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Seminaire Douane

Le document traite des procédures douanières et des rôles de l'administration des douanes ainsi que des transitaires dans le commerce international. Il décrit les missions principales et secondaires de l'administration des douanes, ainsi que les conditions d'accès et les obligations des transitaires commissionnaires en douane. Enfin, il aborde les formalités juridiques préalables à la déclaration en douane et la conduite des marchandises.

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Seminaire Douane

Le document traite des procédures douanières et des rôles de l'administration des douanes ainsi que des transitaires dans le commerce international. Il décrit les missions principales et secondaires de l'administration des douanes, ainsi que les conditions d'accès et les obligations des transitaires commissionnaires en douane. Enfin, il aborde les formalités juridiques préalables à la déclaration en douane et la conduite des marchandises.

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1

ANIME PAR Dr MANLAN PAUL


THEME : LA MAITRISE DES PROCEDURES, DES REGIMES ET
DE LA VALEUR EN DOUANE DANS LE CIRCUIT DU
COMMERCE INTERNATIONAL
FORMALITES PREALABLE A LA PROCEDURE DE
DEDOUANEMENT ET LES ACTEURS
L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET LA PROFESSION DE TRANSITAIRE
1.L’ADMINISTRATION DES DOUANES

L’administration des douanes est une administration publique rattachée au ministère de


l’économie et des finances dont elle constitue l’une des directions générales.
1.1.1 Missions principales
A : Mission fiscale

C’est la plus ancienne des missions qui consiste à percevoir pour le compte de l’Etat les
droits et taxes de douane à l’importation et à l’exportation conformément aux dispositions
de l’UEMOA. Cela va consister en :
•La détermination de la base imposable c’est à dire la valeur en douane des marchandises
•L’émission de la liquidation et lu recouvrement des droits et taxes
MISSIONS PRINCIPALES

B : Mission économique
Elle consiste à mettre en place des mesures économiques favorable à une
industrialisation du pays ; à savoir des régimes douaniers de suspension des droits et taxes
de douane afin de réduire les coûts de revient import des grandes entreprises industrielles et
de les rendre compétitives sur les marchés extérieurs. Il y a en outre les mesures de zones
franches qui ont pour but d’attirer les investisseurs à s’installer dans certaines régions
visées. •

C : Mission de protection
Elle vise à assurer la protection normale du territoire douanier national contre l’entrée ou la sortie de toutes
marchandises en infraction des lois et règlements douaniers. Cela se matérialise par :
- la vérification des documents relatifs aux marchandises importées ou à exporter.
- le contrôle physique de toutes marchandises de passage aux postes frontières conformément aux mentions sur
document.
- La recherche et la poursuite des infractions douanières
1.1.2 : Missions secondaires
A) Au niveau du commerce extérieur
Elle établit les statistiques sur les flux des marchandises importées / exportées et les
transferts de fonds relatifs à ces opérations grâce à l’exploitation informatisée des
déclarations en détail afin de dégager
la balance commerciale et la balance des paiements pour le compte de l’état.

B) Dans la lutte contre la circulation et la consommation illicite de la drogue et des


stupéfiants
La douane intervient efficacement dans ce domaine et apporte son précieux concours aux
services spécialisés de la police nationale.
C) En matière de sécurité et de défense nationale
La douane intervient pour intercepter les armes et les munitions.

D) Dans le domaine monétaire
La douane intervient dans la lutte contre la fabrication et la circulation des fausses
monnaies. La douane assure le contrôle des changes par le biais des attestations
d’importation ou d’exportation et des déclarations de règlements financiers .
1.1.2 : Missions secondaires

E) Dans le domaine de la protection du patrimoine artistique et culturel


La douane lutte efficacement contre la piraterie des œuvres de l’esprit.
F) Au niveau de la défense du consommateur
La douane intercepte les produits périmés, impropre à la consommation ou susceptibles de porter
préjudice à la santé publique.
G) Au niveau de la coopération internationale
La douane ivoirienne participe aux travaux de la plupart des organisations internationales qui
gèrent des échanges commerciaux entre les nations.
À ce titre elle participe à la préparation et au suivi des accords douaniers bilatéraux et
multilatéraux

H ) Au niveau de l’information
La douane informe par biais de circulaires les opérateurs économiques sur l’évolution des
dispositions réglementaires et douanières nationales et internationales

I ) Au niveau parlementaire
La douane participe à la préparation des mesures législatives et réglementaires (lois des
finances)
LA PROFESSION DE TRANSITAIRE COMMISSIONNAIRE EN DOUANE

1.2.1 Généralités.

Le transitaire est un intermédiaire ou auxiliaire du commerce international chargé de


l’organisation physique et administrative des opérations d’import – export… par
organisation physique il faut entendre : conditionnement ; emballage ; marquage ;
ordonnancement ; stockage ; groupage / dégroupage ; empotage / dépotage des
conteneurs ; calage ; bâchage et manutention diverses des marchandises.
Dans ce module nous efforcerons de répondre aux questions suivantes :
- Quelles sont les conditions d’accès à la profession de commissionnaire en douane ?
- Quelle est la qualité juridique du transitaire ?
- Quelles sont les obligations et responsabilités du transitaire ?
- Quels sont les critères de distinction des modes d’intervention d’un transitaire ?
1.2.3. Qualité juridique du transitaire

Depuis le 03 / 09 / 1976, seuls les transitaires commissionnaires agrée en


douane sont habilités à faire des opérations de dédoublement, une activité
professionnelle. Un commissionnaire en douane agrée est une personne
physique ( individu ) ou morale ( société ) bénéficiant d’un agrément afin
d’effectuer le dédouanement des marchandises pour son propre compte ou
pour le compte d’autrui.
En marge des opérations de dédouanement, l’activité physique
d’organisation des marchandises par le transitaire peut être conduite de deux
façons :
- Soit comme transitaire commissionnaire de transport
- Soit comme transitaire mandataire
1.2.2 Conditions d’accès a la profession de
transitaire commissionnaire en douane agrée

Le règlement UEMOA n° 10/2008 relatif aux conditions d'agrément et d'exercice des


commissionnaires en douane du 26 septembre 2008 pose certaines conditions.
Ne peuvent accéder à la profession de commissionnaire en douane agréé, que des
personnes morales de droit de l’État membre de l’Union où elles comptent s’installer
(art.5).
Le capital détenu par des ressortissants des pays membre ne peut être inférieur à 25%.
De plus, tout pétitionnaire pour un agrément de commissionnaire en douane doit être
constitué
soit sous forme de Société Anonyme (SA) dont le capital social est égal ou supérieur à
10 000 000 F CFA
soit de Société à Responsabilité Limitée (SARL) dont le capital social est égal ou
supérieur à 1 000 000 F CFA.
1.2.2 Conditions d’accès a la profession de
transitaire commissionnaire en douane agrée

Le capital social doit être entièrement libéré auprès d’une banque ou d’un notaire
établis dans l’Etat membre où il compte s’installer.
Le pétitionnaire devra s’engager à souscrire un cautionnement auprès d’une banque
agréée à titre de garantie générale.
Le montant de ce cautionnement, fixé par l’autorité nationale chargée du
recouvrement, ne peut être inférieur à 25 000 000 FCFA
De plus, tout pétitionnaire pour un agrément de commissionnaire en douane doit être
constitué
soit sous forme de Société Anonyme (SA) dont le capital social est égal ou - -
supérieur à 10 000 000 F CFA
soit de Société à Responsabilité Limitée (SARL) dont le capital social est égal ou
supérieur à 1 000 000 F CFA.
1.2.2 Conditions d’accès a la profession de
transitaire commissionnaire en douane agrée

Le capital social doit être entièrement libéré auprès d’une banque ou d’un notaire établis dans
l’Etat membre où il compte s’installer.
Le pétitionnaire devra s’engager à souscrire un cautionnement auprès d’une banque agréée à
titre de garantie générale.
Le montant de ce cautionnement, fixé par l’autorité nationale chargée du recouvrement, ne peut
être inférieur à 25 000 000 FCFA
Le pétitionnaire doit présenter la liste des documents ci-après :
le statut de la société ;
les casiers judiciaires des personnes habilitées à signer les déclarations en douane
les diplômes des personnes habilitées à signer les déclarations en douane ;
les justificatifs de l’expérience professionnelle des personnes habilitées à signer les
déclarations en douane ;
1.2.2 Conditions d’accès a la profession de
transitaire commissionnaire en douane agrée

l’engagement de souscrire la caution bancaire ;


- l’attestation prouvant que le capital est entièrement libéré
Pour bénéficier des facilités de crédit d’enlèvement ou de crédit de droits, le pétitionnaire
peut, en accord avec sa banque, présenter une soumission cautionnée à l’autorité nationale
chargée du recouvrement.

Les personnes physiques habilitées à signer les déclarations en douane et à représenter les
sociétés à ce sujet, doivent être nanties de diplôme reconnu et justifier de l’expérience
professionnelle nécessaire à l’exercice de la profession de commissionnaire en douane
1.2.3. Qualité juridique du transitaire

Depuis le 03 / 09 / 1976, seuls les transitaires commissionnaires agrée en douane sont habilités
à faire des opérations de dédoublement, une activité professionnelle. Un commissionnaire en
douane agrée est une personne physique ( individu ) ou morale ( société ) bénéficiant d’un
agrément afin d’effectuer le dédouanement des marchandises pour son propre compte ou pour
le compte d’autrui.
En marge des opérations de dédouanement, l’activité physique d’organisation des
marchandises par le transitaire peut être conduite de deux façons :
- Soit comme transitaire commissionnaire de transport
- Soit comme transitaire mandataire
1.2.3. Qualité juridique du transitaire

Le transitaire commissionnaire de transport


Il agit en son nom propre mais pour le compte d’un commettant généralement l’expéditeur. Il
est chargé de faire parvenir la marchandise à son point de destination en choisissant les voies
et moyens. Il exécute le transport de bout en bout et est tenu d’une obligation de résultat.
Le transitaire mandataire
Il agit au nom et pour le compte de son client ( le mandant : importateur ou exportateur selon
l’incoterm de vente). Il est chargé d’accomplir l’organisation du transport international ( cas
export ) ou de la livraison ( cas import ) et des formalités douanières conformément aux
instructions du client. Il est tenu d’une obligation de moyen.
1.2.4- Obligations et responsabilités du transitaire

* Vis à vis de l’administration des douanes


Vis à vis de l’administration des douanes, le transitaire :
- Doit déclarer en détail toutes les marchandises qui lui sont confiées par sa
clientèle, tant à l’import qu’à l’export.
- Doit respecter, sous les peines de droit, les obligations découlant des régimes
douaniers déclarés
- Doit payer les droits et taxes de douane exigibles, de même que des amendes
éventuelles au profit de la douane parce qu’il est seul à répondre devant
l’administration des douanes en qualité de commissionnaire agrée en douane.
1.2.4- Obligations et responsabilités du transitaire

Vis à vis des chargeurs


Cas du transitaire commissionnaire de transport
- Il doit organiser le transport de bout en bout ( en faisant intervenir des sociétés de
son choix)
- Il est responsable non seulement de se propres fautes, mais de celles des autres
dans l’exécution de la mission (obligation de résultat)
Cas du transitaire mandataire
- Il obéit aux instructions que son client lui donne dans l’exécution de sa mission
(choix du mode de transport, du transporteur, du port ou aéroport d’embarquement /
débarquement etc.…). il n’est responsable que de ses propre fautes ( exemple :
avaries causées aux marchandises pour choix d’un mode de transport non
recommandé
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

En fonction de la nature des opérations confiées par un


client (exportateur ou importateur), une société de
transit peut avoir trois modes d’intervention. Elle peut
intervenir comme :
- Organisateur de transport
- Commissionnaire en douane
- Commissionnaire de transport
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

a) Le transitaire intervenant en qualité d’organisateur de transport

Il est chargé des opérations de manutention et de gestion matérielle des marchandises avant
ou après le transport international.
* Avant le transport international (cas d’une exportation ): positionnement éventuel d’un
conteneur au lieu d’expédition, prise en charge des marchandises et pré-acheminement
terrestre, groupage, stockage, ordonnancement, empotage, arrimage et calage des
marchandises en conteneur, livraison parc à conteneur de l’aconier ou du transporteur
* Après le transport international (cas d’une importation): recensement des marchandises
et écor en magasin-cale, pointage, réserves sur bon de livraison, appel au commissionnaire
d’avarie, transfert au magasin de dégroupage, dépotage des marchandises du conteneur, post-
acheminement et livraison chez le destinataire etc…
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire
b )Le transitaire intervenant en qualité de commissionnaire en douane :
Il est chargé du dédouanement des marchandises à exporter ou importer. Cette
mission consiste à :
Faire la déclaration en douane : réception des documents de dédouanement,
vérification documentaire, établissement de la minute, saisie SYDAM et obtention
de l’imprimé de déclaration en détail.

