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peindre

Définition, traduction, prononciation, anagramme et synonyme sur le dictionnaire libre Wiktionnaire.
Du moyen français peindre, de l’ancien français peindre, du latin pĭngĕre peindre », « teindre », « enluminer », « orner », « décorer », « émailler », « représenter », « broder », « dépeindre par la parole », « figurer »).
Le verbe latin est apparenté à pigmentum qui a donné « pigment ».
Mme Labille-Guiard en train de se peindre.

peindre \pɛ̃dʁ\ transitif direct ou pronominal 3e groupe (voir la conjugaison) (pronominal : se peindre)

  1. Enduire ou couvrir de peinture, de couleur ou de pigments.
    • La façade était peinte en blanc et les arêtes de la corniche se rehaussaient d'un filet rouge qui en accentuait le profil.  (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Le sanctuaire, dont les piliers sont décorés des statues des Apôtres, était entièrement peint.  (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Au Québec, nous avons une distinction sémantique entre peinturer et peindre, le premier étant ce que n'importe qui fait sur les murs, le second étant l'action de l'artiste…  (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 19)
    • Car la mode, c’est aussi les millions de tonnes de crèmes, poudres, laits, lotions, maquillages, démaquillants, prémaquillants, produits à se peindre, à se bronzer, à ôter la peinture, à s’oindre, à s’enduire, à se désenduire, à se pommader, à se friser, à s’onduler, à se défriser, à nourrir les cheveux, les laver, les traiter, les dépelliculer, les blondir, les faire briller, les remplir de reflets, les décolorer, les recolorer, les soigner, les faire respirer, les faire pousser, repousser, ôter les duvets superflus, maigrir, mincir, grandir, développer les seins, gommer les hanches, affiner la taille, avaler l’estomac, fondre les kilos en trop, exalter le buste, renforcer les appas défaillants…  (Jeune Afrique, 1969, no 435 à 451, page 52)
  2. Représenter une personne ou une chose, par des lignes et par des couleurs.
    • […] : il engagea plusieurs de ses amis à se laisser peindre par elle, et ces essais commencèrent à lui donner de la réputation.  (Marie-Jeanne Riccoboni , Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • Et je vais te peindre couchée, grandeur nature. Et quand ça y sera — et ça y sera, je t’en fous mon billet — tu verras quelque chose, Tsoin-Tsoin. Les plus calés — tiens, même Carlaine — en baveront des ronds de chapeau.  (Pierre Duniton, Les loisirs du gabelou, Éditions Victor Attinger, 1930, page 67)
    • Selon les statuts de cette société savante, ses futurs membres s'engageaient à offrir, pour leur intronisation, leur portrait grandeur nature. Bach fit donc peindre son portrait par Elias Gottlob Haussmann, le peintre officiel de Leipzig.  (Philippe Charru et ‎Christoph Theobald, L'esprit créateur dans la pensée musicale de Jean-Sébastien Bach, Éditions Mardaga, 2002, page 269)
    • Donc, l'art de la peinture esquisse et restitue en image les Grâces et donne de la consistance à leur corps par les couleurs ; désormais, il les peint toutes trois en pied et les présente nues, sans vêtements ni voiles.  (Marina Loukaki, Les Grâces à Athènes : Éloge d’un gouverneur byzantin par Nikolaos Kataphlôron, Éditions De Gruyter, 2019, page 83)
  3. (En particulier) Décorer de figures ou d’ornements.
    • Il était aide-jardinier à l'Hôtel-Dieu de Séez lorsqu'un artiste chargé de peindre les panneaux et le maître-autel de l'église, tomba malade et laissa son œuvre inachevée.  (« Conté (Nicolas-Jacques) », dans l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle, supplément, tome 26, Paris, 1853, p. 258)
    • En 1861, il a peint le plafond et les dessins de portes du salon des Fleurs aux Tuileries, ainsi que le plafond du salon de l'hémicycle à l’Élysée.  (« Chaplin (Charles)  », dans le Dictionnaire universel des contemporains, édité par Gustave Vapereau, Paris : Librairie Hachette & Cien 5e éd., 1880, p. 399)
