0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues16 pages

Leçon 1.2

Le document présente une leçon sur Euclide et son œuvre majeure, Les Éléments, qui a structuré et axiomatisé les connaissances mathématiques de l'Antiquité. Il aborde la vie d'Euclide, sa méthodologie basée sur le raisonnement hypothético-déductif, ainsi que la structure des livres de Les Éléments, qui couvrent la géométrie, l'arithmétique et l'algèbre. L'influence de cette œuvre sur la pensée scientifique est également soulignée, ayant perduré pendant plus de deux millénaires.

Transféré par

maodomalickthiam80
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues16 pages

Leçon 1.2

Le document présente une leçon sur Euclide et son œuvre majeure, Les Éléments, qui a structuré et axiomatisé les connaissances mathématiques de l'Antiquité. Il aborde la vie d'Euclide, sa méthodologie basée sur le raisonnement hypothético-déductif, ainsi que la structure des livres de Les Éléments, qui couvrent la géométrie, l'arithmétique et l'algèbre. L'influence de cette œuvre sur la pensée scientifique est également soulignée, ayant perduré pendant plus de deux millénaires.

Transféré par

maodomalickthiam80
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Leçon 1.

Généralités sur Euclide


et Les Eléments
16 décembre 2024
PLAN
Introduction
1. La vie et l’œuvre d’Euclide
1.1. La vie d’Euclide
1.2. L’œuvre d’Euclide
2. Les Eléments d’Euclide
2.1. Généralités
2.2. Philosophie
2.3. Structuration
INTRODUCTION
Si la touche apportée par les grecs dans la géométrie est
l’avènement de la démonstration, cette révolution va atteindre
son point culminant avec Euclide et Les Eléments.
En effet, avec Euclide, la géométrie va entrer dans une nouvelle
ère.
Les nombreux résultats de géométrie accumulées au cours des
siècles antérieurs ont exigé une structuration, une présentation
rigoureuse afin de montrer les liens qui pouvaient les unir.
On assiste, avec Euclide, à la première tentative d’organisation
rationnelle d’un savoir, à la première tentative d’axiomatisation.
Et si l’enseignement des sciences a été marqué ces dernières
années par une approche à partir de situations et de problèmes,
il faut savoir que cela n’a pas toujours été le cas.
Pendant des décennies, la géométrie était présentée aux élèves
comme un enchaînement rigoureux de propositions.
Pour comprendre cette approche et en saisir l’état d’esprit il nous
parait intéressant d’étudier des enchaînements de propositions
afin de saisir cet état d’esprit particulier qui deviendra le
paradigme d’un discours scientifique rigoureusement présenté.
La vie et l’œuvre d’Euclide
«
La vie d’Euclide (d’Alexandrie)
La personnalité d’Euclide nous est pratiquement inconnue.
Quelques renseignements nous sont fournis par les Commentaires de
Proclus (412-485)
Euclide n’est pas beaucoup plus jeune que ceux-là : en
rassemblant les Éléments, il mit en ordre bon nombre de
résultats d’Eudoxe et perfectionna beaucoup de ceux de
Théétète, et de plus il éleva au niveau de démonstrations
irréfutables ceux dont ses prédécesseurs n’avaient rendu
compte que de façon assez relâchée. Cet homme vécut sous le
premier Ptolémée : car Archimède, qui suivit de près le premier
« Ptolémée », mentionne Euclide, et, notons-le, on raconte qu’un
jour Ptolémée lui demanda s’il y avait pour la Géométrie un
chemin plus court que l’ordre des Éléments : et lui de répondre
qu’il n’y a pas, vers la Géométrie, de voie directe réservée aux
rois. Il est donc plus jeune que les disciples de Platon, mais plus
vieux qu’Eratosthène et Archimède. Ceux-ci sont en effet
contemporains, comme le dit quelque part Eratosthène.
(Commentaires au livre I des Eléments d’Euclide, in : Les Eléments, vol. 1, pp. 89-92)
La vie d’Euclide (suite)
Euclide aurait donc vécu sous Ptolémée Ier, qui régna à
Alexandrie de 306 à 283 av. J.-C.
Comme Platon mourut en 347 av. J.-C., et qu’Archimède
vécut de 287 à 212 av. J.-C., cela nous permet de situer
son existence aux alentours de 300 av. J.-C., disons entre -
335 et -265.
Il étudia à Athènes à l'École des successeurs de Platon et
s'établit à Alexandrie, sur l'invitation de Ptolémée II, roi
d'Égypte, où Apollonius fut un de ses élèves.
IL serait d’une part plus jeune que les disciples de Platon,
d’autre part plus âgé qu’Ératosthène et Archimède
IL est platonicien ; c'est pourquoi il se proposa, comme
achèvement des Eléments dans leur ensemble, la
construction des figures appelées « platoniciennes ».
NB : Fut confondu avec le philosophe Euclide de Mégare.
L’œuvre d’Euclide
Œuvre principale = Les Eléments d’Euclide (13 livres) qui sont
connus que de façon apocryphe (indirecte).
Les livres 14 et 15 sont des additions plus tardives.
Travail d’un groupe et non d’une personne
Les Eléments ne sont ni un manuel ni un article de recherche ni un
livre de philosophie des maths.
C’est une vaste synthèse très structurée (axiomatique) de l’ensemble
des traditions mathématiques de l’antiquité, auxquelles il apporte
compléments, démonstrations et rigueur.
Les Eléments ne portent pas seulement sur la géométrie. Ils portent
aussi sur l’arithmétique et l’algèbre traité géométriquement.
Traduit par les arabes qui l’ont reçu de l'Empire byzantin puis par les
européens à travers les textes arabes, Les Eléments ont exercé une
influence majeure sur la pensée scientifique pendant deux
millénaires. A partir de 1482, ils ont connu plus de 1000 éditions.
Des copies du texte grec existent toujours, par exemple dans la
bibliothèque du Vatican, mais ces manuscrits sont de qualité variable
et toujours incomplets.
Outre les Éléments, Euclide a écrit d’autres ouvrages en optique et
autres domaines.
La Philosophie

