1. Pouvez-vous présenter l’objet de votre recherche doctorale de manière succincte ? Quelles sont les principales conclusions de votre travail ?
Ma recherche doctorale porte sur l’économie des lieux religieux, considérée comme un ensemble d’interactions entre les humains et les êtres surnaturels, qui repose sur l’échange de biens matériels (offrandes, argent) en vue d’obtenir des influences favorables pour prospérer. Cette recherche s’est particulièrement focalisée sur l’économie du Temple Hongludi Nanshan Fude (Hongludi Nanshan Fude gong 烘爐地南山福德宮), lieu de culte situé sur la colline de Nanshijiao à Zhonghe, Taïwan. Le temple porte le nom de son territoire d’implantation, nommé la « terre du four » (Hongludi 烘爐地), mais est mieux connu localement par sa prononciation en taïwanais[1] : Hang-lôo-tē (Figure 1).

Le temple est dédié à Tudi Gong 土地公, le dieu du sol dans les sociétés sinophones, une divinité au fondement de pratiques religieuses effectuées à une échelle locale et vénérée comme dieu de la fertilité et de la prospérité. Selon l’iconographie classique, Tudi Gong porte dans la main droite un sceptre en jade, appelé ruyi 如意, symbole d’autorité sur la localité et la bonne fortune, et dans la main gauche, un lingot d’or, associé à la richesse (Figure 2). Néanmoins, le culte peut être présenté sous d’autres formes, comme une pierre, un arbre, ou simplement un bâton d’encens planté dans un tumulus de terre.

Tudi Gong est une divinité mineure au sein du panthéon céleste taoïste et ce statut inférieur en fait un véritable intermédiaire entre les hommes et les entités surnaturelles supérieures. Comme son nom l’évoque, Tudi Gong est le protecteur de la localité, notamment à l’échelle d’une rue ou d’un quartier, ce qui a comme conséquence que chaque Tudi Gong présente des caractéristiques particulières selon le lieu d’ancrage de son culte (voir Figure 3). Dans certains temples, Tudi Gong est également accompagné par son épouse, Tudi Po (土地婆, la « vielle dame du sol»). Cette représentation souligne davantage sa proximité avec la condition humaine, tout d’abord parce que dans les représentations iconographiques du taoïsme, il est peu fréquent que les divinités soient représentées avec leur conjoint. De plus, cette relation reflète un élément fondamental du pouvoir protecteur exercé par le dieu, qui repose sur l’harmonie du mariage et l’équilibre des relations familiales.
Tudi Gong est vénéré par les habitants de l’enceinte administrative où son autel est installé pour bénéficier de sa protection dans leurs vies quotidienne, familiale et professionnelle. Il peut aussi faire l’objet d’un culte de la part des visiteurs de passage, qui recherchent sa protection pendant leur présence temporaire sur le site.

Néanmoins, le Tudi Gong du Temple Hang-lôo-tē revêt des caractéristiques qui diffèrent de cette définition. Contrairement aux Tudi Gong vénérés par les habitants situés à proximité de son autel, le Tudi Gong du Temple Hang-lôo-tē reçoit les hommages d’un public de pratiquants locaux mais aussi extra-locaux. Cet élément est notamment mis en exergue par les témoignages des visiteurs assidus du temple qui considèrent ce dieu particulièrement « efficace » (ling 靈), c’est-à-dire capable d’exaucer les requêtes de ses pratiquants, indifféremment de leur lieu d’origine. Cette caractéristique est véhiculée en particulier par les médias[2] qui considèrent le Tudi Gong du Hang-lôo-tē comme étant l’un des trois Tudi Gong de Taïwan les plus efficaces dans la quête de la « chance en vue de s’enrichir » (caiyun 財運). Ouvert toute la journée et à tout moment de l’année, ce temple accueille un flux considérable de visiteurs de jour comme de nuit (Figure 4), notamment pendant les fêtes. De plus, ce temple présente une structure sociale complexe, constituée par les trente-trois membres du comité de gestion – chaque membre représentant l’une des trente-trois familles fondatrices du temple –, ainsi que par des employés travaillant régulièrement dans le temple et percevant un salaire.