  4. (Sens figuré) Décrire, représenter quelque chose par des mots qui font image.
    • Les Grecz & Latins ont appellé Tragèdie, vne sorte de poesie, & de moralité, en laquelle ilz peignoyent & representoyent l'estat, la vie & la fin des riches, des gros & des Princes de ce monde, comme ilz faisoyent celle des menus peuples, & des hommes de moindre qualité, par les farses qu'ilz nommoyent Comedies.  (Pierre Viret, Dialogues du desordre qui est a present au monde, […], 4e partie : De la Metamorphose, Genève, 1545, p. 768)
    • Louis XVI n'était pas précisément tel qu'on s'était attaché à le peindre pour l’avilir : ce n'était ni l’imbécile abruti qu'on exposait au mépris du peuple, ni l'honnête homme bon et sensible que préconisaient ses amis.   Notices historiques sur la Révolution », dans Mémoires de Mme Roland, éditées par J. Ravenel, volume 1, Paris : chez Auguste Durand, 1840, page 286)
    • Dans leurs oupa-oupa, qui passent avec raison pour des danses très obscènes, les acteurs peignent par des pantomimes expressives toutes les passions qui les exaltent.  (Thomas Arbousset, Tahiti et les îles adjacentes, 1867)
    • Le malgracieux mais spirituel Scarron écrivait jadis au cardinal de Retz dont il allait parler dans une préface : « Tenez-vous bien, monseigneur, je m'en vais vous peindre. »  (« Mme Judic », texte anonyme, dans L’Eclipse, revue comique illustrée du 6 mai 1877, hors-texte entre les pages 356 & 357)
    • C'est par les lettres qu'il écrivait, les livres qu'il aimait, les amis qu'il choisissait, par ce perpétuel mélange de documents et de témoignages, qu'il est possible de le peindre dans sa première jeunesse.  (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 20)
    • La Fontaine et La Bruyère n’énoncent rien de fatal ou d’éternel quant aux vilenies qu'ils peignent.  (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, page 194, note 2)
    • Mais ce n’est ni à leur décision, ni à leur volonté, ni même, quoi qu’ils aient pu en dire, à leur sens de l’humour, qu’ils durent d’échapper, quelque temps encore, à un avenir qu’ils peignaient complaisamment aux couleurs les plus sombres.  (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 83)'
  5. (Pronominal) (Sens figuré) Se traduire, se manifester.
    • Habitué à tout supposer, le brigadier aurait peut-être conçu des soupçons à l'aspect de cette physionomie ouverte où se peignaient si fidèlement les mouvements de l'âme.  (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Les visages se peignirent de lassitude. […]. Gassin eut l'impression qu'ils venaient tous de vieillir, d’un seul coup.  (Alain Demouzon, La Pêche au vif, chap. 11, Éditions Flammarion, 1977)
  6. (Pronominal) (Sens figuré) Représenter ses pensées, son style pour faire connaître son caractère et ses inclinations.
    • S’il est vrai de dire que chaque écrivain se peint dans son œuvre, combien cela ne doit-il pas être plus évident encore pour celui qui n’a pris la plume que dans le but d'exprimer une pensée dont il était depuis longtemps poursuivi et dont il avait cherché vainement la réalisation en ce monde.  (S. Cambray, « Les origines d'un Chef d’œuvre : Paul et Virginie », dans Le Correspondant, tome 110 (nlle série - t. 74), Paris, 1878, p. 697)

Apparentés étymologiques

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1. Enduire de couleur

1. Faire un ouvrage à base de peinture

2. Représenter une personne, une chose

Vocabulaire apparenté par le sens

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  • Aide sur le thésaurus peindre figure dans le recueil de vocabulaire en français ayant pour thème : colorer.

Prononciation

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Références

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