort, proférées contre celui qui manquerait à la discrétion et à la prudence dont doit être entourée la divulgation de pareils secrets.

Le cryptologue Sélénus, duc Auguste de Lunébourg pour les initiés, écrivait  à ce propos quelques années seulement après la disparition de Nostradamus : « Finis ultimus est Secreti manifestio…  Le but final d’un cryptogramme est la révélation d’un secret. Car s’il n’y a pas de révélation, notre peine serait vaine. Or la première et la plus actuelle condition à remplir est que le secret soit bien caché, c’est-à-dire que le sens occulte du document ou du texte soit inintelligible pour les personnes non-initiées et compréhensible seulement au prix de beaucoup d’efforts par les personnes auxquelles le secret est destiné, de façon que l’auteur – ou son décrypteur – soit en sureté. Car la divulgation de tels secrets ne va pas sans le plus grand danger :  souvent, il y a péril de mort !

Cette petite explication pour se mettre dans l’ambiance de l’époque

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Si Liège et sa principauté millénaire, tiennent de par le monde une solide réputation d’astrologie et d’occultisme, elles doivent en premier lieu à un mince livret de format médiocre, imprimé tous les ans sans faillir depuis près de quatre siècles, sorte de petit catéchisme à l’usage du peuple, répandu à des millions d’exemplaires, à propos duquel Jean-Jacques Rousseau insinuait perfidement que, dans la république des Lettres, la cité des Princes-Evêques n’avait nom que par lui, je veux parler de : l’almanach de Liège !

Naguère, les oracles de l’almanach de Liège sur les caprices du temps étaient assurés infaillibles. Même si Laurence Sterne a pu observer dans son « Tristram Shandy «  que le 26 mars 1759 en Angleterre, était « jour de pluie malgré l’almanach de Liège ». L’infaillibilité, hélas, notre opuscule l’a perdue en même temps que le Pape gagnait la sienne.

Pour connaître les causes de cette extraordinaire renommée, j’en ai cherché la première livraison, ou du moins la plus ancienne qu’on puisse trouver. Cet oiseau rare, si l’on veut, je l’ai déniché dans les collections du ci-devant couvent des Franciscains, à présent musée. Il est titré : Almanach pour l’an bissextile de nostre Seigneur MDCXXXVI, par Mathieu Lansbert, mathématicien. Et sa lecture, puis celle des années suivantes, de 1636 à la Révolution, n’est pas exempte d’étonnements . . .

Voilà donc tout ensemble le petit bréviaire de l’astrologue, celui du pèlerin, le codex du rebouteux, les vertus des plantes, le cours des astres, l’abécédaire de l’ésotérisme, mais surtout ces fameuses pronostications calculées sur le méridien de Liège, capables de vous apprendre, non seulement le temps quotidien, mais encore, au jour le jour, les évènements d’une année entière.

Or certains de ces augures sont rédigés dans une curieuse langue hiéroglyphiques, disposant en échiquier les carrés, les cercles ou triangles, mêlés aux signes astraux, étoiles et autres figures. Une étrange manière d’écrire qui, et je ne cesserai de le constater au cours de cette enquête, paraît bien être un art particulier à ce pays, les vestiges possible à un antique savoir coder les grands Secrets  ( ?) . Ces tablettes étaient prétendument destinées aux bergers, censés les plus illettrés d’entre les paysans. Mais il faut bien avouer que l’érudit lui-même s’y perd, sans jamais être certain de posséder les bonnes clés.

La du Barry, qui avait vu le jour dans la vallée mosane, faisant grand cas de son almanach de Liège. Aussi, quand elle y lut pour le mois d’avril 1774 cette prédiction «  Une dame des plus favorisées jouera son dernier rôle », se sentit-elle concernée. La favorite de Louis XV fit promptement enlever et détruire tous les exemplaires de l’almanach qu’elle savait exister à la cour. Et on l’entendit répéter à qui voulut l’entendre : «  Je voudrais bien voir ce vilain mois d’avril passé ! « . Le Bien-Aimé devait effectivement mourir le dix mai, non sans l’avoir congédiée ! Voltaire, par contre, s’irritait fort à la même époque de ces prédictions, à propos desquelles il écrivait : – «  Un grand mourra, il y aura des naufrages … Un juge de village mourait-il dans l’année ? C’était pour ce village le grand dont la mort était prédite. Une barque de pêcheur était-elle submergée ? Voilà les grands naufrages annoncés « . Et de conclure : «  L’auteur de l’almanach de Liège est un sorcier . . .