Faire vérifier éventuellement les marchandises : contrôle de conformité effectué par


les inspecteurs de la douane entre les mentions contenues dans la déclaration et la
réalité physique des marchandises.
Verser au comptant, par crédit d’enlèvement ou par crédit des droits le montant des
droits et taxes de douane à la recette douanière après obtention du bulletin de
liquidation.
NB : la simple organisation du transport et la commission en douane se font en
qualité de transitaire mandataire.
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

c) Le transitaire intervenant en qualité de commissionnaire de


transport :
Il est chargé de l’organisation du transport au plan physique, administratif
et de son exécution de bout en bout. On dit qu’il est organisateur de
transport multimodal. A ce titre le transitaire commissionnaire de transport
travaille de façon libre et autonome dans le choix des voies (modes de
transport, itinéraires, zones de transit et de desserte) et moyens ( navire,
aéronef, camion ou train, lieu de stockage , conteneur…) utiles à un bon
déplacement des marchandises du lieu de prise en charge au lieu de
destination convenu
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE

 2.1LA CONDUITE EN DOUANE DES MARCHANDISES


A) Généralités :
Elle consiste à acheminer la marchandise, quel que soit le moyen de
transport utilisé en suivant un itinéraire précis qui aboutit à un bureau des
douanes c’est-à-dire une structure administrative dans laquelle peut
s’accomplir les formalités douanières. Cette opération incombe au
transporteur. La conduite en douane commence une fois que le moyen de
transport entre dans le territoire douanier. L’article 1 ER du code des douanes
précise que le territoire douanier comprend : « le territoire, les eaux
territoriales et l’espace aérien de la république de Côte d’ivoire. »
Le moyen de transport devra suivre la route légale et se rende directement
au poste douanier portuaire, aéroportuaire ou terrestre le plus proche.
Tout déchargement en cours de route est considéré comme, un
déversement frauduleux moins d’une autorisation du DG des douanes. (Art
59 at du CD)
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
B)La conduite en douane à l’importation
B.1 Par voie maritime
(art. 54 à 59 du code des douanes)
L’action de conduite en douane entraîne de la part du commandant du
navire une double obligation :
présenter le manifeste cargaison aux douaniers
Dès que le navire pénètre dans la zone maritime du rayon des douanes, les
agents des douanes ont le droit d’exiger la présentation immédiate du
manifeste cargaison. Il appose alors sur l’original un visa « ne varietur »
afin qu ‘aucune modification ne puisse être apportée par la suite et s’en font
remettre une copie.
Le manifeste est un document qui mentionne en son en-tête les références
du navire (nom du propriétaire, nom et nationalité du navire, son tonnage,
nom du capitaine, lieu de provenance et de destination ect…). De plus il
donne une description sommaire des mentions du connaissement sur les
marchandises en identifiant pour chacune d’elles, le nombre, la désignation,
les marques et numéros, les poids et volumes, les lieux de chargement et
de destination
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
accoster dans un port pourvu d’un bureau de douane
Cette exigence est contenue dans le code des douanes : « Sauf en
cas de force majeure dûment justifié, les navires ne peuvent
accoster que dans les ports pourvus d’un bureau de douane. »

 b.2 : Par voie aérienne
L’ensemble des dispositions ci-dessus est aussi valable en aérien :
présentation d’un manifeste cargaison
atterrissage dans un aéroport où est installé un bureau de douane
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 Le code des douanes ( art. 63 à 68 ) dispose que les aéronefs ( avion,
hélicoptères, aérostats ) qui effectuent un trafic international doivent pour
franchir la frontière suivre la route que leur imposent les règles générales
de la sécurité aérienne. Ils ne peuvent que se poser sur des aérodromes
douaniers. Comme pour les transports maritimes, les marchandises
transportées par air doivent être inscrites sur un manifeste signé par le
commandant de bord. Il est interdit tout déchargement et jets de
marchandises en cours de route sauf en ce qui concerne « le lest, le
courrier postal pour ce dans les lieux officiellement désignés ainsi que les
marchandises dont le jet est indispensable à la survie de l’aéronef. Il en est
de même pour l’aviation militaire.
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 b.3 Par voie terrestre
 Les détenteurs de marchandises importées par les
frontières terrestres doivent aussitôt conduire celles-ci au plus
prochain bureau de douane, par la route dite « route légale »
désignés par voie réglementaire.
Les marchandises ne peuvent être introduites dans les maisons ou
autres bâtiments avant d’avoir été conduites au bureau des
douanes ; elles ne peuvent, non plus, dépasser ce bureau sans
permis. (art 61).
 On entend par « route légale douanière », la route, la voie
ferrée, la voie d’eau ou autres voies de transport (pipeline,
tunnel…) qui conformément aux prescriptions douanières d’un état,
doivent être utilisées lors de l’importation, de l’exportation et le
transit douanier des marchandises.
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 Par ailleurs les marchandises qui arrivent après fermeture du
bureau sont déposées sans frais dans les dépendances dudit
bureau jusqu’au moment de son ouverture. Dans ce cas la
déclaration sommaire doit être remise au service des douanes dès
l’ouverture de bureau,
Si les marchandises ne sont pas déclarées immédiatement en
détail.

 b.4 Le rayon des douanes
Le rayon des douanes est constitué par une zone du territoire
national adjacente à la frontière, à l’intérieur de laquelle, les
mouvements de marchandises sont soumis à une réglementation
plus sévère et / ou le service des douanes exerce des pouvoirs de
contrôle plus « tendus que sur l’ensemble du territoire douanier. On
dit que c’est une zone sensible à la fraude et sur laquelle la douane
dispose d’un pouvoir exorbitant de droit commun contrôle douanier
est renforcé..
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 Selon l’article 35 du CD, le rayon des douanes comprend :
une zone maritime située à 20 km des côtes
une zone terrestre qui s’étend
Sur la frontière maritime à 20 km de la mer vers l’intérieur en
remontant les rivières et les voies d’eau navigables jusqu’au
bureau des douanes situés en amont et à 20km autour de ce
bureau.
Sur la frontière terrestre sur une bande 20km de large le long de
la frontière terrestre et à 20 km autour du bureau.
 Les pouvoirs des agents des douanes sont plus importants à ces
endroits :
droit de visite des domiciles
droit de passage sur les propriétés privées
droit de saisie des marchandises
droit de visite des moyens de transport
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE

C) La conduite en douane à l’exportation
.La conduite en douane des marchandises à l’exportation est
prévue par les articles 69 à 74 du CD. Quel que soit la voie
empruntée (maritime, aérienne ou terrestre) les marchandises à
l’exportation doivent être présentées au bureau de douanes
frontalier le plus proche pour y accomplir les formalités douanières.
Les marchandises empruntant les voies maritimes et aériennes, ne
pouvant être mises à bord immédiatement, seront placées en
magasins ou aires de dédouanement. Les magasins et aires de
dédouanement sont déterminés par voie réglementaire (article 74
du CD)
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
2.2 La mise en douane des marchandises
 On appelle mise en douane la prise en charge des
marchandises par le service des douanes suit à un certain nombre
de formalités. Ces formalités consistent en l’obligation de dépôt
d’une déclaration sommaire ou d’une déclaration en détail.
 A) La mise en douane à l’importation
A.1 : Par voie maritime
 Tout comme la conduite en douane, la mise en douane
commence dès le dépôt de la déclaration sommaire au bureau des
douanes. La déclaration sommaire est constituée d’un ensemble de
documents :
le manifeste de cargaison ou sa traduction authentique :
récapitulatif de l’ensemble des connaissements c’est à dire
marchandises à débarquer à du navire ;
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
le manifeste de provision bord : mentionne l’état des vivres et
autres articles destinés à être consommés par le personnel du bord
et les passagers éventuels. ;
Le manifeste de pacotille : état des objets taxables ou prohibés
détenus par les membres de l’équipage à titre personnel ;
Les connaissements et chartes party
L’acte de nationalité du navire et de tous autres documents qui
pourront être exigés par l’administration des douanes en vue de
l’application des mesures douanières
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
Avec l’introduction de l’ordinateur comme outil de dédouanement, il y a
saisie du manifeste original, donnant lieu ainsi à un manifeste informatique
sous une double forme : Magnétique ou papier.
Ces deux manifestes originaux et SYDAM doivent être déposés au service
des douanes dans un délai de 24 heures. Ce délai ne court pas le samedi,
dimanche et jours fériés. L’enregistrement de la déclaration sommaire
marque le début effectif de la mise en douane des marchandises.
Cet acte permet le déchargement d’office des marchandises déclarées.
Par ailleurs, il existe d’autres types de déclarations obtenues à partir du
manifeste :
la déclaration sommaire de transfert (DST)
la déclaration sommaire de dégroupage (DGP)
Toutes ces déclarations ‘(DST, DGP, manifestes doivent faire l’objet d’un
apurement total ou partiel lors des dépôts des déclarations en détail. Par
cette déclaration et le régime douanier afférent, nous avons la destination
des marchandises sommairement déclarées
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
A.2 Par voie aérienne
 L’ensemble des dispositions valables lors d’une mise en douane
maritime sont aussi applicables en aérien avec seulement deux différences :
l’absence de délai de dépôt du manifeste
l’absence de manifeste de provision bord dans la déclaration sommaire.
A.3 Par voie terrestre
En transport terrestre, il n’existe pas de dispositions particulières
concernant la mise en douane.. Il s ‘agira pour le transporteur à présenter à
la douane une lettre de voiture. Ce document tient lieu de manifeste
cargaison.
 B) La mise en douane à l’exportation
 A l’exportation la mise en douane ne donne pas lieu au dépôt d’une
déclaration sommaire. Les marchandises destinées à l’exportation arrivent
au bureau des douanes sous le couvert d’une déclaration en détail. Celle –ci
permet au service des douanes de s ‘assurer que les marchandises sont
effectivement destinées à l’étranger.
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
2.3 . L’attente au dédouanement des marchandises
 L’article 74 bis du CD énonce que les marchandises
présentées en douane dans les conditions prévues dans les articles
54 à 69 et qui attendent une destination douanière peuvent être
conservées en magasins ou aires de dédouanement. Les aires et
magasins de dédouanement sont considérés comme le
prolongement des cales du navire d’où le terme de « magasin-
cale ». Les marchandises en conteneur de groupage sont
transférées dans des magasins de dégroupage situés en dehors du
périmètre portuaire sous DST (déclaration sommaire de transfert )
en vue d’une déclaration en détail. Cependant, s’il advient que les
conditions du dédouanement ne sont pas réunis, un transfert des
marchandises en dépôt des douane est diligenté. Nous étudierons
successivement comme lieu d’attente au dédouanement :
les magasins cales et les aires de dépôt temporaires
les magasins de dégroupage
le dépôt des douanes
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 A) Les magasins cales et les aires de dépôt temporaire
A.1 : Nature juridique
a) Les magasins cales
Il s’agit d’entrepôts sous douane situés dans le périmètre portuaire. Les marchandises
y sont admis en attendant les formalités douanières (cas à l’import) ou après les
formalités douanières (cas à l’export)
Cela entraîne un certain nombre de conséquences :
Au plan administratif les marchandises sont sous contrôle des agents des douanes et
nul ne peut y pénétrer en leur absence, sauf évidemment en cas de force majeur. Les
portes en sont donc fermées par deux serrures différentes et la clef d’une de ces
serrures reste entre les mains de la douane. Il s’agit d’un simple rôle de surveillance
car la gestion administrative et matérielle de ceux-ci étant de la compétence des
concessionnaires.
Au plan financier, elle bénéficie d’une franchise du paiement des droits et taxes
durant un délai de 6 jours (cas du conventionnel) de 10 jours (cas des conteneurs) . A
partir de ces délais des frais de magasinage sont à payer en fonction du poids et de la
durée de stockage.
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE
 A) Les magasins cales et les aires de dépôt temporaire
 Au plan juridique les avaries, dommages et pertes causés aux
marchandises sont de la responsabilité de la compagnie de
transport dans un délai limite de 30 jours à compter de leur date
d’entrée. En effet, par une fiction les marchandises qu’on place en
ces lieux sont considérées comme se trouvant toujours à bord du
moyen de transport (navire ou aéronef).
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE

B) les magasins de dégroupages

Appelés aussi magasins de dépotage, ces magasins sont des locaux destinés à recevoir des
marchandises importées qui ne sont pas immédiatement déclarées en détail ou réexportés à l’issue
de leur conduite en douane ainsi qu’éventuellement les marchandises en transit.
Pour être admises en magasin de dégroupage, les marchandises doivent être déclarés sur
une déclaration sommaire de transfert ( DST).
La DST comporte les énonciations suivantes :
•L’espèce tarifaire, le poids brut, les marques et numéros des colis.
•La nature et les caractéristiques du moyen de transport.
•Le lieu de chargement des marchandises.
La DST peut être renforcé par une escorte du service depuis le magasin cale jusqu’au
magasin de dégroupage auxquelles elles sont rattachées
Le transfert en magasin de dégroupage décharge le transporteur vis à vis de la douane
puisqu’il y a une déclaration dont le signataire se substitue à lui
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE

C) Le dépôt des douanes


C.1 : Nature juridique

Selon les articles 152 à 158 du code des douanes le dépôt des douanes est un régime de
stockage dans un local aménagé de marchandises :
-en fin de séjour en magasin – cale

-saisie, confisquées par la douane

-abandonnées au profit de la douane, Les agents des douanes ne peuvent procéder à


l’ouverture des colis constitués en dépôt et à la vérification de leur contenu qu’en
présence du propriétaire ou de son représentant légal ou à défaut, avec la permission du
juge compétent. Les marchandises qui ne sont pas enlevées à la fin de deux mois à
compter de leur inscription au registre de dépôt, sont vendues aux enchères publiques
conformément au décret n° 64-314 du 17/ 08/1964.
Deux raisons essentielles justifient l’usage de ce régime :
- Éviter de pénaliser injustement des opérateurs économiques de bonne foi

- Exercer sur les usagers une pression suffisante afin de désengorger les magasins –cales
et aires de dédouanement
LES FORMALITÉS JURIDIQUES PRÉLIMINAIRES A LA DÉCLARATION EN
DOUANE

c.2 : conditions de séjour :


a) Entrée des marchandises en dépôt des douanes :
-Au vu d’un bulletin de mise en dépôt en 3 exemplaires
-Aux risques et périls des propriétaires de marchandises
-Ne concerne que les marchandises aux emballages intacts
B) Sortie des marchandises du dépôt des douanes :
-À la suite d’une déclaration en détail
-À la suite d’une vente aux enchères publiques
 Tableau comparatif selon
la qualité du transitaire
Transitaire mandataire Transitaire
commissionnaire

- Exécute les ordres de son - Organise et coordonne les
mandant opérations relatives à
l’expédition des marchandises.

