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Qu’est ce qu’une démarche réseau ?

Les réseaux sociaux ont été créés au fil des années pour maintenir la proximité, faciliter les interactions humaines et sociales tant sur le champ professionnel que personnel. Nombreux sont ceux qui ont utilisé ces réseaux pour amoindrir le manque affectif du par la distance, à l’instar de ces jeunes étudiants qui partent étudier dans des pays étrangers et qui se retrouvent souvent livrer à eux-mêmes pour ne prendre que cet exemple. Ces réseaux ont bien évidemment facilité leur développement personnel en leur permettant d’évoluer dans un cadre complètement nouveau, tout en gardant en parallèle une très forte attache familiale.

Ces réseaux qui nous ont au départ procuré du soutien de plusieurs natures  (affectif, financier, etc.) sont aujourd’hui au centre du développement humain. En effet, si certains y ont développés leur petite zone de confort notamment sur Facebook, Instagram, où ils publient leurs photos, leurs humeurs du jour… D’autres, les instrumentalisent en créant des pages, des groupes de discussions où ils partagent leurs centres d’intérêts communs. Ils se vulgarisent donc de plus en plus, se diffusent et s’élargissent. A usage privé à ces débuts, ils constituent actuellement des atouts majeurs pour une meilleure visibilité. Une visibilité dans l’environnement social, dans le marché de l’emploi, puisqu’ils représentent souvent une effervescence dans l’interconnexion de groupes hétéroclites.

Qu’est ce qu’est réellement un réseau ?

Si beaucoup le définissent comme étant un groupe connecté par des goûts et des activités communs, nous considérons le réseau social comme un moyen par lequel l’individu peut se socialiser, se développer, s’enrichir d’idées fulgurantes et pourquoi pas trouver l’emploi de ses rêves. Cependant, il faut garder à l’esprit, qu’on n’entreprend pas la démarche réseau avec pour objectif de trouver du travail. Nous insistons sur le fait que nous ne devons ni relayer notre CV ni demander un poste de travail. L’objectif du réseau comme nous l’avons évoqué précédemment, c’est de se rendre visible. C’est un facteur de chance extraordinaire.

Comment se créer un réseau ?

Quand on nous parle de réseau, la première chose qui surgit dans notre esprit, serait de nous en crée un. Erreur… Nous avons tous un réseau ; ne jamais sous évaluer sa valeur… Un réseau est d’abord constitué par notre entourage le plus proche (R1), c’est à dire notre famille, les amis, les gens que nous croisons quotidiennement, y inclus notre pharmacien, notre psychologue… avant de s’étendre aux réseaux des inconnus (R3). Vous pourriez éventuellement créer un R3 en faisant du bénévolat dans des structures caritatives, en participant à des séminaires, à des conférences… Certaines personnes se sentiront peut-être plus à l’aise en générant un R3 au lieu de débuter par le R1… Quant au R2, il est composé des personnes que l’on peut atteindre au travers notre R1… Ce dernier peut directement nous recommander au R2.

En somme, l’essentiel, peu importe notre point de départ, R1, R2 ou R3, l’essentiel c’est de se rappeler des raisons pour lesquelles nous nous sommes rapprochées. Nous soulignons que ces raisons peuvent être diverses : emploi, coaching, publications, créer des liens… Où trouver l’amour, pourquoi pas ! Soyons fous ! L’objectif du réseau c’est avant tout de s’informer, obtenir des conseils, avoir des contacts, des recommandations, tester ses offres de solution.

Une des règles à ne surtout pas omettre dans ces types de relation : la loi de la réciprocité et de la bienveillance. Soyez bienveillant et indulgent avec votre réseau…

En définitif, la démarche réseau consiste non seulement à créer des liens avec notre environnement social mais aussi à se constituer un carnet d’adresse pour différents objectifs comme celui de marquer son originalité. Cette démarche consiste à tisser des liens forts afin de créer une connexion avec des personnes familières ou qui nous sont inconnues dans des activités diverses. A titre d’exemple, notre réseau peut nous parrainer dans l’intégration d’un secteur d’activité saturé. Cependant, un réseau s’utilise à bon escient. Prenez de temps en temps de leurs nouvelles sans être trop imposant.

