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Sadqi - Support Cours Audit Comptable Et Financier

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AUDIT COMPTABLE ET FINANCIER ET

COMMISSARIAT AUX COMPTES

Année universitaire : 2024 – 2025


1 Pr. SADQI – GFC et ACG
Généralités

-2-
I. Comptabilité et Audit

La comptabilité est un système d’organisation de


l’information financière qui fournit, après traitement
approprié, un ensemble d’informations conformes
aux besoins des utilisateurs.

Quels sont ces utilisateurs ?

-3-
I. Comptabilité et Audit

La comptabilité doit donner une image de la


situation de l’entreprise la plus fidèle possible pour
les utilisateurs des informations comptables.

Un contrôle général de la comptabilité afin d’en vérifier


la régularité et la sincérité.

-4-
II. Définition de l’Audit

L’audit est un examen critique qui permet de


vérifier le degré de concordance d’un existant
par rapport à un référentiel donné.

-5-
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Les termes clés communs à toute définition:

- mission confiée à un professionnel indépendant;

- utilisant une méthodologie spécifique;


- justifiant un niveau de diligences acceptable par rapport à
des normes.

-6-
III. Définition de l’Audit comptable et financier/ CAC

L’audit comptable et financier est l’examen auquel procède


un professionnel compétent, indépendant et externe à
l’entreprise.

Objectif: exprimer une opinion motivée sur la

régularité la sincérité et l’image fidèle des comptes

annuels conformément à un référentiel comptable identifié.

-7-
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Pour atteindre l’objectif final, l’auditeur doit s’assurer que


les éléments qui constituent les comptes annuels répondent
aux critères suivants :

- Exhaustivité
- Existence
- Propriété
- Évaluation
- Comptabilisation
- Information

-8-
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Exhaustivité

Toutes les opérations réalisées par l’entreprise sont reflétées


dans les comptes annuels.

-9-
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Existence

 Pour les éléments matériels : une réalité physique.

 Pour les autres éléments : la traduction d’opérations réelles


de l’entreprise (non fictives).

 Seules des opérations de la période sont reflétées dans les


comptes annuels.

- 10 -
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Propriété

 Les actifs qui apparaissent au bilan de l’entreprise lui


appartiennent vraiment ou correspondent à des droits réels
acquis.

 Les dettes de l’entreprise sont aussi effectives.

- 11 -
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Évaluation

Toutes les opérations comptabilisées sont évaluées


conformément aux principes comptables généralement admis
et appliquées de façon constante d’un exercice à l’autre.

- 12 -
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Comptabilisation

Toutes les opérations sont correctement totalisées,


comptabilisées et centralisées conformément aux règles
généralement admises en la matière, appliquées de façon
constante.

- 13 -
III. Définition de l’Audit comptable et financier

Information

Les comptes annuels, dans leur ensemble, présentent dans le


cadre d’une image fidèle, toutes les informations :
• requises par les textes;
• nécessaires à leur compréhension.

Ces informations doivent être présentées conformément aux


normes généralement admises, appliquées de façon
constante.

- 14 -
III. Définition de l’Audit comptable et financier

La connaissance approfondie de ces critères évitera à


l’auditeur, le plus souvent, de procéder à des travaux de
contrôles inutiles dans la mesure où ils ne contribuent pas à la
construction de l’opinion finale.

- 15 -
IV. Les différentes missions d’audit

Le manuel des normes de l’OEC distingue quatre types de


missions d’audit

 Audit légal (commissariat aux comptes) ou contractuel


 Examen limité
 Examen sur la base de procédures convenues
 Compilation

- 16 -
IV. Les différentes missions d’audit

Commissariat aux comptes

Le commissariat aux comptes est une mission d’audit à


caractère légal dans la mesure où elle est imposée par la loi.

Cette mission comporte:


- une mission d’audit conduisant à la certification des
comptes;
- des vérifications spécifiques.

- 17 -
IV. Les différentes missions d’audit

Examen limité

L’examen limité des comptes est une mission d’audit sur la


base de diligences ne mettant toutefois pas en œuvre toutes
les procédures requises pour un audit.

- 18 -
IV. Les différentes missions d’audit

Examen sur la base de procédures convenues

L’auditeur met en œuvre des procédures d’audit définies d’un


commun accord entre l’auditeur, l’entité et tous les tiers
concernés pour communiquer les constations résultant de ses
travaux.

- 19 -
IV. Les différentes missions d’audit

Mission de compilation

Dans une mission de compilation, le Professionnel utilise ses


compétences d’expertise comptable, et non celles d'auditeur,
en vue de recueillir, classer et faire la synthèse d'informations
financières.

- 20 -
V. Les Qualités requises de l’auditeur

Compétence

 L’acquisition de la compétence professionnelle:


L’appartenance à un corps professionnel , l’Ordre des Experts
Comptables.

 Le maintien de la compétence professionnelle.

- 21 -
V. Les Qualités requises de l’auditeur

Indépendance

L’auditeur ne doit pas s’immiscer dans la gestion et doit


respecter les règles d’incompatibilité qui risqueraient
d’altérer son objectivité.

L’auditeur ne peut être chargé d’élaborer les comptes,


lesquels relèvent de la responsabilité des organes de gestion.