La philosophie des éléments d’Euclide est


basée sur le raisonnement hypothético-
déductif qui s’appuie sur le syllogisme.
Etymologie :
syn = avec et logos = discours, paroles, …
Le syllogisme est un mode de raisonnement
mettant en relation au moins trois propositions :
deux ou plus d'entre elles, appelées
« prémisses », conduisent à une « conclusion ».
Le syllogisme le plus célèbre est celui d’Aristote :
Tous les hommes sont mortels; (majeure)
Or Socrate est un homme; (mineure)
donc Socrate est mortel. (déduction)
La Philosophie (suite)

Dire d'un syllogisme qu'il est valide, c'est affirmer


que sa forme est valide.
Un syllogisme est concluant quand il est valide et
toutes ses prémisses sont vraies.
Considérons le syllogisme suivant :
Tous les sérères sont moches,
Ngor est un sérère,
Donc Ngor est moche.
Ce syllogisme est bien valide. En revanche, il n’est
pas concluant.
La syllogistique est l’ancêtre de la logique
mathématique moderne.
Elle a intéressé beaucoup de penseurs du Moyen
Age, puis ceux de la renaissance tels que Leibnitz,
Kant, Hegel, …
La philosophie (FIN)

Le Raisonnement hypothético-déductif
Aristote : Topiques, Livre I
Un raisonnement hypothético-déductif est une formule
d'argumentation dans laquelle, certaines choses étant posées, une
chose distincte de celles qui ont été posées s'ensuit nécessairement,
par la vertu même de ce qui a été posé. C'est une démonstration
lorsque les points de départ de la déduction sont des affirmations
vraies et premières, ou du moins des affirmations telles que la
connaissance qu'on en a prend naissance par l'intermédiaire de
certaines affirmations premières et vraies; c'est au contraire une
déduction dialectique lorsqu'elle prend pour points de départ des
idées admises. Sont vraies et premières les affirmations qui
emportent la conviction, non pour une raison extérieure à elles, mais
par elles-mêmes (...). Sont des idées admises en revanche, les
opinions partagées par tous les hommes, ou par presque tous, ou par
ceux qui représentent l'opinion éclairée, et pour ces derniers par tous
ou par presque tous, ou par les plus connus et les mieux admis
comme autorités (...)
AXIOMES / POSTULATS
Postulat
du latin postulare = demander
C’est ce que l'on demande au lecteur d'accepter.
C'est une hypothèse de travail.

Axiome :
du grec axioma = j'estime, je crois vrai
Conduit à l'irréfutabilité, à l’évidence.
Un axiome est aussi une hypothèse de travail,
mais il est de nature plus évidente. Quiconque
doit, s'il en comprend l'énoncé, l'admettre sans
discuter.
LA METHODOLOGIE
Dans Les Eléments, Euclide entreprend de déduire
l'ensemble des résultats mathématiques à partir d'un
petit nombre d'entre eux, explicitement admis. Ce
sont les définitions, les demandes et les notions
communes.

Tous les autres résultats (Propositions) n'apparaissent


alors que comme des conséquences des résultats
premiers, à l'issue de raisonnements qui se veulent
absolument précis et rigoureux.

La certitude des résultats doit découler alors


implacablement de celle des énoncés premiers, et cela
sans recours à l'intuition ou à l'évidence sensible, mais
par le seul moyen de la démonstration mathématique.
Le modèle d’exposé
Ce type de présentation, euclidien, est devenu le
modèle même de l'exposé mathématique.

Le groupe Bourbaki de mathématiciens français du


XXème siècle s'est réclamé d'Euclide pour composer
de nouveaux Éléments de mathématiques, sous une
forme elle aussi encyclopédique et parfaitement
déductive.

Il est clair que les démonstrations d'Euclide ne


pouvaient atteindre la rigueur parfaite, et qu'elles
contiennent de nombreuses approximations. Mais, tel
qu'il est, l'œuvre et surtout sa conception restent
impressionnantes.
La Structure
 Les livres I à IV traitent de géométrie plane :
 Le livre I : les propriétés de base de la géométrie.
 Le livre II : c’est le livre de l’algèbre géométrique.
 Le livre III : le cercle et de ses propriétés : angles inscrit, puissance d’un point par
rapport à un cercle, …
 Le livre IV : inscription et circonscription de polygones réguliers dans le cercle.
 Les livres V à X font intervenir les proportions :
 Le livre V : proportions de grandeurs.
 Le livre VI : théorème de Thalès, figures semblables.
 Le livre VII :Arithmétique (divisibilité, nombres premiers, PGCD, PPCM).
 Le livre VIII : Arithmétique des proportions et des suites géométriques.
 Le livre IX : nombres premiers, somme d'une série géométrique, nombres parfaits.
 Le livre X : classification des grandeurs irrationnelles.
 Les livres XI à XIII traitent de géométrie dans l'espace :
 Le livre XI généralise dans l'espace les livres I à VI : perpendicularité, parallélisme,
volumes de parallélépipèdes.
 Le livre XII compare ou calcule des aires et volumes en utilisant la méthode
d'exhaustion : disques, cônes, pyramides, cylindres et sphères.
 Le livres XIII est la généralisation du livre IV dans l'espace : les cinq polyèdres
réguliers : Tétraèdre régulier, hexaèdre régulier (cube), octaèdre régulier,
dodécaèdre, icosaèdre
La structure : Les cinq polyèdres réguliers
 Tétraèdre régulier (pyramide) :
 constitué de 4 faces en triangle équilatéral,
 possède 4 sommets et 6 arêtes.

 hexaèdre régulier (cube) :


 constitué de 6 faces carrées,
 possède 8 sommets et 12 arêtes.

 octaèdre régulier
 constitué de 8 faces en triangle équilatéral,
 possède 6 sommets et 12 arêtes.
La structure : Les cinq polyèdres réguliers
Dodécaèdre :
constitué de 12 faces pentagonales
égales,
possède 20 sommets et 30 arêtes.

Icosaèdre :
constitué de 20 faces en triangle équilatéral,
possède 12 sommets et 30 arêtes.

Vous aimerez peut-être aussi