0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues73 pages

Ouvrages Strect

Le document présente différents types d'ouvrages de soutènement, notamment les murs en sol renforcé, les massifs cloués, les voiles ancrés, et les rideaux de palplanches métalliques, en détaillant leurs caractéristiques, domaines d'emploi, et difficultés de réalisation. Chaque type d'ouvrage est adapté à des conditions spécifiques de sol et d'environnement, et leur choix dépend de divers facteurs tels que l'implantation, la nature du sol, et les contraintes d'intégration. Les dispositions générales de conception soulignent l'importance de la géométrie, de la durabilité, et de la faisabilité des ouvrages dans le cadre de leur mise en œuvre.

Transféré par

Anis Abroug
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
45 vues73 pages

Ouvrages Strect

Le document présente différents types d'ouvrages de soutènement, notamment les murs en sol renforcé, les massifs cloués, les voiles ancrés, et les rideaux de palplanches métalliques, en détaillant leurs caractéristiques, domaines d'emploi, et difficultés de réalisation. Chaque type d'ouvrage est adapté à des conditions spécifiques de sol et d'environnement, et leur choix dépend de divers facteurs tels que l'implantation, la nature du sol, et les contraintes d'intégration. Les dispositions générales de conception soulignent l'importance de la géométrie, de la durabilité, et de la faisabilité des ouvrages dans le cadre de leur mise en œuvre.

Transféré par

Anis Abroug
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1 Mur en Sol Renforcé

 Les ouvrages (ou massifs) en remblai armé ou renforcé sont


constitués d'un massif de remblai mis en place par couches
successives compactées, entre lesquelles sont disposés des éléments
de renforcement (ou armatures) souples et résistants, généralement
reliés à un parement.
 Les murs en Sol Renforcé, dans lesquels le sol est renforcé par des
inclusions souples résistant à la traction, sont des ouvrages souples qui
supportent les tassements différentiels du sol de fondation.

 Les éléments de renforcement sont souples,


résistants, et plus ou moins «extensibles».
- Armatures métalliques ou en polymères,
- Renforcement par nappes de géotextiles.
2 Domaine d'emploi

- Ouvrage essentiellement en remblai,

- Culée, culée mixte,

- Massif souple s'adaptant aux différents terrains de


fondation.
Difficulté de réalisation

- Ouvrage facilement réalisable par une entreprise en suivant


soigneusement les procédures.
Nature du sol
- Un sol moyen voire médiocre peut convenir.

Conclusion
Ces ouvrages se caractérisent par leur souplesse, qui leur confère le
plus souvent une bonne aptitude à accepter des tassements
généraux et différentiels parfois importants.
De ce fait, ils sont bien adaptés pour des sols de fondation de
qualités moyennes à médiocres.
3 Massif Cloué

Les massifs en sol cloué sont des massifs de soutènement


réalisés en déblai, (par terrassement du sol en place), de haut en
bas, par tranches (ou passes) successives.
le principe d'exécution de ce type d'ouvrage qui consiste
généralement, à chaque phase de terrassement, à renforcer le sol
en place par des barres passives (clous) disposées en lits peu
inclinés par rapport à l'horizontale, puis à réaliser un parement,
constitué le plus souvent d'un voile en béton projeté sur un treillis
métallique.
- Clous
4 injectés,
- Clous battus,
- Parement
souple ou
rigide

Les clous sont généralement constitués quant à eux d'une


armature métallique (souvent un rond à béton) scellée dans un
forage à l'aide d'un coulis de ciment. Il peut s'agir aussi d'une
barre ou d'un profilé mis en place par battage par exemple.
5

Domaine d'emploi

- Ouvrage exclusivement en déblai et hors d'eau,

- Technique employée pour le renforcement d'ouvrages


existants,
-Technique souvent employée pour des soutènements
provisoires.
Difficulté de réalisation

- Sa réalisation demande un certain savoir-faire.