- 22 -
V. Les Qualités requises de l’auditeur

Secret professionnel

L’auditeur doit respecter le caractère confidentiel des


informations recueillies dans le cadre de ses relations
professionnelles et d'affaires et ne doit divulguer aucune de
ces informations à des tiers.

- 23 -
VI. La démarche d’audit

- 24 -
Démarche d’audit

- 25 -
Démarche d’audit
I. acceptation de la mission

1. Prise de connaissance générale

- Connaitre l'activité de l’entreprise : activité, organisation générale, organisation et politique


comptable, qualité du personnel, qualité de la direction:
- Connaitre les particularités de l’entreprise et ses risques importants;

- S’assurer de l’intégrité de la Direction et vérifier l’absence d’indicateurs susceptibles de prouver

que le client pourrait avoir commis des fraudes ou des actes illégaux.
- S’assure qu’il n’y a pas de risque de non continuité d’exploitation;

- S’assurer que le CAC a les ressources et les compétences nécessaires pour accomplir la mission.

La prise de connaissance, dans le cadre de l’acceptation de la mission, est en général très

allégée. L’objectif est de connaitre les particularités et les risques importants de l’entreprise et
d’établir les grandes lignes du budget de la mission.
- 26 -
Démarche d’audit
I. acceptation de la mission

1. Prise de connaissance générale (suite)

Pour acquérir ces informations l’auditeur dispose des moyens suivants:

- Prise de contact avec le prédécesseur;

- Entretien avec les dirigeants;

- Prise de connaissance des états de synthèse,

- Rapports des auditeurs internes;

- Législation applicable à l’entreprise;

- Presse financière et revues spécialisées du secteur d’activité;

- Publications des organismes professionnels.

- 27 -
Démarche d’audit
I. acceptation de la mission
1. Prise de connaissance générale (suite)

Les facteurs de risques identifiés à cette étape :


- l’existence d’éléments susceptibles de remettre en cause en cause la continuité
d’exploitation,
- Une situation financière précaire;
- La Situation économique du secteur d’activité (marché en déclin, secteur très concurrentiel,
etc.) ;
- Le climat social (grèves fréquentes entraînant une sous-activité, etc.) ;
- Excès de centralisation ou de décentralisation;
- Contrôle insuffisant sur des activités ou des succursales décentralisées;
- Rotation importance du personnel et notamment des cadres;
- Absence de procédures comptables et administratives, d’organigramme et de définition de
fonctions;
- Absence de service d’audit interne;

L’existence de risques n’implique pas que l’auditeur refuse la mission. Il pourra


prendre toutes les dispositions nécessaires pour mesurer les conséquences de ces risques.

- 28 -
Démarche d’audit
I. acceptation de la mission

2. Respect des règles d’éthique et d’indépendance

Le respect des règles d’éthique et d’indépendance repose sur:

- Les textes règlementaires;


La loi sur la société anonyme ainsi que sur les autres sociétés commerciales prévoient les

situations d’incompatibilités et d’interdictions à l’exercice de la fonction de CAC.

- Les normes d’exercice professionnel (Les normes d’audit de l’OEC):

Le CAC s’assure d’une manière permanente que ses collaborateurs sont conscients des règles

relatives à l’indépendances et obtient annuellement de chacun de ces derniers une attestation


d’indépendance signée.
Modèle Attestation d’indépendance.

- 29 -
Démarche d’audit
I. acceptation de la mission

3. Lettre de mission
La lettre de mission confirme l’acceptation par l’auditeur de sa nomination et décrit l’objectif et
le périmètre de l’audit, l’étendue de ses responsabilités vis-à-vis du client, ainsi que la forme des
apports à émettre.

La forme et le contenu des lettres de mission d’audit peuvent varier d’un client à l’autre, mais
elles rappelleront en général :

- L’objectif de l’audit des états de synthèse ;


- La responsabilité de la Direction dans l’établissement et la présentation des états de synthèse ;
- Le référentiel comptable applicable par l’entreprise ;
- Les normes d’audit applicable par l’auditeur ;
- La forme de tous rapports ou autres communications des résultats de la mission ;
- Le risque inévitable de non-détection d’une anomalie significative ;
- L’accès sans restriction à tous documents comptables et autres informations demandées dans
le cadre de l’audit.

Modèle Lettre de mission.


- 30 -
Démarche d’audit

- 31 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire

1. Objectifs de la planification

- Obtenir une connaissance satisfaisante de l’entreprise

- Bien comprendre les attentes du client

- Identifier en temps opportun les problématiques comptables et d’audit importantes

- Identifier les risques d’audit

- Orienter la mission d’audit (approche par les risques)

- 32 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire

2. Principales étapes de la planification

I. Prise de connaissance de la société

II. Evaluer l’environnement de contrôle et évaluation des risques

III. Déterminer le seuil de signification

IV. Identifier les comptes significatifs

V. Préparer le calendrier d’intervention, la répartition des taches et le budget

VI. Préparer le Plan de mission

- 33 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire

I. Prise de connaissance de la société

A. Connaissance générale de l’entité et de son environnement

- Secteur d’activité : Le marché, la concurrence, l’activité cyclique, la technologie des produits


fabriqués, l’approvisionnement énergétique.

