À la grande satisfaction de sa rivale en tout, il lui proposa de jouer à la « tapette ».
Ce jeu, de mains de gamins – « de vilains » (de Malin ?) ajoutent souvent les adultes – et de claques qui dégénère assez facilement en bagarre pour les participants.
À ce jeu, sa sœur était d’ordinaire imbattable.
Cette boule de nerfs où siégeaient une volonté farouche et un tempérament d’une nature guerrière, gagnait à tous les coups.
Sa gifle cinglante ne manquait jamais une des deux mains posées contre la paume des siennes.
…
« Aïe ! Mais t’es devenu un monstre ou quoi ? grogna-t-elle, les joues rougies moins par la douleur que par l’embarras.
Depuis quand tu sais faire ça ? »
Osipii éclata de rire, savourant sa victoire. « Disons que j’ai appris à être… spontané, répondit-il, énigmatique. Allez, on continue ! »