Dandy

Un dandy est un homme se voulant élégant et raffiné, se réclamant du dandysme, courant de mode et de société venant de l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle, mais aussi d'une affectation de l'esprit et de l'impertinence.
Étymologie et évolution du sens
[modifier | modifier le code]
L'origine du mot est obscure[1] mais pourrait remonter à la Renaissance et à Rabelais (sous sa forme « dandin ») avant de passer par Molière (Georges Dandin) et partir en Angleterre.
Le terme d'excentricité, défini comme une manière d'être, notamment dans l'habillement et l'apparence, qui rompt totalement avec la règle du commun des hommes, a commencé à s'appliquer au comportement humain dans les années 1780 ; parallèlement, le mot dandy apparaît vers la fin du XVIIIe siècle — en Angleterre[2] —, se distinguant de l'excentricité car il « joue avec la règle » mais la respecte encore[3] : dans les années précédant la révolution américaine, le premier couplet et refrain de la chanson Yankee Doodle tourne en dérision la pauvreté et les manières vulgaires des colons américains, suggérant qu'un Américain moyen possédant un simple poney et un vêtement orné pouvait être qualifié de « dandy » par rapport à ses compatriotes, suggérant aussi qu'un beau cheval et des vêtements à galons d'or permettaient de distinguer le macaroni anglais (appelé en France l’« élégant » ou le « merveilleux »).
Une autre origine possible est le dandy prat, pièce de monnaie de peu de valeur utilisée au XVIe siècle sous Henri VIII, terme s'appliquant par la suite aux jeunes hommes médiocres mais qui veulent briller par leur habillement[4]. D'autres origines sont aussi évoquées, comme le terme français dandin, ou ceux anglais dandle (se dandiner), dandelion, voire le prénom Andrew[2].
Selon le biographe d'Oscar Wilde, Daniel Salvatore Schiffer, le mot dandy date d'environ 1780 : dans une ballade écossaise anonyme est mentionné un jeune homme efféminé surnommé Andrew (diminutif Andy), « coq du village » raillé par la population notamment lorsqu'il se dandine derrière une jeune fille (« Andy is dandeling »). Dandy serait donc un mot-valise formé à partir du verbe « dandle » et d'« Andy », désignant dans la région frontalière entre l'Angleterre et l'Écosse (Border ballad) de jeunes gens qui fréquentaient l'église ou la foire annuelle dans une tenue excentrique[5]. Ce mot à la mode fut adopté vers 1813-1819 à Londres pendant les guerres napoléoniennes à propos du fashionable (en), « élégant » suivant la mode (le représentant type est George Brummell)[6], le dandy se différenciant parfois en créant lui-même la mode et un certain mépris du savoir-vivre[7]. Ce terme apparaît ensuite en France qui connaît une vague d'anglomanie sous la Restauration, comme l'atteste l'apparition de mots liés à la mode : fashion, snob, smart, select. Dans le slang de l'époque, un « dandy » se différencie d'un « Fop (en) » par une robe plus raffinée et sobre.
Au XIXe siècle, il prédomine chez le romantique français voulant être « reconnu » dans la société (Stendhal, Eugène Sue voire Baudelaire, poètes de la Jeunes-France)[8]. Alors qu'il devient nettement péjoratif chez Littré qui le définit comme un « homme recherché dans sa toilette et exagérant les modes jusqu'au ridicule »[9], certains écrivains comme Baudelaire, Barbey d'Aurevilly ou Villiers de l'Isle Adam privilégient son sens esthétique et spirituel à celui de l'élégance vestimentaire, bien que ce dernier sens reste courant à toute époque. Ces derniers rédigent des textes qui théorisent le mode de vie dandy sous le terme dandysme[10],[11].