- Environnement réglementaire : principes comptables spécifiques au secteur d’activité


(immobilier, banque…), cadre réglementaire et législatif, fiscalité, politiques
gouvernementales.

- Organisation et Activité de l’entité : organigramme, comités, ressources humaines, produits


et services, processus de production, localisation des sites de production, principaux clients
et fournisseurs, prise de participation, politique d’investissement, financement

- Environnement informatique : Dépendance du client envers l’informatique ;

- 34 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire

I. Prise de connaissance de la société

B. La compréhension des systèmes comptable et analyse de la situation financière

- Les politiques d'arrêté des comptes adoptées par l'entité et leurs modifications : méthodes
comptables, inventaire, actifs et passifs en monnaies étrangères, présentation des comptes.

- Mesure et analyse de la situation financière de l’entité : ratios-clés et statistiques


opérationnelles, contrôle budgétaire, comparatif des performances financières par période.

Outils : Demande d’informations auprès du management de l’entreprise, revue


analytique préliminaire, Observation physique, revue de documents (BP, manuel des
procédures internes…)

- 35 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
II. Evaluer l’environnement de contrôle

A. Approche par les risques

Le risque d’audit est la probabilité d’émettre une opinion inappropriée sur des états financiers
contenant des anomalies significatives.

La démarche de l’auditeur est confrontée à des risques d’erreurs divers provenant de :

1. Risque inhérent

2. Risque de contrôle

3. Risque de non détection

- 36 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
II. Evaluer l’environnement de contrôle

A. Approche par les risques

1. Risque inhérent

Défini comme étant le risque qu’un compte ou qu’une catégorie d’opérations comportent des

anomalies significatives nonobstant les contrôles internes existants ; il pourra s’agir de risques

liés au secteur d’activité, à la réglementation, à la complexité des opérations, …

On peut analyser ce risque de la manière suivante : risques liés à l’activité, risques liés à la

structure du capital, risques liés à l’organisation.

- 37 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
II. Evaluer l’environnement de contrôle

A. Approche par les risques

2. Risque de contrôle

Défini comme étant le risque de non-détection d’une anomalie dans un compte ou une catégorie

d’opérations malgré les systèmes comptables et de contrôles internes mis en place dans l’entité.
Ce risque lié au contrôle doit être évalué dans la phase d’appréciation du contrôle interne.

3. Risque de non-détection :

Défini comme étant le risque que les contrôles mis en œuvre par l’auditeur ne parviennent pas à

détecter les erreurs dans un compte ou une catégorie d’opérations. Ce risque est lié à
l'importance du programme de contrôle des comptes mis en place par l'auditeur

- 38 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
II. Evaluer l’environnement de contrôle

A. Approche par les risques

Le plan de mission doit donc intégrer des niveaux de diligences qui assurent une couverture

optimale du risque. On arrive ainsi à faire apparaître les liens suivants entre les appréciations de

risque faites par l’auditeur :


Risque lié au contrôle

Niveau des diligences  Elevé Moyen Faible

Elevé Maximum Elevé Moyen

Risque inhérent Moyen Elevé Moyen Faible


Faible Moyen Faible Minimum

Le niveau de risque conditionnera la détermination de la nature, du calendrier et l’entendue des

travaux de révision.

- 39 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
II. Evaluer l’environnement de contrôle
B. Risques de fraudes et erreurs
L'erreur intervient dans un contexte non intentionnel.

 Erreur dans le traitement d'informations prises en compte dans les états financiers;

 Estimation comptable incorrecte;


 Erreur dans l'application des principes comptables.

La fraude intervient dans un contexte intentionnel du fait d'une personne faisant partie de la
direction ou du gouvernement d'entreprise, d'un membre du personnel ou d'un tiers, usant de
moyens frauduleux pour obtenir un avantage injustifié ou illégal.

 Manipulation comptable visant à dissimuler la vérité;

 Présentation erronée ou l'omission de faits majeurs dans les états financiers;


 Application volontairement erronée de principes comptables.

- 40 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire

III. Déterminer le seuil de signification préliminaire

Le “seuil de signification” désigne le montant à partir duquel l’auditeur estime significatif le

montant d'inexactitude dans les comptes pour lesquels il émet une opinion.

Il s’apprécie à trois niveaux:


 Le seuil de signification préliminaire : qui correspond aux états de synthèse pris dans
leur ensemble
 Erreur tolérable : niveau d’un compte ou d’un groupe de compte
 Seuil de remontée des ajustements

- 41 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
III. Déterminer le seuil de signification préliminaire

Le seuil de signification peut être égal à :


 5 à 10% du résultat net avant impôts
 0,5 à 1% des ventes
 1 à 2% de la marge brute
 0,25 à 0,5% du total bilan
 1 à 5% des capitaux propres

L’erreur tolérable peut être égal à :


 50% du SSP
 75% du SSP

Le seuil de remontée des ajustements peut être égal à :


 3% du SSP
 5% du SSP

- 42 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
IV. Identifier les comptes significatifs

Il s’agit d’identifier les comptes significatifs, qui peuvent par leur valeur et/ou leur nature receler
des erreurs significatives en se basant sur :

 L’importance des comptes par rapport au SSP;


 La revue analytique (analyse de l’évolution par rapport à LY);
 Comptes qui sont fortement affectés par les jugements et estimations comptables;
 Comptes qui font appel à des techniques comptables complexes(valorisation du stock des
contrats à long terme);
 Comptes qui représente des anomalies apparentes (comptes d’attentes, comptes affectés
par des changements de législation) ou comptes présentant des anomalies LY.

- 43 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
V. Etablir le calendrier d’intervention et la répartition des tâches et le budget

 Le calendrier d’intervention
Planification / intérim / préfinal / Final

 La répartition des tâches


- Répartir les travaux d’audit entre les membres de l’équipe
- Coordination avec les commissaires aux comptes des filiales ou de la société mère.
- Recours à des experts

 Le budget
Quantification des travaux en heures en comparaison avec le budget de l’O.E.C.

 Livrables
Type, calendrier des rapports et autres communications avec les organes compétents.

- 44 -
Démarche d’audit
II. Planification préliminaire
VI. Préparer le plan de mission.

Formaliser la planification préliminaire

Plan de mission

- 45 -
Démarche d’audit

- 46 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
I. Définition

Le contrôle interne est :

- Ensemble de méthodes et procédures,

- Visant à organiser les activités des entreprises,

- Visant à sauvegarder le patrimoine de l’entreprise,

- Prévenir et détecter les irrégularités et inexactitudes,

- À s’assurer de l’exactitude et de l’exhaustivité des enregistrements comptables,

Dans le respect des instructions de direction et la recherche de l’amélioration des performances.

- 47 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
I. Définition (suite)

Distinction entre Contrôle Interne et Audit Interne

Contrôle Audit
interne intern
e

Un dispositif :
Une fonction de
ensemble de
l’entreprise
mesures et
contrôles

L’Audit Interne est en quelque sorte le contrôle du contrôle interne

- 48 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
II. Etapes du Contrôle interne
Les principales étapes de l’évaluation du contrôle interne:
- Identification des cycles et des opérations significatives;

- Compréhension du flux des opérations significatives;

- Identification des endroits où des erreurs pourraient se produire;

- Identification et compréhension des contrôles pertinents;

- Évaluation de l’efficacité des contrôles et évaluation du risque.

Objectif : - Déterminer la nature, l’étendue et le calendrier des travaux nécessaires à

l’expression de l’opinion sur les comptes;

- Déceler des points de recommandations.

- 49 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
II. Etapes du Contrôle interne (suite)
Prise de connaissance détaillée des
procédures

Confirmation des procédures décrites


(Tests de conformité)

Points forts (théoriques) Points faibles (théoriques)

EVALUATION DU Contrôles d’impact


FONCTIONNEMENT

Points fors Points forts non


appliqués appliqués

FORCES DU SYSTEME FAIBLESSES DU SYSYTEME

RECOMMANDATIONS

- 50 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
III. Contrôle interne et contrôle des comptes
DOMAINES SIGNIFICATIFS ET ZONES DE RISQUES

Possibilité Impossibilité
de s’appuyer de s’appuyer sur
sur les les contrôles
contrôles internes
internes
Fonctionnement des
contrôles utiles

SATISFAISANT

ELABORATION DES PROGRAMMES DE CONTRÔLE DES COMPTES


ALLEGES ETENDUS

EXECUTION DES PROGRAMMES


- 51 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
IV. Cycles opérationnels

 Cycle opérationnel achats /fournisseurs

 Cycle opérationnel ventes /clients

 Cycle opérationnel Stocks et encours

 Cycle opérationnel Immobilisations

 Cycle opérationnel Trésorerie

 Cycle opérationnel Paie / Personnel

- 52 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
V. Travaux du Contrôle interne

1. Test de cheminement
- Valider notre compréhension des procédures;
- Vérification de l’exactitude des informations recueillies.

2. Test sur la séparation des tâches


- S’assurer une séparation convenable des fonctions

3. Test de conformité des procédures.


- Apprécier la mise en œuvre des procédures
- Valider notre compréhension du circuit
- Valider la conformité et la permanence des méthodes décrites
- Anticiper sur le test de certains contrôles des comptes.

- 53 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
VI. Identification des contrôles : Cycle Achats – Fournisseurs

Le système de CI de la fonction Achats Fournisseurs doit permettre de s’assurer que:

- Tous les achats (matières et services) de l’entreprise sont correctement autorisés et comptabilisés;

- Les achats comptabilisés sont faits dans l’intérêt de l’entreprise et conformément à son objet;
- Tous les avoirs à obtenir sont enregistrés;
- Toutes les dettes concernant les marchandises et services reçus sont enregistrés dans la bonne
période;
- Les décaissements sont affectés aux factures et aux bénéficiaires adéquats;
- L’accès au fichier fournisseurs est sécurisé (ajout/suppression fournisseur, Tarifs, conditions
règlements, RIB...).

- 54 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
VI. Identification des contrôles : Cycle Vente - Clients

Le système de CI de la fonction Ventes-Clients doit permettre de s’assurer que:

- Tous les produits expédiés et services rendus sont facturés et enregistrés sur la bonne période;

- Les prix pratiqués (brut, remises…) sont dument autorisés;


- Les créances sont recouvrées avec célérité;
- Tous les risques de pertes sur vente sont provisionnés.

- 55 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
VI. Identification des contrôles : Cycle Stocks

Le système de CI de la fonction Stocks doit permettre de s’assurer que:

- Tous les stocks sont comptabilisés;

- Ces stocks sont correctement évalués;


- Ces stocks sont correctement protégés;
- Les mouvements des stocks sont
justifiés et correctement saisis et
comptabilisés.

- 56 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
VI. Identification des contrôles : Cycle Paie-Personnel

Le système de CI de la fonction Paie-Personnel doit permettre de s’assurer que:

- Les personnes figurant sur le livre de paie ont bien droit à leur rémunération;

- Les rémunérations sont correctement calculées;


- Le paiement des rémunérations se fait avec une sécurité suffisante;
- Toutes les charges relatives au personnel sont correctement comptabilisées;
- Les dispositions légales en matière de personnel sont respectées;

- 57 -
Démarche d’audit
III. Contrôle interne
VI. Identification des contrôles : Cycle Immobilisations

Le système de CI de la fonction immobilisations doit permettre de s’assurer que:

- Toutes les immobilisations sont correctement autorisées et comptabilisées;

- Toutes les immobilisations correctement amorties;


- Les cessions et mises au rebut sont correctement enregistrées et autorisées
- Le fichier des immobilisations est correctement suivi.

- 58 -
Démarche d’audit

- 59 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

Pour examiner et contrôler les comptes, l’auditeur dispose d’un ensemble de


méthodes et moyens adaptés à ses objectifs :

 La revue analytique,
 La confirmation directe,
 L’observation physique,
 Les recoupements internes,
 L’appréciation des
évaluations.

- 60 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

A. La revue analytique

La revue analytique consiste à examiner les variations de données significatives


d’un exercice à un autre ou d’une période à une autre.

Elle est utilisée en début de mission pour comprendre les évènements de


l’exercice audité et déterminer les orientations à donner à l’audit. Elle ne peut
être comme élément de conclusion.

Exemple « Feuille de calcul »

- 61 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

B. La confirmation directe

1. Définition

Cette technique consiste à obtenir auprès des tiers la confirmation


d’informations d’ordre comptable, financier ou juridique.

Le niveau de preuve ainsi traité peut être considéré comme fiable,


l’information obtenue permettant de vérifier réalité et exhaustivité des
opérations.

- 62 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

B. La confirmation directe (suite)

2. Tiers pour lesquels il peut y avoir confirmation directe

 Créances et dettes : confirmation des clients et fournisseurs comptes


courants, des emprunts, des prêts auprès des tiers concernés. Outre le
solde, d’autres informations peuvent être obtenues : échéances, intérêts,
garanties pour les emprunts et prêts pour confirmer les éléments des
contrats.

 Banques : confirmation des soldes et opérations réalisées par la banque,


cautions, garanties, personne autorisées à signer.

 Engagements hors bilan et passifs éventuels : assurances, avocats, notaires.

- 63 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

B. La confirmation directe (suite)

3. Limites de la confirmation directe

Les limites majeures rencontrées lors de la mise en œuvre de cette technique


sont liées au taux de réponse et à la qualité des réponses.

L’auditeur doit mettre en œuvre des procédures d’audit alternatives en


l’absence de réponse à une demande de confirmation directe.

- 64 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

B. La confirmation directe (suite)

4. Démarche de confirmation directe

Les demandes de confirmation directe sont établies sur papier en-tête de la


société mais expédiées par l’auditeur et reçues directement par ce dernier.

Les réponses reçues sont ensuite comparées avec les données enregistrées par
la société.

La sélection des tiers circularisés doit permettre d’avoir un niveau de réponses


suffisant pour donner un caractère probant à la démarche ainsi engagée : donc
un nombre de tiers et des valeurs concernées représentatives (en mouvement
ou en solde).

Exemples des lettres de circularisation


- 65 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes
C. L’observation physique

L’observation physique consiste à examiner un processus ou la façon dont une


procédure est exécutée par d’autres personnes.

L’observation de la prise d’inventaire physique des stocks effectués par le


personnel de l’entité ou l’observation de l’exécution des opérations de contrôle
sont des exemples.

L’observation physique concerne certains postes d’actifs et en particulier les


stocks, les immobilisations corporelles ou les espèces en caisse.

- 66 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes
C. L’observation physique (suite)
L’auditeur intervient :

1. Avant l’inventaire physique


Connaissance préalable des stocks, des lieux de stockage, du système de
contrôle interne des fonctions achats et ventes, de procédure de gestion des
stocks et des instructions de prise d’inventaire.

2. Pendant l’inventaire physique


- Vérification de l’application des instructions d’inventaire.
- Sondages sur les quantités.

3. Après l’inventaire physique


- Contrôle de la centralisation des quantités.
- Suivi des sondages et informations relevées.
- Séparation des exercices.
- 67 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

D. Les recoupements internes

Ces contrôles se font par rapprochement d’informations internes provenant de


différentes origines :

 Rapprochement entre amortissement et provision au bilan et dotations et


reprises au compte de résultat;
 Rapprochement entre les charges comptabilisées dans le poste « charges de
personnel » avec les éléments des déclarations sociales);
 Rapprochement entre les déclarations de TVA, les
montants comptabilisés dans le compte « Etat » et les
montants comptabilisés dans les différents postes de
produits et de charges.