- N’a pas de choix de ses sous - Choisit à sa guise ses sous


traitants traitants.

- N’est pas responsable des fautes - Répond de ses propres fautes et


de ses sous traitants, mais des de celles de ses sous traitants.
siennes (omission de prendre
des réserves à la réception des
marchandises avariées) - Répond d’une obligation de
- Répond d’une obligation de résultat.
moyen.
1.2.2 Conditions d’accès a la profession de
transitaire commissionnaire en douane agrée

l’engagement de souscrire la caution bancaire ;


- l’attestation prouvant que le capital est entièrement libéré
Pour bénéficier des facilités de crédit d’enlèvement ou de crédit de droits, le pétitionnaire peut, en
accord avec sa banque, présenter une soumission cautionnée à l’autorité nationale chargée du
recouvrement.

Les personnes physiques habilitées à signer les déclarations en douane et à représenter les sociétés à
ce sujet, doivent être nanties de diplôme reconnu et justifier de l’expérience professionnelle nécessaire
à l’exercice de la profession de commissionnaire en douane
1.2.3. Qualité juridique du transitaire

Le transitaire commissionnaire de transport


Il agit en son nom propre mais pour le compte d’un commettant généralement l’expéditeur. Il est
chargé de faire parvenir la marchandise à son point de destination en choisissant les voies et moyens.
Il exécute le transport de bout en bout et est tenu d’une obligation de résultat.
Le transitaire mandataire
Il agit au nom et pour le compte de son client ( le mandant : importateur ou exportateur selon
l’incoterm de vente). Il est chargé d’accomplir l’organisation du transport international ( cas export )
ou de la livraison ( cas import ) et des formalités douanières conformément aux instructions du client.
Il est tenu d’une obligation de moyen.
1.2.4- Obligations et responsabilités du transitaire

* Vis à vis de l’administration des douanes


Vis à vis de l’administration des douanes, le transitaire :
- Doit déclarer en détail toutes les marchandises qui lui sont confiées par sa clientèle, tant à l’import
qu’à l’export.
- Doit respecter, sous les peines de droit, les obligations découlant des régimes douaniers déclarés
- Doit payer les droits et taxes de douane exigibles, de même que des amendes éventuelles au profit de
la douane parce qu’il est seul à répondre devant l’administration des douanes en qualité de
commissionnaire agrée en douane.
1.2.4- Obligations et responsabilités du transitaire

Vis à vis des chargeurs


Cas du transitaire commissionnaire de transport
- Il doit organiser le transport de bout en bout ( en faisant intervenir des sociétés de son choix)
- Il est responsable non seulement de se propres fautes, mais de celles des autres dans l’exécution de
la mission (obligation de résultat)
Cas du transitaire mandataire
- Il obéit aux instructions que son client lui donne dans l’exécution de sa mission (choix du mode de
transport, du transporteur, du port ou aéroport d’embarquement / débarquement etc.…). il n’est
responsable que de ses propre fautes ( exemple : avaries causées aux marchandises pour choix d’un
mode de transport non recommandé
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

En fonction de la nature des opérations confiées par un client (exportateur ou importateur), une
société de transit peut avoir trois modes d’intervention. Elle peut intervenir comme :
- Organisateur de transport
- Commissionnaire en douane
- Commissionnaire de transport
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

a) Le transitaire intervenant en qualité d’organisateur de transport

Il est chargé des opérations de manutention et de gestion matérielle des marchandises avant ou après
le transport international.
* Avant le transport international (cas d’une exportation ): positionnement éventuel d’un
conteneur au lieu d’expédition, prise en charge des marchandises et pré-acheminement terrestre,
groupage, stockage, ordonnancement, empotage, arrimage et calage des marchandises en conteneur,
livraison parc à conteneur de l’aconier ou du transporteur
* Après le transport international (cas d’une importation): recensement des marchandises et écor
en magasin-cale, pointage, réserves sur bon de livraison, appel au commissionnaire d’avarie, transfert
au magasin de dégroupage, dépotage des marchandises du conteneur, post-acheminement et livraison
chez le destinataire etc…
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

b )Le transitaire intervenant en qualité de commissionnaire en douane :


Il est chargé du dédouanement des marchandises à exporter ou importer. Cette mission consiste à :
Faire la déclaration en douane : réception des documents de dédouanement, vérification
documentaire, établissement de la minute, saisie SYDAM et obtention de l’imprimé de déclaration en
détail.

Faire vérifier éventuellement les marchandises : contrôle de conformité effectué par les inspecteurs de
la douane entre les mentions contenues dans la déclaration et la réalité physique des marchandises.
Verser au comptant, par crédit d’enlèvement ou par crédit des droits le montant des droits et taxes de
douane à la recette douanière après obtention du bulletin de liquidation.
NB : la simple organisation du transport et la commission en douane se font en qualité de transitaire
mandataire.
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire

c) Le transitaire intervenant en qualité de commissionnaire de transport :


Il est chargé de l’organisation du transport au plan physique, administratif et de son exécution de
bout en bout. On dit qu’il est organisateur de transport multimodal. A ce titre le transitaire
commissionnaire de transport travaille de façon libre et autonome dans le choix des voies (modes de
transport, itinéraires, zones de transit et de desserte) et moyens ( navire, aéronef, camion ou train, lieu
de stockage , conteneur…) utiles à un bon déplacement des marchandises du lieu de prise en charge
au lieu de destination convenu
DURÉE DE MISSION DU
TRANSITAIRE MANDATAIRE:

Le transitaire ,mandataire a une mission de courte durée s’étendant :


- à l’export : entre l’expéditeur et le transporteur international
à l’import : entre le transporteur international et le destinataire

Le transitaire commissionnaire de transport a au contraire une mission


continue de bout en bout. Il intervient depuis le lieu d’expédition jusqu’au
lieu de destination prévu (y compris le transport international ).
1.2.5- Critères de distinction des modes d’intervention d’un
transitaire
Critères Durée de mission Modalités Régime de Mode de
d’exécution des responsabilité facturation
missions

Modes
d’intervention
Mandataire Courte Obéit aux Obligation de Coût détaillé
instructions moyen

Commissionnaire Continue Travaille librement Obligation de Coût forfaitaire


de transport résultat
MODALITÉS D’EXÉCUTION DES
MISSIONS

MODALITÉS D’EXÉCUTION
, DES MISSIONS :

Le transitaire mandataire obéit aux instructions reçues du client : choix du transporteur, du


mode de transport, du type de régime douanier etc…
Au contraire le transitaire commissionnaire de transport travaille de façon libre et
autonome…. Il choisit librement les voies et moyens nécessaires à l’exécution du transport de
bout en bout : société d’aconage, de transport international, mode de transport, port ou aéroport
d’embarquement et de débarquement, représentant à destination chargé des formalités
administratives, de transit et de livraison.
LA VALEUR EN DOUANE
5.1.3 LA VALEUR EN DOUANE DES PRODUITS
A- Définition
Valeur de Bruxelles
VALEUR = prix normal, c’est-à-dire le prix réputé pouvoir être fait pour ces marchandises, lors
d’une vente effectuée dans des conditions de pleine concurrence entre un acheteur et un
vendeur indépendant l’un de l’autre.
Pas de méthode imposée quant à la démarche méthodologique précise à suivre pour
déterminer la valeur en douane, mais l’on procède par comparaison aux marchandises
identiques ou à défaut, aux marchandises similaires.
Valeur du GATT
ARTICLE PREMIER : « la valeur en douane des marchandises importées sera la valeur
transactionnelle, c’est-à-dire le prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises
lorsqu’elles sont vendues pour l’exportation, après ajustement conformément aux dispositions
de l’article 8, pour autant que…. »
* Valeur transactionnelle retenue comme première et principale méthode
* Si conditions non remplies, alors utilisation des méthodes secondaires
MÉTHODES SECONDAIRES :
Deuxième méthode : (Article 2) Recherche de la valeur transactionnelle de produits identiques
(toujours pour le même pays d’importation, aux mêmes moments et aux mêmes conditions
commerciales et s’il y a des différences, apporter les ajustements appropriés à ces conditions
commerciales).
La détermination de la valeur en douane désigne le processus permettant de déterminer la
valeur en douane des marchandises.
Elle sert de base pour:
- le calcul des droits de douane, lorsqu'ils sont exprimés en pourcentage de la valeur des
marchandises et connus sous le nom de droits «ad valorem»,
- le calcul de la TVA sur les marchandises importées,
- l'élaboration des statistiques commerciales.
L'UE applique le concept internationalement accepté de «valeur en douane» établi par
l'accord de l'OMC sur la détermination de la valeur en douane (accord sur la mise en œuvre
de l'article VII de l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994).
Tous les pays membres de l'OMC ont l'obligation de mettre en œuvre cet accord et
d'appliquer cette méthodologie.
Certains pays non membres de l'OMC ont également choisi de l'adopter; il s'applique donc à
la grande majorité du commerce international.
Les méthodes pour déterminer la valeur en douane doivent être appliquées dans l'ordre
prescrit tel
qu'indiqué ci-
2 Méthode principale ou méthode de la valeur transactionnelle
La valeur en douane des marchandises repose principalement sur leur valeur
transactionnelle.
Il s'agit du prix effectivement payé ou à payer pour les marchandises vendues à
l'exportation vers le territoire douanier de l'Union, ajusté en fonction des exigences
particulières mentionnées dans les règles.
Cette principale méthode de la valeur transactionnelle s'applique à environ 95 % des
échanges dans l'UE.
Les conditions d'utilisation de cette méthode sont les suivantes:
- aucune restriction concernant l'élimination ou l'utilisation des marchandises par
l'acheteur autre que certaines restrictions acceptables,
- la vente ou le prix ne dépend pas de conditions pour lesquelles la valeur des
marchandises ne peut être déterminée,
- le vendeur ne bénéficiera pas du produit de la revente, de l'aliénation ou de l'utilisation
ultérieure par l'acheteur, à moins qu'un ajustement approprié ne puisse être effectué,
- l'acheteur et le vendeur ne sont pas liés ou, s'ils le sont, le prix n'a pas été influencé par
la relation.
Lorsque les autorités douanières ont des doutes fondés quant au fait que la valeur
transactionnelle déclarée ne représente pas le montant total payé ou à payer, elles peuvent
alors demander au déclarant de fournir des informations supplémentaires et des pièces
justificatives.
Si ces doutes ne sont pas levés, les autorités douanières peuvent décider de refuser
l'application de la méthode de la valeur transactionnelle et de fixer la valeur des
marchandises selon une méthode secondaire.
Les éléments suivants doivent être inclus dans le prix des marchandises:
- les coûts encourus par l'acheteur qui ne sont pas inclus dans le prix payé: commission,
courtage, coûts des conteneurs; les aides: la valeur des marchandises et des services
fournis par l'acheteur gratuitement ou à prix réduit, et utilisés pour la production des
marchandises importés;
- les redevances et les droits de licence relatifs aux marchandises évaluées, lorsqu'ils
sont payés à titre de condition de vente des marchandises;
- le produit de toute revente, cession ou utilisation ultérieure des marchandises
importées
revenant au vendeur;
- les frais de transport et autres frais connexes jusqu'au point d'entrée dans le territoire
douanier de l'Union
Les éléments suivants ne doivent pas être inclus dans la détermination de la valeur en
douane des marchandises:
- les frais de transport après le point d'entrée dans le territoire douanier de l'Union;
- les charges d'intérêts;
les droits à l'importation et autres taxes découlant de l'importation des marchandises;
- les frais de montage ou de maintenance encourus après l'entrée sur le territoire
douanier de l'Union;
- la commission d'achat.
Les autorités douanières peuvent, sur demande, autoriser que certains montants soient
déterminés sur la base de critères spécifiques, à fixer dans l'autorisation, lorsqu'ils ne sont
pas quantifiables à la date à laquelle la déclaration en douane est acceptée, par exemple:
- les éléments du prix,
- les éléments à inclure dans la détermination de la valeur en douane,
- les éléments ne devant pas être inclus dans la détermination de la valeur en douane.
3 Méthodes secondaires
3.1 Valeur transactionnelle de marchandises identiques
Cette méthode consiste à appliquer la valeur transactionnelle acceptée de
marchandises
identiques importées au même moment, ou à peu près au même moment.
Les marchandises identiques ont des caractéristiques physiques, une qualité
et une
réputation identiques à tous égards. Elles sont produites dans le même pays
par le même
producteur.
3.2 Détermination de la valeur transactionnelle de marchandises
similaires
Cette méthode consiste à appliquer la valeur transactionnelle acceptée de
marchandises
similaires importées au même moment, ou à peu près au même moment.
Les marchandises similaires ressemblent beaucoup aux marchandises
évaluées en termes
de matériaux et de caractéristiques des composants. Elles ont été produites
dans le même
pays que les marchandises importées. Elles doivent être commercialement
interchangeables.
Valeur fondée sur le prix unitaire ou la méthode déductive
3.3