À la fin du XIXe siècle, la rencontre entre le dandy et l'esthète, dans le contexte de la littérature idéaliste et symboliste, prend une dimension artistique, tant dans la sacralisation de l'art et de "l'amateur" que dans la métaphysique de la vie comme art. La canne, symbole de l'élégance, y rejoint la plume, attribut du penseur, dans une esthétique globale (de Baudelaire à Jean Lorrain, de Barbey d'Aurevilly à Joséphin Péladan) dont l'héritage sera perceptible encore au XXe siècle, de Salvador Dali à Yves Klein.
Au XXIe siècle, le mot dandy est un adjectif badin, souvent sarcastique pour signifier « beau ». Lorsqu'il est utilisé sous la forme d'un substantif, il se réfère à un homme à l'apparence soignée et bien habillé, plus souvent à un homme narcissique.
Description du dandy et théorisation du dandysme
[modifier | modifier le code]Cultivant l'élégance, la finesse et l'originalité, le style « dandy[12] » s'attache principalement au langage et à la tenue vestimentaire.
La définition d'un dandy pourrait être « homme à l'allure précieuse, originale et recherchée, et au langage choisi ». Mais le dandysme n'est pas une esthétique fixée : il peut être protéiforme, et le dandysme d'un George Brummell, souvent considéré comme originel[2], est très différent du dandysme d'un Oscar Wilde.
Dans sa biographie d’Eugène Sue, dont les camarades de collège moquaient l’élégance en le surnommant « le Beau-Süe », Jean-Louis Bory propose un historique du dandysme : « Le petit marquis talons rouges de Louis XIV, devenu le roué de la Régence, devenu le petit maître style Louis XV, devenu le mirliflore de l'époque Louis XVI, devenu le muscadin de Thermidor, devenu l'incroyable du Directoire, est devenu le fashionable de la Restauration, qui devient […] le « lion » de la monarchie de Juillet, qui va devenir le gandin du Second Empire, contemporain de la biche et du daim (affligeante zoologie, successeurs minuscules, caricatures abâtardies, imitations essoufflées du lion) qui deviendra, de dégénérescence en dégénérescence, le gommeux, le cocodès, le petit crevé de la Troisième République, le « swing » et le « zazou » de Vichy et de l'occupation Allemande »[13].
Plus loin, il en dépeint l’attitude, expliquant en quoi il se différencie du « lion » dans les années 1830 : « Brummell est dieu, d'Orsay est son prophète. On se sent, on se veut à ce point différent et au-dessus des autres que choses et gens n'existent plus. Le dandy ne les voit plus, il n'en est plus, il ne peut plus en être touché. Être surpris, admirer, c'est se reconnaître inférieur. D'où le flegme, cette armure glaciale. Et pour seules attitudes possibles l'ennui, ou les attitudes qui traduisent un mouvement (quand on daigne se mouvoir) du haut vers le bas, condescendantes : le mépris gourmé, la politesse, qui se doit d'être irréprochable, et les différentes formes d'ironie qui vont de la plaisanterie entre pairs, l'humour, jusqu'à (puisqu'elle s'unit au dédain de plaire) l'insolence la plus cinglante […] Seul point, peut-être, sur lequel on se sépare, mais subtilement du dieu Brummell : « la convenance exquise ». Brummell était à ce point certain que rien de commun ne pouvait exister entre lui et les autres, qu'il n'était même plus besoin qu'il s'en distingue : un homme bien mis ne doit pas être remarqué. Le pur dandy partage ce point de vue, le lion non. Il préfère une toilette recherchée, voire fracassante : cannes « étourdissantes » chères à Balzac, monocles carrés, redingotes balayeuses, gilets pharamineux. Et les inévitables gants jaunes »[14].