Nature du sol

- Un sol de moyenne
6
Voile & Poutres Ancrés
-Les voiles ancrés sont des ouvrages de soutènement réalisés en déblai,

par terrassement du sol en place, de haut en bas, en une seule passe ou


en plusieurs si la hauteur de l'ouvrage ou les conditions de stabilité des
talus durant les travaux
-Dans le plus simple des cas, ils sont constitués d'un voile en béton armé

présentant un fruit parfois assez important et ancré par deux ou plusieurs lits
de tirants d'ancrage précontraints. Le voile peut être coulé en place par
tranches, lorsque la hauteur le justifie. Celles-ci peuvent être situées dans un
même plan ou dans des plans décalés vers l'aval (ouvrage disposé en gradins).
Les voiles ancrés n'étant pas conçus pour retenir les eaux d'infiltration ou celles
d'une nappe, ils comprennent généralement un dispositif de drainage adéquat
constitué d'un réseau de barbacanes et, bien souvent aussi, de drains le
justifient.
7

Domaine d'emploi
- Ouvrage de soutènement en déblai,

- Ouvrage de stabilisation,

-Poutres ancrées pouvant être utilisées pour assurer la stabilité


d'un ouvrage réalisé en remblai.
Difficulté de réalisation

La réalisation demande l'intervention d'une entreprise


spécialisée,

Nature du sol
- Presque tous les terrains peuvent convenir avec plus ou
moins de problèmes délicats à résoudre.
8
Rideau de Palplanches Métalliques

les rideaux de palplanches, encastrés dans le sol de fondation : ce sont


des ouvrages de soutènement flexibles, où l’interaction structure-remblai
a une influence prépondérante sur le comportement de l’ouvrage.

- Simplement encastré,

- Butonné ou ancré.
9
Morphologie d’un Rideau de Palplanches Métalliques
10

Domaine d'emploi

- Ouvrage de soutènement en site aquatique (mur de quai maritime ou


fluvial, soutien de rives et protection de berges),
- Ouvrage d'étanchement (batardeau),

- Ouvrages provisoires Blindage de fouille sous la nappe,

- culée de pont.

Difficulté de réalisation

La réalisation demande l'intervention d'une entreprise spécialisée,

Nature du sol
sols meubles peu à moyennement compacts, ne contenant pas d'obstacles
durs divers, naturels ou rapportés (bancs durs même de faible épaisseur,
gros blocs, troncs d'arbres,...). Par ailleurs, en site urbain, le problème des
nuisances sonores en cas de battage dans des terrains difficiles peut
constituer une contrainte.
11 Paroi en Béton

- Simplement encastré,
- Butonné ou ancré.
- Paroi moulée,

- Paroi préfabriquée
12 Paroi en Béton
- Paroi moulée,

Une paroi moulée dans le sol est constituée d'une juxtaposition, le plus
souvent dans un même plan, de panneaux verticaux en béton armé.
Chacun des panneaux est réalisé par exécution préalable d'une tranchée
dans le sol, mise en place d'une cage d'armatures dans celle-ci puis
bétonnage, à l'aide d'un tube plongeur. En règle générale, les parois de la
tranchée sont maintenues par une boue thixotropique (boue bentonitique
le plus souvent) depuis le début de la perforation de celle ci jusqu'à la fin
du bétonnage.

Cette technique est particulièrement utilisée pour les travaux sous la


nappe, en zones urbaine et portuaire. Une paroi moulée fonctionne
par encastrement total ou partiel dans le sol de fondation;
13

- Paroi préfabriquée

Les parois préfabriquées sont constituées, quant à elles, de panneaux


préfabriqués en béton armé, descendus clans des excavations dans Lesquelles
ils sont scelles a L'aide généralement d'un coulis de ciment-bentonite. Celles-ci
sont réalisées dans les mêmes conditions que pour les parois moulées, le fluide
de forage pouvant être prévu pour servir également de coulis de scellement
des panneaux. Les parois sont généralement ancrées ou butonnées.
14

À la différence d’une paroi moulée, une paroi

berlinoise est réalisée à partir de poteaux


placés préalablement dans le sol en place. Au
fur et à mesure de l’excavation, on vient placer
entre les poteaux des éléments de
soutènement soit préfabriqués (poutres,
plaques), soit coulés en place, et l’on reprend
la poussée des terres par des ancrages
précontraints fixés sur les poteaux.
15

Domaine d'emploi

- En Bâtiment :Parkings souterrains en sous-sol d'immeubles

- Soutènement de trémies et de tranchées,

- piédroit de tranchées couvertes,

- Blindage de fouille etc.