Puis bien sûr, mettre en application cette démarche réseau peut sembler complexe, car c’est tout à fait normal de s’interroger sur la légitimité de notre action.

Dites-vous que vous êtes dans votre bon droit en gardant toujours à l’esprit que la démarche réseau consiste à se rendre visible, à recueillir des informations, à vous informer, à demander des conseils, à partager notamment des intérêts communs.

Ayant focalisé nos propos sur l’emploi, centre de nos besoins, pour toutes les personnes en quête d’un travail, bannissez l’envoi de votre CV. Soyez honnête, n’hésitez pas à dire que vous avez pris contact avec eux car justement vous souhaiteriez travailler dans ce secteur et que vous désiriez y obtenir des informations… Préparer vos questions en amont pour une éventuelle rencontre. N’éprouvez aucune crainte, normalement quand vous aurez à aller à la rencontre de ces personnes, parfois, elles aiment parler d’elles, surpasser vos peurs et adoptez une démarche humble et une position basse de questionnements. Si la prise de contact est chaotique, recommencer car au final comme le dit Marcel Proust, il n y a pas de réussites faciles ni d’échecs définitifs.

Bonne chance

L’islam au prisme des dialogues interreligieux

Cet article se donne pour objectif de mener une réflexion sur le devenir de l’islam en France et dans le continent africain non seulement au vu de ces évènements tragiques terrifiant le monde mais aussi sur la stigmatisation qu’elle subit au travers l’expansion d’un groupuscule de terroriste prônant des idéologies macabres.

Deuxième religion au monde, l’islam est aujourd’hui au cœur des débats. Présent dans tous les continents, notamment en Asie, en Afrique, en Europe, cette religion est instrumentalisée et mise à l’épreuve par des groupes de terroriste naissant s’autoproclamant défenseur de ses droits et valeurs. Si auparavant le terrorisme ne s’apparentait à aucune religion et s’entendait défendre des idéologies au travers des actes meurtriers ciblés, présentement il se vulgarise dans le monde, avec des actions plus désorganisées n’épargnant quiconque. On peut citer à titre d’exemple le premier acte terroriste ayant marqué l’histoire du XXIème siècle, le 11 septembre 2001, où 2977 personnes ont péri dans l’attaque visant des monuments symboliques du Nord Est des Etats-Unis[1]. Cet acte revendiqué par un groupe islamique nommé Al Qaïda ne fut pas sans conséquence. Si d’une part, de nombreuses personnes soutenaient l’action des Etats-Unis pour l’éradication de ce mouvement, de l’autre, ce groupe trouva non seulement des alliés mais aussi des fanatiques dans le continent africain tels que Al-Mourabitoun, Ansar al-Charia, Ansar Dine et Boko Haram pour ne citer que ceux-là[2]. Ainsi, à compter des années 2000, la naissance de ces mouvements dans des pays où l’islam est fortement pratiquée induit des quiproquos voire une dichotomie entre un islam rigoureux, se voulant originel et un islam modéré, spirituel prenant en compte les effets de la globalisation, de la nécessité d’une cohabitation avec des communautés religieuses distinctes.

Ces idéologies n’influent pas seulement l’Afrique mais aussi l’Occident avec des impacts disparates. En effet, si ces actions se juxtaposent dans le temps, néanmoins la conséquence de ces pratiques divergent selon leur contexte social selon un angle de vue du continent africain ou de l’Europe. Si d’une part, en Afrique subsaharienne, le Mali a connu en 2012 une prise d’otage de grande envergure à l’hôtel Radisson de Bamako, en Afrique centrale, cette menace se manifeste en 2013 par des prises d’otage de personnes d’origine étrangère[3]. Contrairement à ces pratiques, l’Europe quant à elle subit des attentats désorganisés, où les assaillants visent le plus grand nombre de victimes[4].

