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Neurosyphilis

La neurosyphilis est une infection du système nerveux central causée par Treponema pallidum, avec des manifestations cliniques variées et un diagnostic souvent difficile. Elle peut entraîner des complications neurologiques graves, et son traitement repose principalement sur la pénicilline G. La prévention, le dépistage et le traitement précoce des infections sexuellement transmissibles sont essentiels pour éviter des séquelles irréversibles.

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Neurosyphilis

La neurosyphilis est une infection du système nerveux central causée par Treponema pallidum, avec des manifestations cliniques variées et un diagnostic souvent difficile. Elle peut entraîner des complications neurologiques graves, et son traitement repose principalement sur la pénicilline G. La prévention, le dépistage et le traitement précoce des infections sexuellement transmissibles sont essentiels pour éviter des séquelles irréversibles.

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NEUROSYPHIL

IS
Presentées par : Nebile Abderraouf
Wissam Ahmedou Vall
I. Généraltités
PLAN 1. Définition
2. Intérêt
3. Epidémiologies
4. Physiopathologies
5. Anatomopathologies

II. Diagnostic
1. Clinique
2. Paraclinique
3. Formes cliniques

III. Diagnostic
1. Différentiel
2. Etiologique

IV. Traitements
1. Buts
2. Moyens
3. Indications

V. Conclusion
01
Généralité
s
Définition
La neurosyphilis est l'ensemble
des manifestations cliniques
résultant d'une infection du
système nerveux central ou
péripherique par Treponema
pallidum, l'agent de la syphilis.
Épidémiologi
Intérêt e
• Diagnostic difficile • En 2022, l’OMS estimait que 8
millions d’adultes âgés de 15 à
49 ans avaient contracté la
• Réversibilité syphilis dans le monde.
• Santé publique
• Interaction avec le VIH • 5 % des syphilis non traités vont
évoluer vers la NS.

• l’importance de la • 2 fois plus fréquente chez les


prévention, du personnes co-infectées par le VIH
dépistage et du • Sexe-ratio : 2H/1F
traitement précoce
des IST
Physiopathologie
• La transmission se fait par contact sexuel, plus rarement de la mère
à l’enfant ou par voie transfusionnelle.
• Les bactéries traversent la BHE, une fois dans le SNC déclenche une
réponse inflammatoire caractérisée par l’accumulation de
lymphocytes, plasmocytes et macrophages dans les méninges et le
parenchyme.
• L'inflammation des méninges entaine une méningite.
• Atteinte vasculaire : vascularite
• L'inflammation chronique entraîne une perte axonale, une gliose et
une mort neuronale provoquant une dégénérescence neuronale
Physiopathologie
Anatomopathologie
Lésions
Lésions des Lésions parenchymateus
méningées vasculaires es
les plus précoces avec les Panartérite segmentaire atrophie avec raréfaction
atteintes vasculaire. de Heubner ----> artères neuronale et lésions
Elle peuvent être aigues de moyen et gros calibre. inflammatoires.
inflammatoires, souvent Endartérite ----> de vx de Atteinte du faisceau
réversibles, soit petit calibre. pyramidal.
chroniques et fibreuses. Lésions diffuses.
Aspects cliniques
A-TDD : Méningo-
encéphalite subaigue ou
chronique

Elle survient 5 à 10 ans après le chancre syphilitique


Atrophie cérébrale à prédominance fronto-temporal
Debut insidieux et progressif
Double symptomatologie neurologique et psychiatrique

● Le début:
○ Troubles du comportement à type d'agitation, d'agressivité, de perturbation
des conduites sociales
○ Troubles cognitifs, épilepsie
○ Troubles de la mémoire et de l'attention
○ Les idées délirantes typiquement mégalomaniaques ou dépressives sont inconstantes.
Aspects cliniques
A-TDD : Méningo-
encéphalite subaigue ou
chronique
● L’évolution: tableau de démence cortico-frontale
○ Troubles intellectuels, de la mémoire, du raisonnement et du
jugement, mieux
évalués par un examen neuropsychologique
○ L’association d’un délire mégalomaniaque est très évocatrice
d’une démence syphilitique
● Les signes neurologiques:
Dysarthrie pratiquement pathognomonique:
une voix faible, tremblante avec des achoppements sur les
syllabes avec un faciès amimique et un tremblement labial.
Crises convulsives
Hémiplégies
Sd cérébelleux
des anomalies pupillaires (signe d'Argyll Robertson).
Aspects cliniques
B-FORMES CLINIQUES

 Formes symptomatiques
 Les Formes pauci-symptomatiques : purement biologiques.