La valeur en douane est calculée sur la base du prix unitaire auquel les marchandises
importées, ou des marchandises identiques ou similaires, sont vendues dans l'Union à
un
acheteur indépendant dans la plus grande quantité globale.
Étant donné que le point de départ est le prix de vente dans le pays d'importation,
plusieurs
déductions concernant principalement les coûts supportés dans l'UE sont nécessaires
pour
ramener ce prix à la valeur en douane correspondante.
3.4 Valeur calculée
La valeur calculée résulte de la somme des éléments suivants:
Coûts ou valeur du matériel et coûts de production
+ Bénéfice et frais généraux égaux aux montants habituellement reflétés dans la vente
de marchandises de même nature ou de même classe+Frais de transport, de chargement,
de manutention et d'assurance jusqu'au point
d'entrée dans le territoire douanier de l'Union
L'opérateur économique peut demander d'appliquer cette méthode dans l'ordre inverse
de
la méthode de la valeur basée sur le prix unitaire.
3.5 Méthode «fall back»
Cette méthode doit être utilisée si aucune des
méthodes précédentes n'a pu être appliquée.
Elle repose sur les méthodes précédentes, qui
sont appliquées avec un degré raisonnable
de flexibilité.
Une valeur en douane déterminée selon cette
méthode devrait être fondée, dans la mesure
du possible, sur des valeurs déjà déterminées.
DEFINITION

La valeur en douane est, avec l'espèce tarifaire et


l'origine des marchandises, l'un des trois éléments
clés permettant le calcul des droits à
l'importation. Sa détermination, reprise sous
l'appellation « évaluation en douane », permet
d'établir la valeur économique réelle des
marchandises importées.
DEFINITION

I. Les livraisons partielles


Lorsque les marchandises déclarées constituent une partie d’une
plus grande quantité des mêmes
marchandises achetées dans le contexte d’une transaction unique,
le prix payé ou à payer est calculé proportionnellement au prix payé
ou à payer pour la quantité totale achetée
DEFINITION

II. Les pertes partielles d’un envoi de marchandises, les


marchandises manquantes ou les
dommages subis par les marchandises

Le code des douanes prévoit également qu’une répartition proportionnelle du prix effectivement

payé ou à payer s’applique en cas de perte partielle d’un envoi ou en cas de dommage subi par les

marchandises avant la mise en libre pratique des marchandises à évaluer.

Ces dispositions permettent donc de prendre en considération tous les dommages ou les pertes de

marchandises survenus en cours de transport et constatés avant le dédouanement, quelle que soit la

nature du contrat de vente (FOB / FAB, CIF / CAF, etc – Règles Incoterms® 2020)
DEFINITION

La valeur en douane est, en principe, la valeur


transactionnelle, c'est-à-dire le prix effectivement
payé ou à payer pour les marchandises, lorsqu'elles
sont vendues pour l'exportation à destination d’un
pays tiers, après d'éventuels ajustements,
LES ÉLÉMENTS À AJOUTER

Les éléments à ajouter au prix effectivement payé ou à payer, limitativement énumérés


du CD , regroupent :

les commissions à la vente et les frais de courtage ;

la valeur des contenants et des emballages ;

les « apports » matériels et immatériels

les redevances et droits de licence

la valeur du produit de toute revente, cession ou utilisation ultérieure des marchandises;

les frais de transport et d’assurance tiers pour les marchandises importées

les frais de chargement et de manutention connexes au transport des marchandises


importées
LES ÉLÉMENTS À RETRANCHER

Les éléments à retrancher au prix effectivement payé ou à payer, limitativement énumérés à l’article
, regroupent :
les frais de transport après l’entrée des
les frais relatifs à des travaux de construction, d’installation, de montage, d’entretien
ou d’assistance technique, entrepris après l’entrée sur le TDU, des marchandises importées,
telles que des installations, des machines ou du matériel industriel (article 72 b) du CDU) ;
les montants des intérêts au titre d’un accord de financement conclu par l’acheteur et
relatif à l’achat des marchandises importées, que le financement soit assuré par le vendeur ou par
LES ÉLÉMENTS À RETRANCHER

une autre personne, pour autant que l’accord de financement considéré a été établi par écrit et que
l’acheteur peut démontrer, si demande lui en est faite, que les conditions suivantes sont réunies :
• de telles marchandises sont effectivement vendues au prix déclaré comme prix
effectivement payé ou à payer ;
• le taux d’intérêt réclamé n’excède pas le niveau couramment pratiqué pour de telles
transactions au moment et dans le pays où le financement a été assuré

 les frais relatifs au droit de reproduire dans l’Union les marchandises importées (article

les commissions d’achat;


les droits à l’importation et autres taxes dans l’Union en raison de l’importation ou de la
vente des marchandises;
nonobstant les paiements effectués par l’acheteur
en contrepartie du droit de distribuer ou de revendre les marchandises importées, si ces
paiements ne sont pas une condition de la vente pour l’exportation des marchandises
LES MÉTHODES SECONDAIRES D’ÉVALUATION

En l’absence de valeur transactionnelle ou si cette dernière n’est pas


acceptable pour l’évaluation en douane, il est nécessaire d’appliquer les méthodes secondaires
pour déterminer la valeur en douane.
Il existe cinq méthodes secondaires :
la méthode comparative de la valeur transactionnelle de marchandises identiques
la méthode comparative de la valeur transactionnelle de marchandises similaires
la méthode déductive;
la méthode de la valeur calculée
les méthodes du dernier recours
Les méthodes secondaires sont à appliquer dans leur ordre d’énonciation et il n’est possible de
passer d’une méthode à l’autre que dans la mesure où la précédente n’est pas applicable. Le choix
de la méthode d’évaluation retenue dépend des éléments et informations à la disposition de
l’opérateur, voire de l’administration. Il doit être justifié et les éléments d’appréciation sont
communiqués à l’opérateur
LES MÉTHODES DU DERNIER RECOURS

Les méthodes du dernier recours doivent être utilisées uniquement lorsque toutes les méthodes
précédentes se sont révélées inapplicables.
Il est nécessaire, lors de l’utilisation des méthodes secondaires, qu’une coopération s’instaure entre
l’administration et le déclarant en vue de parvenir à une détermination rapide et satisfaisante de la
valeur à déclarer.
Enfin, lorsque des éléments nécessaires à la détermination de la valeur en douane ne sont pas
connus au moment du dédouanement et que l’opérateur utilise une des méthodes secondaires,
l’opérateur est invité à solliciter, en amont des opérations de dédouanement, une autorisation de
valeur provisoire. À défaut, la méthode secondaire d’évaluation en douane à utiliser devra prendre
en considération la valeur des éléments manquants.
LES MÉTHODES DU DERNIER RECOURS

LES MÉTHODES COMPARATIVES


Pour déterminer la valeur en douane des marchandises importées, il
convient de se référer à une
valeur transactionnelle déjà acceptée et relative à des marchandises
identiques, voire similaires.
L’utilisation de marchandises similaires suppose qu’aucune donnée relative
à des marchandises
identiques ne soit disponible
LES MÉTHODES DU DERNIER RECOURS

Chacune de ces deux méthodes est subordonnée à de strictes conditions d’application.


SECTION I. Les marchandises identiques
Les marchandises identiques sont définies comme étant « produites dans le
même pays [et] qui sont identiques en tous points, y compris les caractéristiques physiques, la
qualité et la réputation ».
Des différences d’aspect mineures n’empêchent pas des marchandises d’être considérées comme
identiques.
SECTION II. Les marchandises similaires
, les marchandises similaires sont des « marchandises produites
dans le même pays qui, sans être pareilles à tous les égards, présentent des caractéristiques
semblables et sont composées de matières semblables, ce qui leur permet de remplir les mêmes
fonctions et d’être commercialement interchangeables ».
La qualité des marchandises, leur réputation et l’existence d’une marque de fabrique ou de
commerce sont à prendre en compte pour déterminer si ces marchandises sont similaires.
LES MÉTHODES DU DERNIER RECOURS

L’utilisation de la valeur transactionnelle de marchandises identiques ou


similaires
Conformément aux dispositions pour pouvoir être
utilisées afin d’établir la valeur en douane, il est nécessaire que les marchandises identiques, voire
similaires, aient été :
vendues pour l’exportation à destination
exportées au même moment ou à peu près au même moment que les marchandises à
évaluer ;
vendues au même niveau commercial ;
vendues sensiblement dans les mêmes quantités.
En l’absence de telles ventes, il est possible de se référer à des ventes réalisées à un autre niveau
commercial ou dans des quantités différentes.
La valeur transactionnelle est ajustée pour tenir compte des différences qui peuvent exister entre les
frais afférents, d’une part, aux marchandises importées et, d’autre part, aux marchandises identiques
ou similaires considérées, par suite de différences de niveau commercial de vente, de quantités, de
modes de transport et de distances.
LA MÉTHODE DE LA VALEUR CALCULÉE

La méthode de la valeur calculée consiste à établir la valeur en douane à partir des éléments
constitutifs du prix, communiqués par le producteur de la marchandise considérée, c’est-à-dire :
du coût ou de la valeur des matières et des opérations de fabrication, ou autres, mises en
œuvre pour produire les marchandises importées constitué :
• du coût de production (coût de la main d’œuvre, coût des matières consommées, coût
des outils, matrices, moules et objets similaires, coût d’assemblage, coût d’utilisation des machines
lors du processus de fabrication), qui regroupe toutes les dépenses inhérentes aux opérations visant
à créer des biens économiques ;
• du coût des contenants et le coût de l’emballage
• de la valeur, imputée dans les proportions appropriées, des apports (produits et
services mentionnés qui auraient été fournis directement ou
indirectement par l’acheteur, sans frais ou à coût réduit, pour être utilisés dans la production des
marchandises importées. La valeur des apports, mentionnés à l’article et
exécutés dans l’Union n’est incluse que dans la mesure où ces éléments sont mis à la charge du
producteur.
ORIGINE DES
MARCHANDISES
ORIGINE DES MARCHANDISES

L'origine d'une marchandise se rapporte au

pays dans lequel celle-ci a été produite.

Autrement dit, l'origine indique la nationalité

d'une marchandise
ORIGINE DES MARCHANDISES

L’origine est la nationalité de la marchandise au regard de règles spécifiques.


À ne pas confondre avec : La provenance d’une marchandise. La notion de provenance
est une notion géographique qui ne fait qu’exprimer, par définition, le pays à partir
duquel les marchandises ont été expédiées avant leur importation sur le territoire
douanier communautaire.
Sont originaires d'un pays, les marchandises entièrement obtenues dans ledit pays ou
qui y ont subi la dernière transformation ou ouvraison substantielle et
économiquement justifiée, dans une entreprise équipée à cet effet, de sorte que cette
opération aboutisse à un produit nouveau ou constitue un stade de fabrication
important.
En matière d'origine, constitue un seul pays.
ORIGINE DES MARCHANDISES

DEFINITION
 Deux définitions de la notion d’origine coexistent dans le
système juridique communautaire : l’origine préférentielle
et l’origine non-préférentielle.
 Une marchandise a toujours une origine non préférentielle :
pour l’application des mesures de politique commerciale de
l’Union européenne (contingentements, droits anti-dumping,
etc.), les statistiques du commerce extérieur et le
marquage de l’origine (Made in).
 Mais elle peut aussi avoir une origine préférentielle qui, elle,
conditionne l’applicabilité de mesures préférentielles tarifaires
ou de politique commerciale concédées entre différents pays,
notamment entre l’UE et de nombreux pays tiers.
 Le plus souvent, l’origine non préférentielle et l’origine
préférentielle pour une même marchandise sont identiques.
Mais, les deux types d’origine faisant appel à un cadre
juridique et à des conditions d’obtention propres, elles,
peuvent parfois être différentes.
ORIGINE DES MARCHANDISES

DEFINITION
 L’ORIGINE PREFERENTIELLE
 Détermination de l’origine préférentielle
 Dans le cadre des relations préférentielles existant entre l’UE et certains pays tiers
(*), les avantages tarifaires (droits de douane réduits ou nuls) sont réservés aux
produits qui peuvent être réputés « originaires » des parties contractantes,
chaque accord définissant ses propres critères de la notion de « produits
originaires ».
 Pour pouvoir être réputé originaire de l’UE, un produit doit avoir été obtenu dans
l’UE :
 soit entièrement,
 soit après ouvraison suffisante si des matières non entièrement obtenues dans l’UE
ont été utilisées.
 A cela s’ajoutent :
 le principe de territorialité qui consiste à prévoir que les conditions d’acquisition du
caractère originaire doivent être remplies sur les territoires des parties
contractantes à l’accord. Toute opération de transformation réalisée à l’extérieur
du territoire des parties fait perdre le caractère originaire au produit fini.
 la règle du transport direct. En effet, l’absence de transport direct peut introduire
un doute sur les opérations de transformations éventuellement réalisées en pays
tiers.
ORIGINE DES MARCHANDISES

DEFINITION
 L’ORIGINE NON-PREFERENTIELLE

 L’origine non préférentielle, ou origine de droit commun, s’applique en l’absence
d’accords, ou lorsque le produit n’est pas visé par l’accord ou que son mode
d’obtention n’a pas satisfait aux règles d’origine préférentielles prévues.
 Attention : la détermination de l’origine non préférentielle répond à des règles
non harmonisées entre l’Union européenne et les pays tiers.

