
Issu d’une des plus illustres familles d’Auvergne, Grégoire de Tours naquit en novembre 539. Il comptait parmi ses ancêtres Grégoire, évêque de Langres. Sacré évêque de Tours le 22 août 573, il mourut en 594.
Élevé par son oncle Gall, évêque de Clermont-Ferrand, il parut avec éclat dans les fréquents conciles d’alors. Au cinquième concile de Paris il défendit victorieusement l’évêque Prétextat, de Rouen, contre les accusations de Chilpéric et de Frédégonde, dont il se fit de cruels ennemis. Dans les démêlés entre la Neustrie et l’Austrasie, il résista aux menaces de Chilpéric et se montra favorable à Childebert II qu’il alla quelquefois visiter à Metz. Il se montra surtout ami de la paix et s’efforça de la maintenir entre les princes. Chilpéric même lui demanda sa bénédiction.
Grégoire de Tours avait pris une trop grande part aux affaires de son temps pour s’abstenir d’en écrire la relation; il écrivit donc d’abord le fameux Traité d’Andelot, puis huit livres sur la vertu et les miracles des saints et enfin son ouvrage le plus connu, Histoire ecclésiastique des Francs (en 10 livres) qu’il dédia au roi Chilpéric et qui constitue un de nos monuments historiques les plus précieux.