Le grand mot était lâché ! Ce Lansbert sentait donc le soufre. Il risquait le bûcher. Mais voilà Voltaire qui se rattrape aussitôt, allongeant dans son épitre au roi de Danemark, comme s’il avait reçu quelque avertissement, des coups de règles sur les doigts, ces deux vers singuliers :

Et quand vous écrirez sur l’almanach de Liège,

                   Ne parlez des saisons qu’avec un privilège !

Depuis 1645, en effet, l’almanach de Liège sortait des presses de Streël « avec privilège ». Car, plus favorisé que d’aucuns, ce livret de prédictions avait – par quelle grâce ? – décroché la si délicate approbation des autorités tant civiles que religieuses. Cette mention inattendue en replaçait cependant une autre, plus extraordinaire encore : « avec permission des supérieurs » ! Ce qui signifie sans équivoque que son auteur, Matthieu Lansbert, dont le nom se déformera plus tard en Laensbergh, était lui-même …. Un religieux !

Ainsi donc, alors que Galilée, les savants et chercheurs étaient partout astreints à un silence prudent, le haut clergé de la Principauté était curieux de tout ce qui touche de près ou de loin aux sciences occultes, a l’ésotérisme.

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Jessé est une traduction celtique d’Isaïe, ou Isaias. L’arbre qui lui est attribué est, avec celui de la Connaissance – sous ses différentes formes – , un des deux seuls à être inscrit dans le lexique des symboles de la mythologie occidentale.

CODE :  la Bible, Ancien ( I Rois, XVI ) et Nouveau ( Luc III, 23-28 &Matthieu I, 1-5 )

Testaments.

1.ANOMALIES

S’il y a bien trace d’un Isaïe, père de David, dans la Bible, on n’y trouve par contre aucune référence à un arbre quelconque qu’il aurait aperçu en songe.

  1. Entre Isaïe et le Christ, Luc place 43 degrés et Matthieu 28, différents. L’arbre de Jessé qui obéit aux lois de la symbolique, n’en comporte selon les précisions à apporter au sens originel, que 4, 7, 8, 12 ou 13 (cf. symbolique des nombres).
  1. La Vierge à l’Enfant, obligatoirement placée au sommet de l’arbre de Jesse, ne descend pas de celui-ci.
  1. Inutile d’ajouter que l’Enfant Jésus – quoique Joseph, jamais représenté dans l’arbre de Jessé, en soit bien le descendant – a été conçu du Saint-Esprit.

+ On subodore les disputes théologiques susceptibles de naître d’une telle représentation.

 

2.L’IMAGE

Jessé est couché, la tête généralement posée sur une pierre (centre). C’est sa verge qui forme le tronc de l’arbre, se terminant en un calice de fleur dont jaillit une Vierge à l’Enfant.

Cette image est bien dans la tradition celtique : verge monstrueuse, homme-fleurs. Le plus souvent, on trouve l’image édulcorée, mais restant toujours assez suggestive pour signifier ce qu’elle veut dire.

+ ici encore, il ne s’agit point du sens apparent :  une pieuse allégorie d’Isaïe, père de David.

 

Essayons de traduire .

 

L’HOMME VENANT DE S’EVEILLER AU MONDE  (sa deuxième naissance) QUI A TROUVE SON POLE VITAL  (l’arbre)  SE REND COMPTE GRACE A LA FEMME  (la nouvelle Eve ou la Fée)  QU’IL EST ISSU A TRAVERS SES PARENTS D’UN ANCETRE INCONNU, ET D’UN SEUL :  Soit X, ou Jessé.  D’OÙ UNE INVITATION A RECHERCHER CET ANCETRE UNIQUE  . . .