 Détermination de l’origine non-préférentielle
 Elle repose en premier lieu sur deux notions fondamentales :
 marchandise entièrement obtenue,
 marchandise d’une production dans laquelle sont intervenus deux ou plusieurs
pays.
 Si dans le premier cas, il est relativement aisé de déterminer l’origine non
préférentielle qui sera celle du pays où la marchandise a été entièrement obtenue,
dans le second cas, il faut prendre en considération plusieurs critères relevant du
classement tarifaire, du type de marchandise (notamment le textile qui fait l’objet
d’une réglementation particulière), de la nature des ouvraisons et transformations,
de la valeur ajoutée et de la valeur départ usine.

RÉGIME DE RESPONSABILITÉS

Régime de responsabilités
En tant que mandataire, le transitaire est soumis à une obligation de moyen. Il doit
mettre en œuvre,
les moyens mis à sa disposition en vu d’exécuter sa mission. Par
conséquent, sa responsabilité ne peut être engagée qu’en cas de faute personnelle. Il
ne peut être responsable du fait d’autrui ; par exemple une société recommandée
par le client.
Au contraire, le transitaire commissionnaire de transport est soumis à une
obligation de résultat. A cet titre, il répond non seulement de ses propres fautes
mais aussi de celles des autres substitués (éventuellement aconier, transporteur,
magasinier etc… )
Pourquoi manipuler les document ? recevabilité
Pour éviter les droits de douane élevés à travers les scenarios
suivants :

[Link] sur la classification du produit


[Link] sur la quantité du produit
[Link] sur la valeur en douane
[Link] sur le pays d’origine
[Link] sur les documents commerciaux
Manipulation sur la classification des produits

Le code tarifaire ou les droits de douane dépendent de la


classification sous laquelle les produits sont importés.
Fraude sur tout/partie des droits d’importation
Fraude sur des prélèvements à l’importation/exportation
Fraude sur les prohibition ?
Fraude sur les restrictions de quota ou d’origine
Description incomplète des produits
Déclaration incorrecte des grades, états, condition, etc.
Rétention d’échantillon ou conduite de test
Manipulation sur la quantité des produits
2. Fraude sur la quantité des produits
 Certains importateurs minorent la quantité des
marchandises importées afin de payer moins de droits et
taxes.
 Evasion des droits à l’importation/exportation ou des
prélèvements sur une partie de l’envoi total
 Evasion de la restriction quantitative des quotas
 Ce type de fraude est difficilement détectable car il requiert
une inspection approfondie des produits importés.
 Conteneur complet (FCL) contre chargement partiel de
conteneur (LCL)
Manipulation sur la valeur des marchandises
 Sous-évaluation ou surévaluation
 Evasion des droits d’importation
 Double facturation
 Paiement partiel en espèces qui n’est pas enregistré sur
la facture.
 Comptabilité de compensation
 Suppression de certaines charges imposables (ex: fret,
assurance, commission, redevances, aides, etc.)
 Les produits son facturés à l’importateur à une valeur
inférieure au prix du marché.
 Modification des devises commerciales
Manipulation sur le pays d’origine
 Droits frauduleux à des taux préférentiels pour les
produits provenant de pays spécifiés.
 Fraude sur la restriction des quotas ou des mesures anti-
dumping appliquées aux produits provenant de pays
spécifiés.
 L’origine des marchandises est modifiée à travers
l’expédition des produits vers un pays ‘intermédiaire’ où
ils sont reconditionnés ou légèrement modifiés.
 Toutes les marques d’origine sur les marchandises sont
elles-mêmes retirées avant l’expédition, puis les
marchandises sont renommées pour indiquer le faux
pays d’origine.
Manipulation sur les documents commerciaux
METHODE SEID
- Signes d’informations frauduleuses

S (par rapport au site internet de l’entreprise et autres)

- Erreurs arithmétiques sur les documents


E (e.g. mauvais calcul des valeurs)

I
- Incohérences dans les documents
(ex: anomalies sur les informations relatives à la facture et au BL)

D- Differences remarquées entre les documents


(ex: format différent des documents précédents)
Manipulation sur les documents

Modification possible de la facture par rapport aux documents


de l’OIC
Probable modification de la facture sur la base des documents
présentés par l’exportateur
Incompatibilité des factures présentées et émises par le même
exportateur
Incohérence des valeurs antérieures acceptées de produits
similaires et identiques
Incohérences en divers documents justificatifs
Détection de fraude

1. Veuillez vérifier si les données suivantes sont déclarées sur la


facture :
 Nom de l’exportateur, adresse et/ou numéro de téléphone
 Nom de l’importateur, adresse et/où numéro de téléphone
 Date de facture
 Numéro de facture
 Incoterm
 Devise
 Description détaillée du produit
 Pays d’origine
 Quantité
 Mode de paiement (si possible)
Détection de fraude

[Link] les renseignements sur l’Exportateur et


l’importateur (tels que le logo, le nom, l’adresse, les numéros de
contact de l’entreprise etc.) sur leur site internet respectif.
3.Vérifiez si toutes les informations sont cohérentes avec tous les
documents présentés par l'importateur.
[Link] le format des factures des transactions précédentes
du même exportateur et importateur.
5.Vérifiez manuellement si les valeurs FOB, CFR, or CIF calculées
sont correctes.
6.Vérifiez si les produits en question sont suffisamment décrits.
7.Vérifiez s’il n’y a aucune incohérence avec le pays d’origine.
Types de Fraude
Types de Fraude

CODES DE FRAUDE
Un encrage imparfait et avec des couleurs
différentes pouvant indiquer une surimpression
11 de photocopie.
Preuve que des noms de personne, signatures et
12 autres ont été superposés par un photocopieur.
Un langage non-professionnel ou non lié au
commerce comme cela devrait être le cas dans un
13 document commercial professionnel
La qualité papier, la texture, la taille, ou la
coloration est douteuse au moment de
14 l’inspection d’un document original.
Toute autre information ou preuve tangible
pouvant indiquer qu’un document est frauduleux.
[comprenant l’ancien Code no. 05 (Incohérences
dans les dates), no. 06 (Incohérences dans la
langue), no. 15 (photos manquantes et
identification professionnelle ou commerciale
dans les documents.), no. 23 (Format non-
traditionnel des certificats de commerce
Les questions que vous devez vous
poser
Comment reconnaître une facture originale (correcte)?
--Vérifiez les informations (LIRE)
--Identifiez des erreurs évidentes
--Faites des recherches sur internet (adresse. Tel, logo, le type
d’entreprise)
-- Utilisez Valuewebb
Les questions que vous devez vous
posez
En comparant les factures antérieures :
Se ressemblent-elles ?
Même adresse ?
Même Logo ?
Même type de produit ?
Numéro de facture et dates ?
Prix ?
Les questions que vous devez vous
posez
En comparant les factures….
Avez vous identifié des différences ?
Gardez à l'esprit que les deux (ou toutes) les factures
comparées peuvent être faites maison!
Y a-t-il des éléments qui suscitent des doutes ?
Essayez de minimiser vos questions.
Toujours pas convaincu ?
Demander des scans en couleur des factures originales et les
contrats de vente
Créer des fichiers pour l’importateur/exportateur
Partagez les informations avec vos collègues
Vérifier le calcul mathématique de
cette facture
Ligne 1
0,33M x 0,214M
x 168 feuilles
x 7 paquets
= 83,05 m2

1186,42 m2

Ligne 2
0,33M x 0,214M
x 72 feuilles
x 3 paquets =
15,25 m2
508,46 m2

Copyright ©
2007 Webb
Diapo 101
Fontaine
Les factures déclarées sont-elles
fausses ?

Même Exportateur, différentes adresses


d’entreprise, Différents Formats de Facture.
Vérifiez s'il existe une irrégularité
sur cette facture

blanchir la facture indiquant la falsification

Copyright ©
2007 Webb
Diapo 103
Fontaine
Fausse facture de l’importateur découverte grâce au site
internet de l’entreprise

Le logo de l’entreprise sur la facture ne correspond pas à celui du site


internet
Repérer la différence
Facture impliquant le même
importateur et exportateur

Différents formats de facture


PLANIFICATION CONTRÔLE ET
VISITE
1.3 Les modalités du contrôle après
dédouanement

Pendant longtemps la procédure du contrôle après dédouanement n’était portée par


aucun texte spécifique.
Tout au plus tirait-il sa légalité de certaines dispositions générales du code des douanes
comme l’article 51 et suivant que nous avons cités plus haut.
Depuis le 19 décembre 2013, le Décret N°2013-858 est venu combler ce vide
réglementaire en dotant le contrôle après dédouanement d’un guide qui décrit les
procédures.
Ce texte donne compétence à la direction en charge des enquêtes douanière en matière
de contrôle après dédouanement en son article 6 et établit en son titre III deux types de
contrôle après dédouanement
- Le contrôle documentaire après dédouanement dit
contrôle différé
-Le contrôle en entreprise
1.3.1- Le contrôle documentaire après dédouanement ou
contrôle différé

La Sous-direction du Contrôle Documentaire Après Dédouanement est l’une des deux


Sous-directions que compte la Direction des Enquêtes Douanières. Sa création répond
aux besoins de facilitation du commerce international dont les exigences sont la célérité
des opérations de dédouanement et, par conséquent, le renforcement des contrôles après
dédouanement
La mission essentielle de cette Sous-direction est de procéder au contrôle différé des
déclarations, tous régimes et tous circuits confondus, qui nous parviennent des bureaux
de douanes sur l’ensemble du territoire national, en vue de rechercher des infractions et
évidemment les réprimer.
La caractéristique du contrôle documentaire après dédouanement est qu’il se fait sur
pièces à nos bureaux, contrairement à la Sous-direction du contrôle en entreprise qui
effectue un contrôle sur place au sein de l’entreprise à contrôler. La déclaration est la
matière sur laquelle nous travaillons et avec les documents qui lui sont rattachés, elle
constitue le centre de nos recherches.
Le Contrôle Documentaire Après Dédouanement dit contrôle différé, se définit comme
tout examen dans les locaux de l’Administration, des déclarations en douane et leurs
pièces jointes après mainlevée des marchandises délivrée par les agents chargés des
opérations de dédouanement.
C’est un contrôle continu. Il permet aux agents des douanes de
procéder sur place au bureau à la vérification des déclarations qui
n’ont pu être contrôlées lors du dédouanement ou de réexaminer des
déclarations déjà contrôlées, afin de s’assurer de la bonne application
du tarif et de la réglementation douanière. Il comprend quatre
principales étapes :
 La sélection et la programmation des contrôles
 La notification de l’infraction à l’usager
 La rencontre avec l’opérateur économique ou son
commissionnaire en douane agréé
 La clôture du contrôle
a – La sélection et la programmation
des contrôles

L’analyse du risque sur la base du traitement du renseignement oriente les contrôles


après dédouanement.
Depuis 2012, le principe de l’analyse du risque est inscrit dans les plans d’action de la
Direction des Enquêtes Douanières. Dans la pratique, les projets de missions de contrôle
proposés par les chefs de service sont systématiquement accompagnés de fiches
d’analyse de risque qui décrivent de façon détaillée les risques ainsi que les documents
requis et les procédés mis en œuvre pour la recherche des infractions.
Cette démarche est observée aussi bien au niveau du contrôle en entreprise qu’au niveau
du contrôle documentaire après dédouanement.
Précisément au niveau du contrôle documentaire après dédouanement, l’analyse de
risque permet aux vérificateurs de faire des contrôles par ciblage. C’est une méthode
recommandée par le FMI à travers le plan de reforme pour la modernisation de
l’Administration des Douanes.
Elle consiste à abandonner le contrôle transactionnel c’est-à-dire le passage en revue des
déclarations, l’une après l’autre et procéder par élimination en séparant les déclarations
auxquelles nous n’avons rien à reprocher pour l’instant de celles qui ont été contrôlées
« positif ».
Cette méthode permet aux vérificateurs d’opérer des contrôles intelligents et donc d’être
performants tout en participant efficacement à la facilitation du commerce.
b- La notification de présomption d’infraction à l’usager

La constatation d’anomalies sur une déclaration constitue une présomption d’infraction.