Intitulée « Quête de chance pour une vie prospère. Ethnologie de l’économie de la chance dans le temple de Tudi Gong du Hongludi Nanshan Fude (Hang-lôo-tē) à Taïwan », la thèse analyse le concept d’économie religieuse à partir de l’interaction au fondement de cette notion, à savoir la relation entre les humains et les esprits. Cette thèse s’est inscrite dans la continuité des travaux sur la notion de « chance » et d’« aléatoire » de Roberte Hamayon (1990) chez les Bouriates de Sibérie et développée par Fiorella Allio (2021) dans le contexte du fait religieux à Taïwan. Selon la définition de Roberte Hamayon, l’aléatoire fait de la chance un bien insaisissable mais qui est aussi vouée à être gérée par les humains qui créent les conditions favorables pour atteindre l’harmonie et le bonheur. Fiorella Allio (2021) se focalise notamment sur les modalités de circulation de ce bien lors de rituels qui nécessitent la participation des humains et des êtres surnaturels – représentés par les dieux et les âmes errantes. Le « medium » tâng-ki 童乩 est le médiateur de ces interactions qui permet une « superposition des deux circuits d’échanges ». Le premier de type horizontal est égalitaire et se réalise auprès des humains. Le deuxième a lieu entre les humains et les esprits. Il est de type vertical et hiérarchique et se présente comme imprédictible.
La thèse a analysé la façon dont ces influences favorables, qui font l’objet des interactions entre les humains et les esprits dans le temple, sont censées circuler dans le lieu. De plus, l’étude a examiné la manière dont ces influences fastes sont reparties entre le micro- et le macrocosme, compte tenu de la structure sociale complexe du Temple Hang-lôo-tē. Pour ce faire, elle s’est fondée sur une enquête de terrain ethnologique dans le temple d’une durée de 17 mois au total. L’étude s’est concentrée sur la structure sociale du temple, à travers une observation des pratiques et la définition des différents acteurs qui participent à la vie quotidienne et cultuelle. Par ailleurs, elle a introduit des éléments d’analyse historique visant à reconstruire les origines et les phases de développement du culte. Ce travail s’est notamment appuyé sur les récits mémoriels, ainsi que sur des sources historiques écrites, comme les Annales du temple et celles de la ville de Zhonghe. Il a également pris en compte les recherches menées par des institutions locales, notamment l’exposition intitulée « Paijsie Flâneur » (en mandarin manyou Zhonghe zhuang 漫遊中和庄) organisée en 2021 par la bibliothèque de l’Université Nationale des Sciences et Technologies de Hwa Hsia, à Zhonghe, qui retrace l’histoire locale depuis l’installation des premiers migrants Han sur le territoire.
Les résultats de cette étude ont mis en exergue que l’économie de la chance dans le Temple Hang-lôo-tē est bien caractérisée par ces deux circuits d’échange superposés, l’un développé sur le plan horizontal et caractérisé par un échange entre humains, l’autre sur le plan vertical et fondé sur les interactions entre les humains et les esprits. Néanmoins – contrairement aux faits observés par Fiorella Allio où la distribution entre les humains s’effectue de manière égalitaire –, les modalités d’échange dans le Temple Hang-lôo-tē se configurent de façon hiérarchique et inégalitaire. Cet aspect se révèle notamment à travers la structure différenciée et variée de ses acteurs, qui s’est progressivement affirmée au cours de l’histoire de ce lieu de culte.
2. Comment en êtes-vous arrivé·e à travailler sur ce sujet et quelles ont été les conditions institutionnelles de réalisation de votre thèse ?
Le choix de ce sujet de recherche s’inscrit dans le développement de mes recherches de master en anthropologie et en études chinoises à l’Inalco. Intéressée par les croyances liées à la fortune financière, j’avais d’abord réalisé un mémoire sur les objets porte-bonheur dans les activités commerciales asiatiques situées dans le 13e arrondissement de Paris. Mon séjour d’étude à l’Université Nationale de Taïwan (NTU), effectué durant l’année universitaire 2016-2017, a orienté ce travail vers les pratiques dans les temples taïwanais, avec notamment une attention particulière envers le culte des « dieux de la richesse » (Caishen 財神). Des amis rencontrés sur place m’avaient alors suggéré d’aller visiter le Temple Hang-lôo-tē, lieu de culte connu au niveau national pour les pratiques cultuelles permettant d’attirer des influences favorables pour prospérer. Selon ces amis, le dieu du temple était particulièrement efficace la nuit, ce qui a développé un véritable culte nocturne du dieu.