 Formes méningitiques aigues :


C’est l’expression neurologique la plus précoce.
Elle est en générale contemporaire à la phase secondaire de la syphilis
Cliniquement, elle se manifeste par :
➢un syndrome méningé franc, parfois associé à des paralysies oculomotrices
➢une parésie pupillaire et troubles de la vigilance
➢L’atteinte de nerfs crâniens survient dans 45% des cas
➢Cependant, le tableau clinique peut être moins spectaculaire et peut même être
trompeur sous forme d’un état confusionnel, des manifestations psychiatriques, ou de
crise d’épilepsie .
Aspects cliniques
B-FORMES CLINIQUES

 Formes Topographiques

 Méningo-vascularite

Le plus souvent entre 1 et 10 ans d'évolution


Réalise une vascularite oblitérante
Touche les artères de petit et moyen calibre du SNC
Se manifeste par un AVC
Atteinte fréquente des paires crâniennes particulièrement des nerfs facial et
chochléo-vestibulaire (méningite de la base)
installation brutale, parfois progressive dans 25% des cas

NB: doit étre evoquer devant un AVC chez un sujet jeune, sans FDR CV.
Aspects cliniques
B-FORMES CLINIQUES

 Formes cordonal postérieure

 Tabés

15 à 20 ans après SP
Il s’agit d’un sd radiculo-cordonal posterieur caractérisé par des lésions ischémiques et
inflammatoires aboutissant à une destruction progressive des cordons postérieures de la moélle et
des racines postérieures des nerfs rachidiens.

Se manifeste par des douleurs trés sévéres.


Hypoesthésie proprioceptif responsable des troubles particuliers de la marche et signes de Romberg
positif.
Signe d’Argyll Robertson.
Aréflexie ostéotendineuse.
Troubles neurotrophiques type mal perforant plantaire ou arthropathies de CHARCOT et troubles
sphinctériens.
Aspects cliniques
B-FORMES CLINIQUES

 Formes particuliéres

 Gommes syphilitiques

Survenue très tardive


Granulomes inflammatoires à centre necrotique
Localisations diverses : Peau, Muqueuse, Os…
Au niveau du SNC se comporte comme un processus expansif intracranien (Sd Tumoral) : Déficit
focal + Comitialité

 Autres formes rares


Myélite aigue transverse
Myélite d’Erb
Cérébellite syphilitique…
Aspects paracliniques
A-BIOLOGIE

• Sang :
VDRL, TPHA, I F(dépôts oligoclonal).
NFS, CRP.
Sérologie VIH .

• PL : Aspect typiquement clair


Etude
Cytologique : Pléiocytose à prédominance lymphocytaire
Chimie : Hyperproteinorachie modéré
Normo-glycorachie
EPP : Sécrétion intrathécale importante des gamma-oligoclonal
Sérologie syphilis : Positivité de TPHA,VDRL
Aspects paracliniques
A-BIOLOGIE
Aspects paracliniques
A-IMAGERIE

• TDM cérébrale:
Hypodensité de topographie vasculaire en cas de vascularite (AVC).
Atrophie cortico-sous-corticale à prédominance frontale en cas de
méningo-encéphalite chronique.
En cas de gomme, on trouvera un processus occupant de l'espace.

• L'IRM cérébrale : Peut monter :


Méningo-encéphalite chronique : Multiples foyers nodulaires hyposignal en T1, hypersignal en T2 de
la substance blanche paraventriculaire .
Méningovascularite : AVC sous forme d’un hypersignal en séquenceT2 ou Flair et en hyposignal en
séquence T1.

• L'IRM médullaire: utile en cas de myélopathie (myélite aiguë ou myélite d'Erb).