- 68 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

E. L’appréciation des évaluations

Pour certains postes des comptes annuels, il suffira à l’auditeur d’en vérifier
l’existence, sans que leur expression en unités monétaires ne soulève de
problème. Il en est ainsi par exemple des sommes disponibles auprès de la
banque ou des dettes vis-à-vis des fournisseurs.

En ce qui concerne d’autres postes, par contre, le contrôle de l’existence se


double d’une appréciation des évaluations. L’exemple le plus évident est celui
des stocks pour lesquels, une fois le contrôle des quantités effectué par tout
moyen adéquat, il convient d’apprécier tant les principes d’évaluation retenus
par l’entreprise que leur application pratique.

- 69 -
Démarche d’audit : Contrôle des comptes

II. Exemples de procédures substantives


A. Section stocks

 Assister à l’inventaire physique des stocks, remplir le questionnaire


correspondant et faire un mémo de synthèse;
 Contrôle de la traduction correcte des quantités provenant de l’inventaire
physique;
 Validation du respect des principes de valorisation et de leur correcte
traduction comptable;
 Analyse de la correcte dépréciation des stocks (détériorés, à rotation lente ou
à prix de revient supérieur au prix de vente, …);
 Tester par sondage les coûts directs et indirects incorporés dans les stocks.

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Démarche d’audit : Contrôle des comptes
II. Exemples de procédures substantives
B. Section Clients
 S’assurer de la concordance des soldes GL – BA – BG – Bilan;
 Dépouillement des réponses et réconciliation avec les soldes comptables;
 Validation à travers la procédure alternative des encaissements subséquents
pour les clients circularisés mais pour lesquels l’auditeur n’a pas reçu de
réponse;

 Tester la Balance Auxiliaire Clients;


 Validation du niveau de provision sur la base des principes en vigueur au sein
de la société et des risques de recouvrement estimés par l’auditeur;
 S’assurer de la séparation des exercices (livraisons et encaissements des
premiers mois de l’exercice suivant et des derniers mois de l’exercice);
 Contrôle de la correcte conversion des soldes en devises et de la constatation
des provisions éventuelles pour pertes de change.
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Démarche d’audit : Contrôle des comptes
II. Exemples de procédures substantives
C. Section Fournisseurs

 S’assurer de la concordance des soldes GL – BA – BG – Bilan;


 Dépouillement des réponses et réconciliation avec les soldes comptables;
 Validation à travers la procédure alternative de justification des dettes et de
la réalité des transactions;
 Contrôle de la correcte conversion des soldes en devises et de la constatation
des provisions éventuelles pour pertes de change;
 Recherche de passifs éventuels à travers la revue des principaux
décaissements intervenus entre la date de clôture et la date d’intervention.
 S’assurer de la séparation des exercices (charges et paiements des
premiers mois de l’exercice suivant et des derniers mois de l’exercice:
provisions ou charges constatées d’avance).
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Démarche d’audit : Contrôle des comptes
II. Exemples de procédures substantives
D. Section Immobilisations
 Se procurer un état de mouvements de l’exercice et le recouper avec le Bilan;
 Rapprocher les mouvements comptables de l’exercice des pièces justificatives;
 Faire une revue de certains comptes de charges (réparations…) et s’assurer
qu’il n’y a pas lieu d’immobiliser certains frais;
 Revue des plans d’amortissements et s’assurer de la permanence des taux
appliqués;
 Comparer la valeur d’acquisition des titres de participation à leur valeur vénale
et apprécier le bien fondé des provisions constituées, leur caractère suffisant
en fonction des bilans certifiés des filiales, de leur situation financière,
économique et commerciale;
 Apprécier le caractère de recouvrabilité des prêts au personnel.

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Démarche d’audit : Contrôle des comptes

II. Exemples de procédures substantives


E. Section Paie Personnel

 Cadrage des journaux de paie avec la BG;


 Contrôler l’exhaustivité et le calcul des provisions de fin d’exercice au titre
des rémunérations différées (droits à congés payés acquis, primes,
commissions, 13éme mois, indemnité de licenciement…);
 Exploiter la circularisation des avocats pour ce qui concerne les litiges
éventuels avec le personnel.
 Rapprocher les soldes de clôture des organismes sociaux avec les
déclarations
 Vérifier le respect des obligations vis-à-vis des organismes sociaux
(déclarations, Taux appliqués, bases de calcul.

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Démarche d’audit : Contrôle des comptes

II. Exemples de procédures substantives


F. Section Impôts et taxes
 Vérifier l’établissement des déclarations;
 Contrôler la détermination du résultat fiscal (Tableau de passage)
 S’assurer de la cohérence annuelle en base et taux entre le
total des comptes de produits et le chiffre d’affaires inscrit sur
les déclarations de TVA.
 Sur la base de sondage vérifier la base de calcul et les taux de TVA
appliqués.
 Vérifier pour l’ensemble des autres impôts et taxes l’exactitude des bases
déclarées et des sommes dues à la clôture.
 Revue de la liasse fiscale.