Selon lui, la psychologie du dandy oscille entre frivolité arrogante et révolte contre l’ordre bourgeois : « C'est, on en convient, accorder beaucoup d'importance à sa petite personne. Ce cancer de la self-respectability conduit le dandy, prétend Balzac, à devenir « un meuble de boudoir, un mécanisme extrêmement ingénieux, mais un être pensant, jamais ». C'est se montrer trop sensible aux apparences, et confondre une impassibilité proche, en effet, de celle d'un objet avec le néant. […] Mais chez quelques-uns d'entre eux (ceux qui intéresseront Balzac : les Marsay, les Rastignac, les Trailles), il y a des griffes quelque part. Le dandysme est autre chose qu'une affectation imbécile. C'est une morale. Mieux : c'est une arme. […] Pareille haine pour la morale épicière. Pareille volupté secrète de se sentir membre d'une élite, dispensé de cette morale, hors la loi commune, au-dessus d'elle. Le dandysme est la manifestation extérieure (volontairement désinvolte puisque cette désinvolture participe de l'arsenal belliqueux) d'une opposition profonde aux contemporains ; la transposition d'un héroïsme révolutionnaire sur le plan, apparemment frivole, d'une activité éphémère — puisque la mode change sans cesse — et violemment moderne — puisque la mode se confond avec la plus fine pointe du présent. Double façon (par l'éphémère et le moderne) de fracasser élégamment le sérieux des autres qui s'appuie sur le durable, et, par conséquent, sur le passé »[15].

Le dandysme constitue aussi une métaphysique, un rapport particulier à la question de l'être et du paraître, ainsi qu'à la modernité. De nombreux auteurs, la plupart du temps eux-mêmes des dandys, se sont interrogés sur son sens. Ainsi, dans un contexte de décadence, Baudelaire identifie le dandysme comme le « dernier acte d'héroïsme » possible, recherche de distinction et de noblesse, d'une aristeia de l'apparence :
« Le Dandy doit aspirer à être sublime sans interruption, il doit vivre et dormir devant un miroir »
— Baudelaire, Mon cœur mis à nu
Identifié, souvent à tort, comme une simple frivolité, le dandysme, au contraire, se pense par ses pratiquants, surtout au XIXe siècle, comme une ascèse et une discipline extrêmement rigide et exigeante. Ainsi, toujours selon Baudelaire : « Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde »[16].

Le dandysme constitue un jeu permanent sur l'être et le paraître qui explique que l'on ne distingue pas véritablement les dandys de chair de ceux de papier. Dans les deux cas, il s'agit de faire de « l’esthétique le but suprême de l’existence, et en la définissant non pas comme une imitation de la nature, mais au contraire comme un arrachement à la vulgarité des lois de la nature »[17].
Dans les romans de La Comédie humaine, Honoré de Balzac a présenté toute la gamme des dandies dont les représentants les plus caractéristiques sont Henri de Marsay : « […] le jeune comte entra vigoureusement dans le sentier périlleux et coûteux du dandysme. Il eut cinq chevaux, il fut modéré : de Marsay en avait quatorze »[18] ou Maxime de Trailles : « Monsieur de Trailles, la fleur du dandysme de ce temps là, jouissait d'une immense réputation »[19].
Dans la vie réelle, Balzac avait une grande admiration pour le « dandy-lion » Charles Lautour-Mézeray, journaliste et mondain[20], qui lui a servi de modèle pour le personnage d'Émile Blondet[21]. Il a en outre donné de nombreuses interprétations sur la notion de dandysme dans des articles parus dans La Mode et dans son Traité de la vie élégante, 1830. Le dandy le plus connu était George Brummell, dit le « beau Brummell ». C'était un courtisan qui fréquentait la cour d'Angleterre. Ses héritiers sont notamment Barbey d'Aurevilly, Oscar Wilde, Robert de Montesquiou, Paul Bourget ou Baudelaire en France.
Souvent assimilé au snobisme, le dandysme en est pourtant différent puisque le snob et le dandy hiérarchisent de façon inverse la personne et le groupe[citation nécessaire][22].
Dandys et queers
[modifier | modifier le code]XVIIIe – XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Le dandysme du début du XXe siècle est marqué par l'admiration d'auteurs gay comme Marcel Proust, Jean Cocteau et Serge Diaghilev, surtout en Angleterre où leur sexualité est émulée sans pouvoir être exprimée aussi ouvertement qu'en France[23.1]. Oscar Wilde, l'un des dandys les plus connus, est par exemple une figure fondamentale de l'histoire LGBT[17]. La rébellion esthétique des dandy de l'époque est caractérisée par le refus des normes hétérosexuelles[23.2] et parfois vue comme une rétribution suite à la condamnation d'Oscar Wilde[23.1].
