Retour sur l’école-chercheurs “Connaissances”
L’école-chercheur « Produire et mobiliser différentes formes de connaissances pour et sur la transformation des systèmes agricoles : regards interdisciplinaires » a fait salle comble à Port-Barcarès du 30 mai au 3 juin, avec 55 participants provenant de l’Inra (départements Sad, E&A, Phase et EFPA), du Cirad, des écoles supérieures d’agronomie et d’Universités.
Les organisateurs avaient pris le parti de concevoir une Ecole-Chercheur avec des ingrédients originaux : commencer par une mise en pratique artistique, apporter des éléments théoriques et méthodologiques sans faire appel à des conférenciers extérieurs, s’appuyer sur les témoignages et analyses des participants. L’objectif principal était donc de favoriser les réflexions croisées et les partages d’expériences entre les participants agronomes, zootechniciens, généticiens, modélisateurs, écologues, entomologistes, sociologues, anthropologues, géographes, économistes, didacticiens, chercheurs en science de l’éducation et en intelligence artificielle, autour de 5 axes :
- épistémologie : après avoir plongé dans une mise en pratique, les éclairages issus de la sociologie des sciences et des techniques, de l’histoire des sciences et sur le pragmatisme ont enrichi les réflexions épistémologiques de chacun sur ce qu’est la connaissance, ce qu’est une connaissance scientifique, les rapports qu’entretiennent les connaissances avec la vérité et avec l’action, dans différentes disciplines.
- utilité des connaissances produites : après un bref retour historique sur l’évolution des relations entre sciences et société, nous avons analysé la façon dont les demandes et les offres de recherche s’agencent de manière dynamique, ainsi que le rôle joué par les connaissances scientifiques dans l’impact de nos recherches.
- le recueil et la formalisation des connaissances : une diversité de méthodes et d’outils était donnée à voir, à vivre ou à manipuler… Les participants étaient invités à questionner leurs intérêts et leurs limites, ainsi que leur inscription plus ou moins implicite dans des épistémologies différentes.
- les enjeux socio-politiques de la production de connaissances : suite à une introduction sur les relations intimes entre connaissances, identités et pouvoirs du point de vue de l’anthropologie, la séquence de Théâtre forum « Touche pas à mon savoir » a suscité des réflexions sur la propriété intellectuelle, la responsabilité du chercheur, son éthique.
- le numérique : l’école s’est achevée par une conférence sur les transformations des pratiques scientifiques à l’ère du numérique.

Les perspectives imaginées par les participants sont nombreuses : un réseau de chercheurs s’intéressant aux connaissances, un groupe de réflexion sur le pragmatisme dans nos recherches, des séminaires d’approfondissements d’outils et de méthodes de recueil et de formalisation des connaissances, la mise en place d’une troupe de théâtre forum, une école-chercheur 2… Affaire à suivre, tous les volontaires sont les bienvenus !
En attendant, retrouvez sur le site internet de l’école l’ensemble des présentations, des photos et des dessins de l’école ainsi que le cahier de réflexivité qui rassemble de nombreuses ressources biblio, audio et vidéo.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Aurélie Coen (20 septembre 2016). Retour sur l’école-chercheurs “Connaissances” Les Recherches Impliquées. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/q4b8

