Ⅎ
| Digamma renversé | |
Ⅎ ⅎ Ⅎ ⅎ |
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| Graphies | |
|---|---|
| Capitale | Ⅎ |
| Bas de casse | ⅎ |
| modifier |
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Ⅎ ⅎ, le digamma renversé, est une lettre latine, introduite dans l'alphabet latin par Claude, pour représenter la consonne [v] ou la semi-voyelle [w] afin que le V soit uniquement utilisé comme voyelle. Cette lettre s'appelle en latin digamma inversum et fait partie des lettres claudiennes.
Histoire
[modifier | modifier le code]Selon Friedrich Georg Mohl, ‹ Ⅎ › proviendrait de la lettre vé ‹ 𐌅 › de l’alphabet osque, représentant un consonne fricative bilabiale, plutôt que de la lettre grecque digamma ‹ Ϝ ›[1].
La forme exacte de la lettre étant inconnue pendant longtemps, certains éditeurs ont utilisé une lettre en forme de F, comme ‹ F › chez Quintilien et Gellius, d’autres une lettre en forme de F réfléchi, comme ‹ ꟻ › chez Gorius ou dans de le Nouveau traité de diplomatique de Charles François Toustain[2], et encore d’autres une lettre en forme de F renversé, comme ‹ F › chez Ritterus ou Zellius. La forme exacte, en F culbuté, comme ‹ Ⅎ › est attestée dans les œuvres de Priscien et dans plusieurs inscriptions épigraphiques[3].
- Cippe du pomerium de l’empereur Claude, avec la lettre digamma renversé sur la dernière ligne.
F culbuté
[modifier | modifier le code]Un f culbuté majuscule a été utilisé dans certaines inscriptions épigraphiques latines comme abréviation pour fixit (comme altération de vixit)[4].
Représentation informatique
[modifier | modifier le code]Cette lettre possède les représentations Unicode suivantes :
- Capitale Ⅎ :
U+2132(TURNED CAPITAL F) ; - Minuscule ⅎ :
U+214E(TURNED SMALL F).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Mohl 1899, p. 245.
- ↑ Charles François Toustain, Nouveau traité de diplomatique, où l’on examine les fondemens de cet art, vol. 2, (lire en ligne), p. 47
- ↑ Ritschelius, Mommseno et Henzeno 1915, p. 5.
- ↑ Cappelli 1929, p. 456.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Claude Boulanger, Les Inventeurs de dictionnaires : de l’eduba des scribes mésopotamiens au scriptorium des moines médiévaux, University of Ottawa Press, coll. « Regards sur la traduction », , 545 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7603-0548-1 et 9782760305489, présentation en ligne, lire en ligne), « La tentation dictionnairique », p. 191
- (it) Adriano Cappelli, Dizionario di abbreviature latini ed italiani, Milan, , 3e éd. (Archive.org, Archive.org)
- (en) Michael Everson, Proposal to add Claudian Latin letters to the UCS (no ISO/IEC JTC1/SC2/WG2 N2960R2, L2/05-193R2), (lire en ligne)
- Friedrich Georg Mohl, Introduction à la chronologie du latin vulgaire; étude de philologie historique, Paris, E. Bouillon, (lire en ligne)
- (en) Veronika Nikitina, « Claudian letters. Attempted spelling reform and its effects », dans Standardisation and Variation in Latin Orthography and Morphology (100 BC – AD 100) (thèse de Ph.D.), Sub-Faculty of Classical Languages and Literatureand Wolfson College, University of Oxford, (lire en ligne)
- (la) Fridericus Ritschelius, Theodoro Mommseno et Guilelmo Henzeno, « De Ti. Claudio Grammatice », dans Franz Bücheler, Kleine Schriften, vol. 1, Berlin, , 1–48 p. (lire en ligne)