Le dandy est typiquement homosexuel, bien qu'il existe de nombreuses figures du mouvement qui ne le soit pas[23.3],[24]. La « décadence » associée au mode de vie dandy est en fait, pour Maxime Foerster, « une pratique consacrée à la radicale déconstruction de la matrice de la différence des sexes ». Le dandy ne serait pas tant homosexuel ou efféminé qu'androgyne, c'est à dire qu'il nie la différence entre les sexes, dans une approche qualifiée de manière anachronique par le terme queer[17].
XXe – XXIe siècle
[modifier | modifier le code]Historiquement, les femmes sont exclues de la culture dandy par les hommes, notamment Baudelaire et Barbey d'Aurevilly[17]. Cependant, notamment à partir du XXe siècle, sont considérées comme dandys : Colette (1873-1954), Coco Chanel (1883-1971), Marlene Dietrich (1901-1992), Greta Garbo (1905-1990), Audrey Hepburn (1929-1993), Françoise Sagan (1935-2004), Glenn Close (1947-) ou Grace Jones (1948-)[10],[25]. Mais dès le siècle précédent, George Sand (1804-1876), Sarah Bernhardt (1844-1923) peuvent être considérées comme dandy également[25].
Il s'agit souvent femmes lesbiennes ou bisexuelles qui trouvent dans le dandysme une forme d'émancipation. La tendance continue au XXIe siècle, notamment grâce au mannequinat et à l'émergence d'une nouvelle androgynie[25].
Dandys célèbres
[modifier | modifier le code]- Benjamin Disraeli, Premier ministre du Royaume-Uni (1804-1881).
- Alfred Guillaume Gabriel d'Orsay, comte d'Orsay (1801-1852).
- Robert de Montesquiou (1855-1921).
- George Brummell, dit « beau Brummell » (1778-1840)[2],[17],[23]
- Lord Byron (1788-1824)[23]
- Eugène Delacroix (1798-1863)
- Paul Deschanel (1855-1922)
- Charles Lautour-Mézeray (1801-1861)
- Alfred de Musset (1810-1857)[11]
- Jacques d'Adelswärd-Fersen (1880-1923)
- Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889)[26],[23]
- Villiers de l'Isle Adam (1838-1889)
- Robert de Montesquiou-Fézensac (1855-1921)[23]
- Henri Farge (1884-1970)
- Paul Bourget (1852-1935)
- Alfred d'Orsay (1801-1852)
- Édouard Manet (1832-1883)[10]
- Charles Haas (1832-1902)
- Hélie de Talleyrand-Périgord, dit « Hély » de Talleyrand-Périgord (1859-1937)
- Gabriele D'Annunzio (1863-1938)
- Boni de Castellane (1867-1932)
- Sacha Guitry (1885-1957)[11]
- Jean Cocteau (1889-1963)[11]
- Pierre Drieu la Rochelle (1893-1945)[23]
- Charles de Beistegui (1895-1970)
- Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)[11]
- Emil Cioran (1911-1995)[10]
- Alexis de Redé (1922-2004)
- Andy Warhol (1928-1987)[10]
- Jacques de Bascher (1951-1989)[27]
- David Bowie (1947-2016)[17],[28]
- Pete Doherty (1979-)[23]
- Harry Styles (1994-)[29]
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Marguerite Champeaux-Rousselot, « Dandy: un terme dandinant… », sur academia.edu (consulté le ).
- 1 2 3 4 Françoise Coblence, « Dandysme », sur Encyclopædia Universalis (consulté le ).
