Présentation
Présentation
1. Présentation
2. Dénomination
3. Deux types de gestion
3.1Gestion nautique
3.2Gestion commerciale
4. Types de chartes-partie
4.1Coque nue
4.2Affrètement à temps
4.3Affrètement au voyage
• Présentation
En transport maritime, un affrètement est un contrat de location d'un navire. Les
navires étant considérés comme des biens mobiliers nécessitant des fonds
importants pour leur construction ou leur achat, ils sont gérés comme des biens
immobiliers, dans lequel de multiples acteurs interviennent. Les chargeurs ayant
besoin de transporter des biens ou des passagers ne possèdent quasiment
jamais de navire en leur nom propre et font donc appel à des sociétés de
transport maritime (opérateurs de navires). Ces opérateurs mettent à la
disposition du chargeur un navire en état de navigabilité, moyennant une
rémunération appelée fret.
La charte-partie concerne principalement le tramping, c'est-à-dire les navires qui
ne sont pas affectés à des lignes régulières. La loi française de 1966 définit le
contrat d’affrètement comme étant celui par lequel un fréteur s’engage à mettre
un navire à disposition d’un affréteur, moyennant rémunération.
Dénomination
• Le terme « charte-partie » provient de l'expression latine per medium charta
incidebatur, et sic fiebat partita ( la carte était coupée par le milieu et devenait
ainsi partagée ). En effet, dans le passé, chacun des deux exemplaires du contrat
était rédigé sur la moitié d'un support unique coupé en deux. Chaque moitié
était ensuite remise à l'une des deux parties contractantes. Pour vérifier
l'authenticité des exemplaires, il suffisait de vérifier qu'ils s'assemblaient
parfaitement.
Gestion du voyage commercial
• Deux types de gestion
1. Gestion nautique
La gestion nautique d'un navire consiste à rendre opérationnel le navire pour qu'il
puisse naviguer en toute sécurité. L'entreprise ou la personne chargée de la
gestion nautique doit donc assurer l'armement du navire (c'est-à-dire son
équipement adéquat en moyen de propulsion, moyens de sécurité, de
communications, équipage, assurance, etc).
2. Gestion commerciale
La gestion commerciale consiste en la recherche de clients étant prêts à
transporter de la marchandise ou des passagers sur le navire. L'entreprise ou la
personne chargée de la gestion commerciale assure la recherche de contrats de
transport, prend en charge les coûts nécessaires à l'exploitation commerciale du
navire (carburant, frais portuaires, éventuellement opérations de manutention,
autres).
Types de chartes-partie
• Coque nue
Un affrètement coque nue (bare boat en anglais) est un contrat au travers duquel
un fréteur (généralement le propriétaire du navire) met à la disposition de
l'affréteur (généralement un opérateur) un navire "nu" (la coque) pour que ce
dernier puisse l'exploiter commercialement. La "coque nue" est généralement
équipée de moteurs (bien qu'un affrètement coque nue puisse consister en la
location d'une coque vide). Le contrat est conclu pour une durée déterminée, et le
taux de fret (le prix auquel est affrété le navire) est basé sur la durée
(généralement payable à la quinzaine ou au mois). Les affrètements coque nue
sont en réalité des affrètements à temps conclus pour des durées pouvant aller
jusqu'à 20 ans ou plus. L'avantage de l'affréteur est d'obtenir un navire qu'il peut
exploiter commercialement, sans en être propriétaire et éviter ainsi d'avoir à
sortir une trésorerie très importante pour l'achat du navire, de même que d'éviter
d'assumer les risques liés à la propriété du navire.
Types de chartes-partie
• Affrètement à temps
Le fréteur met à disposition de l'affréteur un navire armé (équipage, carburant)
pour un temps donné contre une rémunération : le fret. Le fréteur garde la gestion
nautique tandis que l'affréteur conserve la gestion commerciale.
• Affrètement au voyage
La dernière étape de l'affrètement consiste à louer les services du navire pour le
transport d'une marchandise ou de passagers.
Gestion d’escale
Définition:
L’escale est définie; est un arrêt que marque un navire dans un Port selon ses besoins
On parle ainsi de la gestion d'escale du navire. Cette gestion d'escale de navire est
relative à la mise en œuvre de plusieurs opérations portuaires afin de permettre à celui –
ci d'accomplir ses activités.
Nous avons entre autres le remorquage, le pilotage, l'amarrage, le chargement et le
déchargement de la cargaison.
Nous avons essentiellement trois grandes étapes lors de l’escale d’un navire au port , c’est
notamment:
avant l’arrivée du navire,
l’accueil du navire et
le départ du navire du port.
Pour décrire le déroulement de l’escale des navires au Port , il est nécessaire de présenter
au préalable les différents intervenants qui y sont impliqué.
Gestion d’escale
• Les Différents intervenants au cours de l’escale du navire
Les différentes étapes de l’escale sont effectuées au niveau de la capitainerie du
Port et d’autres services.
Dans un premier temps nous avons :
• Le Service des Mouvements pour le dépôt de l’ « Avarnav » et pour l’accueil du
navire
• Les Service Terres pleins & Hangars et Service des Parcs et Terminaux à
Conteneurs pour l’accueil des marchandises
• Le Service des Zones pour la surveillance de marchandises déposées sur les
terre-pleins avant leur expédition chez leurs destinataires.
En second temps nous avons les auxiliaires de transport . En amont comme en
aval de la dite escale, nous retrouvons à chaque fois ces intervenants car leur
présence est importante et pour certains indispensable tant que le navire n’a pas
quitté le port où il a fait escale. Comme intervenants nous citerons :
Le consignataire
Il est le mandataire salarié de l’armateur. Il agit au nom et pour compte de son
mandant, l’armateur, pour les besoins du navire.
En effet, il pourvoit aux besoins normaux du navire et de l’expédition, prépare
l’escale, assiste le navire et gère tous les problèmes consécutifs à l’escale. Il assure
aussi la gestion des supports ou unités de transports multimodaux de la
marchandise pour le compte de son armateur. Il reçoit tous les actes judicaires ou
extra judiciaires destinés à l’armateur que le capitaine est habileté à recevoir. Il
accomplit toute autre mission confiée par l’armateur. Le consignataire peut être
aussi chargé de la négociation et la conclusion des contrats, de la gestion des
finances, de la clientèle, de relation avec les autorités en charge des problèmes
maritimes et ce, dans la zone qui le concerne.
Le consignataire
• Représentant l’armateur du navire dans le port, il agit selon les instructions qu’il reçoit. Il
sera aussi en mesure de facturer et collecter les recettes des frets auprès des clients qui
vont charger des marchandises sur le navire, engager des dépenses pour le compte de celui-
ci. Soit ces dépenses (dans le cadre d’une escale d’une ligne régulière) sont avancées par
l’agent (des garanties bancaires sont données aux autorités et aux fournisseurs éventuels),
soit ces dépenses intervenant dans le cadre d’une escale ponctuelle et isolée devront être
versées au compte de l’agent avant l’arrivée du navire dans le port (une facture pro forma
de ces dépenses sera envoyé à l’armateur avant l’escale).
