0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues5 pages

Simulation

Le document traite de la simulation en droit des obligations, permettant aux parties de déclarer un prix inférieur dans un contrat tout en ayant un accord réel différent. Il explique la distinction entre l'acte apparent, qui est visible et ne reflète pas la volonté réelle, et l'acte secret, qui exprime cette volonté. En cas de conflit, le juge privilégie l'acte secret entre les parties, tandis que pour les tiers, seule l'apparence du contrat visible est prise en compte.

Transféré par

Ahmed Chayeb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
13 vues5 pages

Simulation

Le document traite de la simulation en droit des obligations, permettant aux parties de déclarer un prix inférieur dans un contrat tout en ayant un accord réel différent. Il explique la distinction entre l'acte apparent, qui est visible et ne reflète pas la volonté réelle, et l'acte secret, qui exprime cette volonté. En cas de conflit, le juge privilégie l'acte secret entre les parties, tandis que pour les tiers, seule l'apparence du contrat visible est prise en compte.

Transféré par

Ahmed Chayeb
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ACHETER UNE VOITURE À 40 000

DT, MAIS N’EN DÉCLARER QUE 5


000 DT DANS LE CONTRAT :
LÉGITIME OU RISQUÉ ?
La simulation en droit des obligations :
comprendre la dualité entre l’acte apparent
et l’acte réel

Auteur: Ahmed CHAIEB| Expert-Comptable en Formation


 Savez-vous que, dans certaines conditions, le droit
permet aux parties de déclarer un prix de 5 000 DT
dans un contrat alors que le prix réel convenu est de
40 000 DT ?
 Ce mécanisme juridique s’appelle la simulation.
Il ne s’agit pas forcément d’une fraude, mais d’une
technique encadrée par le droit, qui permet de distinguer
l’acte apparent de l’accord réel.
Toutefois, cette pratique n’est valable que si certaines
conditions sont respectées.
La simulation est une technique juridique par laquelle des parties
dissimulent leur volonté réelle derrière une volonté apparente
exprimée dans un contrat.
Elle vise à masquer aux tiers la véritable nature ou certaines
conditions de l'opération.

1-L’acte apparent (ou ostensible):


→ C’est le contrat visible, celui que les parties montrent.
→ Il ne reflète pas la volonté réelle et sert à donner une fausse
image juridique de l’opération.
→ En général, il est établi par écrit.

2-L’acte secret (ou contre-lettre):


→ C’est le contrat réel, caché, qui exprime la véritable intention des
parties.
→ Il doit être concomitant à l’acte apparent : les deux sont voulus
simultanément.
→ Il est rarement écrit, ce qui rend sa preuve difficile.
Mais en cas de conflit,
juge retient-il le contrat visible ou le contrat ca
1-Entre les parties, c’est l’acte secret qui prime:
 Si on peut prouver que la contre-lettre existe et
qu’elle est légale, c’est cet acte qui compte devant le
juge, pas le contrat visible.
 La contre-lettre, reflet de la volonté réelle des
parties, produit effet entre elles
2-À l’égard des tiers , seule l’apparence compte:
 En principe, la contre-lettre est inopposable aux tiers
 Mais certains tiers peuvent s’en prévaloir :
Tiers de bonne foi → protégés par le droit, ils ne sont pas liés par l’accord
secret.
Tiers de mauvaise foi → s’ils ont connaissance de la simulation, la
contre-lettre peut leur être opposée
Situation

Ahmed vend une voiture à Slim pour 40 000 DT, mais dans le contrat
écrit, ils indiquent seulement 5 000 DT.
En réalité, ils ont signé une contre-lettre où ils confirment le vrai prix
de
40 000 DT.
Si un jour ils se disputent et vont devant le juge, ce dernier prendra en
compte la contre-lettre (le vrai accord) et non le contrat apparent (5
000 DT), à condition que la contre-lettre soit prouvée et légale.

Vous aimerez peut-être aussi