Le mémoire de master s’est alors concentré sur l’étude de la divinité Tudi Gong dans ce lieu de culte. L’obtention d’une allocation de terrain de l’École Française d’Extrême-Orient (EFEO) d’une durée d’un mois m’a permis de réaliser une enquête ethnologique de terrain dans le temple lors des célébrations du Nouvel an lunaire en 2018, période de l’année dans lesquels les Taïwanais visitent les temples pour demander la paix et la prospérité pour la nouvelle année.
Ce travail préliminaire a été indispensable pour le développement de la thèse. Le doctorat a été réalisé à l’Inalco et n’a pas bénéficié d’un contrat doctoral. Néanmoins, l’obtention de financements tout au long du parcours a facilité la collecte des données ainsi que le travail de rédaction et d’analyse. L’obtention de l’aide à la mobilité internationale (AMI) de la région Ile-de-France, l’aide à la mobilité du Centre d’études français sur la Chine contemporaine (CEFC) ainsi que l’aide à la mobilité de l’École Doctorale n° 265 « Langues, littératures et sociétés du monde » et de l’IFRAE, mon laboratoire de recherche, m’a permis de mener mon enquête de terrain d’août 2019 à septembre 2020. Une aide supplémentaire de l’École Doctorale et de l’IFRAE, obtenue en 2023, a été indispensable pour mener une dernière enquête de terrain de trois mois entre juillet et début octobre 2023. Ce séjour a été réalisé après une phase de rédaction (2020-2023), en partie financée par une bourse doctorale de la Fondation Chiang Ching-kuo, obtenue en 2022 et destinée à soutenir le travail de rédaction pendant un an. Le retour sur le terrain s’est révélé crucial pour approfondir et clarifier certains éléments d’analyse, portant notamment sur l’histoire du temple et ses rituels.
3. Quels champs ou sous-champs disciplinaires avez-vous mobilisé dans votre travail ? Comment vous situez-vous vis-à-vis des études aréales/asiatiques ?
Ma thèse s’inscrit dans le champ disciplinaire de l’anthropologie sociale. C’est à partir des cadres méthodologique et théorique que j’ai pu développer une analyse de l’organisation sociale du temple. Néanmoins, l’étude des transformations du culte, passant d’un autel situé sur une montagne à un lieu de renommée nationale, a nécessité l’adoption d’une approche historique et micro-historique, orientée vers la collecte de témoignages oraux et la consultation des sources produites localement, telles que les annales locales et des articles de presse.
Les études aréales sont au cœur de ma formation académique, depuis ma licence en langue et civilisation chinoise à l’Université « L’Orientale » de Naples. Ce champ d’étude, à partir de l’apprentissage du mandarin, m’a fourni une base de connaissances préliminaires solides pour entamer mon terrain de recherche à Taïwan.
Néanmoins, mes séjours taïwanais m’ont amené à procéder à une reconsidération des catégories pré-acquises au cours de mes études, à partir de mon terrain et plus spécifiquement de son contexte linguistique et socio-historique. En effet, si le mandarin a été le moyen d’accès privilégié aux sources écrites en langue vernaculaire et à la plupart des interlocuteurs, il s’est avéré limitant dans de nombreuses interactions informelles, notamment lorsque les acteurs parlaient le taïwanais, langue principalement utilisée dans les temples.
De plus, ma formation en études chinoises s’est révélée insuffisante pour bien comprendre le contexte socio-historique taïwanais, marqué notamment par une réévaluation de son identité, de son passé et des relations entre la population sinophone et les autochtones de langues austronésiennes. En ce sens, je considère mon travail sur les temples chinois à Taïwan comme un laboratoire d’étude pour une redéfinition des études chinoises dans le contexte taïwanais, en s’éloignant d’une vision sino-centrique, mais aussi d’une lecture du monde fondée sur une opposition entre l’Occident et le reste du monde.
