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Antisigma, C inversum
 
 
Graphies
Capitale
Bas de casse
Utilisation
Alphabets latin (uniquement à l’époque claudienne)
Phonèmes principaux /bs/, /ps/

(minuscule ), appelée antisigma ou C inversum, est une lettre additionnelle utilisée en latin à l’époque claudienne ou dans des inscriptions épigraphiques comme abréviation de mulieris.

Utilisation

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L’antisigma fait partie des lettres claudiennes utilisées de 41 à 54, portant ce nom car elles ont été inventées par Claude. Elle remplaçait les séquences de lettres BS et PS, comme la lettre X remplaçait les séquences CS ou GS[1]. Il n’est a pas d’exemple d’inscription utilisant cette lettre, certains pensent qu’elle a la forme d’un C inversé, d’autres qu’elle a la forme d’un C inversé ligaturé à un C.

Dans les inscriptions épigraphiques, le C inversum est utilisé pour Gaia le plus souvent dans l’abréviation Ↄ.L. = Gaiae libertus, liberta (= mulieris libertus, liberta) [2], pour un esclave ou une esclave libérée par une femme[3]. Il a parfois une forme angulaire[4].

Le C inversum est aussi une forme du symbole romain de centurie  𐆛 [5] utilisé pour l’abréviation de centurio, conductor, coronarum[6].

Un c apostrophique avec la forme de l’antisigma a est utilisé dans la numération romain pour former certains nombres.

Représentation informatique

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L’antisigma peut être représenté avec les caractères Unicode (formes numérales) suivants :

formesreprésentationschaînes
de caractères
points de codedescriptions
capitaleU+2183U+2183lettre majuscule latine antisigma
minusculeU+2184U+2184lettre minuscule latine antisigma

Notes et références

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  1. Everson 2005.
  2. Steffens 1910, p. XXIX.
  3. (en) L. J. F Keppie, Understanding Roman inscriptions, Baltimore, Johns Hopkins University Press, (lire en ligne)
  4. Hübner 1885, p. LXXIII.
  5. Perry 2006.
  6. Peck 1897, p. 236.

Bibliographie

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  • (la) Franz Bücheler, De Ti. Claudio Caesare grammatico, Elberfeldae, R. L. Friedrichs, (lire en ligne)
  • (en) George Davis Chase, « The Origin of Roman Praenomina », Harvard Studies in Classical Philology, vol. 8, , p. 103-184 (JSTOR 310491, lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Additional signature mark characters for the UCS (no N1748), (lire en ligne)
  • (en) Michael Everson, Proposal to add Claudian Latin letters to the UCS (no ISO/IEC JTC1/SC2/WG2 N2960R2, L2/05-193R2), (lire en ligne)
  • (la) Ernst Willibald Emil Hübner, Exempla scripturae epigraphicae latinae : a Caesaris dictatoris morte ad aetatem Iustiniani, (lire en ligne), p. LXXIII
  • (en) Peter Keegan, « Roman Gaia and the Discourse of Patronage: Retrograde C in CIL VI », dans John Bodel et Nora Dimitrova, Ancient Documents and their Contexts: First North American Congress of Greek and Latin Epigraphy (2011), Brill, (DOI 10.1163/9789004273870_011, lire en ligne)
  • Friedrich Georg Mohl, Introduction à la chronologie du latin vulgaire; étude de philologie historique, Paris, E. Bouillon, (lire en ligne)
  • (en) Veronika Nikitina, « Claudian letters. Attempted spelling reform and its effects », dans Standardisation and Variation in Latin Orthography and Morphology (100 BC – AD 100) (thèse de Ph.D.), Sub-Faculty of Classical Languages and Literatureand Wolfson College, University of Oxford, (lire en ligne)
  • (en) Harry Thurston Peck, Harper’s Dictionary of Classical Literature and Antiquities, vol. 1, New York, Harper, , 620 p. (lire en ligne)
  • (en) David J. Perry, Proposal to Add Additional Ancient Roman Characters to UCS (no L2/06-269), (lire en ligne)
  • Franz Steffens, « Les abréviations dans l’écriture latine », dans Paléographie latine : 125 Fac-similés en phototypie, accompagnés de transcriptions et d’explications avec un exposé systematique de l'histoire de l’écriture latine, Paris, (lire en ligne)

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