Dans un tel cas, le service envoie à l’usager une correspondance ou un acte d’huissier
contre décharge pour lui expliquer très clairement les constatations faites sur ses
déclarations mises en cause. Par la même occasion, l’usager est invité à se rendre à nos
bureaux afin de présenter tous les éléments de justification de ces anomalies en sa
possession. Il dispose d’un délai de cinq jours ouvrables à compter de la date de
réception de la lettre d’information ou de l’acte d’huissier pour présenter son acceptation
ou ses avis et observations.
c- La rencontre avec l’opérateur économique ou son
commissionnaire en douane agréé

C’est une étape très importante dans la procédure de contrôle. Elle a toujours lieu à nos
bureaux. C’est au cours de cette rencontre que le service échange avec l’usager et lui
offre l’occasion d’apporter tout élément justificatif éventuel de ce qui lui est reproché.
C’est de cette rencontre que dépendra le sens dans lequel le contrôle sera clôturé.
d – La clôture du contrôle différé
Elle se fait selon que l’usager a pu ou non justifier les anomalies qui lui
sont reprochées par le service. Par conséquent deux cas se
présentent :
a– les anomalies sont justifiées par l’usager
Dans ce cas, la prise en compte par le service des justificatifs
présentés est notifiée à l’usager pour mettre fin aux poursuites.
b – les anomalies ne sont pas justifiées par l’usager
Dans cette situation trois cas se présentent:
Lorsque le redevable reconnait les infractions relevées, les procès-
verbaux reconnus et signés par lui sont mis en recouvrement suivant la
procédure en vigueur.
En cas de refus de la reconnaissance du service par le redevable, ce
refus doit être motivé. Le dossier contentieux, accompagné d’un
rapport, est transmis à l’autorité compétente pour les suites utiles.
Dans ce cas de recours devant l’organe chargé des litiges douaniers,
l’Administration des Douanes peut prendre des mesures
administratives pour garantir les intérêts du Trésor public.
A l’issue du délai indiqué, lorsque le redevable dument convoqué ne
répond pas à la notification de constat de service découlant du
contrôle, le procès-verbal rédigé à cet effet es transmis au Procureur
de la République compétent.
1.3.2– Le contrôle
L’article premier en entreprise
du guide de procédure défini le contrôle en entreprise comme « tout
contrôle après dédouanement effectué au sein des entreprises, y compris celles
bénéficiant de régime privilégié pour la vérification approfondie de leurs
opérations douanières au cours d'une période donnée.»
C’est le lieu de noter qu’aux termes du guide précité, le contrôle en entreprise comprend
le contrôle à posteriori et la vérification en entreprise (article 4 GP).
Trois temps forts marquent la conduite d’un contrôle en entreprise.
- L’ouverture du contrôle,
- Le déroulement du contrôle,
- et la clôture du contrôle
a- L’ouverture du contrôle
Comment un contrôle en entreprise est-il initié ? Pourquoi décide-t-on d’enquêter
dans une entreprise et pas dans une autre ?
L’article 18 du guide de procédure établi 03 modes d’ouverture des contrôles en
entreprise.
-l’analyse de risque
Le contrôle après dédouanement peut être initié à la suite d’une analyse de risque.
De plus en plus ce mode d’ouverture des contrôles est en passe de devenir la règle
en matière d’appréciation de l’opportunité des contrôles.
En pratique, le vérificateur analyse rigoureusement des secteurs à risque de l’activité
économique dont il déduit des opérateurs à contrôler. Cette analyse est faite selon des
critères dont la rigueur est de plus en plus affinée par l’instauration et le traitement
rigoureux du PVS entendez procès-verbal simplifié. Il s’agit d’un traitement
informatique de la jurisprudence douanière à travers la collecte des procès-verbaux déjà
traités en vue d’en ressortir les pistes plausibles de courant de fraude.
-le contrôle différé
Le contrôle en entreprise peut aussi intervenir pour approfondir ou exploiter une piste de
fraude révélée par une investigation préalablement menée par la sous-direction du
contrôle documentaire après dédouanement.
-les indices de fraude révélés par des sources crédibles
Le contrôle peut être initié à partir d’une information qui parvient au service. Dans ces
conditions, le service analyse la pertinence de cette information en procédant à des
vérifications préliminaires. S’il apparait au service (sous-directeur et Directeur des
Enquêtes Douanières) qu’il y a matière à investiguer alors on peut envisager d’initier un
contrôle en entreprise.
Comme on le voit, le contrôle d’un opérateur économique n’est pas fait au hasard selon
le bon gré ou les caprices de l’agent vérificateur. L’opportunité du contrôle est appréciée
par la hiérarchie de l’agent chargé du contrôle.
Ce n’est que lorsqu’un contrôle semble opportun au regard de l’analyse de risque admise
par la hiérarchie que la procédure d’enquête se met en branle ;
Le contrôle en entreprise commence toujours par un acte de procédure
qui est la réquisition ou l’ordre de service.
Cet acte est signé du directeur des enquêtes douanières. Il reprend :
-les noms et prénoms des agents commis a la mission de contrôle
-la dénomination et le compte contribuable de l’entreprise à contrôler
-les dispositions légales en vertu desquelles le contrôle s’effectue
- les documents et pièces nécessaire au contrôle
Cet acte est remis au redevable 05 jours avant l’ouverture du contrôle
contre décharge.
b- Le Déroulement du contrôle en entreprise

Le lieu du contrôle en entreprise


 En principe, le contrôle en entreprise s’exerce au siège de la société ou de son principal
établissement.
Mais les investigations peuvent aussi porter sur les écritures et les documents d’importation ou
d’exportation des personnes physiques ou morales directement ou indirectement liées au
redevable soumis au contrôle.
Les procédés du contrôle en entreprise
Le contrôle en entreprise consiste a apprécier la régularité, la sincérité et l'authenticité des
déclarations douanières au regard des pièces et documents, notamment des registres, des états
financiers ainsi que des documents comptables commerciaux régulièrement tenus par les
entreprises.
Au cour des investigations tous les documents produits par l’entreprise ou en rapport
avec ses activités douanières peuvent être requis par le service.
Tous les actes accomplis pendant le contrôle en entreprise (l'audition, la saisie de
documents, les prélèvements d'échantillons, la mise en œuvre des mesures de sûreté ou
de garantie) donnent lieu à la rédaction d'un procès-verbal de constat.
Le contrôle après dédouanement en général et le contrôle en entreprise en particulier se
soumet aux principes du droit pénal général de légalité des infractions et des sanctions.
Ainsi, l’agent des douanes ne peut qualifier d’infraction douanière un fait matériel que la
réglementation ne qualifie comme tel. Tout comme il ne peut appliquer une sanction qui
n’est prévue par la loi pour ce fait précis.
c- La clôture du contrôle en entreprise
A la fin de leur mission de contrôle, les agents en charge du contrôle en entreprise
rédigent un Procès-verbal de constat et cela même dans le cas où aucune infraction à la
réglementation douanière n'a été relevée.
Lorsqu’aucune infraction n’est relevée, naturellement le Procès-verbal de constat
rédigé clôture le contrôle.
Mais, lorsque les services relèvent des infractions, les suites en découlant sont effectuées
selon les modalités ci-après :
- la Direction des Enquêtes Douanières adresse au redevable un procès-verbal de constat
par lequel elle lui notifie les infractions relevées ainsi que les redressements envisagés
et l'invite à lui faire parvenir son acceptation ou ses avis et observations motivés dans un
délai de sept jours ouvrables à compter de la date de réception de la notification ;
- lorsque le redevable accepte la reconnaissance du service, les procès-verbaux de saisie rédigés sont mis en
recouvrement suivant la procédure en vigueur ;
- si des observations sont présentées par le redevable dans le délai prescrit et que le désaccord persiste, la Direction
des Enquêtes Douanières, par un procès-verbal de saisie, confirme les infractions et motive sa décision ;
- en cas de refus de la reconnaissance du service par le redevable, ce refus doit être motivé. Le dossier contentieux,
accompagné d'un rapport, est transmis à l'autorité compétente pour les suites utiles ;
- en cas de recours devant l'organe chargé des litiges douaniers, l'Administration des Douanes peut prendre des
mesures administratives pour garantir les intérêts du Trésor public.
A l'issue des délais de sept jours lorsque le redevable dûment convoqué ne répond pas à
la notification de constat de service découlant du contrôle, le procès-verbal rédigé à cet
effet par les agents des douanes est transmis au Procureur de la République compétent.
Il est bon de noter que Le contrôle différé effectué n'exclut pas le contrôle en entreprise.
Et que un contrôle après dédouanement peut être repris lorsque la vérification
commencée n'est pas menée à son terme pour cause de suspension, soit à l'initiative de
l'Administration des Douanes, soit à la suite d’une demande motivée du redevable, ou
pour cause de force majeure.
Enfin, Aucun redevable ne peut faire l'objet de plus d'un contrôle en entreprise au
cours d'une année, sauf en cas de contrôle rendu nécessaire par :- des irrégularités
dûment constatées à partir d'une vérification faite au bureau ;- des informations
précises relatives à une ou plusieurs opérations visées. Dans ces cas, l'avis de
contrôle envisagé est soumis au visa du Directeur Général des Douanes.
Pendant les opérations de contrôle après dédouanement, les usagers ont certes des
obligations envers le service des douanes mais ils bénéficient également de certains
droits que les agents en charge des contrôles doivent respecter.
Les droits ou
2.1-

garanties du redevable
2.1.1- Le redevable a le droit de se
faire assister par un conseil
 Article 40 : A l’occasion du contrôle après
dédouanement, le redevable a le droit de se faire
assister d’un conseil. Dans ce cas, il en informe
l’autorité ayant diligenté l’enquête.
 En tout état de cause, l’absence du conseil ne
saurait être un motif de sursis du contrôle.
2.1.2 – Le redevable a le droit au respect et à l’écoute lors d’un contrôle
douanier

Tout contrôle douanier, qu’il soit réalisé lors du dédouanement ou après la mainlevée des
marchandises, respecte le droit à l’écoute et à la considération de l’opérateur contrôlé.
Avant le contrôle, les agents des douanes déclinent leur identité, indiquent l’objet du
contrôle et présentent un calendrier indicatif du contrôle, lorsque celui-ci est réalisé
après le dédouanement.
Dans cette hypothèse, toutes les demandes de communication de documents et, d’une
manière générale, les résultats des enquêtes et des interrogatoires effectués par les agents
des douanes sont consignés dans un procès-verbal de constat.
Au cours du contrôle, le redevable a le droit de soumettre aux agents des douanes tous les
points qui vous semblent importants. Il sera écouté et aura le droit de faire inscrire sous
la rubrique « observations » du procès-verbal, tous les points que vous aurez ainsi
soulevés.
Les constatations réalisées par les agents des douanes lors du contrôle
sont explicites et motivées en fait et en droit.
Lorsque le procès-verbal s’appuie sur un document pour étayer ses
constatations, vous pouvez obtenir communication de ce document
(bulletin d’analyse du laboratoire des douanes, rapport d’enquête,
invalidation de certificats d’origine par des autorités des Etats tiers, etc.)
Si ce dernier contient des éléments normalement couverts par le secret
(par exemple, des informations concernant des tiers), ces éléments seront
biffés. La fin du contrôle se concrétise, soit par la notification d’un
procès-verbal d’infraction, soit par l’envoi d’un avis de fin de contrôle
signé par le supérieur hiérarchique des agents ayant effectué ce contrôle.
2.1.3– Le redevable a le droit à la défense de ses
opinions

de la défense constitue un principe général du droit de en Cote d’Ivoire


Le respect des droits
Il trouve à s'appliquer dès lors que l'administration se propose de prendre, à votre
encontre, un acte qui vous est défavorable.
En vertu de ce principe , le décret N°858 du 19 décembre 2013 portant guide de
procédure de contrôle après dédouanement prévoit ce qui suit:

 Article 41 : Au cours du contrôle, le redevable peut faire valoir les


avis et observations qui lui paraissent nécessaires.

 Article 42 : Au terme du contrôle après dédouanement, les agents


des douanes établissent un procès-verbal contenant, entre autres
éléments, les termes précis de la conclusion arrêtée.
 Le procès-verbal est notifié au redevable qui dispose, selon le cas, du
délai indiqué aux articles 12 et 26 du présent décret, pour se
présenter aux services des douanes afin d’y apporter des éléments de
réponse.
2.1.4 – Le redevable bénéficiez d’une garantie de
confidentialité

Les informations confidentielles que vous fournissez à l’administration des


douanes, soit dans le cadre des procédures douanières, soit à l’occasion d’un
contrôle sont couvertes par le secret professionnel, conformément à l’article 35
du guide de procédure.
L’obligation de secret professionnel interdit aux agents des douanes de révéler à
un tiers, tout renseignement vous concernant, sous peine de sanctions
disciplinaires et de sanctions pénales.
Cette règle s’applique aussi bien à la transmission de renseignements oraux
qu’à la communication de renseignements écrits. Il n’est dérogé à cette règle
stricte que dans des cas exceptionnels prévus par la loi (par exemple, en cas de
demande d’un juge, du fisc…).
 LES REGIMES DOUANIERS
DE DROIT COMMUN A
L’IMPORT ET EXPORT
 h-3) Mise à la consommation

 I- Définition
 Un régime douanier désigne l’usage que l’importateur ou l’exportateur entend réserver
à sa marchandise. Au sens large du terme, le régime douanier est la situation juridique
dans laquelle peuvent se trouver les marchandises depuis leurs productions jusqu’à leurs
mises en liberté pratique (mise en consommation). On a en Côte d’Ivoire, globalement
deux catégories de régimes qui sont :

- Les régimes douaniers définitifs ou régimes de droit commun qui donnent droit aux
paiements automatiques des droits et taxes,
- Des régimes Economiques ou suspensifs.
 h-3) Mise à la consommation

 Comme indiqué, la mise à la consommation


(MAC) ou IM4 voudra dire que le produit sort
pour être mis à la consommation sur la
marché. Les droits de douane sont alors
liquidés sauf si le produit fait pas l’objet
d’une exonération.
 h-3) Mise à la consommation
 1- Le régime de la mise en à la consommation direct (D3)IM4
 Il s’applique aux marchandises étrangères importées en Côte d’Ivoire pour y séjourner
définitivement, soit pour consommation, soit pour vente, soit pour utilisation…
 Après l’accomplissement des formalités douanières, (dédouanement), c'est-à-dire des
droits et taxes (DD, PCC, RSTA, PCS, PUA ,TVA, TSD), la marchandise acquiert la
nationalité Ivoirienne et peut par conséquent être consommée partout en Côte d’Ivoire,
car l’importateur n’a plus de compte à rendre à la douane par rapport à cette
marchandise.
 La déclaration de cette marchandise à la douane se fait à l’aide d’un document appelé
Déclaration model 3 ou D3 qui a pour régime statistique C 100. OU IM4
 h-3) SIMPLE SORTIE A L’EXPORT

 Pris sur le marché national le produit sort


définitivement du territoire douanier en
payant le DUS
2- Le régime de la simple sortie ou exportation simple D6
ou EX1000
Il s’applique à une marchandise prise sur le marché intérieur
de la Côte d’Ivoire et qui est destinée à être vendue
définitivement à l’étranger. Après les formalités douanières de
sortie, cette marchandise sort définitivement de la Côte d’Ivoire.
Elle perd par conséquent la nationalité Ivoirienne pour acquérir
celle du pays de destination
 LES REGIMES
DOUANIERS
 SUSPENSIFS
L’entrepôt réel, spécial ou fictif

 - L’entrepôt réel : On dit que l’entrepôt


est réel lorsque, concédé à une collectivité
ou à un organisme public, il est ouvert à
tous les importateurs pour toutes les
marchandises autres que celles exclues à
titre absolu. La durée des marchandises en
entrepôt réel est de 36 mois (3 ans)
 -L’entrepôt est spécial, lorsqu’il est agencé
de manière à réceptionner des marchandises
nécessitant des précautions ou des
installations particulières ou ne pouvant
recevoir qu’une destination déterminée :
 exemple : les entrepôts de produits
pétroliers. La durée des marchandises en
entrepôt spécial est de 24 mois (2 ans)
 - L’entrepôt est fictif lorsqu’il est établi au
profit d’un importateur dans les locaux lui
appartenant ou dont il a la jouissance. La durée
des marchandises en entrepôt fictif est de 18
mois (1 an et demi)
 Le Directeur Général des Douanes, sur
demande des entrepositaires peut à titre
exceptionnel, proroger cette durée de 6 mois à
condition que les marchandises soient en bon
état.
 h) Sortie de produits d’entrepôt
 La sortie de produits de l’entrepôt suppose que le produit va
prendre les destinations suivantes :
 - mutation d’entrepôt
 - transit national
 - mise à la consommation
 - réexportation
 h-4) Réexportation
 Admis temporairement pour ouvraison, C’est
donc « transit international ». Le produit qui
sort du territoire national vers un pays de
l’hinterland en suspension des droits et taxes
de Douanes .
 h-5) transit international
 C’est donc le transit international. Le produit
qui sort du territoire national vers un pays de
l’hinterland par exemple ne paie pas de droits
de douane sous escorte douanieres .
 I-6) Admission temporaire
 Le régime de l'admission temporaire permet
d'importer temporairement, en exonération
totale ou partielle des droits de douane et en
suspension de taxes, des marchandises non
Union destinées à être réexportées en l'état
et sans qu'elles soient soumises aux mesures
de politiques commerciales.
 I-6) Le cas particulier du carnet ATA
 Le carnet ATA se substitue aux différents documents
douaniers normalement requis pour une opération
d'importation temporaire, d'exportation temporaire ou
de transit et permet ainsi aux opérateurs du commerce
extérieur de réaliser leurs opérations en suspension de
droits et taxes. Cette procédure permet notamment de
participer à des foires, expositions, de présenter des
échantillons commerciaux ou encore d’utiliser du
matériel professionnel, scientifique ou pédagogique. Le
Carnet ATA est utilisable dans les échanges avec les
États ayant adhéré à la Convention ATA de Bruxelles
(1961) et/ou à la Convention d'Istanbul (1990) pour
couvrir l'admission temporaire des marchandises.
152

CONNAISSANCE DES REGIMES


DOUANIERS SYDAM WORD
PAR LES SIGLES
CONNAISSANCE DES REGIMES
DOUANIERS SYDAM WORD
153

REGIMES DE DROIT COMMUN


Nouveau Ancien

Mise à la
IM4 D3P consommation directe

EX1 D6 Exportation directe


Mise à la consommation en
suite Entrepôt, RC IM 4070
Mise à la consommation en
suite Entrepôt, régime IM 4070
économique ou privilégié

Mise à la consommation en
suite Transit national, RC IM 4080

Mise à la consommation en
suite Transit national, régime IM 4080
économique ou privilégié

Réimportation en suite de
perfectionnement passif pour IM 6022
transformation
Réimportation en suite de
perfectionnement passif pour IM 6023
réparation
Les régimes douaniers particuliers

Ce sont des régimes qui s’appliquent dans des situations


particulières différentes des situations normales. Ils sont
économiques parce qu’ils répondent efficacement aux
différents besoins des opérateurs et leur permettent de
développer leurs capacités concurrentielles, servant ainsi
l’économie ivoirienne. Ce sont des régimes suspensifs car la
quasi-totalité des droits y sont suspendus, et, provisoires,
car les marchandises sont appelées à changer de situation.
REGIMES SUSPENSIFS OU ECONOMIQUES

Nouveau Ancien
AT Entrée en UE
transformation, de brut
IM5 D12P ouvraison étranger
Entrée en UE
AT de produit
transformation, pétrolier
IM5 D12P ouvraison ivoirien
Transit de
produits en
Transit de sortie
produits en sortie d’usine
IM8 D15P d’usine exercée exercée
Mise en
Mise en entrepôt entrepôt en
en suite de suite de
IM7 D11P transit national D15P
REGIMES SUSPENSIFS OU
ECONOMIQUES

Nouveau Ancien
réimportation
ensuite
d’exportation
temporaire(EX
IM6 D53 2

réimportation
en suite de
perfectionneme
IM6 D53 nt passif
LES VARIANTES DU REGIME
D’EXPORTATION
Exportation définitive et Exportation et expédition
expédition définitive EX 1

Exportation définitive (D6) Exportation définitive EX 1000

Exportation définitive en suite de


perfectionnement passif pour
transformation EX 1022
Exportation définitive en suite de
perfectionnement passif pour
réparation EX 1023
Exportation définitive en suite de
perfectionnement passif autre EX 1024
Exportation définitive en suite de
Exportation définitive perfectionnement actif EX 1052

Exportation temporaire Exportation temporaire EX 2


Exportation temporaire pour
perfectionnement passif pour
transformation EX 2200
Exportation temporaire pour
perfectionnement passif en suite de
réparation EX 2300
Exportation temporaire pour
Exportation temporaire () perfectionnement passif autre EX 2400
LES VARIANTES DU REGIME DE
TRANSIT
ET DE L’ADMISSION
TEMPORAIRE
TRANSIT (D15) TRANSIT IM8
TRANSIT Transit national IM 8000
Transbordement IM 8100
ADMISSION TEMPORAIRE
Admission Temporaire
Admission Temporaire IM 5
(D18)
Admission Temporaire Admission Temporaire
IM 5000
Normale (ATN) Ordinaire
Admission Temporaire Admission Temporaire
Normale spéciale Normale spéciale IM 5100
(matériel d’entreprise) (matériel d’entreprise)
Admission Temporaire
pour perfectionnement
Admission Temporaire
actif (ouvraison, IM 5200
Normale spéciale (…)
réparation,
transformation)
Admission Temporaire Admission Temporaire
Normale suite entrepôt Normale suite entrepôt IM 5070
de stockage de stockage
Admission Temporaire
Admission Temporaire
Spéciale suite entrepôt IM 5270
spéciale suite entrepôt
de stockage
Admission Temporaire Admission Temporaire
Spéciale suite de Spéciale en suite de IM 5280
transit transit
REGIMES SPECIAUX
OU DE PRIVILEGE
D40 REGIME de demande Lorsque l’on a des doutes sur la
de renseignement à la douane substance des facultés ou la
position tarifaire.

D41 Régime d’échantillonnage Permet de prélever un échantillon


des facultés au fin d’une analyse
lorsque l’on a des doutes sur la
substance des facultés

D48 Régime de la soumission Permet l’enlèvement des facultés


cautionnée lorsqu’il -- manque un document à la
déclaration
Mais le déclarant a l’obligation de
présenter le document dans les 15
JOURS qui suivent L’enlèvement
Il permet aussi l’enlèvement des
facultés et le paiement des droits et
taxes de douane dans les 30 JOURS
 Les documents à l’IMPORTATION et
Exportation
 * A l’Import :
 - le titre de transport original, (CNT/ LTA / LV)+ la facture fret, selon incoterm choisi
 - la facture fournisseur,
 - la liste de colisage
- Note de poids,
 - Rapport final de classification et de valeur,
 - l’attestation de réservation de cale,
 - la Fiche de déclaration à l’importation (FDI)
 - 1 licence d’importation,
 - 1 carte grise pour les véhicules usagés,
 - 1 inventaire pour les effets et objets personnels,
 - 1 certificat d’origine.
-1 BSC ( bordereau de suivi de cargaison
-1 VOC ( certificat de conformité)
-1Certicficat d’assurance
1-Autorisation de change



* A l’Export :
 - le titre de transport original, (CNT/ LTA / LV)
 - la facture fournisseur,
 - la facture fret, selon incoterm choisi
 - l’attestation d’exportation,
 - l’engagement de change,
 - le certificat d’origine
 - le bulletin d’embarquement.
- le certificat d’origine.


SOCIETE (transitaire):
……………………….
N° REF : …………….
N°DOSSIER : ……… DESTINATAIRE (client) : ……………………………
NUMEROS ET MARQUES NOMBRE DE COLIS NATURE DE LA MARCHANDISE POIDS
MODE DE TRANSPORT : VALEUR DES MARCHANDISES :
DATE D’ARRIVEE EN CÔTE D’IVOIRE : REGIME DOUANIER :
DESTINATION :
CODE LIBELLE DE LA RUBRIQUE BASE TAXABLE MONTANT

DEBOURS DOUANE
A DD X
RSTA X
TVA X
PCS
PCC
TSD

Agio trésor
TOTAL DEBOURS DOUANE
ASSIGNES
B Fret payable à destination
Contre-remboursement
TOTAL ASSIGNES

C DEBOURS DIVERS X
Facture d’acconage X
Chargement sur camion X
Transport (livraison)
TOTAL DEBOURS DIVERS
TOTAL DEBOURS

D PRESTATIONS X
Commission sur avance de fonds X
Redevance SYDAM X
Commission transit X
Frais fixes X
HAD

TOTAL PRESTATIONS

TOTAL FACTURE (NET APAYER)


Pièces jointes : Conditions de règlement :
- PRATIQUE DE LA LIQUIDATION
DES DROITS ET TAXES

-PRATIQUE DES HONORAIRES DU
TRANSITAIRE
5.2 MÉTHODES DE TAXATION DOUANIÈRE AU SEIN DES ÉTATS LA CEDEAO
Les droits et taxes de douane se calculent par deux méthodes :
- Taxation ad valorem : sur la base de la valeur en douane
- Taxation spécifique : sur la base du poids, volume ou nombre
A) : La taxation Ad valorem

La taxation ou liquidation des droits et taxes de douane se fait sur la base de la valeur en douane des
marchandises. Comme décrit plus haut, la valeur en douane est la valeur à l’entrée (cas d’une importation) ou à la
sortie (cas d’une exportation) des marchandises.
A l’importation différents des droits et taxes sont à collectés par la douane qui se charge d’ en affecter à d’ autres
organismes destinataires.
- Droit de douane (DD) : droit à conserver par la douane.
- Redevance statistique (RSTAT) : taxe parafiscale à verser à l’autorité portuaire ou aéroportuaire en raison de la
tenue des statistiques
- Taxes sur la valeur ajoutée (TVA) : taxe intérieur à verser au trésor public
- Prélèvement communautaire de solidarité (PCS) : somme à verser à la BCEAO sur le compte de l’UEMOA
- Prélèvement communautaire de la CEDEAO (PCC) : somme à verser à la CEDEAO.
À l’exportation, on parle d’un Droit unique de sortie
NB il faut distinguer la valeur imposable (valeur en douane) des taux de droit applicables.
a ) A l’importation
Selon le mode de transport, nous aurons comme valeur en douane :
- En transport maritime : CIF port de débarquement
- En transport aérien : CIP aéroport de débarquement
- En transport terrestre : DAP frontière lieu convenu