• Radio simples: en cas d'atteinte osseuse (arthropathies tabétiques)
Aspects paracliniques
B-IMAGERIE
Diagnosti
c Positif
• Anamnéses : Terrain immunodéprimés, Homoséxualité
ATCDs : de chancre génital, roséole,
• Clinique :
tableau d’une méningo-encéphalite subaigue ou chronique
Troubles du comportement.
Dysarthrie extra-pyramidale.
Signe d’Argyll Roberston.
Déménce + signes neurologiques.
Sd cordonal postérieur.
• Paraclinique :
Biologie : Sérologie TPHA/VDRL positif dans le sang et le LCR
Sérologie VIH.
Imagérie : Atrophie cortico-sous-cortical a prédominance fronto-
pariétale.
Piéges
diagnostique
s
 Devant une méningo-encéphalite syphilitique subaigue:
Tuberculose.
Listériose.
 Devant une atteinte vasculaire:
Au niveau du cerveau: AVC d’autres causes.
Au niveau spinal: compressions médullaires.
 Devant la paralysie générale:
Alzheimer
Démences arthériopathiques.
 Devant une gomme syphilitique :
Gliomes
Abcès
Tuberculose
sarcoïdose.
 Tabés :
Sd neuro-anémique
SEP.
Diagnosti
c
étiologiqu
• e
Germe : Treponema pallidum
• Contamination :
Directe (+++) : Sexuelle par le
chancre, plaquesmuqueuses,
syphilides
Indirecte : instruments souillés
Maternofoetale
• Terrain : VIH
• comportements à risques:
L'homosexualité
La toxicomanie
Traitement
• BUTS

Restaurer l’etat de santé


Prévenir les complications
Limiter les impacts résiduels

• MOYENS

Penicilline G
Ceftriaxone
Cycline-Erythromycine !_

Traitement de support : Antalgique,


Antiépileptique, Neuroleptique,
Psychotropes, Corticoides….
Traitement
• INDICATION

Pour toutes formes de neurosyphilis sauf


les neurosyphilis asymptomatiques du sujet
très âgés,
La Pénicilline reste le meilleur antibiotique
de la neurosyphilis.

En cas de co-infection avec le VIH, un


traitement plus long et une surveillance
accrue pour détecter les rechutes sont
nécessaires.

ATTENTION : Réaction de Jarish-


Herxheimer

NB : Traitement du parténaire.
Evolution
 L’évolution sous traitement est habituellement favorable dans les méningites et
les méningovascularites.
Dans la méningo-encéphalite et le tabès par contre, l’amélioration est rare avec
persistance de séquelles neurologiques sévères.

 Surveillance

Rythmes : Tous les 3mois, la 1ère année puis tous les 6mois la
2ème année puis tous les ans pendant les trois années
qui suivent

Axes : Suivi clinique : Amélioration des symptpmes neurologiques.


Analyse du LCR : Normalisation des GB et des protéines
Tests sérologiques : Baisse des titres.
Conclusion
la neurosyphilis reste une pathologie d’actualité, en recrudescence et avec un profil
propre à notre époque.
La neurosyphilis peut être précoce ou tardive, car elle peut survenir à n’importe quel
stade de la maladie.
Le mode de début est le plus souvent progressif et la présentation clinique est
dominée par la méningo-encéphalite chronique et le tabès.
Le diagnostic repose sur la positivité de la sérologie VDRL–TPHA et le profil gamma-
oligoclonal .
Le traitement repose sur la Penicilline G en l’absence d’allergie.
Elle souligne l’importance de dépister et de traiter la syphilis dans ses premiers stades
pour éviter des complications neurologiques irréversibles.
L’éducation sur les infections sexuellement transmissibles (IST), le dépistage régulier
et l’accès aux soins sont essentiels pour prévenir la neurosyphilis.
Ressources

 Livres EMC Neurologie


 Supports cours Pr Diagana FMPOSN
 Cours neuro-syphilis FM-CASABLANCA
 Cours neuro-syphilis Pr Benomar
 Cours neuro-syphilis UCAD
 https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/syphilis
 https://www.cdc.gov/std/treatment-guidelines/neurosyphilis.htm
Thanks
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