En mars 2022, je séjournais à Dijon pour avancer sur ma thèse et poursuivre mon enquête sur les vues d’optique possédées par Jehannin de Chamblanc1. J’avais profité du voyage pour prospecter dans le cadre du programme Chorégraphie de l’INHA, pour lequel je travaillais alors sous la direction de Pauline Chevalier. L’idée était de repérer des documents relatifs à la danse que nous pourrions présenter dans l’exposition Chorégraphies. Dessiner, Danser. XVIIe-XXIe siècle (Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon, avril-septembre 2025).
À la bibliothèque municipale, Mathilde Siméant m’avait aidée dans ma quête de manuels de danse, parmi lesquels une édition de l’Orchésographie (1589), les Lettres sur la danse et les ballets de Noverre (1760), Les principes de chorégraphie de Magny (1765) et L’almanach dansant de Guillaume (1770), ainsi que la Méthode pour exercer l’oreille à la mesure dans l’art de la danse de Bacquoy-Guédon (1777).
Florilège des ouvrages de danses consultés à la Bibliothèque municipale de Dijon
Une petite trouvaille : six quittances de paiement
Mais c’est aux archives départementales de la Côte-d’Or que j’ai fait mes meilleures trouvailles, à savoir plusieurs quittances de paiement pour des leçons de danse2
Les deux premières quittances, émises par Hely en 1776-1777
18 juillet 1776. 6 lt. Jay reçu de monsieur Laurent, procureure en cette ville et tuteur honoraires de mes Desmoiselles Duval des Sertenne 6 lt pour un mois de leçon de dance que jay donné a mademoiselle Des Sertenne L’ainée pensionnaire au Dames Ursulines de Dijon. Ce 17 juillet 1776. Hely
7 août 1777. Je soussigne déclare avoir reçu de Monsieur Laurent des Messieurs Des Sertennes la somme de trente livre pour trois mois de leçon de danses donné à chacun des messieurs des Sertennes. Fait à Dijon. Le 7 août 1777. Helly [ d’une autre main ] Réduit à trente livres pour les deux.
Deux autres quittances, de Blache, 1779
16 novembre 1778. 28 lt. J’ai soussigné et reconnu avoir reçu de monsieur Lorent, procureur en cette ville en qualité de tuteur honévaive de mesdemoiselle Duval d’Essertenne la somme de vingt huit livre pour quatre mois de leçon de dance que j’ai donné à mademoiselle dessertenne l’ainée a Dijon ce jourd’hui seize novembre mil sept cent septente huit. Blache. [ d’une autre main ] Monsieur Lorand voudera bien donner les 28 lt livres à dessus ennoncée dont j’ai fait l’avance pour Melle Desertenne l’ainée. Sr [Soeur?] de Chatelard. Maîtresse des Pentionnières [Pensionnaires]
16 août 1779. 28 lt. Je soussigne et reconnais avoir reçu du monsieur Laurent procureur en cette ville et tuteur honoraire de mademoiselle duval d’essertenne la Cadette la somme de vingt huit livres pour quatre mois de leçon de danse, à dijon ce lundi seize août mil sept cent soixante et dix-neuf. Blache. [d’une autre main ] Monsieur Lorand voudera bien donner la somme si dessus ennoncée. Sr [Soeur?] de Chatelard, Mettresse des dittes Demoiselles
Les deux dernières quittances, toujours de Blache, 1778-1779
17 août 1779. 7 lt. Je soussigne et reconnais avoir reçu de Monsieur Laurent, procureur en cette ville et tuteur honnéraire de médemoiselles duvals d’essertenne la somme de sept livres pour un mois de danse donné à mademoiselle d’essertenne l’ainée, a dijon, ce jourd’hui mardi dix sept août mil sept cent septante neuf. Blache. [ d’une autre main ] Monsieur Lorand voudera bien donner la somme cy dessus ennoncé, je luy ceré obligé. Sr [Soeur?] de Chatelard. Maîtresse des Pentionnières [Pensionnaires]
26 octobre 1779. 7 lt. Je soussigne et reconnois avoir reçu de monsieur Laurand procureur en cette ville en qualité de tuteur honnoraire de mademoiselle duval d’essertenne la cadette la somme de sept livres pour un mois de danse, fait a dijon ce 26 octobre 1779. Blache. [ d’une autre main ] Monsieur Lorand voudera bien donner la somme cy dessus ennoncée, pour Melle de Cecy dont j’ai fait l’avance. Sr [Soeur?] de Chatelard, Mettresse des dittes Demoiselles
Ces six documents sont donc des quittances, dressés par deux maîtres de danse, Hely et Bache à destination de Monsieur Laurent, afin d’attester qu’il a bien payé les sommes dues pour les leçons reçus par plusieurs enfants de la famille Du Val d’Essertenne (deux filles et aux moins deux garçons3). Ces enfants, en pension à Dijon (les deux jeunes filles sont pensionnaires chez les Ursulines) ont effectivement bénéficié, en sus de leur scolarité, des cours particuliers de danse, afin d’acquérir les compétences de maintien en bonne société.