A cette valeur en douane, il faut appliquer des taux de droit et taxes


de douane :
- Taux de droit de douane (Tx DD)
- Taux de taxe sur la valeur ajoutée (Tx TVA)
- Taux du prélèvement communautaire de solidarité (Tx PCS)
- Taux de la redevance statistique (Tx RSTAT)
- Taux du prélèvement communautaire de solidarité (PCC)
Formule de calcul des droits et taxes import :
DD ( Droit de douane ) : CIF * taux DD = A
RSTAT (Redevance statistique) : CIF * taux RSTAT
TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) = (CIF + DD+ RSTAT) tau
TVA= C
PCS (Prélèvement communautaire de solidarité) = CIF * ta
PCS = D
PCC (Prélèvement communautaire de la CEDEAO) = CIF *
taux PCC=E
3) A L’exportation
En général, l’exportation des marchandises se fait en exonération du paiement
des droits de sortie. Cette mesure vise à augmenter la compétitivité des
entreprises sur les marchés extérieurs. Cependant certains produits sont
passibles des droits de sortie ( Droit unique de sortie ou DUS )
Exemple : Café 10F CFA / Kg
Cacao : 150F CFA / Kg
B) Taxation spécifique
La taxation spécifique est le calcul de la valeur en douane à partir d’une unité
de mesure : poids, volume, quantité, poids métrique.
Par exemple
- le café / cacao à l’export ou la tomate à l’import sont exprimé sur la base du
poids en Kg ;
- le bois à exporter est taxé au mètre cube
- les emballages de type usuel présenté plein et contenant des produits sont
taxés séparément au nombre de sacs. Il s’agit d’emballage réutilisable auquel
on affecte une position tarifaire dans le tarif des douanes.
- les produits pétroliers sont taxés à la tonne métrique
Essayons de comprendre cette méthode de taxation à partir de cas
spécifiques :
CAS N°1 : le riz importé selon les informations précédentes sont emballés dans des sacs
en polypropylène soumis à une valeur mercuriale CAF de 100 FCFA par sac et aux taux
des droits et taxes suivants :
Tx de RSTAT = 1% Tx PCS = 1%
Travail à faire : calculez la valeur CAF mercuriale puis le montant des droits et taxes des
sacs en polypropylène
Réponse :
Valeur mercuriale CAF : 10 000 FCFA * 100 = 1 000 000 fcfa
DD = 1 000 000 * 5% = 200 000 Fcfa
RSTAT = 1 000 000 * 1% = 10 000 Fcfa
TVA = ( 1 000 000 + 200 000 + 10 000 ) * 18% = 217 800 Fcfa
PCS = 1 000 000 * 1% = 10 000 Fcfa
PCC= 1 000 000 * 0,5% = 5 000 Fcfa
Montant droits taxes sur les sacs = 200 000 + 10 000 + 217 800 +10 000 +5 000 = 442
800 Fcfa
CAS N°2 : Importation de 2580 tonnes de tomate d’Europe. Le produit est
soumis à une valeur mercuriale CAF de 500 Fcfa / Kg et au taux suivants :
DD= 5% ; RSTAT = 1% ; TVA= 18% ; PCS= 1% ; PCC= 0,5%
Travail à faire : liquidez le montant des droits et taxes sur la tomate à importer
Réponse :
DD = 7 500 000 * 5% = 375 000 Fcfa
RSTAT= 7 500 000 * 1% = 75 000 Fcfa
TVA= (7 500 000 + 375 800 + 75 000 ) * 18 % = 1 431 000 Fcfa
PCS = 7 500 000 * 1% = 75 000 Fcfa
PCC = 7 500 000 * 0,5% = 37 500 Fcfa
Montant droits et taxes sur les tomates :
375 000 + 75 000 + 1 431 000 + 75 000 + 37 500 = 1 993 500 Fcfa
CAS N° 3 : Exportation de 125 tonnes de café soumis à un droit unique de
sortie ( DUS ) de 64 Fcfa / Kg ( valeur mercuriale )
Travail à faire : Calculez le montant des droits taxes sur le café.

Réponse : DUS = 64 * 125 000 fcfa = 8 000 000 Fcfa


REMARQUE : la taxation spécifique se fait de différentes manières :
- détermination d’une valeur caf mercuriale et application de taux de droits et
taxes (cas des sacs en polypropylène et de la tomate) ; il est à noter que les
sacs ne sont que de simples emballages.
- taxation directe du produit au poids par Kg (cas du café)
5.2 Modes de paiement des droits et taxes

Paiement au comptant

Elle consiste à payer les droits et taxes dus dès après le dépôt
informatique de la déclaration en détail.

La déclaration en détail et le bulletin de liquidation sont émis


simultanément dès la transaction « validation » au SYDAM. Toutefois,
pour les déclarations partiellement exonérées de droits et taxes, les
bulletins de liquidation sont édités après la transaction « DPOD »
effectuée à la Direction Générale des Douanes.

L’usager, muni de son bulletin de liquidation, se rend au service du


recouvrement, au guichet « comptant », où il verse les moyens de
paiement. En contrepartie, il reçoit une quittance (Annexe 1/9) et
poursuit sa procédure de dédouanement auprès des services en
charge des opérations de dédouanement.
5.2 Modes de paiement des droits et taxes

B) Le paiement par crédit documentaire

Pour bénéficier de ce mode de paiement, le redevable doit souscrire à


une soumission cautionnée annuelle de crédit d’enlèvement auprès
du Receveur Principal des Douanes.

La soumission cautionnée annuelle pour l’obtention du crédit


d’enlèvement en douane est l’acte par lequel le redevable, dans la
limite d’un montant supérieur ou égal à 25 000 000 F CFA, (le plafond
est laissé à la discrétion du redevable) s’engage,
conjointement et solidairement avec une caution, généralement une banque,
à enlever les marchandises au fur et à mesure de leur vérification avant
liquidation et acquittement des droits et taxes, sous l’obligation de payer une
remise de 2 ‰ du montant qui sera liquidé.

Les droits et taxes doivent être acquittés dans les dix (10) jours suivant la
date de liquidation. Passé ce délai, des pénalités de retard de 10 % des
droits et taxes sont exigibles (circulaire n° 863 du 12 septembre 1997). Au-
delà du 15ème jour, suivant la date d’émission du bulletin de liquidation non
payé, le crédit d’enlèvement du redevable est automatiquement bloqué par le
SYDAM.
Elle consiste à payer les droits et taxes dus dès après le dépôt informatique
de la déclaration en détail.

La déclaration en détail et le bulletin de liquidation sont émis simultanément


dès la transaction « validation » au SYDAM. Toutefois, pour les déclarations
partiellement exonérées de droits et taxes, les bulletins de liquidation sont
édités après la transaction « DPOD » effectuée à la Direction Générale des
Douanes.

L’usager, muni de son bulletin de liquidation, se rend au service du


recouvrement, au guichet « comptant », où il verse les moyens de paiement.
En contrepartie, il reçoit une quittance (Annexe 1/9) et poursuit sa procédure
de dédouanement auprès des services en charge des opérations de
dédouanement.
Remboursement des droits et taxes
Les droits et taxes perçus par l’autorité chargée du recouvrement
peuvent être remboursés :
• en cas de renvoi des marchandises au fournisseur lorsqu’elles
sont avariées, altérées ou non conformes aux commandes,
• en cas d’erreur de liquidation,
• ou pour les marchandises ayant fait l’objet de déclaration
anticipée et qui ne sont pas parvenues.
6.1 LA PROCÉDURE DE DÉDOUANEMENT DES MARCHANDISES
6.1.1 Domiciliation de la facture
Dès la conclusion du contrat commercial, le fournisseur expédie une facture pro forma
ou définitive à l’importateur pour matérialiser la commande.
Muni de ce document, l’importateur procède auprès de Webb Fontaine CI à la
domiciliation électronique de celui-ci aux fins du règlement de la transaction
commerciale.

6.1.2-Levée d’une FDI (Fiche de déclaration à l’importation)


Pour toute commande de marchandise dont la valeur FOB est supérieure à 1 000 000
Fcfa, l’importateur doit établir, par l’intermédiaire de son transitaire, une Fiche de
déclaration à l’Importation (FDI) auprès de Webb Fontaine Cote d’Ivoire.
La FDI est établie sur présentation de la facture finale, le titre de transport et la liste de
colisage.
Ces documents sont à déposer au service client du centre d’analyse de risque, de
valorisation et de classification des importations (DAARV) sis à Abidjan, immeuble plein
ciel, Zone 4 VGE

6.1.3 Établissement et validation du BSC


Dès l’embarquement de la marchandise, l’importateur et son fournisseur sont tenus de
rattacher au numéro du Bordereau de suivi des cargaisons levé auprès de l’OIC, les
documents ci-après, pour la validation du numéro du BSC et l’émission de l’attestation
de valeur :
Une copie de la FDI et son numéro ;
La facture commerciale détaillée ;
La déclaration d’exportation ;
Le connaissement ;
La liste de colisage ;
La note de fret ;
Le certificat d’assurance ;
Le certificat d’origine (pour les importations d’origine que
l’Union Européenne).
6.1.4 - Inspection documentaire des marchandises
importées par LA DAARV
Les marchandises d’une valeur FOB supérieure à
1 O00 000 FCFA, et qui ne figurent pas sur la liste des
produits exemptés sont soumises à une inspection
DAARV.
Contenu de la mission
La mission de LA DAARV repose sur un système:
d’analyse de vérification de classification de détermination de la
valeur

B) Emission du rapport final de classification et de vérification


Condition d’émission du RFCV
Dépôt par l’importateur des documents nécessaires à
l’établissement de la FDI
Mise en œuvre du système d’analyse, de vérification, de
classification et de détermination de la valeur
Emission du RFCV
1) Dans un délai de 5 jours à compter de la date de dépôt des
documents, LA DAARV:
- communique le RFCV par courrier électronique à
l’importateur ou à son déclarant
- transfert le RFCV dans le Sydam world
2) Une version papier demeure disponible au service client du
Ruling Center d’Abidjan et peut à tout moment être retirée par
l’importateur
6.1.5 Recours en cas de non-respect du délai

Lorsque le RFCV n’est pas disponible dans le délai requis (5 jours à partir du
dépôt des documents), le déclarant peut valider directement sa déclaration en
détail en ayant recours au code additionnel OP3 qui le dispense de la référence du
RFCV.
S’il s’avère par la suite que les valeurs déclarées sont inférieures à celles
figurant sur le RFCV, les services de la DARRV chargés la réconciliation procèdent
au redressement et à la liquidation des droits compromis sans suites
contentieuses.
6.1.6 Recours en cas de contestation de la valeur
L’opérateur dispose de deux recours:
A) Réclamation aux fins de révision du RFCV
L’importateur adresse sa requête au service relation client du Ruling Center
Abidjan avec toutes les pièces justificatives.
S’il est fait droit à sa requête, LA DAARV émet un nouveau RFCV après avoir
annulé le premier.
Dans le cas contraire, l’importateur peut déclarer conformément à la valeur du
RFCV, ou selon la valeur facture.
Il faut noter que la déclaration selon la valeur facture, entraine saisine automatique
du comité d’arbitrage de la valeur
B) La saisie du comité d’arbitrage de la valeur
Lorsque l’usager conteste la valeur du RFCV, il peut utiliser le code
additionnel OC3 qui lui permet de valiser directement sa déclaration en détail
avec les valeurs indiquées sur la facture définitive.
La saisie du code additionnel OC3 constitue une saisineélectronique du
comité d’arbitrage de la valeur.
Dans tous les cas de saisine du comité d’arbitrage de la valeur (en suite de
OP3 ou de OC3) les mesures suivantes sont exigées:
Constituer un dossier de contestation dans les 72 heures
Joindre au dossier toutes pièces justificatives du refus des valeur du RFCV
Déposer une caution constituée d’un chèque certifié = montant des droits
compromis
C) Résultat de la saisie du comité d’arbitrage
- Si dossier sans justification ou hors délai, rejet.
- Si confirmation des valeurs de l’usager, extinctions du contentieux et des poursuites
- Si confirmation du RFCV, la DARRV constate et réprime l’infraction selon les dispositions du code des douanes
Dans ce cas, les droits et taxes compromis ainsi que les amendes sont liquidés d’office sur le crédit d’enlèvement du
Commissionnaire en douane concerné
Si inexistence de RFCV ou d’impossibilité de l’utiliser pour raison technique, il est fait usage du sous régime 703
pour valider la déclaration en détail.
NB: Les codes OP3, OC3, 703 ne sont pas éligible au BAE automatique

6.1.7 - Inspection des marchandises importées par la DARRV (Direction de l’Analyse des Risques, du
Renseignement et de la Valeur)
Les marchandises d’une valeur FOB inférieure ou égale à 1 000 000 FCFA sont inspectées par la DARRV.
Cette procédure exceptionnelle ne nécessite pas la production des documents exigés dans le cadre d’une inspection
ordinaire.

A) Par voie maritime


Cette procédure exceptionnelle nécessite au préalable le dépôt auprès de la DSDPSS d’une demande de D41
accompagnée des documents commerciaux (connaissement, facture commerciale, liste de colisage).
Le contrôle des services se fera selon les modalités suivantes:
1) Prise en charge des marchandises par les services douaniers dès leur débarquement (Division ECOR);
2) Visite conjointe des marchandises sur les lieux de transfert par une vérification de la DARRV et des agents de
DSDPSS, en présence de l’importateur ou de son représentant;
3) Émission par les services de la DARRV d’une attestation de valeur dans un délai maximum de cinq (05) jours
après la visite;
4) Transmission dans le SYDAM des données de l’attestation de valeur et remise de la copie originale à l’importateur
dans les mêmes délais.

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