Quand on fait sa généalogie en effet, on se rend bien vite compte que le nombre de personnes dont on descend, se doublant à chaque génération, dépassera à un moment donné, plus rapproché qu’on croit, le nombre total d’habitant sur terre.

Vers 1250, chacun de nous descend de plus d’un milliard d’ancêtres vivants. Dès lors, ce qu’on appelle la pyramide des ancêtres, se renverse à un moment donné pour tendre vers un ancêtre unique, plus ou moins éloigné, dont on provient.

C’est un des rôles d’une religion (pierres tombales, sacrements, registres paroissiaux) de permettre à chacun de retrouver, ou plutôt d’approcher l’ancêtre inconnu, de l’appréhender à travers un arbre généalogique.

COROLLAIRES

L’importance par exemple de descendre de Mélusine. L’invocation des ancêtres, des morts. La destruction par la Révolution Française, après les abbayes et les cathédrales, des généalogies, de l’héraldique, de la noblesse.

BREF :   JESSE est le stade ultérieur d’ADAM  (l’homme qui à son premier éveil s’est choisi un pôle).

L’arbre de Jessé invite ce nouvel Adam à se rechercher lui-même à travers ses propres ancêtres, à connaître ses « premiers parents », ce couple inconnu, double, dont il est l’image en miroir, une sorte de réincarnation.

Mais ce n’est pas tout . . .

3.L’ACTION

Cet arbre, Jessé le voit en rêve :  c’est une projection dans le FUTUR. L’ancêtre prévoit sa descendance. Il organise, trace un chemin qui par la généalogie ramène à lui. D’un seul tronc . . .

+ C’est une image non déguisée de la PREDESTINATION   !!!

Chacun à un rôle à remplir auquel il ne peut pas se soustraire

L’ARBRE DE JESSE  ou  ARBRE DE VIE  joint trois mondes :

LE PASSE, LE PRESENT & L’AVENIR

L’HOMME, SES ANCETRES & SA POSTERITE

Si le chemin est tracé en ce qui concerne les ancêtres, qu’en est-il du futur que l’image de JESSE nous invite à saisir, à comprendre, à organiser, à partir de ce pôle devenu triple, devenu AXE DU MONDE ?

Une réponse nous est fournie à cette question par les PROPHETES et les SIBYLES qui entourent généralement l’ARBRE DE JESSE.

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Mais combien de sorcières ont payé de leur vie ce savoir ancestral et naturel ?  Combien d’hommes et de femmes sacrifiés sur l’autel de l’inquisition?

La réponse n’est pas aussi simple, je dirai même plus tôt compliquée. Malgré des condamnations théoriques répétées le christianisme médiéval a toléré dans son sein des croyances et des attentes divinatoires qu’il a marginalisées par la suite pour se retrouver maintenant dans une culture folklorique marginale.  Les buchers pour sorciers et sorcières ont existé mais en regardant d’un plus près la réponse n’est pas simple. Je dirai que trois choses semblent importantes :   le degré de « savoir » que l’on a, la position sociale et la discrétion quand on  « pratique ». Au moins une de ces trois qualités peut vous tenir loin de l’inquisition.

J’ai longtemps pensé qu’effectivement l’église pourchassait toutes les pratiques divinatoires et autres présages et en cherchant cette confirmation j’ai trouvé ceci :

Prophéties des pères, des Saints et Bienheureux de l’église

Saint Augustin (354-430) évêque d’Hippone et docteur de l’église

Saint Nilos l’ermite (V ième S.), anachorète, docteur de l’église

Saint Rémi (845-882), archevêque de Reins, docteur et confesseur de l’église

Saint Césaire d’Arles (470-542), évêque d’Arles, moine des Lérins

Saint Catalde, évêque de Tarente

Saint Isidore de Séville, (560-636) évêque, docteur de l’église et confesseur

Le Bienheureux Amadio (1100) Italie

Hildegarde de Bingen, (1179) Abbesse

Bienheureux Amédée 1er de la Tour (1168), évêque de Sion

Saint Anselme (1200), évêque de Sunium en Grèce

Saint Ange (1225) religieux du Mont Carmel

Saint François d’Assisse (1181-1226)