Ce genre de pratique est alors attestée dans la France entière : dans les pensionnats et collèges, les élèves reçoivent un enseignement commun (lecture, écriture, religion, etc.) que leurs parents peuvent compléter par un ensemble de leçons dispensées par des maîtres particuliers, spécialisés en danse, en musique, en langues étrangères ou encore en histoire. Ici, c’est leur tuteur (peut-être sont-ils orphelins, ou bien sous la protection et surveillance d’un proche désigné par leur famille à Dijon) qui règle les leçons et en conserve les quittances, à la fois comme preuve que les factures ont été soldées, mais peut-être aussi pour rendre compte des dépenses liées à l’éducation des enfants (surtout si ces derniers sont orphelins : je suppose, qu’il faudra au tuteur se justifier auprès du conseil de famille de la bonne gestion de l’argent qui leur revient4).
Jacques-Philippe Le Bas d’après Canot, Le maitre de danse, eau-forte et burin, 1745, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie, RESERVE FOL-QB-201 (98), numérisé sur Gallica. Œuvre originale appartenant au domaine public.
Quant aux deux maîtres de danse, qui sont-ils ? Quelques-uns de ces multiples maîtres qui animent les bals et enseignent à danser dans la France des Lumières, et auxquels Sylvie Granger a consacré une très belle enquête5. Elle ne cite pas Hély, mais mentionne Blache, dont elle a relevé une annonce dans les Affiches, annonces et avis divers de Bourgogne en mai 1778 :
Le sieur BLACHE, Maître de Danse, nouvellement établi à Dijon, & successeur du sieur Delaistre, a l’honneur d’offrir ses services au Public. Il demeure chez le sieur JOVIN, proche des P. Minimes.6
Les demoiselles Duval D’Essertenne comptaient donc probablement parmi les premières clientes du maître de danse nouvellement arrivé, qui se dit successeur de Delaistre. Est-il en concurrence avec Hély, ou bien celui-ci a-t-il quitté Dijon ?
[Edit du 2/02/2026 :] Dans un récent article, Ludivine Panzani signale une supplique adressée par Blache (dans laquelle on apprend son prénom, Louis) aux échevins de Dijon, dans le but d’obtenir le statut de maître de danse privilégié de la ville7.
J’ajouterai, à propos de Blache, que deux danseurs portant ce nom (un père et son fils) sont actifs dans le monde de la danse de spectacle à Toulouse et à Marseille de la Révolution aux premières décennies du XIXe siècle8.
Affiches, annonces et avis divers de Bourgogne, numéro du 5 mai 1778. BM de Dijon, photographie par Mathilde Siméant
Le projet de recherche sur les enseignants en danse (ANR En dansant) mène actuellement des investigations sur les maîtres de danse de l’époque moderne et contemporaine, avec un important chantier de dépouillement d’archives9, qui apportera certainement de nouveaux éléments biographiques sur les maîtres de danse Blache et Hély.
Sylvie Granger avait déjà rassemblé un ensemble d’indices (annonces de presse, comptes de tutelles, principalement) pour documenter le prix, le rythme et les modalités des leçons de danses prises à domicile ou au sein d’établissements d’éducation. Ces six quittances complètent modestement le dossier, et corroborent ses conclusions10 : les contrats qui lient les maîtres de danses à leurs élèves sont courts, les leçons se paient généralement au mois, pour un tarif de 2 à 10 livres, selon la qualité du maître et, probablement, la durée et la fréquence des séances. Le prix payé par le tuteur des D’Essertenne est exactement identique à celui relevé par Sylvie Granger dans les comptes de tutelle de Françoise-Louise de la Brainière, qui reçoit, au Mans, autour de 1760 des leçons de danse pour 6 livres par mois. En 1776, Hély facture la même somme ; Blache, l’année suivante, est un peu plus onéreux (7 livres). On notera que les leçons dispensées par Hély pour les jeunes garçons sont plus chères : 10 livres, mais il s’agit d’un tarif groupé (« Réduit à trente livres pour les deux »).
Les coulisses d’une trouvaille fortuite
Comment tombe-t-on sur de tels documents, dans la masse des archives conservées partout en France ? Je ne sais plus si j’avais interrogé le moteur de recherche des Archives de la Côte-d’Or ou le méta-moteur France Archives (lequel moissonne de nombreux – mais pas tous ! – inventaires de services d’archives français) : en revanche, je me souviens très bien du mot clé que j’avais tapé « maître de danse ». Cela renvoie, dans les inventaires informatisés des Archives départementales de la Côte d’Or à 7 résultats pour le XVIIIe siècle. Il ne faut jamais perdre de vue que ces résultats positifs ne sont probablement que la partie émergée de l’iceberg : pour qu’ils apparaissent ainsi, il faut qu’un archiviste ait saisi ces mots-clés lors de la description du fonds d’archives (lequel est décrit avec un degré de précision variable, pièce à pièce ou plus global : on parle de granularité de la description), que l’inventaire soit numérisé et interrogeable via l’outil de recherche (il y a des inventaires qui n’existent qu’au format papier, ou qui ont été numérisé en mode “image”, ce qui ne permet pas de chercher les occurrences à l’intérieur).
Dans le cas présent, les six quittances que j’ai trouvé proviennent d’un seul et même fonds, intitulé « Collection d’autographes de Félix Vaillant de Meixmoron, magistrat et antiquaire (1793-1846)»portant la cote 18J. Il s’agit d’un fonds privé11 à l’histoire complexe, ainsi que le laisse percevoir la présentation du fonds sur le site des Archives départementales12.
Présentation du fonds sur l’instrument de recherche en ligne des Archives départementales de la Côte-d’Or
Magistrat sous la Restauration, ce Bourgignon a consacré son temps libre à rassembler des autographes et des papiers anciens, ayant trait principalement à des familles de la région. On ne connait pas l’ampleur originelle de sa collection, qui a été dispersée après sa mort. Divisés, les fragments de cette collection ont circulé chez différents marchands et collectionneurs, qui ont gardé la mémoire de leur provenance. Dès la fin du XIXe siècle, les Archives départementales ont acquis sur le marché, ou reçu par dons des ensembles de documents provenant de l’ancienne collection Vaillant de Meixmoron, lesquels ont été ventilés dans les fonds existants, en fonction de leurs producteurs, leurs restituant ainsi leur caractère d’archives publiques.
Les documents rassemblés sous la cote 18J sont entrés plus tardivement, entre 1963 et 1970 par acquisition auprès d’un marchand d’autographes et de documents historiques installé à Paris, Théodore Tausky. Contrairement aux documents précédemment acquis, ces vestiges de la collection Vaillant de Meixmoron n’ont pas été ventilés dans d’autres fonds mais conservés ensemble. Ils ont connu plusieurs (re)classements, dont le plus récent date de 2000 et résulte du travail de l’archiviste Michel de Lemps, qui en a également dressé l’inventaire.