L’insécurité se faufile donc d’une part et d’autre laissant les gouvernants africains pantois face à une menace éprouvant leur capacité à assurer la sécurité des salariés d’origines étrangères participants à l’économie locale et l’appropriation de terre symbolisant la naissance d’un Etat dans un Etat.

Et de l’autre, une Europe fragilisée face à une menace inattendue où l’inquiétude règne partout et où nul ne semble être à l’abri.

Face à ce climat, il reste à s’interroger sur les conditions pouvant permettre un meilleur vivre ensemble, une meilleure compréhension des interactions humaines, l’acceptation de l’altérité dans un contexte où règne la méfiance, où circule les stéréotypes et où les idéologies naissantes deviennent plus prégnantes et dangereuses.

Au-delà de cette situation qui défraie les chroniques médiatiques et politiques, l’islam est constamment réinterrogé car incompris de part sa complexité. Comme les autres religions monothéïstes, les musulmans se divisent en deux branches ; les sunnites et les chiites. Au sein de ses deux branches regorgent plusieurs confessions dont les plus populaires entre autre pour ne s’en tenir qu’au sunnisme restent le wahhabisme, le soufisme ainsi que le salafisme. Des chercheurs tels que Fouzi Skali considère le soufisme comme étant : « un rempart contre l’islam radical »[5]. Si beaucoup s’accordent aujourd’hui à considérer ces actes barbares comme étant une proposition émanant de la religion musulmane, nombreux ne partagent pas ces croyances et prônent un univers de paix et de tolérance où croyances et symboles religieux ne seraient aucunement signe de provocation, de marginalisation ou d’instrumentalisation.

En effet, bien que partageant une croyance commune, à savoir l’unicité de Dieu « Allah », les musulmans dénoncent ces violences proliférées par ces djihadistes clamant œuvrer pour cette religion promulguant avant tout des valeurs de bienveillance ainsi que le respect de la vie humaine. Ces musulmans n’identifient ni leur religion ni leur pratique à ces initiatives barbares et favorisent le dialogue interreligieux pour consolider leur foi et lutter contre ce radicalisme social prégnant. Ces dialogues constituent une réponse intelligible dans la lutte contre les stéréotypes et l’instrumentalisation des religions.

Cependant il reste à s’interroger sur l’efficacité de ces dialogues interreligieux, constituent-ils réellement un début de réponse à la lutte contre l’islam radical ? Si tel en est le cas quelles sont les actions mises en place au sein de ses dialogues interreligieux et dans le continent africain et en Europe pour endiguer ce fléau ? Peut-on considérer que ces derniers arrivent à construire des ponts et à briser les frontières subsistant entre les religions monothéïstes ? Doit-on élargir le débat et parler de conflits de culture et de civilisation opposant l’Occident avec ces groupuscules terroristes se refugiant dans le continent africain ? Quel rôle peut jouer le soufisme dans l’islam dans ce contexte d’incompréhension et de guerre ? Subsiste t-il des dialogues intra religieux, c’est à dire entre musulmans pour amoindrir les tensions entre internes ?

Cette panoplie de questionnements constitue le fer de lance de ma recherche et les réponses à toutes ses interrogations constitueront des pistes de réflexion pour la lutte contre les stéréotypes et la cohésion sociale entre des citoyens de confessions distinctes mais partageant un destin commun, celui de la nation.

Dans une société divisée et fragmentée, il est plus qu’impératif que chacun retrouve son humanité, son désir commun de vivre ensemble et ce peu importe son appartenance religieuse.

Notes:

[1]http://www.revuedesdeuxmondes.fr/11-septembre-2001-attentats-tours-jumelles/ consulté le 12/05/2018 à 12h51

[2]https://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-18-principaux-groupes-islamistes-armes-dans-le-monde-2014-09-23-1210674 consulté 12/05/2018 à 14h09

[3]http://www.irenees.net/bdf_fiche-analyse-1054_en.html consulté 12/05/2018 à 13h30

[4]https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/96.html, consulté le 12/05/2018 à 14h11

[5]http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/04/le-soufisme-un-rempart-a-la-barbarie-des-extremistes_4587212_3212.html consulté le 12/05/2018 à 14h27