A tout moment, pendant l’escale du navire, l’agent devra se conformer aux instructions de son
armateur et lui communiquer les détails opérationnels qu’il pourrait souhaiter. Dans la
pratique, un rapport d’arrivée, un rapport d’opérations commerciales, un rapport de départ
seront envoyés avec des détails chiffrés permettant à l’armateur de contrôler les dépenses et
de préparer l’escale suivante du navire. L’escale terminée, l’agent enverra à son armateur un
document qui reprendra toutes les recettes, dépenses qu’il a encaissées. Le solde de ce
document peut être positif ou négatif. Ce document s’appelle le « Compte d’escale ». Le
consignataire demande un dépôt de caution pour faire face aux frais portuaires. Ainsi, le
consignataire est en relation avec de nombreux autres opérateurs portuaires suivants :
Le consignataire
• L’armateur, qui est le mandant
• Les commissionnaires de transports et transitaires
• Les transporteurs
• Les entreprises de manutention portuaire (acconier, opérateur de terminaux)
• Les sociétés de lamanage, remorquage, et pilotage)
• Les conducteurs en douane
• Les avitailleurs
• Les coutiers d’assurances maritimes
• Les assureurs (P&I club)
• Les experts maritimes
• La réparation navale
• Les tribunaux de commerce
• La douane, pour le contrôle des marchandises à quai placées sous sa
responsabilité
• Le port autonome.
Le Manutentionnaire
• Comme son nom l’indique est l’art de manier les marchandises. Son
organisation, son hiérarchie et ses appellations sont variées suivant les pays et
les ports. Suivant leurs rôles, on parle de conducteurs, grutiers, accordeurs,
pointeurs caliers, caristes etc. La manutention portuaire a pour principale
mission les opérations de chargements, déchargements et de déplacements des
marchandises sur les terminaux. En outre son rôle est de gérer ces opérations à
l’import ou à l’export destiné aux différents clients. Elle consiste également à
exploiter correctement les plans de chargements effectués par le commandant
et son équipe à la satisfaction totale des différents intervenants. Elle commande
tout le matériel de manutention et l’équipe de docker chargé du débarquement
ou embarquement des marchandises. La manutention peut également être
amenée à effectuer d’autres tâches, à savoir le contrôle des conteneurs
(intérieur, extérieur) ou élingue .
Le Transit
• Ce professionnel est appelé indifféremment agent de transit, transitaire ou
commissionnaire en douane. Pendant l’escale du navire, il intervient dans le
cadre de la prise en charge des marchandises à l’import et à l’export pour les
différentes formalités. A l’import, le transitaire prend soins de la manutention
multimodale , entre la zone d’entreposage et l’approche à quai, le long du navire
avant le chargement. A l’export, la marchandise exportée à l’étranger sur les
terre-pleins par les manutentionnaires est prise en charge par le transitaire pour
l’expédier à son transitaire. Ces différents maillons de la chaîne d’exploitation
sont pris en charge par le transitaire qui recrute le personnel nécessaire la
manutention terre, les opérations administratives, le paiement des redevances
des terre-pleins portuaires etc. Nous constatons que le transitaire intervient
totalement dans le volet multimodal
La Douane
• La douane travaille de concert avec le transitaire à l’import et à l’export pour
toutes sortes de marchandises entrant puis sortant du territoire. Elle est le
garant de l’économie et perçoit des taxes sur toutes les marchandises déclarées
franchissant les frontières du pays. A ce titre, la douane utilise un logiciel
informatique dont les transitaires se servent pour effectuer le dédouanement
des marchandises qui sortent ou entrent à l’intérieur de la barrière douanière.
Pour toutes les opérations effectuées par le transitaire pour les marchandises à
l’import, la douane délivre le connaissement qui est un document bancaire très
important qui permet à son destinataire d’effectuer le dédouanement des
marchandises au port de déchargement. Ce connaissement est utilisé pour le
processus inverse pour le dédouanement de toutes marchandises sortant du
port. L’opération de dédouanement des marchandises consiste à remplir le
document de la douane avec tous les renseignements du connaissement y
compris la valeur de la marchandise. Ces informations permettent à la douane
d’établir le taux, la valeur à payer pour le dédouanement de la marchandise en
fonction du code douanier.
Les autres intervenants
• Pour le volet multimodal qui consiste à la prise en charge des marchandises et leur
acheminement au destinataire par voie terrestre, ferroviaire et aérien. Certains
pays enclavés comme le Mali et le Burkina-Faso qui n’ont pas des débouchés
maritimes, on perfectionné ce mode de transport nécessaire pour leur
approvisionnement afin de combler les produits importants au sein de leurs
économies. L’exemple du Mali illustre parfaitement ce mode de transport. L’Etat
Malien a signé avec la Mauritanie, une convention lui permettant de bénéficier du
môle et terre pleine. Le contrat a été noué sous forme de cahier de charge dans
lequel les devoirs assujettis à chaque Etat a été clairement définis et doivent être
respectés. La Mauritanie a autorisé le Mali a réceptionné la cargaison sur aux
frontière de deux pays.
toutes les activités maritimes avec des Mauritanien (transitaires,
manutentionnaires, dockers, douaniers). Les marchandises stockées dans cette zone
et sont transférées au niveau des entrepôts maliens , une surface située en dehors
de l’enceinte portuaire . Les transitaires après avoir effectué toutes les opérations
administratives, expédient les marchandises au Mali,
I- Les attributions du capitaine de
navire
• Le capitaine est chargé de la sécurité de l’expédition maritime, et notamment de
la navigation, de l’appareillage, de l’entrée et de la sortie des ports avec
l’assistance du pilote et des remorqueurs. Le code ISM de l’Organisation Maritime
Internationale a maintenu ses prérogatives, au moins en apparence, puisqu’il lui
appartient de mettre en œuvre la politique de la compagnie en matière de
sécurité, de donner tous ordres et consignes appropriés. L’armateur doit préciser
que l’autorité supérieure à bord appartient au commandant (art. 5.2).
Le code ISM a introduit un correspondant « sécurité » à terre, que le Capitaine
peut alerter en cas de besoin. La convention SOLAS comprend une Règle 8, au
Chapitre IX-2 : « Le capitaine ne doit pas être soumis, de la part de la compagnie,
de l’affréteur ou de toute autre personne, à des pressions qui l’empêchent de
prendre ou d’exécuter des décisions qui selon son jugement professionnel sont
nécessaires pour maintenir la sécurité et la sûreté du navire ». Ce texte qui ne
fonde pas le commencement d’un statut international du capitaine, rappelle
cependant son autonomie.
• Il en est de même du code ISPS en matière de sûreté maritime et portuaire. Le
Code ISPS prévoit dans sa partie A §6 que « La compagnie doit spécifier, dans le
plan de sûreté du navire, que le capitaine a le pouvoir et la responsabilité
absolus de prendre des décisions concernant la sécurité et la sûreté du navire et
de solliciter l’assistance de la compagnie ou de tout gouvernement contractant
». Le pouvoir et la responsabilité absolus vont au-delà de l’affirmation d’une
autonomie du capitaine ; c’est l’affirmation en ces domaines sensibles de son
indépendance, qui pourrait avoir des conséquences sur sa responsabilité
personnelle de préposé de l’armateur. Il est difficile de dire si le capitaine ne
saurait être responsable dans la mesure où il a pris des mesures de sûreté dans
le sens de l’intérêt général, ou si au contraire, son indépendance ne laisse place
qu’à sa responsabilité personnelle pour des fautes graves. La référence au
caractère absolu semble manifestement excessive et irréelle. L’armateur ne
saurait effectuer des pressions sur ses capitaines ; le plan de sûreté du navire
doit énoncer clairement l’autorité du capitaine (règle 6.1). Ensuite, les
conciliations concrètes s’imposent.
II. Les Responsabilités du capitaine de navire
Il est nécessaire de distinguer la responsabilité contractuelle du
capitaine vis-à-vis de son employeur, sa responsabilité
professionnelle. Ensuite le capitaine du navire engage-t-il sa
responsabilité civile personnelle vis-à-vis des tiers, susceptibles
de subir un dommage du fait de l’activité du navire Si tel est le
cas, le capitaine a intérêt à couvrir par un contrat d’assurance sa
responsabilité civile personnelle. l’assurance ne pouvant
toutefois couvrir les conséquences d’une faute intentionnelle.