Les documents sont aujourd’hui réparti en 88 cotes, correspondant chacun à une boîte (ou un dossier ? je ne me souviens plus…). A l’intérieur, les documents sont classés par ordre alphabétique de personne concernés par les documents. Ainsi, nos quittances de maîtres de danse, signées Hely et Blache se trouvent dans des pochettes à leur nom sous les cotes 18 J 8 (De Bizouard à De Blic) et 18 J 43 (De Hattier à Huget).
Je me demande en quelle mesure ce n’était pas là l’organisation originelle adoptée par le collectionneur, si l’on en croit les pochettes anciennes de rangement de ces autographes (des imprimés anciens recyclés), sur lesquelles on peut lire les descriptions manuscrite suivante :
Quittances. Hely. Artiste. Hely. Maître de danse à Dijon. 1776.
Quittances. Blache. Artiste. Blache, Maître de danse à Dijon. 1778-9.
Pochettes de conservation des six quittances : il s’agit d’un réemploi de pages arrachées d’un livre ancien, sur lesquelles ont été inscrit la matière des documents contenus, en vue de leur classement. Je n’ai pas eu la curiosité d’identifier l’ouvrage dont proviennent ces feuilles.
Je n’avais pas eu la curiosité, à l’époque où j’ai consulté ce fonds, de regarder la façon dont étaient conditionnées et inscrites les autres pochettes pour confirmer cette hypothèse que je formule en rédigeant ce billet. En tout cas, il apparaît clairement que ce qui a intéressé dans ces documents celui qui a effectué ce classement dans ces pochettes anciennes est bien le nom des maîtres de danse et non pas ceux des familles aisées, peut-être nobles, qui avaient bénéficié des cours13. L’archiviste, en dressant l’inventaire du fonds, a corrigé ceci puisqu’il inscrit les noms, le métier, suivi, entre parenthèse de la provenance originelles du document (ici, les papiers de la famille Du Val d’Essertenne). Cela permet de relancer la recherche sur ce nom de famille et découvrir, parmi le fonds 18 J, d’autres quittances à des maîtres : en toute vraissemblance, les enfants Du Val d’Essertenne ont aussi reçu des leçons de langues (par un certain Tirkir) et de musique (par Borne). Une liasse de 35 feuilles, indexée à Du Val d’Essertenne m’apporterait certainement des éléments de contexte complémentaires. Ce sera pour une prochaine visite !
Capture d’écran de l’instrument de recherche, avec la requête “Essertenne” (le formulaire de recherche en pied de page, ce qui ne le rend pas évident à trouver !)
Un dernier mot : l’inventaire dressé en 2000 par Michel de Lemps était dactylographié. Longtemps, il n’a été possible de le consulter que sous forme imprimée (et peut-être en PDF ?) directement aux Archives départementales. C’est parce qu’il a été rétroconverti, c’est-à-dire ici ressaisi et encodé en XML-EAD (un format spécifique propre aux descriptions d’archives) que l’on peut maintenant l’interroger en ligne, directement depuis l’interface de recherche des Archives départementales, et, par moissonnage, depuis le site France Archives. Cette rétroconversion date de 2019-2020 : aussi, avant cette date, je n’aurais pas pu trouver, par une simple interrogation du terme « maître de danse » sur internet, ces six quittances. Pour tomber dessus, il m’aurait fallu me rendre physiquement aux Archives, consulter l’instrument de recherche papier de ce fonds spécifiques (dont je ne connaissais même pas l’existence) et le passer en revue systématiquement… autant dire qu’il aurait été très peu probable que la quittance de Blache parvienne à ma connaissance et se retrouve exposée à Besançon dans l’expo Chorégraphie !