4. Quelles données utilisez-vous ? Comment les avez-vous collectées ?
Les données utilisées dans la thèse relèvent de mes enquêtes ethnologiques de terrain à Taïwan. Elles se fondent avant tout sur les observations effectuées dans le Temple Hang-lôo-tē, mais aussi dans d’autres temples situés à Zhonghe et à Nantou, dans le centre de l’île. Elles étaient d’abord consignées dans un bloc-notes, puis enregistrées dans un carnet de recherche sauvegardé dans un cloud. Ces données incluent également des entretiens semi-directifs avec les acteurs sur place, certains organisés sur rendez-vous, pendant que d’autres se sont déroulés de manière spontanée tout au long des rituels ou des interactions quotidiennes. Ce travail d’enquête a finalement permis de produire des données multimédias, comme des photos ou des vidéos montrant des instants de la vie quotidienne et rituelle dans le Temple Hang-lôo-tē et en dehors, ainsi que des enregistrements des entretiens, effectués avec le consentement des acteurs.
Enfin cette thèse s’est aussi fondée sur des ressources documentaires locales, comme les annales de la ville de Zhonghe, conservées à la Bibliothèque Nationale de Taïwan, et sur des ressources trouvées sur le Web, tels des articles de journaux dans des bases de données numérisées portant sur l’actualité du temple, des pratiques lors des fêtes ainsi que sur l’implication socio-politique du lieu de culte et de ses gestionnaires au niveau local. La thèse s’est aussi appuyée sur des programmes télévisés visant à médiatiser l’histoire du temple et ses pratiques et des sources multimédias comme des films et des chansons (comme celle présentée ci-dessous).
Légende : Vidéo musicale de la chanson intitulée « L’amour dans le Hang-lôo-tē » de Si Bûn-pin 施文彬, 2011. [3]
La collecte de ce type de données a été dans la plupart des cas extrêmement délicate et difficile en raison de divers facteurs. D’abord, les entretiens avec les pratiquants qui visitaient le temple de manière occasionnelle se fondaient sur des questions très générales qui arrivaient très rarement à des sujets profonds comme la relation intime avec le dieu. La présence quotidienne des employés et de certains membres du comité m’a permis de surmonter cette difficulté à travers la construction de relations de confiance. Ensuite, d’autres éléments constituaient d’autres barrières. Mon âge et mon statut d’étudiante me mettaient dans une posture infantilisante face à mes interlocuteurs dans le temple, dans la plupart des cas âgés de plus de 50 ans. Ma condition de femme a également constitué une difficulté dans l’accès à certaines informations dans un environnement principalement masculin et réservé aux hommes.
In fine, ces données recueillies lors de cette enquête ont été essentielles pour développer mon travail d’analyse dans ce temple mais aussi pour approfondir les études du fait religieux à Taïwan et chez les sociétés chinoises dans le monde. J’envisage donc de déposer une partie de ces données dans des entrepôts de données comme Nakala, pour qu’elles soient librement accessibles et réutilisables. Pour créer un lien direct entre des articles scientifiques et les données brutes, je compte soumettre auprès des revues spécialisées un data papers explicitant ces données. Pour cela, il faut au préalable sélectionner les données qui pourront être rendues accessibles, notamment le matériel multimédia illustrant certaines pratiques et l’usage de certains objets. Par exemple, j’éviterai de publier les photos de personnes qui ne m’ont pas donné leur consentement explicite dans le cadre de la RGPD européenne.
5. Comment envisagez-vous de poursuivre ce travail ? Avez-vous de nouvelles perspectives de recherche ? Quelle est votre situation professionnelle à l’issue de la thèse ?
A court terme je compte développer la notion de lien entre le micro- et le macrocosme dans l’espace sinophone à travers une étude des pratiques alimentaires (Figure 5).

Lors de mes observations de terrain, j’ai pu constater que la nourriture était un véritable élément d’interaction entre les humains et les esprits. J’ai été par exemple confrontée à l’emploi de l’expression « manger la paix » (chi ping’an 吃平安), un souhait exprimé lorsque des participants à une cérémonie distribuent de la nourriture issue d’un rituel à des individus de leur entourage. Pendant le rituel, la nourriture est offerte aux esprits afin qu’ils puissent la consommer. Ce processus transforme l’aliment en un bien chargé des bonnes influences : il n’est plus un bien répondant à des besoins physiologiques mais un moyen facilitant l’interaction entre le micro- et le macrocosme.