Nous n’évoquerons la responsabilité pénale éventuelle du
capitaine que dans la mesure où elle est susceptible d’ouvrir la
porte à la reconnaissance de sa responsabilité civile.
Les Responsabilités du capitaine de navire
Les intervenants de la chaîne du transport maritime pour le transport d'une marchandise d'un point A à un point
D via les ports B et C
• Etat de navigabilité du navire
• Préparer la navigation et le plan de traversée
• Disponibilité des cartes, manuels & documents nautiques
• Approvisionnements (combustible, eau, nourriture)
• Validité des certificats du navire
• Disponibilité et conservation en lieu sûr des certificats du navire
• Inspections possibles, probables, certaines par diverses autorités
• Validité des titres (brevets, certificats) du personnel embarqué
• Conformité des titres aux règlements internationaux, nationaux ; conformité des titres
aux exigences de l’armateur
• Conformité de l’équipage à la décision d’effectif de l’autorité du pavillon
• Capacité du bord à prodiguer des soins en liaison avec un centre de consultation
médicale, capacité à effectuer ou superviser des actes médicaux en liaison avec un
organisme médical reconnu
• Missions économiques
Missions économiques
Entre 1990 et 2006, les pays européens ont amélioré leur position sur le marché maritime mondial.
Les onze plus grands pays maritimes européens contrôlaient 42 % de la flotte mondiale en 2006
contre 38 % quinze ans plus tôt. Cette bonne performance est à porter au crédit de la Grèce, de
l’Allemagne et de la Suisse. Les Grecs, en particulier, ont renouvelé et augmenté leur flotte de
pétroliers et de vraquiers tandis que les Allemands ont profité d’un système fiscal attractif pour
commander massivement des porte-conteneurs. Ainsi, les Grecs sont les premiers propriétaires de
pétroliers et de vraquiers dans le monde avec respectivement 19 % et 23 % de la flotte mondiale et
les Allemands les premiers propriétaires de porte-conteneurs (1/3 de la flotte mondiale).
Les principaux pays maritimes selon la flotte contrôlée et la flotte immatriculée en TPL
en 2006
• Entre 1990 et 2006, les pays européens ont amélioré leur position sur le
marché maritime mondial. Les onze plus grands pays maritimes
européens contrôlaient 42 % de la flotte mondiale en 2006 contre 38 %
quinze ans plus tôt. Cette bonne performance est à porter au crédit de la
Grèce, de l’Allemagne et de la Suisse. Les Grecs, en particulier, ont
renouvelé et augmenté leur flotte de pétroliers et de vraquiers tandis
que les Allemands ont profité d’un système fiscal attractif pour
commander massivement des porte-conteneurs. Ainsi, les Grecs sont les
premiers propriétaires de pétroliers et de vraquiers dans le monde avec
respectivement 19 % et 23 % de la flotte mondiale et les Allemands les
premiers propriétaires de porte-conteneurs (1/3 de la flotte mondiale).
Évolution de la flotte contrôlée par les
principaux pays maritimes européens (milliers
de TPL)
• Les principaux armements de taille mondiale, reflétant la hiérarchie des nations
maritimes traditionnelles, sont européens, japonais, grecs, américains mais aussi
sud-coréens et, de plus en plus, chinois. Dans le secteur conteneurisé, les Danois
(Maersk), les Italo-suisses (Mediterranean Shipping Company – MSC –) et les
Français (CMA-CGM) ont su s’imposer aux côtés des Allemands (Hapag Lloyd)
afin de se hisser aux premières places mondiales. Ils occupent ainsi quatre places
sur les dix premières mondiales. Dans les secteurs pétroliers et vraquiers, on
trouve respectivement quatre et trois compagnies européennes parmi les dix
premières mondiales. Parmi les plus connus des armements français, on
note CMA-CGM dans la conteneurisation, Louis Dreyfus Armateurs et Setaf
Saget dans les vracs secs, Euronav shipmanagement (filiale gestion de navires
de Euronav, armement belge côté en bourse) dans le secteur pétrolier
et Bourbon-Surf dans le parapétrolier.
Les principaux armements
mondiaux en 2006
Les principaux armements mondiaux en 2006
quasiment tous les armateurs sont propriétaires des navires qu’ils frètent (donner en
location, charter out) en même temps qu’ils affrètent (prendre en location, charter in)
eux-mêmes des navires à d’autres armateurs. De la sorte, ils équilibrent leur capacité de
transport à partir d’une base fixe de navires en propriété, base qu’ils augmentent selon
la demande en affrétant des navires à plus ou moins long terme selon leur appréciation
de la tenue du marché. Dans le tramping, leur métier consistera à fréter l’ensemble des
navires ainsi réunis à des chargeurs, des industriels qui expriment un besoin de
transport. Dans le secteur de la ligne, les armateurs réuniront ces navires pour assurer
le bon cadencement des rotations. Trois types de contrats s’offrent à eux : l’affrètement
spot (pour un voyage) et l’affrètement au voyage (voyage charter, pour plusieurs
voyages, avec routes et ports spécifiés), l’affrètement à temps (time charter, pour une
durée de plusieurs mois) et l’affrètement coque nue (bareboat charter, pour plusieurs
années). Plus le frètement est à long terme, plus les charges sont transférées à
l’affréteur. On isole trois postes de charges : celles qui sont liées au voyage
(manutention, droits de ports et de canaux, soutes), celles qui sont liées à l’exploitation
du navire (équipage, assurance, maintenance, réparation) et enfin celles qui sont liées
au capital (amortissement, emprunts pour l’achat du navire).
Les dépenses à la charge du
propriétaire du navire
Les dépenses à la charge du
propriétaire du navire
• Les taux d’affrètement expriment le prix de la location du navire tandis que les
taux de fret expriment le prix du transport, à la tonne ou à l’EVP. Ces taux
s’ajustent sur le marché maritime mondial au jour le jour ; ils sont le résultat de
la confrontation de l’offre et de la demande et peuvent être extrêmement
volatils.
Le coût en capital varie selon le prix des navires neufs et d’occasion et selon les
taux d’intérêts. Fin 2005, il fallait compter 36 millions US $ pour un vraquier de
75 000 TPL, 58 millions pour un pétrolier de 90 000 TPL et 42 millions pour un
porte-conteneurs de 2 500 EVP (navire de lignes nord-sud et intrarégionales). Les
coûts au voyage sont largement dépendants du prix des soutes (carburants) eux-
mêmes indexés sur le prix du baril de pétrole. Enfin, le premier poste des charges
d’exploitation est constitué par l’équipage.
Les dépenses à la charge du propriétaire du navire
• Les coûts d’exploitation moyens sont différents selon les navires. Le poste
assurance et mutuelle (P & I Protection & Indemnity clubs) est par exemple plus
élevé pour les porte-conteneurs étant donné la valeur du navire et de sa
cargaison. Inversement, le poste entretien et réparation est plus important pour
les pétroliers et les vraquiers. Il est en effet plus simple de programmer et de
réaliser l’entretien lors des escales régulières des porte-conteneurs ce qui limite
les réparations non prévues et les usures de matériels. En ce qui concerne le
poste équipage, les pétroliers, chimiquiers et gaziers nécessitent une main-
d’œuvre plus abondante (sécurité, nombre de points de contrôle…) que les
porte-conteneurs ou les vraquiers. Dans la gamme des navires de taille moyenne
(entre 40 000 et 80 000 TPL) un chimiquier ou un gazier emportera vingt-sept
hommes quand un porte-conteneurs de 4 000 EVP embarquera dix-neuf marins,
soit autant qu’un vraquier de 50 000 TPL.