Saint Thomas d’Aquin (1274) Bénédictin du mont-Cassin

Saint Bonaventure (1221) Franciscain

Frère Jean de la Roquetaillade (1362), Franciscain

Et même en 1568 les Propheties de M Michel Nostradamus, édité a Lyon tout comme ces Almanach nouveau, avec deux pages de présages généraux pour l’année, puis suivent seize pages de prédiction mensuelles et d’instructions diverses. Ils eurent un tel succès qu’il doubla les éditions sous le nom de « Prognostication nouvelle »

Aucune de ces personnes n’a été poursuivie ou brulé par l’église mes tous ont pratiqué durant de longues années la divination. Parmi les six femmes en Picardie qui ont rédigé l’évangile des quenouilles (1480) une a faite des études de médecin à Montpellier et une autre et de bonne descendance Vaudoise.

Je disais donc, c’est pas simple ….

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La tradition transmise

Le hasard ne rentre jamais pour rien dans la naissance d’un culte à une Vierge Noire. Celle d’Avioth fut trouvée vers les temps de la croisade, comme il sied. Quelque pâtre l’aperçut dans les branches d’un chêne. L’arbre était planté sur une butte déserte au pied de laquelle jaillissait une source. Apprenant la nouvelle, le curé de Thonne-la-Long, paroisse dont l’endroit relevait, fit transporter la statue en son église Saint-Brice. Le lendemain, la Vierge était revenue miraculeusement s’asseoir dans son arbre, phénomène qui se répéta plusieurs jours d’affilée. Ainsi débute toute légende de Vierge Noire, car il est important qu’il y eût à la fois près d’Elle le chêne et l’eau.

On éleva pour les seuls pèlerins, l’incroyable cathédrale solitaire qui n’eut finalement de paroisse qu’avec le Concordat. Le lieu n’avait même pas de nom. Quelqu’un l’appela par le début de l’invocation qu’on voit encore figurer sur le vieux sceau de la fabrique :  Ave + O + Theotocos + Virgo …. Aveoth

Ou  « Salut, ô Vierge qui enfante d’un Dieu « 

On ne comprit toutefois qu’en 1880, quand une campagne de fouilles se fit à la limite des deux actuelles communes, au lieu-dit Fontaine. Un paysan découvrit alors dans son champ de Prêle, à trois cents pas d’une villa gauloise à hypocauste qu’on venait de mettre au jour, un édifice plus petit où il déterra une statue de pierre représentant une déesse assise.

Ainsi donc l’artiste qui avait sculpté noire et sur un siège la Vierge d’Avioth savait, comme le curé de Thonne-la-Long, l’existence, là, d’un antique culte à la déesse mère, venu du fond des âges et qu’il convenait de restaurer. Isis, ont écrit les Latins, était vénérée à travers les Gaules.

Ceux qui bâtirent ensuite l’église n’ignoraient pas ces détails, non plus que le tailleur de pierres qui, au quatorzième siècle, posa devant Elle le Sphinx, sous le quadruple travesti des Evangélistes : tête d’homme, corps de taureau, pattes de Lion et ailes d’aigle. Encore moins ceux qui complétèrent l’évocation en entourant l’Egyptienne d’une fontaine – l’eau qui ressuscite – et d’un tabernacle de pierre en forme  de pyramide. Car sur la foi des géographes grecs, le Moyen Age imaginait les monuments du Nil pareils à des clochers d’églises, à des clochetons.

Cent ans plus tard, la Recevresse, marquée aux armes des Rodemack, sera la dernière pyramide. Les grands Secrets se transmettent de la sorte.

Il appartient en effet à ceux qui savent d’être, aujourd’hui plus que jamais, le maillon de la chaîne et de perpétuer la Tradition.

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Les saints exerçaient au moyen-âge une multiplicité de fonctions qu’ils tenaient de l’antique philosophie druidique, les deux principales étant le calendrier et la médecine.