- ↑ Alain Montandon, L'Honnête homme et le dandy, Gunter Narr Verlag, , p. 170
- ↑ Édouard Charton, Le Magasin pittoresque, (lire en ligne), p. 343
- ↑ Franck Ferrand, « Oscar Wilde » dans Au cœur de l'histoire, 30 novembre 2011
- ↑ Définition dandy sur CNRTL
- ↑ Alain Montandon, L'Honnête homme et le dandy, Gunter Narr Verlag, (lire en ligne), p. 247
- ↑ Alain Rey, Dictionnaire historique de la langue française, éd. Le Robert, 1998, p. 992
- ↑ Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Hachette, 1889, tome 2, p. 851
- 1 2 3 4 5 Le Nouvel Observateur, « Métaphysique de dandysme », critique littéraire, sur Bibliobs (Le Nouvel Observateur), (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 Élodie de Boysson, « Le dandysme au musée Christian Dior », sur Connaissance des Arts, (consulté le ).
- ↑ La Montre à Gousset, « Qu'est-ce que le Style Dandy ? », sur la-montre-a-gousset.com.
- ↑ Jean-Louis Bory, Eugène Süe, Le roi du roman populaire, Hachette, 1962, p. 137
- ↑ Jean-Louis Bory, Eugène Süe, Le roi du roman populaire, Hachette, 1962, p. 138
- ↑ Jean-Louis Bory, Eugène Süe, Le roi du roman populaire, Hachette, 1962, p. 139.
- ↑ Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne
- 1 2 3 4 5 6 Maxime Foerster, « De l’androgynie au transgenre: le dandysme ou l’échappée belle », L'Esprit Créateur, vol. 53, no 1, , p. 131-144 (lire en ligne
) Erreur de référence : Balise <ref>incorrecte : le nom « :0 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. - ↑ Le Cabinet des Antiques, Furne, vol. 7, p. 172
- ↑ Gobseck, édition du Furne, vol. 2, p. 394
- ↑ André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p. 90, 191, 533
- ↑ Anne-Marie Meininger et Pierre Citron, Index des personnages fictifs de la Comédie humaine, t. XII, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », , 1984 p. (ISBN 2-07-010877-5), p. 1186
- ↑ Frédéric Rouvillois, Histoire du snobisme, 2008
- 1 2 3 4 5 6 (en) Martin Green, Children of the Sun, Basic Books, Inc., Publishers, Erreur de référence : Balise
<ref>incorrecte : le nom « :1 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents. - ↑ (en) Valerie Steele, « Wild styles: aesthetes and dandies », dans A queer history of fashion: from the closet to the catwalk, , p. 17-23
- 1 2 3 Katia Pecnik, « La femme est un dandy comme les autres », sur O (Le Nouvel Observateur), (consulté le ).
- ↑ Marguerite Champeaux-Rousselot, «Un passionné de Byron : Barbey d’Aurevilly» (consulté le ).
- ↑ Julien Burri, « Jacques de Bascher, le dandy noir », Le Temps, (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Daniel Salvatore Schiffer, « Petit éloge de David Bowie: le dandy absolu », sur France Culture, (consulté le ).
- ↑ (en-US) « Harry Styles Is the Ultimate English Dandy », sur Vogue, (consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Charles Baudelaire, Qu'est-ce que le dandy ?, Paris, Éditions des Lumières, , 147 p. (ISBN 978-2-487102-14-9).
- Barbey d'Aurevilly (préf. Frédéric Schiffter), Du dandysme et de George Brummell, Paris, Payot & Rivages, coll. « La Petite Bibliothèque », , 154 p. (ISBN 978-2-7436-0277-2).
- Karin Becker, Le dandysme littéraire en France au XIXe siècle, Orléans, Paradigme, coll. « Références » (no 25), , 186 p. (ISBN 978-2-86878-286-1, présentation en ligne).
- Catherine Boschian-Campaner, « Du dandysme et de George Brummell : d'un genre à l’autre », dans Brigitte Diaz (dir.), Barbey d'Aurevilly en tous genres : actes du colloque tenu à l'Université de Caen, Saint-Sauveur-le Vicomte et Valognes, 16-18 octobre 2008, Caen, Presses universitaires de Caen, coll. « Symposia », , 256 p. (ISBN 978-2-84133-368-4, lire en ligne), p. 171-179.