On trouvera des renseignements sur cette famille de Saône dans le Nobiliaire universel de France, tome 1, pp. 346-348 (disponible sur Gallica) et dans le Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 15, pp. 296-298 (également disponible sur Gallica). Au regard des informations disponibles, il me semble plausible que les élèves soient les enfants de Pierre-François-Joseph Du Val (le puiné de la famille Du Val d’Essertenne, mort en 1763), dont au moins deux filles et deux garçons étaient adolescents en 1776-1779 (entre 13 et 22 ans) et dont au moins un, Nicolas, restera attaché à Dijon où il deviendra Conseiller au Parlement. Cela pourrait aussi être leurs cousins de la branche ainé : de plus amples recherches seraient nécessaires pour trancher. ↩︎
Les inscriptions au dos des quittances (année, chapitre, numéro de pièce) vont dans ce sens et indiquent un souci de garder ordonner les preuves de paiement à des fins de comptabilité. ↩︎
Sylvie Granger, Danser dans la France des Lumières, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2019, p. 140. Cet ouvrage a été une de mes plus belles lectures des confinements de 2020-2021. C’est un ouvrage que je recommande toujours chaleureusement, car il est écrit avec un souci de pédagogie rare et généreux (et d’incarnation de l’émotion de la recherche), qui le rend très agréable à la lecture, même pour des non-spécialistes de la période. Il est disponible en format numérique sur OpenEdition. ↩︎
Dans le même numéro des Affiches, annonces et avis divers de Bourgogne, Blache fait paraître une autre annonce, pour la vente d’un « Cabriolet à quatre roues, garni de velours de coton d’Utrecht, un cheval & le harnois, à vendre. S’adresser au sieur Blache, maître de danse, chez le sieur JOVIN, proche les R.P. Minimes ». Je dois à Mathilde Siméant de l’avoir déniché ! ↩︎
La supplique, datée du 29 avril 1778 est conservée aux Archives municipales de Dijon, sous la cote FF 19. Sur cette pièce et sur le statut de maître de danse privilégié en province, voir Panzani Ludivine, « Se faire une place en province : stratégies et pratiques des maîtres à danser dans le marché de l’enseignement (années 1750-1780) », Recherches en danse, no 13, 2024, DOI: 10.4000/12mv6. ↩︎
Annonces dans le Journal de Provence, 20 oct. 1791 ; Journal de Toulouse, 29 mai 1797. D’autres occurrences postérieures consultables dans Retronews. ↩︎
S. Granger, Danser dans la France des Lumières, pp. 164-166 et 194-195 ↩︎
la lettre J correspond presque toujours aux fonds privés dans les cadres de classement des archives départementales ↩︎
Toutes les informations qui suivent proviennent de l’introduction de l’instrument de recherche ↩︎
Et cela m’a un peu surprise : j’avais supposé que Félix Vaillant de Meixmoron, dans le contexte de la Restauration, aurait été d’abord mu par un désir de rassembler des pièces sur les familles nobles bourguignonnes de l’Ancien Régime. ↩︎
Johanna Daniel
Doctorante au LARHRA (Lyon 2) et chargée d'études et de recherche à l'Institut national d'Histoire de l'Art (Paris), rattachée au… Lire la suite
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante : Johanna Daniel (1 février 2026). Six quittances de paiement pour des leçons de danse (Dijon, 1778-1779). À l'enseigne d'Isidore & Ganesh. Consulté le 26 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/15lod
Isidore & Ganesh est le carnet de recherche de Johanna Daniel. Conçu originellement comme un blog consacré aux outils numériques en histoire de l’art, il s’est mué en 2019 en carnet de doctorat, alors que je préparais ma thèse sur les vues d’optique(soutenue en 2024).
Post-doctorante à l’INHA, mes travaux actuels portent sur les usages de l’image numérique par les historiens et historiennes de l’art.
Je poursuis parallèlement mes recherches sur la culture visuelle au XVIIIe siècle (économie et circulation de l’estampe) et sur les spectacles marginaux aux XVIIIe et XIXe siècles.
Antérieurement (2012-2019), je publiais sur le blog Orion en aéroplane, aujourd’hui archivé.
Le présent carnet est diffusé sous licence CC-BY-NC-ND-4.0