Le calcul du temps, base de toute civilisation, a depuis la plus haute antiquité, été une science strictement réservée aux prêtres. Le calendrier de l’église, ou comput ecclésiastique n’est pas une chose simple. Il est basé non seulement sur le cycle solaire et les phases de la lune, mais encore le nombre d’or, l’indiction, l’épacte et les lettres dominicales. Rien d’étonnant donc à ce qu’on ait choisi dès le départ des moyens mnémotechniques faciles pour en rendre l’usage populaire. Avec un saint attribué à chacun des jours de l’année, on disposait de tous les repères utiles pour jalonner les saisons.

S’il vous arrive de rencontrer dans une église ou musée la statue d’une nonne au milieu des rats et de souris qui sortent d’un sac, s’accrochent à son manteau, ne cherchez pas : c’est sainte Gertrude.

 

Cette curieuse association s’explique mieux quand on sait que la fête de la sainte tombe le 17 mars et que c’est ce jour-là qu’il convient de débarrasser annuellement les champs et greniers des animaux nuisibles (vecteurs de peste et choléra).

Ce comput ecclésiastique a donné naissance à de bien curieux calendriers qui grâce aux attributs portés par ses saints quotidiens pour exprimer le rôle qu’ils jouaient sur les autels, permettaient de calculer les jours de l’année à la manière d’un agenda.

Calendrier liturgique breton pour 1682

Ces agendas almanachs d’un genre particulier, couverts d’hiéroglyphes, étaient sculptés sur des plaques de bois, des bâtons, ou encore tissés, brodés par des doigts habiles, selon les instructions de rares initiés. Tous sont devenus d’indéchiffrables rébus pour des historiens qui n’ont plus que de vagues notions de l’iconologie.

 Mois de novembre sur l’almanach d’Upsall

Pourtant ils fournissaient d’intéressantes précisions à leurs utilisateurs, non seulement sur le cours du temps, mais encore sur l’époque ou même le jour où il fallait cueillir certaines plantes en vue de leur utilisation pharmaceutique. Ainsi l’herbe de Saint-Jean est appelée de la sorte parce que sa floraison débute autour de la fête du Précurseur, au solstice d’été. C’est l’armoise, plante aromatique employée en médecine comme tonique, excitante et emménagogue. On lui attribuait également des propriétés abortives. Son nom savant, Artemisia, vient de la déesse Artémis ou Diane, à qui elle était consacrée, et son suc au goût amer était l’absinthe.

De la même manière, sainte Barbe présidait à la cueillette de la barbarée utilisée pour cicatriser les plaies, saint Fiacre avait l’héliotrope aux nombreuses vertus curatives, encore estimées de nos jours. A la Saint-Laurent fleurit la menthe, véritable panacée, mais entrait aussi pour d’autres vertus plus mystérieuses, dans la composition du breuvage sacré d’Eleusis.

Antoine, Joseph, Quirin, Roch, Apolline et bien d’autres avaient également leurs herbes. Et si l’on rencontre la statue d’un saint guérisseur dans un sanctuaire, il ne faut jamais négliger d’examiner et d’identifier le type de feuillage sculpté sur la console qui le porte.

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Hector de Boëce parle dans ses « Annales d’Ecosse de trois fées qui prophétisèrent à Banquo, chef des Stuarts, la grandeur future de sa maison.

En cette contrée, les fées sont appelées elves ou elfes, d’où les appelations : dun-elfen (elfes des dunes), berg-elfen (elfes des colinnes), munt-elfen (elfes des montagnes, feld-elfen (elfes des champs), wudu-elfen (elfes des bois), woeter-elfen (elfes des eaux), ou encore : fairfolks, fairies, siths, sleagh maith (bonnes gens).

Dans certaines contrées de l’Ecosse, on dit que les fées sont chargées de conduire au ciel les nouveau-nés et qu’elles aident ceux qui les invoquent à rompre les maléfices de Satan.

En Ecosse on parle de Merlin Wyllt (Merlin l’Enchanteur) fils d’une elfe.

Le Révérend Kirk mourut en 1692 et a laissé un étrange recueil qu’il a consacré aux êtres mystérieux : elfes, faunes, fées et autres semblables. Non seulement, il croyait aux fées, mais, encore, ils les objectivaient.

