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TCC Cognitive

Le document présente un aperçu des théories et techniques cognitives en psychologie, en mettant l'accent sur le modèle cognitif, les schémas, et les processus cognitifs. Il retrace l'évolution historique des théories comportementales à la thérapie cognitive, en soulignant l'importance des croyances centrales et des pensées automatiques dans la psychopathologie. Les travaux d'Aaron Beck et d'Albert Ellis sont mis en avant pour leur contribution à la compréhension et au traitement des troubles mentaux.

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TCC Cognitive

Le document présente un aperçu des théories et techniques cognitives en psychologie, en mettant l'accent sur le modèle cognitif, les schémas, et les processus cognitifs. Il retrace l'évolution historique des théories comportementales à la thérapie cognitive, en soulignant l'importance des croyances centrales et des pensées automatiques dans la psychopathologie. Les travaux d'Aaron Beck et d'Albert Ellis sont mis en avant pour leur contribution à la compréhension et au traitement des troubles mentaux.

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Théories et

techniques cognitives

Siwar Ben Nasr


Psychologue spécialisée en Neuropsychologie clinique
et psychopathologie cognitive
Thérapeute en remédiation cognitive et EMDR
Addictologue
Théories cognitives
Plan
•Introduction
•Aperçu historique
•Le modèle cognitif
•Les schémas
•Les processus cognitifs
•Les pensées automatiques
•Les distorsions cognitives
Rôle de la perception!

Un couple se dispute.
Le mari manque
d’égards à l’épouse
durant cette dispute.
•«Cet idiot n’a pas le droit de me traiter Colère
de cette manière, pour qui se prend-il? »
•« Cela prouve, qu’il ne m’aime plus. » Tristesse
•« Il doit avoir une autre!! » Jalousie
•« Je ne mérite pas cela, car je suis Déception,
toujours attentionnée envers lui! » sentiment d’être
•«J’ai du avoir commis une faute grave blessé
pour qu’il me traite de cette manière! »
Culpabilité
•« Ce manque d’égards montre qu’il ne
s’intéresse plus à moi! » Anxiété
•« Super, j’ai finalement trouvé un bon
prétexte pour rompre avec lui! Ca fait Joie
longtemps que j’en ai envie! »
En fonction de l’interprétation de cet événement
par l’épouse, ses réponses émotionnelles
différent.
Pourquoi réagissons-nous de manière si
différente?
Génétique / Educatio
Expériences
biologie n

Croyances
centrales
(sur nous, les
autres, le monde) Émotion
s

Cognitions
(Évaluation /
interprétatio
n)
évèneme
nt
Comporteme
nt
6
Aperçu historique
Aperçu historique

Théories comportementales
1902 Pavlov:
Modèles cognitifs
Conditionnement classique Lien avec les
1938 Skinner: 1950 Beck: Paradigme de
traitement de l’information -
émotions
conditionnement opérant
> modèle cognitif de la 1990: Étude des émotions,
1978 Bandura: dépression
Apprentissage social relations entre émotions et Méditatio
cognitions
n
Méditatio
Techniques de thérapie cognitive de n
désensibilisation et la dépression -> Thérapie de pleine
conscience Gestalt
d’exposition: Application aux trb thérapie
« techniques de anxieux, aux trb de la ACT: thérapie
réduction des peurs » personnalité, pb d’acceptation et
sexuels et de couple, d’engagement
Psychanaly
états psychotiques.. Thérapie se
comportementale
dialectique
Le début de l’histoire…
• Racines théoriques chez les philosophes stoïciens grecs et romains
• Manuel d’Epictète, fragment V:

"Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les


choses, mais les jugements qu'ils portent sur ces
choses […],
le jugement que nous portons sur la mort en la déclarant
redoutable, c'est cela qui est redoutable. Lorsque donc
nous sommes traversés, troublés, chagrinés, ne nous en
prenons jamais à un autre, mais à nous-même, c'est-à-
dire à nos jugements propres. Accuser les autres de ses
malheurs est le fait d'un ignorant ;[…]".
Le début de l’histoire…
• La question principale : Comment il faut vivre sa vie?.
•« de toutes les choses du monde, certaines sont en notre pouvoir
exclusif tandis que d’autres ne le sont pas. »
• « Nous avons un pouvoir sur: Nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos
inclinations, nos aversions «
• « Les choses qui ne dépendent pas de nous: Le corps, les biens, la réputation,
les dignités - ils ne sont ni bon ni mauvais… c’est notre interprétation »
• Dis-toi d'abord qui tu veux être, puis fais en conséquence ce que tu dois
faire

-> Acceptation et changement


Les années 1930 – 1960
=> Essor de la psychologie expérimentale
• comportementalisme (behaviorisme)

Stimulus Organisme Réponse

?
Processus
cognitifs

=> Dominance de la psychanalyse dans la


psychologie clinique
Aaron T. Beck
• née 1921, issu d’une famille d’immigrants juifs de Russie
• Il avait une enfance difficile:
• mère déprimée et imprévisible,
• Beck était sv malade et absent des cours -> échecs
• Beck était anxieux et avait peu de confiance en lui-même

• Utilisait le raisonnement pour apaiser son anxiété


• études en médecine
• Psychiatre, au départ psychanalyste
• Intérêt particulier pour le traitement de la dépression
Aaron T. Beck
• Travail clinique et recherche sur la dépression:
• Découverte des pensées automatiques
• Identificationdes thèmes négatifs récurrents dans leurs pensées
automatiques
• Pensées automatiques négatives sont en lien avec un système de croyance
interne
• => Modèle cognitif de la dépression (1964)
• Triade cognitive de la dépression:
Vision négative:
• de soi: « je suis un raté »
• Du monde: « rien ne va plus de nos jours », « les gens sont contre moi »
• De l’avenir: « ça ne s’arrangera pas »
Jean Piaget (1896 -1980)

• biologiste, psychologue, logicien et épistémologue suisse


• Sestravaux en psychologie génétique et en
épistémologie visent à répondre à la question
fondamentale de la construction des connaissances
• Selon Piaget, l'origine de la pensée humaine se construit
progressivement lorsque l'individu, et en particulier
l'enfant, entre en contact avec le monde. Grâce à ces
contacts répétés l'enfant développe des unités
élémentaires de l'activité intellectuelle, appelés
schèmes.
Jean Piaget: concept du schéma
• Un schème est une entité abstraite qui est l'organisation d'une
action (ex. la succion). Elles apparaissent comme les unités de base de
l'activité intelligente. Elles correspondent à la structure ou à l'organisation
d'une action. Les schèmes se transforment en devenant plus généraux
(succion d'autres objets), plus nombreux et donc deviennent plus « mobiles
». Ils se combinent dans une organisation de type moyen-but (ex. le râteau
pour prendre un objet).
• Cesschèmes s'ancrent dans l'esprit, lorsque l'expérience les conforte, ou
se modifient lorsqu'ils sont contredits par les faits
• l'assimilation est un mécanisme consistant à intégrer un nouvel objet ou
une nouvelle situation à un ensemble d'objets ou à une situation pour
lesquels il existe déjà un schème
• l'accommodation est un mécanisme consistant à modifier un schème
existant afin de pouvoir intégrer un nouvel objet ou une nouvelle situation.
Albert Ellis (1913 – 2007)
• Psychologue américain
• Initialement psychanalyste, mais rupture avec la psychanalyse en 1953,

• Ellis défend alors une nouvelle forme de thérapie, plus active et


directive.
• part des idées stoïciennes sur la raison et les émotions,
• considère que les « pensées irrationnelles: « musts » et « shoulds »…
sont un fardeau émotionnel.
• En 1955, il dénomma sa nouvelle approche « thérapie rationnelle » («
Rational Therapy »).
La théorie rationnelle-émotive
d’Albert Ellis
Lors de l’APA 2000, Frank Farley
(ancien président de l’APA) souleva
cette question avec Ellis qui animait
une session avec Beck:

« Frank Farley began by asking the


two what the difference is between
their theories. Ellis joked that people
love to steal his ideas, and after the
two of them noted some slight
differences, it became clear that
they basically are very close to each
other's beliefs about beliefs, and
differ mostly in technique and style,
more than in perspective. »
L’importance des modèles cognitifs pour la
psychologie clinique et la psychothérapie

• Approche cognitive dans la psychologie clinique


• Développement de modèles cognitifs des troubles mentaux:
dépression -> troubles anxieux; troubles de la personnalité,
dépendances….

• Les travaux de Beck marquent un tournant pour la psychothérapie:


• l’évaluation
scientifique a fait son entrée en Psychologie clinique et
en psychothérapie
• Études d’efficacité de thérapies cognitives ++
L’expansion des modèles cognitifs
en TCC
• troubles anxieux: TAG, Phobie Sociale…
• idées suicidaires
• Addictions

• Troubles de la personnalité
• ESPT

• TOC

• Schizophrénie…
Le modèle cognitif
Le modèle cognitif
= représentation simplifiée visant à modéliser des processus
psychologiques

Modèle cognitif
Émotions comportem
situ ents
Traitemen
atio
t
n
de l’
=> Cognition
informati s
on (pensées,
images)
Le modèle cognitif
Cognition = l'ensemble des processus mentaux qui se
rapportent à la fonction de connaissance tels que la mémoire,
le langage, le raisonnement, l'apprentissage, l'intelligence, la
résolution de problèmes, la prise de décision, la perception ou
l'attention.

• Descartes: « I think, therefore I am ».

• Antonio Damasio: « L’erreur de Décartes » (1995)


Modèle de traitement de
l’information
Schéma cognitif contenant
des inconscie
Croyances centrales nt
Renforcem
ent du Croyances intermédiaires Processus
schéma
cognitifs,
distorsions
cognitives
Pensées automatiques,
Pré-
images mentales
conscient

Comporte- Émotion
ment
Modèle de traitement de Informatio
n,

l’informationSchéma d’incompétence: événement


:
préparation
Croyance centrale d’un travail
« Je suis incapable » inconsci
ent
Renforcem
ent du Croyance intermédiaire
schéma « Si je ne comprend pas
parfaitement, je suis nul »
Processus
cognitifs,
Pensée automatique distorsions
« C’est trop difficile, je n’y arrive cognitives Pré-
pas » conscient

Comportem Émotion
ent Tristesse,
Va anxiété,
abondonner, déséspoir
Cognition et niveau de conscience

cognition Niveau de conscience

Pensée volontaire conscient

Pensée automatique Pré-conscient

Croyances intermédiaires inconscient

Croyances centrales inconscient


Cognition et niveau de conscience

Nos pensées ne sont que la partie émergée de l’iceberg…


27
Systématisation du modèle
cognitif
Les 3
niveaux
de Pensées
automatiq
cognition: ues (PA)

Croyances
intermédiaires

Schémas –
croyances centrales
Les schémas cognitifs
• Termeintroduit par Piaget pour décrire la construction de la pensée
logique
• Schéma = unité de base de la cognition inconsciente
• structure cognitive stable
• stocké dans la mémoire à long terme
• Contient des croyances centrales:
• Influence le ttt de l’information
• Fonctionne de manière inconsciente, automatique
• Quiescent
• Peut être adaptatif ou non-adaptatif (dysfonctionnel)
Les fonctions des schémas
Type de fonction fonctions
cognitive rappel, abstraction,
interprétation, mémoire
sémantique et épisodique
affective génération de sentiments

motivationnelle souhaits et désirs

instrumentale prépare l’action

supervision autoévaluation, inhibition ou


direction de l’action
Fonction d’adaptation +++
Développement des schémas
cognitifs
Figures
d’attachemen
t/
environneme
Prédisposition nt Expériences
génétique et précoces:
tempérament éducation,
ale traumatismes

Développem
ent du
schéma
Schémas et croyances centrales
Un schéma contient plusieurs croyances centrales qui vont dans le
même sens

Exemple: schéma de incompétence.


• Croyances à propos de soi:
• je suis incompétent;
• je ne suis pas efficace,
• je suis faible

• Croyances à propos des autres:


• les autres sont mieux que moi;
• les autres me jugent
Les croyances centrales
• Croyances à propos de soi
Croyance d’incapacité, d’être pas aimable ou de dévalorisation…
• Croyances à propos des autres
les gens sont égoïstes, sont méchants, m’abandonnent
• Croyances concernant le monde et la vie
La vie est injuste, le monde est dangereux, la mort peut survenir à
tout moment…
• Croyances à propos de l’avenir
Je n’attends rien de bon de l’avenir, toute ma vie sera un fiasco…
Comment peut le patient vivre avec ses schémas inadaptés?

•À l’aide de stratégies de compensation :


• permettent aux personnes de s’adapter à leurs schémas
dysfonctionnels.
• trois modes de réponses face à une « menace »:

• Compensation : comportements opposés aux schémas. (tentative


relativement sain de combattre le schéma) : beaucoup de
compensateurs paraissent sains !
• Evitement : évitent les situations susceptibles d’activer le schéma
• Soumission : accepte le schéma, à la source de scénario de vies
Schémas et psychopathologie (1)
• Un schéma est dysfonctionnel si il est:
• Trop rigide
• Excessif
• Sans exception

• Trb de l’axe I: activation des schémas suite à certains événements

• Troubles de la personnalité: dysfonction des schémas plus importante


• Plus généralisées
• Actifs la plupart du temps
• Plus rigides
Schémas et psychopathologie (2)

Les schémas représentent une vulnérabilité cognitive individuelle


ils vont être activés par des événements de vie spécifiques qui représentent un
défi adaptatif pour l’individu
« cognitive shift »
Psychopathologie (3)
• Lesschémas peuvent être à l’origine de la répétition des scénarios
de vie…

•« La femme battue »
•« la séductrice »
•« le coureur de jupons »
•« l’éternel soumis »
•…
Une nouvelle théorie des schémas
(1)
Les 18 schémas précoces inadaptés (Jeffrey
Young)
Les schémas se construisent dès l’enfance… ils
ont eu une fonction adaptative au contexte de
ce moment-là. … à l’âge adulte, ces schémas
persistent mais ne sont plus adaptés …
Schéma de méfiance/abus:
schéma d’imperfection/ Je suis toujours défavorisé
honte: Les autres veulent profiter de
Je suis nul, imparfait, moi.
mauvais Le monde est un jungle.
Les autres sont sévères, L’avenir est pavé d’obstacles
exigeants et de malveillances
Une nouvelle théorie des schémas
(2)
Les schémas précoces sont classés en 5 domaines:
i. séparation et rejet: schémas d’abandon; de méfiance/abus…
patients incapables de former des liens surs et satisfaisants;
familles instables, rejetantes, maltraitantes…
ii. manque d’autonomie et de performance: schémas de
dépendance/incompétence, schéma du danger… patients
incapables de fonctionner de manière indépendantes; familles
surprotectrices
iii. manque de limites: droits personnels exagérés, manque de
contrôle de soi/autodiscipline … patients manque de
responsabilité envers les autres, au manque des limites internes,
familles trop indulgents
Une nouvelle théorie des schémas
(3)
IV. orientation vers les autres: assujettissement,
abnégation… patients accordent importance excessive
aux besoins des autres, au détriment de leurs propres
besoins; acceptation conditionnelle par la famille
d’origine

V. sur vigilance et inhibition: idéaux exigeants/critique


excessive, négativité, sur contrôle émotionnel… sujets
répriment l’expression spontanée de leurs émotions, éviter
des erreurs, maintenir des règles personnelles rigides; dans
la famille importaient: perfection, travail, devoir, obéissance,
dissimulation des émotions
Comment les schémas se
maintiennent et se renforcent:
rôle des processus cognitifs
Renforcem Schémas cognitifs
ent du
schéma Processus
cognitifs:
assimilation
Distorsions
cognitives
Pensées
automatiques
dysfonctionnelles

Comportement
inefficace
Les processus cognitifs
Deux processus marquent le développement du schéma:
• Assimilation:
• le
sujet assimile le monde à son schéma préconstruit (processus
prédominant, car économe en énergie psychique)
• Toute information ne sera retenue que si elle va dans le sens
du schéma. Sinon elle sera transformée pour être
compatible.
• expression clinique: distorsions cognitives dans les pensées
automatiques dysfonctionnelles
• Accommodation:
• sujet
va modifier ses schémas pour les adapter à la réalité (->
thérapie)
Autres systèmes de maintien des
schémas
• Système de contrôle interne:
• Auto-évaluations, auto-injonctions, prédictions concernant les autres…
•« Tais-toi! » « Méfie-toi! » « ils te jugent »…

• Système de contrôle externe:


• Renforcement social du schéma
• Agressivité
de la personne parano – se justifie par les rétorsions qu’il a lui-
même provoquées
• Crises de la personnalité borderline – renforcées par l’attention des autres
•…
Les croyances intermédiaires
non-conscientes; elles peuvent être formulées de différentes
manières :
• Attitudes :
• c’est horrible de ne pas être aimé, c’est horrible de ne pas être
parfait
• Règles :
• je dois être aimé par tout le monde. Il faut toujours être parfait,
• Postulats conditionnels :
• si je ne refuse rien aux gens, ils vont m’aimer.
• si je travaille parfaitement, tout le temps, je pourrais être
accepté par les autres.
• si je ne fais pas les choses parfaitement, alors je suis nul.
Les Pensées automatiques
• Produits du processus de traitement de l’information
• Courantde pensées qui coexiste avec tout un courant de pensées plus
manifestes (Beck 1964)
•« Toute pensée ou image mentale, dont vous n’êtes pas
conscient à moins de vous focaliser sur elle » = préconscients
• Consistent en: dialogue interne ou monologue intérieur
• Elles émergent spontanément sans réflexion
• Surviennent au cours, avant et après la situation
• Reflètent les émotions
• Elles ne sont pas spécifiques des troubles psychiques
Quatre critères distinctifs entre les
pensées fonctionnelles &
dysfonctionnelles
Pensée fonctionnelle Pensée dysfonctionnelle
1. Logique, démontrable 1. Moins évidente, moins logique
(vérifiable) et semble difficilement
démontrable
2. S’exprime plutôt en termes 2. S’exprime sous la forme d’une
relatifs, conditionnels et exigence rigide
nuancés
3. Suivie d’émotions
3. Suivie d’émotions modérées et perturbatrices et fréquem.
non dommageables Dommageables

4. Aide une personne à atteindre 4. Nuit à une personne dans la


ses objectifs réalisation de ses objectifs
Les pensées automatiques
Elles sont de trois types en fonction de leur validité
1) Pensées clairement distordues
« je vais mourir », « les autres vont se moquer de moi»
2) Pensées valides mais la conclusion est distordue
« j’ai raté ce test , je suis nul »
« mon mari est en colère contre moi, il ne veut plus de moi »
3) Pensées valides mais inutiles
« J’ai encore beaucoup de cours à réviser, je ne pourrais pas
tout préparer »
Les distorsions cognitives
• Ce sont des erreurs de pensée, qui empêchent
l’évaluation correcte d’un évènement.
• Ils font que l’on interprète les évènements et les
situations toujours dans le sens du schéma. =
assimilation au schéma
• Mais le sujet a la capacité à reconsidérer sa
stratégie de raisonnement (-> thérapie)
Pensée en toute ou rien
(pensée dichotomique)

Raisonnement extrême susceptible de


faire naitre des émotions et des
comportements extrêmes

• J’adore ou je haït une personne,


• Je ne suis absolument pas responsable ou bien
coupable à 100%
• Une chose est parfaite ou nulle
Inférence arbitraire
• Tirer des conclusions sans preuves
• porter des conclusions rapides sur la situation sans arguments
rationnels ; ce sont des situations neutres, sans valeur clairement
négative pour le sujet
• Lecture de la pensée: inférence arbitraire spécifique aux relations
interpersonnelles
Situation Conclusion personnelle
Vous discutez avec une personne: elle Elle me trouve ennuyeuse et
regarde ce qui se passe derrière vous, aimerait plutôt parler à quelqu’un
détourne son regard et baille d’autre
Il pense que je ne suis pas un bon
Votre patron vous conseille de prendre des employé et veut profiter de mon
congés car il vous reste des jours absence pour recevoir des
remplaçants potentiels
Vous croisez un voisin dans la rue. Il vous Puisqu’il ne me considère pas, il doit être
dit bonjour, puis part rapidement et ne vexé contre moi.
semble pas très heureux de vous voir.
Abstraction sélective
• une sorte de filtre mental qui sélectionne un détail négatif
de la situation et le rapporte à la totalité de la même situation

• filtre
« je suis nul » -> seules les informations liées à l’échec
passent

•«j’ai gâché la fête de mariage de ma fille parce que j’ai oublié son
bouquet de fleurs »
•« J’ai raté le diner car la soupe était trop épaisse »
Surgénéralisation
• À partir d’une seule expérience (négative), le sujet va généraliser à toutes
les situations possibles
• retenir une conclusion au-delà de la situation actuelle et le généraliser à
d’autres situations
• Pensées avec: « toujours », « jamais », « tout le monde est »…
Situation Conclusion personnelle
Vous avez le cafard. Vous montez dans C’est toujours à moi que ça arrive! Tout
votre voiture pour aller travailler, mais va toujours de travers!
elle refuse de démarrer.
Vous préparez un diner avec des amis. Un Je n’arrive jamais à faire quoi que ce soit
des 5 plats que vous proposez est raté. de bien! Toute la soirée sera ratée!
Vous avez tendance à vous culpabiliser. Je suis vraiment un parent indigne! Je crie
Vous criez après votre enfant qui ne toujours après mon enfant!
comprend pas le devoir qu’il doit faire.
Maximalisation
• Maximalisation:Attribuer une plus grande valeur aux
échecs et aux événements négatifs;
• souvent maximalisation du danger dans le sens d’un
catastrophisme

Situation Interprétation personnelle


Vous attendez le retour de votre enfant Mon enfant a du avoir un accident! Ou peut-
de l’école qui devrait avoir été rentré il y être a-t-il été kidnappé! J’ai lu dans le journal
a 5 minutes. que c’est arrivé à un enfant l’année
dernière!
Un perfectionniste avant un examen Je vais rater cet examen; je n’ai pas assez
révisé
Exemple
Maximalisation:
TAG
Minimalisation
• disqualifier le positif, dévaloriser les réussites

Situation Interprétation personnelle


Vous vous jugez peu performant. Vous Mais c’est juste un examen qui ne dit rien
avez réussi dans un examen. sur l’ensemble!
Personnalisation
• Interpréter
des événements en les liant à sa
propre personne et en occultant les autres
facteurs

Situation Interprétation personnelle


Votre enfant rentre avec une Ceci est tout de ma faute!
mauvaise note.
Vous avez tendance à vous sentir Si j’était vraiment un ami, je
coupable quand vous ne pouvez serais capable de lui redonner le
pas consoler un ami bouleversé. moral. Mais, là, aucun doute, je
le laisse tomber!
Les impératifs

« Je dois… »; « Il faut que… »


Avoir une idée fixe sur une attitude à prendre ou comment se
comporter dans une certaine situation et discréditer toute autre
façon d’y répondre.

« je dois toujours réussir tout ce que j’entreprends »


« c’est horrible de refuser quelque chose à quelqu’un, il faut toujours
faire de son mieux pour satisfaire les autres »

Croyances intermédiaires +++


57
Le raisonnement émotionnel

Vous pensez que quelque chose doit être vraie car


vous la ‘sentez’ vraie, sans prendre en considération
d’autres aspects de la chose.

•« Je sais que je réussi pas mal de choses dans mon


travail, mais je me sens toujours nulle »
•«Je ne me sens pas bien, quelque chose de
mauvaise va certainement arriver. »
Exercice: quelle distorsion
cognitive?
1. Je suis nulle car j’ai raté cette affaire [peu signifiante]
2. Malgré l’absence de conduites à risque, « J’ai le sida »
3. Je ne réussirai rien dans ma vie car j’ai divorcé
4. Mon amie est fâchée, j’ai du lui faire quelque chose de mal
5. Je serai si angoissée, que je serai incapable de présenter ce cours
6. Cette personne est formidable, mais les deux autres sont abominables!
7. Je me sens coupable, donc je suis coupable!
8. Je dois aider les autres, sinon ils me rejetteront.
9. La soirée était ratée car je me suis mise une tache sur ma robe.
Master-Class TCCE, Faculté de Médecine de
Tunis,

Techniques
cognitives
Croyances centrales
(sur nous, les autres,
le monde)
Émotions
négatives

Interprétation
négative de
l’événement; ->
pensées
automatiques
dysfonctionnelles
Évènement Comportement
inefficace

Techniques
cognitives
6
1
Thérapie cognitive: principe de base

Pensées
automatiques

Cibles du
Croyances travail cognitif

intermédiaires

Schémas –
croyances centrales
Les colonnes de
Beck

• Auto-observation

• Tâche à domicile

• Identification des pensées automatiques


• Découverte du lien: situation – émotion – PA et
éventuellement un comportement inadapté

6
3
Identification + Enregistrement des
PA
Les colonnes de Beck d’un étudiant
TCC:

Date Situation Pensée(s) automatique(s) émotion comportement


21 En cours de TCC, Ce cours est trop difficile! anxiété N’arrive plus à se
nov j’écoute Jamais je n’arriverai à Tristesse concentrer, Joue
mémoriser tout ça. avec ses
Ça ne sert à rien! cheveux, avec
son téléphone,
quitte avant
l’heure….

6
4
Les changements cognitifs en
thérapie
Les 3 types de PA
1. dysfonctionnelles
Pensées clairement distordues
« les autres vont se moquer de moi »;
« personne ne m’aime »

2. Pensées valides mais la conclusion est distordue


« je n’ai pas tenu ma promesse, donc je suis vraiment une
mauvaise personne »

3. Pensées valides mais inutiles


« Cela me prendra encore des heures de terminer la
révision. Je finirai au milieu de la nuit »

6
6
Identifier les pensées automatiques
• Commencer par identifier des situations problématiques

• Aider le patient à déterminer celles qui sont les plus


importantes et les plus bouleversantes pour lui
(par élimination: métaphore de la baguette
magique)

• Décrire les émotions vécues et les sensations corporelles


déclenchées par les situations retenues avec le patient

6
7
Identifier les pensées automatiques
• Poser au patient la question clé:

« Qu’est ce qui est venu à votre esprit…? »

« Qu’elle est la pensée qui est venue à votre esprit.. ?»

« Qu’est ce que vous vous êtes dit… ?»

6
8
Autres manières d’identifier les PA
• Demander une description détaillée de la
situation (qui peut être un évènement, sensation,
ou pensée)

• Demander de décrire leurs sensations corporelles


au moment de l’émotion

• Demander de visualiser la situation (imagerie)

• Rejouer avec le patient la situation si celle-ci est


interpersonnelle
6
9
Autres manières d’identifier les PA
• Suggérer des pensées opposées à celles qui vous
semblent avoir émergé dans l’esprit du patient lors de
la situation

• Demander au patient de vous exprimer le sens


personnel de la situation: « que dit cette situation de
vous? »

• Détecter les moments de changement émotionnel


lors de l’entretien et poser au patient la question –
clé.

• Si tout cela n’a pas marché: suggérer des PA 7


0
Évaluer les pensées automatiques

7
1
Pourquoi évaluer?
L’évaluation aide à déterminer:

• Si la PA est si perturbante qu’elle doit être


« traitée ». (Si ceci n’était pas déjà déterminé au
moment de l’identification de la PA)
• Avoir une ‘mesure de base’ du degré de
perturbation que cette PA provoque, avant que la
PA ne sera discutée.

• La manière dont il faut « traiter » cette PA.

7
2
Evaluer les pensées
Vérifierautomatiques
le degré de validité de la PA:
= pensée distordue ou vraie?
NB: Eviter d’annoncer directement au patient que sa pensée est distordue , ce
qui peut le culpabiliser « mon thérapeute pense que je suis fautif »

Evaluation quantitative
= L’impact émotionnel de la pensée automatique
(en %)
= le degré de croyance du patient en cette pensée
automatique (en %)

7
3
Evaluer les pensées
automatiques
S’intéresser aux PA dont:
• l’impact émotionnel est important (= la PA
provoque des émotions négatives fortes et/
ou durables)
• le degré de croyance est élevé
• Le comportement suite à la PA est
dysfonctionnel

7
4
Évaluer les pensées
automatiques
Deux cas de figure:

1. La PA est clairement distordue


« J’ai divorcé, donc j’ai raté ma vie »
=> restructuration cognitive

2. La PA est vraie
« Le mariage de ma fille est dans 10 jours. Comment vais-je
arriver à tout préparer? »
« Mon oncle a la maladie d’Alzheimer. Très bientôt il risque
de ne plus me reconnaitre »
=> résolution de problème ou acceptation
7
5
La PA est clairement distordue
La restructuration cognitive

7
6
La restructuration cognitive
La restructuration cognitive est une démarche consistant à modifier les pensées
dysfonctionnelles pour les rendre plus fonctionnelles, c’est-à- dire plus réalistes et mieux
adaptées.

La restructuration cognitive n’est pas:


Un discours moralisateur
Une suggestion
Une pensée positive

La restructuration cognitive comporte:


• Questionnement socratique
• Autres techniques cognitives, à savoir:
– Travail sur les distorsions cognitives
– Technique du camembert
– Expériences comportementales…
7
7
Questionnement socratique
• Technique d’entretien spécifique
des TCC, basée sur un ensemble
de questions concernant le
patient et sa vie.
• Il lui permettent d’accéder à une
pensée plus rationnelle et plus
constructive ou encore à une
solution efficace à ses problèmes

• Appelé aussi: découverte guidée

7
8
Questionnement socratique
À travers des questions, le thérapeute guide le patient:
• À voir sa problématique sous différentes perspectives.
• À trouver des pensées plus rationnelles
• À découvrir lui-même une solution à ses problèmes.
• À découvrir lui-même et subtilement le message que voudrait lui véhiculer
le thérapeute.

La forme interrogative de l’intervention évite au thérapeute de tomber dans


les jugements moraux et les conseils trop directs.

Style socratique:
• N’y a-t-il pas ….?
• Est-il toujours…?
• Peut-on considérer..?
• Qu’est ce qui définit…?
• Quant est ce qu’on peut…?
7
9
Questionnement socratique
Indications:
• Découvrir les pensées automatiques chez les patients
ayant des difficultés à émettre des données cognitives
lors de l’entretien

• Examiner les pensées automatiques et mettre en


évidence les distorsions cognitives de manière délicate

• Examiner les croyances intermédiaires et centrales

• Procéder à une résolution de problème

8
0
Une astuce pour faire
comprendre aux patients la
démarche socratique:
Racontez des histoires, utilisez des métaphores…

Exemple: L’éléphant et les aveugles

8
1
Questionnement socratique
• Dans le cadre de l’examen des pensées
automatiques
 Questions pour « Examen de l’évidence »
 Questions pour découvrir « Une pensée
alternative »
 Questions pour « Dédramatiser » la situation
 Questions pour évaluer « l’impact de croire à
la pensée automatique »
 Question de la « Distanciation »
Questions pour « Résoudre le problème »
41
L’examen de l’évidence
• Quels sont les arguments / preuves qui vous
permettent de dire que cette pensée est vraie ?

• Maintenant, quels sont les arguments contre


cette pensée?

• Résumer pour le patient les deux argumentations


afin de l’aider à se rendre à l’évidence que sa
pensée est discutable et de le préparer à
envisager une autre manière de voir la situation.

8
3
L’examen de l’évidence
Patiente souffrant d’anxiété généralisée, a regardé une émission
télévisée sur l’hépatite B:
PA: « J’ai mal au ventre – cela doit être une hépatite ».

Arguments pour Arguments contre


Des douleurs abdominales peuvent être L’hépatite a plein d’autres symptômes que je n’ai pas:
un signe de hépatite. jaunisse, vomissements, fièvre, anorexie…

Je me sens fatiguée ces derniers jours. Cela peut Les risques d’être contaminée sont faibles pour moi: je
être signe ne suis pas en contact avec du sang d’autres personnes,
je ne
m’injecte pas de drogues

J’ai parfois ce genre de douleurs abdominales et rien


d’autre n’est arrivé.
J’ai fait une sérologie de l’hépatite B il y a un an et elle
était négative.
8
4
Découvrir une pensée alternative
• Fait souvent suite à l’examen de l’évidence:

• Examiner la situation encore une fois


• Peut-on envisager une autre explication à la
situation?

• On peut s’aider de la réattribution, de la


décentration…
8
5
Découvrir une pensée alternative
« J’ai mal au ventre – cela doit être une hépatite ».

C’est vrai que j’ai mal au ventre. Mais j’ai eu les


mêmes douleurs beaucoup de fois avant, et mon
médecin m’avait expliqué que c’était en rapport avec
une colopathie fonctionnelle.

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6
Dédramatiser la situation
• Quel est le pire qui puisse arriver ? Et si le pire
arrive, comment allez-vous faire face à cette
situation?

• Quel est le meilleur qui puisse arriver ?

• Maintenant, quel est le dénouement le plus


réaliste à cette situation ?

8
7
Dédramatiser la situation
Une patiente est suivie pour une phobie sociale. Elle est invitée à une
soirée où elle ne connait pas beaucoup de monde, du coup elle hésite
pour y aller.

Sa PA: « Je ne trouverai personne avec qui parler. »


Le pire: « Je vais passer la soirée dans un coin toute seule »

Le mieux: « Je vais passer une soirée superbe. Je me ferai de nouveaux


amis et je serai abordée par plein de personnes. »

Le plus probable: « J’échangerai avec des personnes que je connais. Peut être je
ferai meilleure connaissance avec elles. Et il se peut que à
travers elles je ferai la connaissance d’autres personnes. »

8
8
Distanciatio
n
• Aussi appelée technique du double standard

• Permet au patient de prendre une certaine


distance de ses émotions déclenchées par la
situation, et de ce fait, de diminuer la croyance
en la PA

• Qu’est-ce que vous auriez dit à votre ami ou à


un membre de votre famille, s’il vous rapporte
cette même situation ?

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9
Distanciation
« Je t’encourage d’aller à la soirée.
Dans une soirée de ce genre, on trouve toujours
quelqu’un à qui causer.
Et puis cela peut être une occasion pour que tu
rencontres des nouvelles personnes et pour
t’amuser.
Tu verras que tu pourras surmonter ton
anxiété! »
9
0
Impact de l’adhésion à la PA
• Si vous gardez cette pensée initiale, quel serait
l’impact sur vos émotions et vos
comportements?

• Maintenant, comment seraient vos émotions


et vos comportements si vous adopteriez la
pensée alternative?

9
1
Impact de l’adhésion à la PA
Pensée initiale: Émotion et comportement:
« Je ne trouverai personne Triste, découragée, anxieuse
avec qui parler, (car je ne Je ne vais pas y aller. Si j’y vais, je serais trop
suis pas intéressante). timide pour engager une discussion.

Pensée alternative:
« Je trouverai Émotion et comportement:
certainement au moins Plus encouragée, moins anxieuse, plus gaie.
une personne avec qui Je vais mettre une jolie robe et me maquiller
échanger et m’amuser. Je un peu.
fait quelques activités Je serai plus sur de moi. J’engagerai plus
intéressantes que je facilement la communication avec quelqu’un.
pourrais partager avec les
autres. »
Résoudre le problème
• Résumer avec le patient ses réponses
• Jusqu’à ce jour vous avez agi comme si votre pensée
automatique était vraie. Après notre examen de cette
pensée, comment envisagez- vous de réagir dans
l’avenir à cette même situation ?
• Si l’action à entreprendre nécessite
l’apprentissage d’une méthode
comportementale, il faut l’envisager ++

9
3
Résoudre le problème
• J’aurai moins de hésitations et plus de courage
à aller à une telle soirée.

• J’oserai parler plus facilement à des gens au


cours de la soirée.

• Je vais relire mes notes des séances de


l’affirmation de soi.
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4
Une aide à la discussion des PA:
• L’agenda ou enregistrement des pensées
automatiques (Dysfunctional thought record)
• Tâche à domicile
• Motivation du patient +++
• Introduction progressive de cet outil
– D’abord les 4 premières colonnes qui correspondent
aux colonnes de Beck: date, situation, PA,
émotion
– Puis les 2 dernières colonnes: pensée adaptative,
résultat

57
Enregistrement des PA
Pensées Réponses
Date Situation automatiques Emotions adaptatives Résultats

Date 1. Décrire la 1. Préciser la 1. Décrire les 1. Examen des pensées 1. % de croyance


situation pensée ou l’image émotions liées par questionnement dans la PA
Heure problème qui à la situation socratique
s’associe aux 2. Emotion
émotions 2. % de 2. Quelles sont vos actuelle et
l’intensité distorsions cognitives %
2. % de croyance (optionnel) d’intensité

3. Que ce que vous


avez fait?