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Démarche d’audit : Contrôle des comptes
II. Exemples de procédures substantives
G. Section Emprunts et dettes

 Se procurer un état de mouvements de l’exercice et le recouper avec le


 Bilan;
Rapprocher les mouvements comptables de l’exercice des pièces
justificatives (déblocages, remboursements);
 Examen des garanties accordées avec le contrat de crédit;
 Rapprocher les montants en comptabilité des réponses à la circularisation
des banques.
 Vérifier que le tableau d’amortissement est correctement traduit en
comptabilité;
 Contrôler les comptes de charges financières liées aux emprunts;
 Contrôler la correcte appréhension et comptabilisation des intérêts courus
non échus.
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Démarche d’audit : Contrôle des comptes

II. Exemples de procédures substantives


H. Section Trésorerie

 Exploiter les réponses aux lettres de circularisation;


 Vérifier les rapprochements bancaires établis par l'Enterprise (contrôle
arithmétique, ancienneté des suspens …);

 Effectuer un inventaire des espèces en caisse.

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Démarche d’audit

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A l’issue de ses travaux, l’auditeur en fait la synthèse de façon à s’assurer qu’ils


sont suffisants et convaincants: les travaux nécessaires ont-ils été effectués?

Les travaux de fin de mission comportent notamment:

 L’identification des événements postérieurs à la clôture;


 La rédaction d’une lettre d’affirmation;
 La rédaction d’une note de synthèse.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les événements postérieurs à la clôture

Il s’agit d’événements importants susceptibles d’avoir une incidence significative sur les
comptes de l’entreprise. On peut identifier 2 catégories d’événements:

 Les événements survenus entre la date de clôture et celle d’arrêté des comptes mais
se rapportant à des pertes, des risques couverts ou non par des provisions qui ont
trouvé leur origine au cours de l’exercice audité ou d’un exercice antérieur. Ces
événements doivent être traduits dans les comptes.

 Les événements survenus entre la date de clôture et celle d’arrêté des comptes mais
se rapportant à des faits n’ayant pas pris naissance avant la clôture de l’exercice. Ces
événements doivent faire l’objet d’une information de la part de la société dans le
rapport de gestion.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les événements postérieurs à la clôture (suite)

Exemples d’événements postérieurs à la clôture

 Le jugement rendu dans un litige avec un tiers,


 Un incendie dans un établissement,
 La fermeture d’une unité de production,
 Le retrait à la vente d’une gamme de produits,
 Un plan de licenciement…

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

B. Lettre d’affirmation

C’est un document qui récapitule et complète certaines déclarations des dirigeants. Elle
est signée par la direction générale et adressée au commissaire aux comptes. La lettre
d’affirmation a un double objet:

 La direction de l’entreprise reconnaît sa responsabilité en matière d’établissement


des comptes annuels.
 L’auditeur l’utilise comme élément de collecte d’éléments probants lorsqu’il n’a pas
d’autres moyens à sa disposition.

La lettre doit être datée à la date la plus proche possible du rapport d’audit.

Exemple lettre d’affirmation

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

C. La note de synthèse

La rédaction d’une note de synthèse a surtout un aspect pratique: il convient de


résumer les conclusions et les remarques importantes relevées tout au long de
l’audit. Chaque point de la note de synthèse porte la référence des feuilles de
travail où figurent les tests et les informations détaillés.

Cette note de synthèse aide le rédacteur des rapports.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

C. La note de synthèse (suite)

La note de synthèse présente la synthèse des ajustements relevés tout au long de la


mission d’audit:

 Les ajustements d’évaluation qui impliquent l’estimation ou l’exercice d’un jugement


(exemple: ajustement sur une provision pour dépréciation ou une provision pour risque)

 Les ajustements de correction qui portent sur des montants précis et non
discutables, en général suite à des erreurs (exemple: écriture mal passée ou erreur de
montant sur une facture comptabilisée)

 Les ajustements de principe qui résultent soit de l’application d’un principe comptable
non admis soit d’une mauvaise application d’un principe (exemple: enregistrement HT
d’une voiture de société)

- 84 -
Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

C. La note de synthèse (suite) : synthèse des ajustements

Le total des ajustements doit être comparé au seuil de signification qui a été défini en début
de mission.

 Si les erreurs sont supérieures au seuil de signification, une correction des comptes
s’impose,

 Si la somme de ces erreurs est proche du seuil de signification, l’auditeur devra


s’assurer que d’éventuelles erreurs non détectées ne soient pas susceptibles d’avoir
pour conséquence un dépassement du seuil de signification. Il devra généralement soit
mettre en œuvre des travaux complémentaires, soit demander à la société de corriger
les erreurs identifiées.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

C. La note de synthèse (suite) : Réunion de synthèse

Avant l’émission de son rapport, l’auditeur fait le point avec la direction sur:

 Les conditions dans lesquelles s’est déroulé sa mission,


 Les points faibles du contrôle interne,
 Les ajustements proposés sur les comptes audités.

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Démarche d’audit

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les vérifications spécifiques

Le CAC doit particulièrement, outre la certification des comptes, réaliser certains


contrôles spécifiques :

 Le contrôle du rapport de gestion,


 L’information sur les conventions réglementées,
 Le contrôle du texte du projet de résolutions soumis à l’assemblée des
actionnaires,
 Le contrôle des documents d’information relatifs aux sociétés cotées
 …

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les vérifications spécifiques : Rapport spécial

La procédure des conventions réglementées répond à une double nécessité :

 Assurer la transparence des opérations sociales effectuées directement


ou indirectement avec les personnes dirigeantes de la société de
manière à faire respecter le principe de l’égalité entre actionnaires, en
informant ces derniers, et notamment les minoritaires, de certaines opérations
conclues entre la société et les dirigeants ou toute autre personne, dès lors
que les dirigeants y sont, même indirectement intéressés.

 Prévenir les éventuels abus des dirigeants qui, de par leur position dans
la société peuvent conclure des opérations dans leur intérêt personnel.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les vérifications spécifiques : Rapport spécial (suite)

On distingue trois types de conventions :

 les conventions soumises à autorisation préalable : ce sont les opérations


de fusion, d’apport partiel d’actif, d’augmentation de capital, la rémunération
des dirigeants.

 les conventions librement conclues, c’est-à-dire portant sur des opérations


courantes et conclues à des conditions normales : il s’agit d’opérations
entrant en droit, dans le cadre de l’activité sociale, une opération habituelle.

 les conventions interdites : elles concernent les emprunts auprès de la


société, les découverts en compte courant et les cautions ou avals
d’engagements envers les tiers.

- 90 -
Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

A. Les vérifications spécifiques : Rapport spécial (suite)

La convention doit être soumise à autorisation préalable du CA.

Le CAC présente sur ces conventions un rapport spécial à l’assemblée qui statue
sur ce rapport.

Le commissaire aux comptes n’a pas l’obligation de rechercher les conventions


et ne se prononce pas sur leur utilité ou leur bien fondé. il examine celles dont il a
eu connaissance, c’est-à-dire dont il a été avisé ou qu’il a découvertes à
l’occasion de ses contrôles habituels.

C’est l’AG en les approuvant qui le fera. Le CAC donne juste les caractéristiques
et modalités essentielles de ces conventions.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

B. Rapport Général

Le Rapport Général constitue l’aboutissement des travaux de l’auditeur. Le CAC


peut présenter trois types de conclusions :

 Opinion sans réserves

 Opinion Avec Réserves

 Refus de certification

Le CAC peut émettre aussi des observations.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission
B. Rapport Général (suite)
1. Opinion sans réserves

Le CAC doit, dans le rapport général, certifier que les comptes annuels sont réguliers et
sincères et donnent une image fidèle du résultat des opérations de l’exercice écoulé, de la
situation financière et du patrimoine de la société.

2. Opinion Avec Réserves

 Reserve pour désaccord : erreur commise quant au choix ou à l’application des règles
et méthodes comptables dont l’impact bien que significatif reste insuffisant pour refuser
de certifier les comptes.

 Reserve pour limitation : limitation de l’étendue des travaux d’audit suite à des
événements extérieurs ou imposes par les dirigeants. Bien que significatif, l’impact
reste insuffisant pour refuser de certifier les comptes.

 Reserve pour incertitude : situation dont la résolution dépend d’événements futurs


(manque d’information pour évaluer l’impact sur les comptes, estimations de risques
non vérifiables, litiges dont le dénouement est incertain).
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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

B. Rapport Général (suite)

3. Refus de certification

 Erreurs dans l’application des règles et principes comptables dont l’impact est
suffisamment important pour affecter les états financiers dans leur ensemble.
 Limitations portant sur des diligences jugées nécessaires et empêchant de se
former raisonnablement une opinion sur les comptes dans leur ensemble.
 Incertitudes portant sur des comptes dont l’importance est telle qu’il est
impossible de se former une opinion sur les comptes dans leur ensemble.

En cas de limitations graves ou d’incertitudes graves : dénis d’opinion ou refus de


certifier.

En cas d’erreurs et d’anomalies graves et significatives : opinion défavorable.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

B. Rapport Général (suite)


4. Observation

Objectif : attirer l’attention du lecteur sur :

 Un point concernant les comptes et déjà décrit de manière pertinente dans les
ETIC (cas des modifications significatives justifiées dans la présentation des
comptes ou dans les méthodes d’évaluation).

 Ou sur une incertitude significative déjà décrite de manière pertinente dans


les ETIC (obligatoire en cas d’incertitude sur la continuité d’exploitation
facultative dans les autres cas).

 Préciser que l’observation ne remet pas en cause l’opinion exprimée et la


situer après celle – ci.
Exemples de rapport général
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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission

B. Rapport Général (suite)

5. Datation du rapport général

 La date du rapport de l’auditeur engage ce dernier sur les événements


survenus jusqu’à cette date dont il a eu connaissance et ont un impact sur
ses conclusions.

 Date du rapport = date de fin des travaux de vérification dans la société et ne


peut être antérieure a la date de signature des états de synthèse ou de leur
arrêté.

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Démarche d’audit : Travaux de fin de mission
B. Rapport Général (suite)
6. Communication du rapport général

 Le CAC doit déposer au siège social de la société le rapport général et le


rapport spécial au moins 15 jours avant la tenue de l’assemblée générale
ordinaire.

 Dépôt du rapport au tribunal:

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