Au-delà de l’analyse entamée du circuit horizontal et vertical de la circulation et distribution de la chance, ce travail permettra aussi d’étudier les cultes telluriques d’abord dans les sociétés chinoises puis dans une perspective comparatiste, à savoir dans les diverses sociétés du monde. Cette approche éclairera la façon dont les humains envisagent leur relation avec les entités surnaturelles par le biais de la croyance. L’étude des cultes telluriques contribuera également aux études portant sur la relation entre l’homme et son environnement.
Après ma soutenance de thèse, j’ai été chargée de la formation des publics à la BULAC. Grâce aux missions de ce poste, j’ai pu à la fois maintenir une proximité avec mon approche universitaire aréale et ma formation de base tout en conservant un regard vers toutes les actualités de la recherche en sciences humaines et sociales en matière de publications et de science ouverte. Durant cette période, j’ai travaillé sur la publication de mon premier article scientifique dans une revue avec comité de relecture, Études chinoises, et qui sera publié en 2026.
Depuis janvier 2026, j’ai intégré l’Institut d’Histoire de Taïwan de l’Academia Sinica à Taïwan dans le cadre d’un contrat postdoctoral. Cette mission, d’une durée de deux ans, porte sur une analyse anthropologique et ethno-historique des trois grands temples de Tudi Gong à Taïwan, identifiés comme tels dans les médias. Il s’agit du Hang-lôo-tē, situé dans le nord, le Temple Zinan à Zhushan (Zhushan Zinan gong 竹山紫南宮), dans le centre, et le Temple Fu’an à Checheng (Checheng Fu’an gong車城福安宮), dans le sud. Cette étude vise à comprendre les facteurs ayant conduit ces temples de Tudi Gong à acquérir une renommée nationale, à travers une analyse de l’histoire orale locale et de la structure communautaire. Elle s’intéresse également au champ d’action de ces dieux du sol, en étudiant les rituels et en identifiant le type de lien entre les acteurs qui fréquentent ces lieux de culte et le dieu.
L’Institut d’Histoire de Taïwan constitue un environnement de recherche stimulant, marqué notamment par les études sur Taïwan pendant la période japonaise, ainsi que par une attention particulière portée à l’approche ethno-historique et à la micro-histoire. Dans ce cadre, l’analyse porte non seulement sur les récits de mes interlocuteurs, mais aussi sur la manière dont ils collectent, produisent, conservent et valorisent les sources pour construire et formaliser l’histoire de leur lieu de culte. Je serai également amenée à consulter des sources primaires, notamment des archives conservées au sein de l’Institut, mais aussi auprès des institutions locales, voire dans les temples eux-mêmes.
Enfin, je considère cette période comme déterminante pour la valorisation des résultats de la recherche doctorale, ainsi que pour le développement de mes projets de recherche futurs sur les relations entre les humains, les esprits et l’environnement.
Bibliographie du billet
« Baodao shen hen da : bei zhong nan san da Tudi Gong miao qiu cai pingan dou kao Ta » 寶島神很大: 北中南 三大土地公廟 求財平安都靠祂 [Les dieux de l’ile de Formose sont très puissants : les trois grands temples de Tudi Gong dans le nord, le centre et le sud ; vous pouvez compter sur Eux pour la richesse et la paix]. Sanli xinwen wang 三立新聞網 6 septembre 2019. https://www.setn.com/News.aspx?NewsID=598331 (Consulté le 5/10/2022).
ALLIO Fiorella. « “Quatre jours d’épuisement, trois ans sans accident !” relations d’échanges avec les esprits et fonction chamanique dans un “rituel donneur de vie” à Tainan (Taïwan) ». Cahiers d’Extrême-Asie 30 (2021) : 51-108.
HAMAYON, Roberte. 1990. La chasse à l’âme : esquisse d’une théorie du chamanisme sibérien. Mémoires de la Société d’ethnologie, I. Société d’ethnologie.