- Françoise Coblence, Le dandysme, obligation d'incertitude, Paris, Presses universitaires de France, , 303 p. (ISBN 2-13-041979-8, DOI 10.3917/puf.coble.1988.01, présentation en ligne). Nouvelle édition augmentée d'une préface : Françoise Coblence, Le dandysme, obligation d'incertitude, Paris, Klincksieck, coll. « Collection d'esthétique » (no 93), , 363 p. (ISBN 978-2-252-04128-4).
- Émilien Carassus, Le Mythe du dandy, Paris, Armand Colin, coll. « U2. Études et documents » (no 186), , 336 p. (présentation en ligne).
- Émilien Carassus, « Dandysme et aristocratie », Romantisme. Revue du XIXe siècle, Paris, CDU Sedes, no 70 « La noblesse », 4e trimestre 1990, p. 25-37 (ISSN 0048-8593, lire en ligne).
- Thierry Coudert, Anglais excentriques, Tallandier, 2024.
- José-Luis Diaz, « Le dandysme littéraire après 1830, ou la badine et le parapluie », Romantisme. Revue du XIXe siècle, Paris, CDU Sedes, no 72 « Panorama », 2e trimestre 1991, p. 31-47 (ISSN 0048-8593, lire en ligne).
- Michel Lemaire, Le Dandysme, de Baudelaire à Mallarmé, Montréal / Paris, Presses de l'Université de Montréal / Klincksieck, , 330 p. (ISBN 0-8405-0371-7 et 2-252-02009-1, présentation en ligne).
- Henriette Levillain, L'esprit dandy : de Brummell à Baudelaire : anthologie, Paris, José Corti, , 269 p. (ISBN 2-7143-0437-0).
- Maxime Foerster, L'art d'être odieux, éditions Jean-Paul Bayol, 2010 (ISBN 978-2-9169-1332-2).
- Marie-Christine Natta, La grandeur sans convictions : essai sur le dandysme, Paris, Éditions du Félin, coll. « Essai », , 231 p. (ISBN 2-86645-064-7, présentation en ligne). Édition entièrement revue et corrigée : Marie-Christine Natta, La grandeur sans convictions : essai sur le dandysme, Paris, Le Félin-Kiron, coll. « Félin poche », , 205 p. (ISBN 978-2-86645-756-3).
- Alain Néry, « Le dandysme dans les lettres, selon Baudelaire : du dandy au paria », dans Arlette Bouloumié (dir.), Figures du marginal dans la littérature française et francophone, Angers, Presses de l'Université d'Angers, coll. « Recherches sur l'imaginaire » (no 29), , 228 p. (ISBN 2-903075-96-4, lire en ligne), p. 52-63.
- Daniel Salvatore Schiffer, Philosophie du dandysme : une esthétique de l'âme et du corps : Kierkegaard, Wilde, Nietzsche, Baudelaire, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Intervention philosophique », , 267 p. (ISBN 978-2-13-056664-9).
- Daniel Salvatore Schiffer, Le dandysme, dernier éclat d'héroïsme, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Intervention philosophique », , 302 p. (ISBN 978-2-13-058227-4, présentation en ligne).
- Daniel Salvatore Schiffer, Le dandysme : la création de soi, Paris, Éditions François Bourin, , 291 p. (ISBN 978-2-84941-267-1).
- (it) Giuseppe Scaraffia, Gli ultimi dandies, Palermo, Sellerio, 2002 (ISBN 978-8-8389-1753-0).
- Giuseppe Scaraffia (trad. de l'italien par Henriette Levillain), Petit dictionnaire du dandy, Paris, Sand, , 204 p. (ISBN 2-7107-0415-3).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Dandysme Littéraire - Pierre de Bonneuil
- Le nouveau dandysme - Charlotte Langrand, Le Journal du dimanche,
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :