Bases mathématiques préparant
aux sciences biomédicales
Première Licence en SCIENCES BIOMEDICALES
Par BULA KATENDI Axel
Professeur associé
Plan du cours
Chapitre 1 : Logique et Raisonnement
Chapitre 2 : Ensembles et application
Chapitre 3 : Equations du premier et second degré, inéquations
Chapitre 4 : Systèmes linéaires
Chapitre 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chapitre 6 : Trigonométrie
Chapitre 7 : Fonctions, logarithmes, exponentielles
Chapitre 8 : Limites et continuités
Chapitre 9 : Dérivées et applications
Chapitre 10 : Primitives
Chapitre 11 : Equations différentielles
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Introduction
L’objectif principal de ce chapitre est d’amener les
étudiants à émettre un raisonnement correct car la logique sert à
préciser ce qu’est un raisonnement correct, indépendamment du
domaine d’application.
Le raisonnement est le moyen de valider ou d’infirmer une
hypothèse et de l’expliquer à autrui.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
1. LOGIQUE
• Un assemblage est une suite finie de mots et de signes de
ponctuation.
• Un énoncé est un assemblage correctement construit.
• Une proposition logique ou proposition est un énoncé qui
est soit vrai soit faux.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Exemples: Assemblages. Enoncés. Propositions
1) Singe, il bouge : vous le.
2) Suis-je triste aujourd’hui ?
3) Lisa est une bonne femme.
4) UNH est une université.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Proposition
Principes
- Non contradiction: ne peut être à la fois
vraie et fausse
- Tiers exclu: ne peut être que soit vraie soit
fausse et pas une tierce valeur.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Proposition
Notation: A, B, C, …
En particulier
: l’ensemble des propositions
V : l’ensemble des propositions vraies
F : l’ensemble des propositions fausses
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Proposition
La valeur de vérité d’une proposition A,
notée (A), est vrai (noté v) si A est vraie,
faux (noté f ) si A est fausse.
Ex : (« le Congo n’est pas un pays ») = f
(« 2 5 ») = v
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Composition des propositions
Connecteur unaire: négation (non …)
Connecteurs binaires:
- Conjonction (… et …)
- Disjonction (… ou …)
- Implication (si … alors …)
- Equivalence (… si et seulement si …)
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Tables de vérité
P P’ P Q
v f v v v v
f v v f v f
f v v f
f f f f
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Tables de vérité
P Q
v v v v
v f f f
f v v f
f f v v
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Théorème: Soient P,Q, R trois propositions.
Nous avons les équivalences (vraies) suivantes :
1. P ⇐⇒ P’’
2. (P et Q) ⇐⇒ (Q et P)
3. (P ou Q) ⇐⇒ (Q ou P)
4. (P et Q)’ ⇐⇒ (P’ ou Q’)
5. (P ou Q)’ ⇐⇒ (P’ et Q’)
6. P et (Q ou R) ⇐⇒ (P et Q) ou (P et R)
7. P ou (Q et R) ⇐⇒ (P ou Q) et (P ou R)
8. (P ⇒ Q) ⇐⇒ (Q’⇒ P’)
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Quantificateurs
Il existe deux types de quantificateurs:
- Quantificateur universel: (pour tout)
- Quantificateur existentiel: (il existe)
Exemples:
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
La valeur de vérité d’une proposition construite au moyen
d’un quantificateur:
• Universel est vraie lorsque les assertions P(x) sont vraies
pour tous les éléments x de l’ensemble E.
Exemple:
• Existentiel est vraie lorsque l’on peut trouver au moins un x
de E pour lequel P(x) est vraie.
Exemple:
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
La négation des quantificateurs
La négation de « ∀x ∈ E, P(x) » est « ∃x ∈ E, non P(x) »
La négation de « ∃x ∈ E, P(x) » est « ∀x ∈ E, non P(x) »
Exemples:
La négation de « » est ………
La négation de « » est ………..
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Types de raisonnement en Mathématiques
1. Raisonnement direct
On veut montrer que l’assertion « P =⇒ Q » est vraie. On
suppose que P est vraie et on montre qu’alors Q est vraie.
C’est la méthode à laquelle vous êtes le plus habitué.
Exemple 1.
Montrer que si a, b ∈ Q alors a + b ∈ Q.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
2. Cas par cas
Si l’on souhaite vérifier une assertion P(x) pour tous les x
dans un ensemble E, on montre l’assertion pour les x dans
une partie A de E, puis pour les x n’appartenant pas à A.
C’est la méthode de disjonction ou du cas par cas.
Exemple 2.
Montrer que ,
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
3. Contraposée
Le raisonnement par contraposition est basé sur
l’équivalence suivante :
« P ⇒ Q » est équivalente à « non(Q) ⇒ non(P) ».
Donc si l’on souhaite montrer l’assertion « P ⇒ Q », on
montre en fait que si non(Q) est vraie alors non(P) est vraie.
Exemple 3.
Soit ∈ N. Montrer que si est pair alors est pair.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
4. Absurde
Le raisonnement par l’absurde pour montrer « P ⇒
Q » repose sur le principe suivant : on suppose à la
fois que P est vraie et que Q est fausse et on cherche
une contradiction. Ainsi si P est vraie alors Q doit être
vraie et donc « P ⇒ Q » est vraie.
Exemple 4.
Montrer que est un irrationnel
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
5. Contre-exemple
Si l’on veut montrer qu’une assertion du type «∀x∈ E, P(x)»
est vraie alors pour chaque x de E, il faut montrer que P(x)
est vraie. Par contre pour montrer que cette assertion est
fausse alors il suffit de trouver x ∈ E tel que P(x) soit fausse.
Trouver un tel x c’est trouver un contre-exemple à
l’assertion « ∀x ∈ E P(x) ».
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
6. Récurrence
Le principe de récurrence permet de montrer qu’une assertion
P(n), dépendant de n, est vraie pour tout n ∈ N.
La démonstration par récurrence se déroule en trois étapes : lors
de l’initialisation on prouve P(0).
Pour l’étape d’hérédité, on suppose n ⩾ 0 donné avec P(n) vraie, et
on démontre alors que l’assertion P(n + 1) au rang suivant est vraie.
Enfin dans la conclusion, on rappelle que par le principe de
récurrence P(n) est vraie pour tout n ∈ N.
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 1: Logique et Raisonnement
Chapitre 2: Ensembles et application
Vous connaissez déjà quelques ensembles
• l’ensemble des entiers naturels
• l’ensemble des entiers relatifs
• l’ensemble des nombres décimaux
• l’ensemble des nombres rationnels
• l’ensemble des nombres réels
• l’ensemble des nombres complexes .
Chapitre 2: Ensembles et application
1. Ensemble
Définition 1: C’est une collection d’éléments.
Exemple: P
Définition 2: C’est une collection d’éléments qui vérifient
une propriété.
Exemple:
Chapitre 2: Ensembles et application
Un ensemble particulier est l’ensemble vide, noté ∅ ou qui
est l’ensemble ne contenant aucun élément.
Si x est un élément de E, on note et dans le cas contraire.
Chapitre 2: Ensembles et application
Inclusion, Intersection, Union, Complémentaire
• L’inclusion. E ⊂ F si tout élément de E est aussi un élément de F.
Autrement dit : ∀x ∈ E, (x ∈ F). On dit alors que E est un sous-
ensemble de F ou une partie de F .
• L’égalité. E = F si et seulement si E ⊂ F et F ⊂ E.
• Ensemble des parties de E. Il est noté l’ensemble des parties de E.
Par exemple si E = {1, 2,3}
Chapitre 2: Ensembles et application
Inclusion, Intersection, Union, Complémentaire
• Complémentaire. Si A ⊂ E,
• Union. Pour A, B ⊂ E,
• Intersection.
Chapitre 2: Ensembles et application
Quelques propriétés
Soient A, B, C des parties d’un ensemble E.
• A∩ B = B ∩ A
• A∩ (B ∩ C) = (A∩ B) ∩ C
• A∩ ∅ = ∅, A∩ A = A, A ⊂ B ⇐⇒ A∩ B = A
• A∪ B = B ∪ A
• A∪ (B ∪ C) = (A∪ B) ∪ C
• A∪ ∅ = A, A∪ A = A, A ⊂ B ⇐⇒ A∪ B = B
Chapitre 2: Ensembles et application
Quelques propriétés
Soient A, B, C des parties d’un ensemble E.
• et donc
Chapitre 2: Ensembles et application
Produit cartésien
Soient E et F deux ensembles. Le produit cartésien,
noté E × F, est l’ensemble des couples (x, y) où x ∈ E
et y ∈ F.
Exemples :
Chapitre 2: Ensembles et application
2. Applications
Une application (ou une fonction) f : E → F, c’est la donnée
pour chaque élément x ∈ E d’un unique élément de F noté
Deux façons de représenter une fonction:
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Égalité. Deux applications f , g : E → F sont égales si et
seulement si pour tout x ∈ E, f (x) = g(x). On écrit alors f =
g.
Le graphe de f : E → F est
Chapitre 2: Ensembles et application
Composition. Soient f : E → F et g : F → G alors g ◦ f : E → G
est l’application définie par
NOTA: Une application de E vers E tel que est appelée
application identité et se note idE.
Chapitre 2: Ensembles et application
Image directe, image réciproque
Soient E, F deux ensembles. Soit A ⊂ E, B ⊂ F et f : E → F
L’image directe de A par f est l’ensemble
L’image réciproque de B par f est l’ensemble
Chapitre 2: Ensembles et application
est un sous-ensemble de F,
Chapitre 2: Ensembles et application
est un sous-ensemble de E.
Chapitre 2: Ensembles et application
Injection, surjection
Soit E, F deux ensembles et f : E → F une application.
• f est injective si
• f est surjective si
Autre formulation en utilisant les antécédents.
• f est injective si et seulement si tout élément y de F a au plus
un antécédent .
• f est surjective si et seulement si tout élément y de F a au
moins un antécédent.
Chapitre 2: Ensembles et application
Exemple: Injection, surjection
Soit définie par .
Montrons que est injective :
soit tels que . Alors ,
donc 1 + x = 1 + x′ et donc x = x′. Ainsi f est injective.
pas d’antécédent par f. Ici il est facile de voir que l’on a toujours f(x) ⩽ 1
Par contre f n’est pas surjective. Il s’agit de trouver un élément y qui n’a
et donc par exemple y = 2 n’a pas d’antécédent. Ainsi f n’est pas
surjective.
Chapitre 2: Ensembles et application
Bijection
Définition
f est bijective si elle injective et surjective.
Cela équivaut à : pour tout y ∈ F il existe un unique x ∈ E
tel que y = f (x).
Autrement dit : ∀y ∈ F, ∃!x ∈ E, y = f (x)
L’existence du x vient de la surjectivité et l’unicité de l’injectivité.
Autrement dit, tout élément de F a un unique antécédent par f.
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Propriétés
Soit E, F des ensembles et f : E → F une application.
1. L’application f est bijective si et seulement si il existe une
application g : F → E telle que f ◦ g = idF et g ◦ f = idE.
2. Si f est bijective alors l’application g est unique et elle
aussi est bijective. L’application g s’appelle la bijection
réciproque de f et est notée f -1. De plus (f -1)-1=f.
Chapitre 2: Ensembles et application
3. Soient f : E → F et h : F → G des applications bijectives.
L’application h ◦ f est bijective et sa bijection
réciproque est (h ◦ f )-1 = f -1 ◦ h-1
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Ensembles finis
Un ensemble E est fini s’il existe un entier n ∈ N et une bijection de E
vers {1, 2,. .. , n}. Cet entier n est unique et s’appelle le cardinal de E
(ou le nombre d’éléments) et est noté Card E.
Quelques exemples:
1. E = {rouge,noir} est en bijection avec {1,2} et donc est de cardinal
2.
2. n’est pas un ensemble fini.
3. Par définition le cardinal de l’ensemble vide est 0.
Chapitre 2: Ensembles et application
Propriétés 1:
1. Si A est un ensemble fini et B ⊂ A alors B est aussi un ensemble
fini et .
2. Si A, B sont des ensembles finis disjoints alors
3. Si A est un ensemble fini et B ⊂ A alors
En particulier si B ⊂ A et alors A = B.
4. Enfin pour A, B deux ensembles finis quelconques:
Chapitre 2: Ensembles et application
Propriétés 2
:
Soit E, F deux ensembles finis et f : E → F une application.
1. Si f est injective alors .
2. Si f est surjective alors .
3. Si f est bijective alors .
Chapitre 2: Ensembles et application
Nombres d’applications, d’injections et de bijections
Soient E, F des ensembles finis, non vides.
On note Card E = n et Card F = p.
Le nombre d’applications différentes de E dans F est :
Le nombre d’injections de E dans F est :
Le nombre de bijections d’un ensemble E de cardinal n dans lui-même est :
Chapitre 2: Ensembles et application
Nombres de sous-ensembles
Soit E un ensemble fini de cardinal n.
Il y a 2Card E sous-ensembles de E :
C’est le cardinal de l’ensemble des parties de E.
Chapitre 2: Ensembles et application
Coefficients du binôme de Newton
Le nombre de parties à k éléments d’un ensemble à n
éléments est noté ou .
Exemple
Les parties à deux éléments de {1, 2, 3} sont {1, 2}, {1, 3} et
{2, 3} et donc = 3.
Chapitre 2: Ensembles et application
Les parties de {1,2, 3,4, 5} par nombre d’éléments :
• = 1 (la seule partie n’ayant aucun élément est l’ensemble vide),
• = 5 (il y a 5 singletons),
• = 10 (il y a 10 paires),
• = 10 (il y a 10 ensembles à trois éléments),
• = 5 (il y a 5 ensembles à quatre éléments),
• = 1 (la seule partie ayant 5 éléments est l’ensemble tout entier).
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Chapitre 2: Ensembles et application
Une autre façon de calculer le coefficient du binôme de
Newton repose sur la formule suivante :
Formule du binôme de Newton
Chapitre 2: Ensembles et application
Relation d’équivalence
Une relation sur un ensemble E, c’est la donnée pour tout
couple (x, y) ∈ E × E de « Vrai » (s’ils sont en relation), ou
de « Faux » sinon.
Chapitre 2: Ensembles et application
Une relation R est dite d’équivalence si elle est:
- réflexive, c’est-à-dire tout élément est en relation avec lui-
même (on dit alors que tous les éléments sont bouclés);
- Symétrique, c’est-à-dire toute flèche aller est accompagnée
d’une flèche retour;
- Transitive, c’est-à-dire tout chemin détourné est
accompagné d’un raccourci.
Chapitre 2: Ensembles et application
Exemples
1. La relation R « être parallèle » est une relation d’équivalence pour
l’ensemble E des droites affines du plan :
• réflexivité : une droite est parallèle à elle-même,
• symétrie : si D est parallèle à D′ alors D′ est parallèle à D,
• transitivité : si D parallèle à D′ et D′ parallèle à D′′ alors D est
parallèle à D′′.
2. La relation « être du même âge » est une relation d’équivalence.
3. La relation « être perpendiculaire » n’est pas une relation
d’équivalence
Chapitre 2: Ensembles et application
Partition dans un ensemble
Une partition de E est un ensemble de parties de E tel que
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Introduction
Une équation est une égalité dans laquelle l’un des deux
membres ou les deux dépendent d’un ou de plusieurs
nombres inconnus. Ces nombres sont désignés par une lettre
(x ou y ou A, ou ξ ou ...).
Ces nombres sont appelés inconnues ou variables.
L’équation est alors vraie ou fausse selon la ou les valeurs
prise(s) par la ou les inconnue(s).
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Une solution est une valeur prise par la ou les inconnue(s)
qui rend vraie l’égalité, et résoudre l’équation consiste à
déterminer l’ensemble de toutes ses solutions.
Deux équations sont équivalentes si et seulement si elles ont
le même ensemble de solutions.
Si les équations (E1) et (E2) sont équivalentes, on note
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Propriété des équations équivalentes
En additionnant un même nombre aux deux membres d’une
équation, on obtient une équation équivalente.
En multipliant les deux membres d’une équation par un
nombre non nul, on obtient une équation équivalente.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
1. Equations du premier degré
L’équation la plus simple que l’on puisse trouver est
l’équation du premier degré à coefficients et inconnues réels.
Elle s’écrit
où a et b sont des nombres réels donnés et où x est
l’inconnue.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
1. Equations du premier degré
L’équation la plus simple que l’on puisse trouver est
l’équation du premier degré à coefficients et inconnues réels.
Elle s’écrit
où a et b sont des nombres réels donnés et où x est
l’inconnue.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
La question est de trouver le(s) nombre(s) réel(s) x qui
satisfont cette condition. La solution éventuelle dépend des
valeurs de a et de b.
En appliquant la propriété des équations équivalentes, on a:
On a alors les cas suivants, en notant S l’ensemble des
solutions :
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
1. Si , on multiplie les deux membres par 1/a et l’équation est
équivalente à l’équation x = -b/a. On a donc S = {-b/a }.
2. Si a = 0, alors l’équation devient 0x = b, ou encore 0 = b.
Deux cas peuvent alors se produire.
a) si b, l’équation n’admet pas de solution, elle est
impossible ou incompatible et on note
.
b) si b = 0, alors l’équation est en fait 0x = 0 et tout x est
solution. On dit que l’équation est indéterminée et on
note S = .
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré
er nd
La méthode générale consiste donc à
1. Simplifier au maximum les deux membres de l’équation ;
2. Regrouper les termes contenant l’inconnue dans un seul
membre ;
3. Isoler l’inconnue ou appliquer la formule ;
4. Vérifier la solution dans l’équation de départ.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Etude des signes d’une équation du 1er degré
Soit l’équation
ayant comme solution
On étudie le signe de cette équation de la manière suivante:
x
ax+b signe contraire de a 0 signe de a
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré
er nd
Exercices
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré
er nd
2. Equations du second degré
Elles sont de la forme:
où les nombres sont donnés et réels , et où l’inconnue est
réelle.
Résolution
Trois cas possibles :
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
a) Le coefficient de , c’est-à-dire :
On utilise le produit remarquable.
Exemple:
b) Le terme indépendant, c’est-à-dire
On met en évidence les termes communs.
Exemple:
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
c) Le coefficient de et le terme indépendant sont différents
de zéro :
On utilise la formulation générale suivante:
- Calculer le discriminant
- Les racines sont de la forme
La discussion se fera alors par rapport à la valeur de
(positif, négatif ou nul).
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Si le discriminant est positif, alors la somme et le produit des
racines sont donnés par :
Et le trinôme peut alors s’écrire
L’étude de signe est alors
Signe de a 0 Signe contraire de a 0 Signe de a
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré
er nd
Les inéquations
Les inéquations peuvent être résolues de manière
semblable aux équations, en travaillant par équivalences.
Il y a cependant une différence fondamentale : on ne peut
pas multiplier les deux membres d’une inéquation par un
même nombre et obtenir une inéquation équivalente.
Nous nous limiterons aux inéquations du premier et du
second degré.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Une inégalité est une assertion de la forme
où M1 et M2 sont des expressions formées à partir des
nombres et d’opérations sur ces nombres.
Les deux premières sont des inégalités larges et les deux
dernières sont des inégalités strictes.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Une inéquation est une inégalité dans laquelle l’un des deux
membres ou les deux dépendent d’un ou de plusieurs
nombres inconnus (les inconnues).
Une solution de l’inéquation est une valeur prise par la ou
les inconnue(s) qui rend vraie l’inégalité considérée, et
résoudre l’inéquation consiste à déterminer l’ensemble de
toutes ses solutions.
Deux inéquations sont équivalentes si et seulement si elles
ont le même ensemble de solutions.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Propriétés des inéquations équivalentes
1. En additionnant un même nombre aux deux membres
d’une inéquation, on obtient une équation équivalente.
2. En multipliant les deux membres d’une inéquation par un
nombre strictement positif, on obtient une inéquation
équivalente.
3. En multipliant les deux membres d’une inéquation par un
nombre strictement négatif, tout en changeant le sens du
signe d’inégalité, on obtient une inéquation équivalente.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Résolution
Considérons l’inégalité suivante
En considérant les propriétés des inéquations équivalentes,
on peut écrire
L’idée est alors, lorsqu’il s’agit d’une expression
algébrique simple, de la factoriser, et d’étudier le signe de
chacun des facteurs, enfin, on utilise la fameuse règle
“moins multiplié par moins donne plus” et “moins multiplié
par plus donne moins”.
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Exemples
Résoudre
On soustrait les deux membres par 1/3 et on obtient
On fait l’étude des signes pour avoir:
Chapitre 3: Equations du 1 et 2 degré er nd
Exemples
Soit à déterminer les solutions de :
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Définition 1 :
Soit a, b et c trois nombres donnés. Toute équation de la forme
est une équation linéaire à deux inconnues x et y, a et b n’étant
pas simultanément nuls.
La solution de cette équation est le couple tel que
.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Définition 2
Soit a, b, c, a', b' et c' des réels donnés. Un système de
deux équations linéaires à deux inconnues x et y est de
la forme :
Remarque : Soit le couple . Ce couple est solution du
système si et seulement si est solution de chacune des
deux équations du système.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Interprétation graphique
Soit (d) et (d') deux droites d'équations respectives :
et .
On distingue alors trois cas :
• Si (d) et (d') sont parallèles et distinctes, le système (S) n'admet
aucun couple solution.
• Si (d) et (d') sont sécantes, le système (S) admet une solution
unique.
• Si (d) et (d') sont confondues, alors le système (S) admet une infinité
de couples solutions.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Position relative de deux droites dans le plan
d' d=d’
d d'
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Le réel est appelé le déterminant du système (S)
• Si alors (S) admet un unique couple solution
• Si alors soit (S) n'admet aucun couple solution, soit (S) admet
une infinité de couples solutions
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Méthodes de résolution
1. Cas où le déterminant est non nul
Il existe quatre méthodes
• Méthode par substitution
• Méthode de comparaison
• Méthode de Cramer
• Méthode d’addition
Ces méthodes sont connues depuis l’école secondaire.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
2. Cas où le déterminant est nul
Lorsque le déterminant d'un système de deux équations à
deux inconnues est nul, il n'y a que deux possibilités :
• soit le système n'admet aucune solution
• soit le système admet une infinité de solutions
Chapitre 4: Systèmes linéaires
• Système n'admettant aucune solution
C’est un système dont les deux équations ont le même premier
membre et dont le deuxième membre est différent.
• Système admettant une infinité de solutions
C’est un système que l'on peut transformer afin d'obtenir un
système dont les deux équations ont le même premier membre et le
même deuxième membre.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Une équation linéaire à p inconnues est une équation de la
forme
où
• sont les coefficients de l’équation;
• est le second membre de l’équation;
• et sont les inconnues.
L’équation est dite homogène lorsque b = 0
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Un système de n équations linéaires à p inconnues est la donnée de n équations
linéaires de la forme
où les scalaires sont les coefficients,
les scalaires forment le second membre et
les sont les inconnues du système.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
• Système de Cramer
Un système de dit de Cramer si le nombre d’équations est égal au nombre
d’inconnues (n=p).
La solution d’un système de Cramer est :
j
Exemple: Résoudre le système
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Méthode du pivot (Méthode de GAUSS – JORDAN)
Systèmes échelonnés
Un système est échelonné si le nombre de coefficients nuls
commençant une ligne croît strictement ligne après ligne.
Il est échelonné réduit si en plus :
• le premier coefficient non nul d’une ligne vaut 1;
• et c’est le seul élément non nul de sa colonne.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exemple
C’est une système échelonné.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exemple
C’est une système échelonné réduit.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Opérations sur les équations d’un système
Nous allons utiliser trois opérations élémentaires sur les
équations (c’est-à-dire sur les lignes) qui sont :
1. avec : on peut multiplier une équation par un réel non
nul.
2. avec λ ∈ R (et ) : on peut ajouter à l’équation un
multiple d’une autre équation .
3. : on peut échanger deux équations.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exemple
Utilisons ces opérations élémentaires pour résoudre le
système suivant.
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Commençons par l’opération
on soustrait à la deuxième équation deux fois la première
équation. On obtient un système équivalent avec une
nouvelle deuxième ligne (plus simple) :
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Puis :
Chapitre 4: Systèmes linéaires
On continue pour faire apparaître un coefficient 1 en tête de
la deuxième ligne ; pour cela on divise la ligne
L2 par -3 :
Chapitre 4: Systèmes linéaires
On continue ainsi
Chapitre 4: Systèmes linéaires
On continue encore
Chapitre 4: Systèmes linéaires
On aboutit à un système réduit et échelonné :
On obtient ainsi x = 2, y = 4 et z = -1 et l’unique solution du
système est (2, 4,-1).
Chapitre 4: Systèmes linéaires
La méthode de pivot ou de Gauss-Jordan peut ainsi se
résumer en trois points suivants:
1. Passage à une forme échelonnée
2. Passage à une forme réduite
3. Solutions
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exercices 1
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exercices 2
Chapitre 4: Systèmes linéaires
Exercices 3
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
1. Géométrie vectorielle
Depuis le début de vos études élémentaires, vous avez eu
l’habitude de travailler avec des quantités que l’on appelle
scalaire. Il s’agit de simple nombre dépourvu de direction.
On considère habituellement un scalaire comme étant un
nombre réel, mais il peut aussi s’agir de nombre complexe
(ou plus généralement d’élément d’un corps quelconque).
Par contre, dans la vie courante, plusieurs valeurs sont
directement liées à une direction particulière.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Par exemple, nous pouvons dire qu’une voiture roule à 100
km/h, il s’agit alors d’un scalaire, par contre en pratique
nous sommes beaucoup plus intéressés à savoir que la
voiture roule à 100 km/h dans la direction est. Il s’agira alors
d’un vecteur. C’est à dire d’une quantité associée à une
direction.
Un vecteur est donc un objet ayant :
1. une longueur
2. une orientation
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Géométriquement, nous allons se représenté un vecteur
comme étant une flèche.
Algébriquement, nous dirons qu’un vecteur est un
élément , et nous écrirons
où n représente le nombre de composantes dans le vecteur.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Vecteurs particuliers
- Dans , on a : ,
- Dans , on a : ,
- Et finalement dans l’espace , nous définissons le vecteur comme étant
un vecteur contenant uniquement des 0, et le vecteur comme étant le
vecteur contenant des 0 partout, sauf à la i-ième composante où il y a
un 1.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Egalité de vecteurs
Géométriquement, on dit que des vecteurs et sont égaux, s’ils ont
la même longueur et la même direction.
Dans ce cas, nous écrirons = . Dans la figure ci dessous, nous
avons donc = , et ≠ .
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Egalité de vecteurs
Algébriquement, deux vecteurs sont égaux s’ils ont le même nombre
de composante, et que les composantes correspondantes sont égales.
Par exemple, nous avons
Deux vecteurs et sont colinéaires s’il existe tel que
.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Addition / Soustraction de vecteurs
Algébriquement, on définit l’addition et la soustraction de deux
vecteurs ayant le même nombre de composante (i.e. même
dimension) en additionnant ou soustrayant composante par
composante.
On a donc :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Addition / Soustraction de vecteurs
Géométriquement, on additionne deux vecteurs en les plaçant bout
à bout, comme l’illustre la figure ci-dessous.
C’est la méthode du triangle.
⃗
𝒗
⃗
𝒗 ⃗
𝒖
⃗
𝒖 + =
⃗ +⃗
𝒖 𝒗
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Addition / Soustraction de vecteurs
Alternativement, de manière géométrique, nous pouvons aussi
définir la somme de deux vecteurs par la méthode du
parallélogramme en plaçant les deux vecteurs à la même origine et
en complétant le parallélogramme. La diagonale principale du
parallélogramme est la somme des deux vecteurs.
⃗
𝒗 ⃗
𝒖
⃗
𝒖 + = ⃗ +⃗
𝒖 𝒗
⃗
𝒗
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Une relation importante en géométrie
C’est le théorème de Chasles.
L’addition de vecteur satisfait les propriétés suivantes :
- La loi est interne
- La loi est commutative
- La loi est associative
- La loi admet un élément neutre
- Existence des éléments symétriques
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
La multiplication par un scalaire
La multiplication par un scalaire est un opération qui prend en entré
un scalaire et un vecteur et qui nous donne un vecteur comme
réponse. Nous dénotons la multiplication par un scalaire à l’aide
d’aucun symbole. Les symboles ⋅ et × seront utilisé plus tard pour
d’autre forme de multiplication.
Géométriquement, si et , alors on définit le vecteur comme étant un
vecteur dans la même direction que et de λ fois sa longueur.
La figure ci-dessous illustre le principe.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
La multiplication par un scalaire
Algébriquement, la multiplication
par un scalaire consiste à multiplier
⃗
𝑢 chacune des composantes d’un
vecteur par un scalaire
⃗
𝑢
⃗
𝑢
4
⃗
𝑢
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Dans certaines disciplines, comme la physique par exemple, il est
commun d’écrire les vecteurs en termes des vecteurs et . Il est donc
commun de voir par exemple dans R2 la notation à la place de .
Ceci est justifié en faisant deux multiplications par un scalaire, suivi
d’une simple addition de vecteurs. Dans le cas présent, nous avons
donc :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Quelques propriétés de la multiplication par un scalaire
Si et alors on a:
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Norme d’un vecteur
La norme d’un vecteur , que l’on dénote par est tout simplement sa
longueur.
Algébriquement, on calcule la longueur d’un vecteur par la relation
suivante:
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
direction que x⃗ en calculant :
Si , alors on peut trouver un vecteur unitaire qui est dans la même
On dit alors que est la normalisation du vecteur .
Exemple: On veut trouver une vecteur de longueur 3 dans la même
direction que le vecteur
Solution: On trouve la normalisation de que l’on multiplie par 3.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Quelques propriétés de la norme d’un vecteur
Si et alors on a:
+
si et seulement si =0
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Le produit scalaire de deux vecteurs
C’est un opération qui permet d’associer à deux vecteurs de R n un
scalaire. On dénote le produit scalaire à l’aide d’un point « ⋅ »
Algébriquement, nous définissons le produit scalaire comme étant :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Interprétation géométrique du produit scalaire de deux vecteurs
Si alors on a:
Où est l’angle entre les deux vecteurs.
D’où on peut calculer l’angle entre deux vecteurs par la relation
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Propriétés du produit scalaire
Si et , alors on a:
1. =
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Le produit vectoriel de deux vecteurs
Il s’agit d’un opération qui n’est définie que pour
des vecteurs de R3. Supposons que . Nous voulons construire un
vecteur qui est perpendiculaire à et à .
On a donc :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Le produit vectoriel de deux vecteurs
Géométriquement, on définit le produit scalaire par
où est un vecteur unitaire qui est perpendiculaire à et à .
Remarquez qu’il y a deux vecteurs qui sont à la fois perpendiculaire
à et . Le choix de va donc dépendre de la règle de la main droite.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Application de produit vectoriel
1. L’aire d’un parallélogramme (dans R 3) engendré par les vecteurs
de R3, est donné par
⃗
𝑦
⃗
𝑥 ⃗
𝑥
⃗
𝑦
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Application de produit vectoriel
2. Le volume d’un parallélépipède engendré par les vecteurs de R 3,
est donné par
⃗
𝑧
⃗
𝑦
⃗
𝑥
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Propriétés du produit vectoriel
Si et , alors on a:
1. =
2. est orthogonal à et à .
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
2. Géométrie analytique
C’est une approche de la géométrie dans laquelle on
représente les objets par des équations ou inéquations.
Le plan ou l'espace est nécessairement muni d'un
repère.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Un repère est défini par trois points non alignés, généralement O, I et J :
– O est l’origine du repère;
– La droite (OI) est l’axe des abscisses;
– La droite (OJ) est l’axe des ordonnées;
– La longueur OI définit l’unité sur l’axe des abscisses;
– La longueur OJ définit l’unité sur l’axe des ordonnées.
Il existe plusieurs types de repères. On parle de repère:
- Quelconque - Orthogonal - Orthonormal ou Orthonormé
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Question: C’est quoi un repère ?
Un repère est un système qui permet d’indiquer la position exacte
de n’importe quel point par la donnée de coordonnées de ce point.
Pourquoi parler de repère?
On parle de repère pour y placer des points.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Dans un plan, si on place deux points, A(xA; yA) et B(xB; yB) , on peut
former le segment [AB]. On note I le milieu du segment [AB].
Les coordonnées de ce point milieu sont données par
La longueur du segment [AB] est donnée par
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Coordonnées du quatrième sommet d’un parallélogramme
Si A, B et C sont donnés et qu’on cherche les coordonnées de D tel que ABCD
soit un parallélogramme, on commence par déterminer les coordonnées du
milieu K de [AC], puis on calcule les coordonnées de D qui est alors le
symétrique de B par rapport à K.
Exemple:
On donne les points A(2 ; 3), B(–3 ; 1) et C(8 ; –1).
Calculez les coordonnées du point D tel que ABCD soit un parallélogramme.
Calculez les coordonnées du centre I du parallélogramme ABCD.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Le centre de gravité G du triangle ABC a pour coordonnées
Execices
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Equation d’une droite
Une droite d est un ensemble infini de points alignés.
On appelle vecteur directeur d’une droite d1 un vecteur qui est
dans la même direction que la droite d1.
On appelle vecteur normal d’une droite d1 un vecteur qui est
perpendiculaire à la droite d1.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
On veut trouver une équation normale, symétrique, vectorielle et
paramétrique d’une droite passant par les points (1 ; 2) et (5 ; 9).
Pour ce faire, commençons par trouver un vecteur directeur et un
vecteur normal .
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
On a donc
L’équation symétrique est: L’équation vectorielle est
L’équation paramétrique est :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
L’équation normale est de la forme .
Comme le vecteur normal est (-7 ; 4), on a
Il reste à déterminer c en utilisant un point de la droite.
D’où, l’équation normale est
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
En utilisant les différentes forme de l’équation d’une droite dans le plan,
nous allons maintenant pouvoir répondre à différentes questions d’intérêt
:
1.Quelle est la position relative de deux droites. Sont-elles confondues,
parallèles disjointes, perpendiculaires, ou sécantes non perpendiculaires
?
2.Quelle est la plus courte distance entre un point et une droite ?
3.Quelle est la plus courte distance entre deux droites parallèles ?
4.Quel est le point d’intersection de deux droites non parallèles ?
5.Quel est l’angle aigu entre deux droites sécantes ?
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Pour trouver la position relative de deux droites, plusieurs points
sont à considérés selon les types de droite en présence.
- Présence de point d’intersection ?
- Vecteurs directeurs dans la même direction ?
- Vecteurs normaux dans la même direction ?
- Produit scalaire de vecteurs normaux
- Produit scalaire de vecteurs directeurs
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Trouver la position relative des deux droites suivantes :
d1 ∶ 5x - 3y + 2 = 0 et d2 ∶ 2x + y - 5 = 0
Pour ce faire, commençons par trouver les points d’intersections des deux
droites.
Comme il y a un point d’intersection, les deux droites ne peuvent donc pas être
parallèle. Nous allons maintenant vérifier si elles sont perpendiculaires. Pour
ce faire, nous allons calculer le produit scalaire de leurs vecteurs normaux.
D’où, les droites ne sont pas perpendiculaires. On peut donc conclure qu’elles
sont sécantes non perpendiculaire.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Trouver la position relative de deux droites suivantes :
D’où . Les droites sont donc parallèles.
Il ne nous reste plus qu’à vérifier si elles sont confondues ou
disjointes. Pour ce faire, vérifions si le point (2.3) de la droite d1
appartient aussi à la droite d2.
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Angle entre deux droites
Si d1 et d2 sont des droites dans le plan (R2) qui ne sont pas
parallèles, ayant comme vecteurs directeurs et respectivement, et
ayant comme vecteurs normaux ; respectivement, alors l’angle
entre les deux droites est donné par :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Distance entre un point et une droite
1. Si est l’équation vectorielle d’une droite, et Q est un point
qui n’est pas dans la droite, alors la plus courte distance
entre la droite d et le point Q est donnée par :
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Distance entre un point et une droite
Chap 5 : Géométrie vectorielle et analytique
Distance entre un point et une droite
2. Si est l’équation normale d’une droite, et est un point qui n’est
pas dans la droite, alors la plus courte distance entre la droit et
le point P est donnée par