PAVONE, Marta. 2018. « Quête de la chance pour une vie prospère : ethnologie de l’économie de la chance dans le temple de Tudi Gong du Hongludi Nanshan Fude (Hang-lôo-tē) à Taïwan ». Thèse d’anthropologie et d’études chinoises et taïwanaises, Paris, Inalco. https://theses.fr/s214775.
SI, Bûn-pin 施文彬. Hang-lôo-tē zhi lian 烘爐地之戀 [L’amour dans le Hang-lôo-tē]. 2011. Chanson – vidéo musicale. https://www.youtube.com/watch?v=4vSQ7opXYrk (Consulté le 13/12/2019).
Biographie

Marta Pavone est docteure en anthropologie sociale, diplômée à l’Inalco et à l’Institut Français de Recherche de l’Asie de l’Est (IFRAE). Actuellement post-doctorante à l’Institut d’Histoire de Taïwan à l’Academia Sinica, Taïwan et jeune chercheuse soutenue par le CCJ-CECMC, ses recherches portent sur le culte des divinités chtoniennes chinoises et sur l’économie des temples à Taïwan.
Courriel : [email protected] [email protected]
Bibliographie personnelle et liens vers les pages professionnelles et personnelles
PAVONE, Marta. 2018. « Quête de la chance pour une vie prospère : ethnologie de l’économie de la chance dans le temple de Tudi Gong du Hongludi Nanshan Fude (Hang-lôo-tē) à Taïwan ». Thèse d’anthropologie et d’études chinoises et taïwanaises, Paris, Inalco. https://theses.fr/s214775.
PAVONE, Marta. (A paraître 2026). « Les dieux comme des sujets sociaux : le cas du Tudi Gong du Temple Hongludi Nanshan Fude (Hang-lôo-tē), Taïwan ». Etudes chinoises, n. 45, 2026.
PAVONE, Marta. 22 janvier 2021. « Vingt-quatre heures dans le Hunglodei : un temple aux mille facettes ». Terrains De Taïwan, publication en ligne. https://doi.org/10.58079/UO4W.
PAVONE, Marta. 6 mai 2025. Les chemins de la chance : esquisse de l’anthropologie de Roberte Hamayon. https://doi.org/10.58079/13VDQ.
CV HAL https://cv.hal.science/marta-pavone
Page personnelle à l’IFRAE : https://ifrae.cnrs.fr/ifrae/membres/doctorantes/marta-pavone/
Page personnelle au CCJ- CECMC : https://ccj.ehess.fr/membres/marta-pavone
Lien vers theses.fr : https://theses.fr/2024INAL0019
Lien du Taiwan Studies Project https://frenchtaiwanstudies.org/presentation/equipe/
[1] Le taïwanais (taiyu en pinyin, tâigí selon la romanisation du taïwanais 臺語) est une langue chinoise parlée à Taïwan. Elle dérive du groupe des langues Minnan, parlées dans le sud-est de la Chine, notamment dans la province du Fujian. Le taïwanais est parlé aujourd’hui par 70% de la population de Taïwan.
[2] « Baodao shen hen da : bei zhong nan san da Tudi Gong miao qiu cai pingan du kao Ta » 寶島神很大: 北中南 三大土地公廟 求財平安都靠祂 [Les dieux de l’ile de Formose sont très puissants : les trois grands temples de Tudi Gong dans le nord, le centre et le sud ; vous pouvez compter sur Eux pour la richesse et la paix]. Sanli xinwen wang 三立新聞網 6 septembre 2019. https://www.setn.com/News.aspx?NewsID=598331 (Consulté le 5/10/2022).
[3]Si Bûn-pin 施文彬. Hang-lôo-tē zhi lian 烘爐地之戀 [L’amour dans le Hang-lôo-tē]. 2011. Chanson – vidéo musicale. https://www.youtube.com/watch?v=4vSQ7opXYrk (Consulté le 13/12/2019).
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OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Marta Pavone (30 mars 2026). Portrait: Marta PAVONE. Jeunes Chercheure·s Asie. Consulté le 23 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15z2d
Une réflexion sur « Portrait: Marta PAVONE »