9
6
Enregistrement des PA
Pensées Réponses
Date Situation automatiques Emotions adaptatives Résultats

12/05 1. Ma 1. Elle ne veut 1. Tristesse 1. Examen des 1. 40%


meilleure plus de déception pensées par
16 h amie est mon amitié questionnement 2. Calme 70%
passée en 2. 80% socratique.
courant 2. 90% 3. Je l’ai
devant moi Elle était pressée, appelée
sans me elle ne m’a pas vue demain au
parler téléphone,
2. Inférence elle était
arbitraire bien
agréable
comme
d’habitude

9
7
La PA est vraie:
technique de résolution de problème ou
acceptation
9
8
Résolution de problèmes
1. Prendre conscience du problème
2. Définition et Formulation de PB
3. Création de solutions
4. Prise de décision (choix de la solution)
5. Mise en place de la solution retenue
6. Evaluation de la solution

9
9
Résolution de
problèmes
•Prendre conscience du problème
La non reconnaissance du problème
ou
Prendre le problème comme une menace ou un
déficit personnel

1
0
0
Résolution de problème

• Bien définir le problème


 Aborder de manière explicite le problème (bonne description)

 Enumérer ses causes et ses conséquences (à court et à long terme)

 Formuler et reformuler le problème au fur et à mesure en des


termes de plus en plus précis et concrets
 Il s’agit souvent de la formule suivante:
« j’aimerai bien ……………………mais tel ……………….
m’en empêche »
1
0
1
Résolution de problème

• Brainstorming

Noter toutes les solutions possibles même les plus difficiles

Essayer d’être le plus créatif possible

1
0
2
Résolution de problème

• Choisir les solutions exécutables

 Retenir celles qui semblent les plus réalisables en

tenant compte des moyens et du contexte du patient

après évaluation globale des solutions

1
0
3
Résolution de problème

• Evaluer chaque solution

Noter les avantages et les inconvénients de chaque solution

Penser aux conséquences à court et à long terme


de chaque solution pour soi et pour les autres
intervenants dans ce problème

1
0
4
Résolution de problème
• Choisir et exécuter une solution

 Choisir la solution qui a le plus d’avantages, le moins

d’inconvénients et qui constitue un compromis

 Exécuter rapidement la solution sans procrastination

1
0
5
Résolution de problème
• Evaluer les résultats de cette solution
Evaluer les conséquences de la solution exécutée

Rester objectif dans cette évaluation en sachant que les

solutions alternatives existent et sont déjà prêtes à être


exécutées
Si l’évaluation est négative : réexaminer votre définition du

problème ou opter pour une autre solution

1
0
6
Exercice 6
Jeu de rôle
Fatma 48 ans, secrétaire juridique, suivie pour une
dépression, se présente ce jour à son RDV en étant très
stressée.
Un remaniement du secrétariat est prévu. …..

Evaluez avec la patiente son problème et aidez lui à


trouver une solution!

1
0
7
Les étapes de la résolution de problème
1) description et définition du problème
• Ma relation avec mon patron passe par des hauts et des bas et c’est à
cause de mes problèmes de communication
• Je sais que mon patron est le seul à savoir si je vais garder mon
poste de travail ou pas
• Je suis prête à démissionner mais vivre ce stress et cette
attente est affreux pour moi
• Conséquence: mon stress augmente jour après jour et je suis incapable
de faire une demande à mon chef.
Définition: « j’aimerai bien demander à mon chef si je vais garder mon
poste de travail ou pas mais, je suis incapable de lui demander ça »
1
0
8
Etapes de la résolution de problème

2) Brainstorming
⚫ Démissionner
⚫ Faire du zèle pour s’assurer d’être gardée
⚫ En parler à des amis
⚫ Ecrire une lettre au patron
⚫ Ne rien faire et attendre que ça passe
⚫ Parler de son problème d’affirmation à son patron
⚫ Ecrire ce qu’elle a à dire à son patron avant de lui parler
⚫ Travailler sur son affirmation de soi, …

1
0
9
Etapes de la résolution de problème
3) Evaluation de la solution 1
 Démissionner

Avantages Inconvénients

1. Ne plus vivre ce stress 1. Ça risque d’être mal vu par mes


2. Sauver ma dignité ()
collègues
3. Je m’occuperai mieux de ma famille
2. Je risque de me ridiculiser devant
mes enfants
3. Je raterai ce que j’ai fait pendant
ma carrière
4. Le retentissement financier est
certainement majeur

1
1
0
Etapes de la résolution de problème
Evaluation de la solution 2
 Faire du zèle pour s’assurer d’être gardée

Avantages Inconvénients

1. Mes chances de garder mon post 1. je serai ridiculisée devant mes amis
sont grandes 2. Ce n’est pas dans le sens de mes
2. Plus d’altercations avec mon chef valeurs
3. On pensera que j’ai gardé mon post
grâce à la flatterie et non pas grâce
à mon travail
4. Je me sentirai mal à l’aise avec mon
chef

8
• Etapes de la résolution de problème

Evaluation de la solution 3
 Travailler sur son affirmation de soi, …

Avantages Inconvénients

1. Je me sentirai mieux dans ma peau 1. Il me faut beaucoup de


2. Ça m’aidera à affranchir mes difficultés de travail
communication au travail et ailleurs 2. Le résultat n’est pas
3. Ça m’aidera à gérer mon stress
immédiat
4. Mes enfants seront fiers de moi pour ce
changement

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Résolution de problème
⚫ Je choisis une solution et je l’applique

⚫ Demander à son patron de la rencontrer et préparer cette rencontre

(jeu de rôle au bureau du thérapeute)

1
1
3
Résolution de problème
⚫ J’évalue la solution

À court terme: La patiente ne manifeste aucune anxiété et une meilleure

communication s’est établie avec son patron.

Moyen et long terme: travail sur d’autres domaines de l’affirmation de soi

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Acceptation
 Certains problèmes ne peuvent pas être résolus et ne le seront
probablement jamais
 L’attente désespérée d’une résolution magique du problème
est source de souffrance émotionnelleet de persistance de
stratégies comportementales inefficaces
 Accepter le problème en faisant recours à des techniques de
la troisième vague de TCC
Exp: un parent proche qui devient handicapé / est atteint d’une
maladie grave

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