Le savant théologien est enterré à l’extrémité orientale du cimetière d’Aberfoyle. Après les cérémonies d’enterrement qui n’était point réel, l’image de Robert Kirke apparut à l’un de ses parents. Et dit « Je ne suis pas mort mais captif dans le pays des fées « .

 

Mais revenons à nos moutons, heu.. je veux dire nos fées

Mélusine et ses sœurs Palatine et Mélias, étaient nées des amours de la fée Pressine et d’Elinas, roi d’Albanie. N’allez pas en déduire qu’elle arrivait tout droit des Balkans ! Albany est le nom celte de la plus celte des terres : l’Ecosse. Et c’est dans les Highlands que les trois sœurs avaient passé leur enfance de fées. Car les fées héritent, c’est bien connu, des pouvoirs surnaturels de leur mère.

La fée et le nuton sont les Korrig et Korrigan de la mythologie celte. Le mot fée, est d’origine latine. Il provient d’une confusion avec les trois Fata romaines du forum, qui n’étaient autres que les Parques, froides exécutrices filant la destinée, ou fatum, des humains. Les fées celtes sont bien plus anciennes et bien différentes. Ce sont les messagères de l’autre Monde, ayant par magie le pouvoir de métamorphose, le droit de récompenser ou de punir ces mêmes humains.

Ce n’est pas sans raison que le terme fée, issu du mariage du celte et du latin, apparaît pour la première fois en Ardenne, dans une chanson de geste du onzième siècle. Charlemagne pénètre en forêt à l’occasion d’une expédition sur la Meuse. Et voilà qu’il se met brusquement à redouter la rencontre des fées sur son chemin. Car il n’ignorait pas que l’Ecossaise Mélusine et ses sœurs avaient quitté pour ces épaisses frondaisons leurs montagnes et leurs lacs.

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Cette voie est complémentaire de l’autre, l’initiatique

La VOIE INTUITIVE exige un affinement de la sensibilité, une exacerbation des sens obtenue par des procédés transmis par la VOIE INITIATIQUE. La réceptivité ainsi obtenue doit conduire à percevoir par une voie plus courte, mais dangereuse, le monde parallèle, ou si l’on veut, à communiquer avec ce qu’on est convenu d’appeler l’au-delà.

La femme est physiologiquement plus apte que l’homme à réussir dans cette voie. C’est même par excellence la voie qu’elle doit suivre si elle veut parvenir à la Connaissance.

Les Anciens avaient fort bien compris la chose, les collèges de vestales à Rome, entre autres, en étant l’application. L’utilisation de cette voie était à l’origine des Jardins clos chez les Celtes et des couvents de religieuses dans la religion catholique (objet d’une autre étude un jour).

Les grandes règles de ces évocations (d’esprits ou de démons) sont données par JAMBLIQUE dans son  « De Mystériis Aegyptiorum « . Celles-ci  nécessitent la combinaison de quatre éléments, eau, feu, terre, air  – si importants en ésotérisme – chacun ayant des caractéristiques bien précises, en un lieu déterminé selon certains critères. La terre est une anfractuosité, l’eau coule, la lumière bouge et dans l’air doit s’élever une végétation particulière, comme le pommier.

Ces 4 éléments provoquant l’apparition sont représentés en symbolique par le tetradyme (4 bêtes de l’Apocalypse) entourant la matrice par laquelle l’esprit se révèlera, passant d’un monde dans l’autre. Les apparitions contemporaines (Vierges) obéissent aussi à ces règles. L’image de la Fontaine est souvent en relation avec la voie intuitive, ses eaux jaillissant en un instant du centre de la terre et symbolisant la voie courte de la connaissance .

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Né en Flandre et quoi qu’on ait prétendu, le Roman de Renart n’en est pas moins thiois pour autant. Le texte, rédigé en latin et intitulé « Isemgrimus », est l’œuvre d’un certain Nivard, lequel laisse percer ses origines quand il dote les « bons » de noms romans et réserve aux « mauvais » les noms germaniques …

Le Roman de Renard : un code Templier ?

Curieux en tout cas cet « Ysemgrimus » franco-latin d’où la Flandre a tiré ses armoiries ! L’auteur a voulu jouer dans son œuvre le rôle du lecteur des aventures du loup. Il s’y présente sous les traits d’un sanglier auxquel les éditions ultérieures donneront le nom de Beaucent. Ceci veut dire « Blanc et Noir », ou bien encore en langage héraldique : échiqueté d’argent et de sable.

Or, Beaucent, c’est aussi l’étendard noir et blanc du temple. L’auteur du Roman de Renart pourrait donc n’être qu’un templier et plus spécialement ce Nivard de Montdidier, placé par le grand maître Hugues de Payens en personne, à Cassel le jour de l’équinoxe d’automne en 1128, comme conseiller de Thierry d’Alsace.
De cette entrevue de Cassel date la puissance des Templiers en Flandre. Ce jour-là, Le conte Thierry d’Alsace, entouré de ses barons, en présence du connétable et du maréchal de Flandre, de Jean de Watou, évêque de Thérouanne, Thierry abandonnait à perpétuité aux Templiers l’intégralité des reliefs, entendez des droits de transmission et de succession, à percevoir sur les fiefs de son domaine.

Quant au Roman de Renart, né avec le Temple, on le voit avec surprise ne plus connaître de nouvelles éditions après 1307, date d’arrestation de ces mêmes Templiers.

La dernière version publiée, Renart le Nouvel », l’avait été à Lille peu avant l’arrestation, par le Flamand Jacquemart Gelée. Le récit s’arrête au moment où Renart ne sait s’il se fera Hospitalier ou Templier et décide finalement de porter un manteau rouge et blanc de l’Hôpital. Renart junior entre pour sa part dans les ordres, se fait dominicain et terminera dans l’Inquisition. Coïncidence ou prémonition ?

Quant au lion de Flandre, il sera repris par les autres provinces, avec d’autres couleurs, en 1214, quand une coalition voudra porter le comte Ferrand de Portugal sur le trône de France et se fera battre à Bouvignes.

La plus ancienne représentation du lion de Flandre remonte à l’année 1162. Elle est une des toutes premières manifestations de l’art héraldique, dix ans à peine après que le comte d’Anjou, Geoffroy Plantagenêt, eut semé son écu de lions d’or.

En 1162 donc, le lion de Flandre figure pour la première fois sur l’écu et la bannière de Philippe d’Alsace, dans un sceau appendu à une charte de l’abbaye cistercienne des Dunes, conservée à Bruges. Thierry d’Alsace, comte de Flandre, était alors en Palestine et son fils Philippe, qui le remplaçait pour le gouvernement du pays, semble bien avoir usé des armoiries paternelles.

Avant Thierry d’Alsace en effet, ainsi qu’on le voit sur la pierre tombale de son rival Guillaume Cliton à Saint Omer, ou dans plusieurs miniatures du British Museum, les comtes de Flandre et leurs sujets usaient d’une sorte de gironné.

Comte Guillaume de Flandres

 

La figure ce retrouve dans le parti de l’actuel blason de Flandre Orientale (Belgique).

Victorieux de Guillaume Cliton, Thierry d’Alsace pouvait tout aussi difficilement relever les armoiries de son adversaire qu’employer celles d’Alsace, marquées d’une bande. Il allait s’en composer de nouvelles, à la manière du comte d’Anjou. Et le héraut d’armes, chargé plus tard de les expliquer, dira qu’au cours d’une croisade, le comte avait arraché l’emblème au lion à un certain roi d’Abilène en Syrie, appelé Noblion !

L’histoire est trop belle et le roi Noblion parfaitement inconnu des historiens. Noblion par contre, contraction de Noble et Lion, est le nom que porte précisément le lion dans le célèbre Roman de Renart. Et l’apparition de cette œuvre littéraire se situe comme par hasard à la cour même du comte de Flandre quelques années plus tôt, vers 1150. Plusieurs de ses enluminures montrent d’ailleurs le lion Noble armé et lampassé, tel qu’en sa version héraldique. A vrai dire, le roi d’Armes, grâce à une fable, s’était habilement tiré d’une situation délicate .

Olaf

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