Difficulté de réalisation

Réalisation par une entreprise spécialisée,

Nature du sol

Ce sont des ouvrages qui peuvent être réalisés dans pratiquement tous les
terrains à condition de prendre les précautions nécessaires.
Classification des ouvrages de soutènement
16 d’après le mode de reprise de la poussée

Mode de
reprise Ouvrages de soutènement
de la poussée

Poids de
l’ouvrage

Mur poids en béton ou Ouvrage cellulaire


Mur en Terre Armée
maçonnerie

Encastrement

Mur cantilever en béton armé Paroi moulée Rideau de


palplanches

Ancrage

Mur en béton, ancré Paroi moulée ancrée Rideau ancré


17
Le choix d’un ouvrage de soutènement

Souvent, dès les premières phases d'étude d'un projet de soutènement, la


confrontation des principales données et contraintes du projet avec le
domaine d'emploi et les conditions d'exécution des principales techniques,
permettent de sélectionner certaines solutions techniquement adaptées
(ou du moins d'en écarter certaines qui, manifestement, ne conviendraient
pas).

Le choix d’un ouvrage de soutènement dépend notamment :


18

 De son implantation (en remblai, en déblai),

Le mode de réalisation de l'ouvrage, en remblai (élévation), en déblai (excavation),


ou de manière «mixte», c'est à dire à la fois en remblai et en déblai partiels.

Ainsi par exemple certaines techniques, telles que celles des parois moulées ou
du clouage, du fait même des conditions d'exécution, ne sauraient convenir pour
la réalisation d'ouvrages en remblai.
19

 Du site (aquatique ou terrestre), urbanisé ou non, relief;

Le site, en particulier selon qu'il est aquatique ou terrestre, et dans ce


dernier cas, selon qu'il est fortement urbanisé ou non (emprises
disponibles, présence d'ouvrages existants, nécessité de maintenir en
exploitation certaines infrastructures, délais de réalisation, ...), ou
montagneux (problèmes d'accès, stabilité du site, conditions
d'exécution,...).
20

 De la nature du sol de fondation (caractéristiques mécaniques, hydrologie);

Le sol (nature, qualités, particularités) et l'hydrogéologie (présence


éventuelle de nappes, fluctuations du niveau de celles-ci, ...) qui
conditionnent notamment les problèmes de portance, de stabilité, de
tassement (ou de déplacement) et d'exécution.
21

 Des contraintes d’intégration dans l’environnement (nuisance,


traitement architectural);

L'environnement (déplacements admissibles, nuisances, agressivité, ...)


et, peut-être dans une moindre mesure à ce stade de la conception, les
exigences d'ordre architectural (géométrie des ouvrages, fractionnement
des parements, végétalisation,...) qui peuvent y être liées.
22

 Du durée de service;

La durée de service, et notamment selon que l'ouvrage à construire est


définitif ou provisoire et, dans ce dernier cas par exemple, les conditions
dans lesquelles il pourra être démonté s'il y a lieu.
23

Le choix d’un ouvrage de soutènement dépend notamment :


 De son implantation (en remblai, en déblai),
 Du site (aquatique ou terrestre), urbanisé ou non, relief;
 De la nature du sol de fondation (caractéristiques mécaniques,
hydrologie);
 Des contraintes d’intégration dans l’environnement (nuisance,
traitement architectural);
 Du coût global
 Du mode de réalisation (Entreprise local, National, Etrangère)
 Du matériaux (disponibilité, prix, emplacement…)
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
24 (1)

 Les dispositions prévues doivent être examinées en fonction notamment :

 de leur convenance au problème posé ;

 de leur incidence sur le fonctionnement de l'ouvrage et sur la validité des


schématisations de calculs adoptées ;

 des problèmes de durabilité, dans les conditions d'exploitation prévues pour


l'ouvrage ;

 de leur faisabilité en terme de mise en œuvre.


Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
25 (2)
 IMPLANTATION ET EMPRISE
 Dans certains cas, des contraintes particulières, liées à
l'environnement par exemple, peuvent imposer l'implantation et
l'emprise d'un ouvrage, comme cela est souvent le cas en site
fortement urbanisé.
 Elles peuvent avoir une influence directe sur le choix d'une technique,
naturellement, mais aussi sur la conception même de l'ouvrage.
 Cette contrainte peut conduire à adopter certaines dispositions,
comme par exemple
 à réduire sensiblement le patin d'un mur en béton armé au profit
d'une augmentation du talon (ou inversement),
 à concevoir une paroi «à inertie» (ou à contreforts), si cela est
possible naturellement, pour éviter l'emploi de tirants
précontraints,
 ou encore à prévoir la détente ou même l'extraction partielle de
tels tirants s'il s'agit d'un ouvrage provisoire.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
26 (2)

 IMPLANTATION ET EMPRISE (2)


 Il convient de rappeler par ailleurs que le fonctionnement même d'un ouvrage
peut créer certaines servitudes au delà de son emprise réelle, comme cela est
presque systématiquement le cas par exemple pour le sol de fondation ou de
butée à l'aval de l'ouvrage.
 Il est aussi des cas où plusieurs choix d'implantation peuvent être envisagés, en
particulier pour les ouvrages en remblai sur un versant ou sur un talus qu'il est
parfois possible d'implanter en tête ou en pied de ceux-ci.
 En principe dans de tels cas, le choix est guidé par des études de stabilité
générale du versant ou du talus et par la recherche de solutions qui minimisent
les volumes des fouilles et, d'une manière plus générale, les terrassements.
 Ces éléments peuvent conduire à préférer une configuration à une autre, et
notamment des murs superposés ou disposés en gradins, à un mur unique par
exemple.
 Dans tous les cas, il doit être tenu compte des conditions d'accès aux
différentes parties de la structure pour la surveillance de celle-ci, son entretien
ou sa réparation éventuelle
Les ouvrages de soutènement
27 Implantation Possibles
28 Schéma de principe de la délimitation de
la zone d’influence
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
29 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (1)

 Fruit et risbermes (1)

 L'augmentation du fruit d'un ouvrage, améliore rapidement la stabilité


de celui-ci,

 et peut donc être avantageusement recherchée chaque fois que les


emprises disponibles et le type de structure envisagé le permettent.

 Une telle disposition, techniquement facile à adopter pour des murs


poids ou des massifs cloués par exemple,

 est par contre irréalisable pour d'autres types de structures, comme


celles constituées de rideaux de palplanches ou de parois moulées.
Fruit : (inclinaison du parement par rapport à la verticale)
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
30 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (1)


 Fruit et risbermes (2)
 Dans le cas des ouvrages de forte hauteur, il peut être intéressant de
prévoir une ou plusieurs risbermes intermédiaires.
 D'une part, celles-ci conduisent généralement à une amélioration de la
stabilité, en augmentant le «fruit apparent» de l'ouvrage (c'est le cas
général des ouvrages en déblai),
 et d'autre part, elles peuvent être utilisées comme emplacements des
systèmes de collecte des eaux de drainage, ou comme zones de
plantation à usage esthétique.
 Elles peuvent faciliter, en outre, l'accès à certaines parties de la
structure (parties d'ouvrages, dispositifs de drainage ou de collecte des
eaux, têtes de tirants d'ancrage,...) dans le cadre de la surveillance, de
l'entretien, ou de la réparation de celle-ci.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
31 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (1)

 Fruit et risbermes (3)

 Une telle disposition est généralement bien adaptée techniquement


pour les ouvrages souples du type massifs en sol renforcé (massifs
cloués et massifs en remblai renforcé par inclusions métalliques ou
synthétiques), ou pour des voiles (ou des poutres) ancrés de forte
hauteur exécutés en déblai, sous réserve naturellement que les
conditions d'emprise et d'environnement le permettent.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
32 (3)
 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (1)

 Fruit et risbermes (3)

 Elle est en principe moins adaptée (voire inadaptée parfois) pour des
structures rigides et/ou qui mobilisent une importante réaction locale du
sol (portance, butée, ...) au niveau des risbermes,

 en raison notamment de la sensibilité de ces structures à une


défaillance locale du sol ou à d'éventuels mouvements, inhérents par
exemple aux conditions d'exécution. Dans de tels cas, il y aura lieu
d'examiner avec le plus grand soin ce problème, et celui de l'interaction
entre les différentes parties de l'ouvrage, qui, s'ils n'amènent pas à
écarter la solution envisagée, pourront conduire toutefois à adopter des
dispositions de conception et/ou d'exécution particulières.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
33 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (1)


 Fruit et risbermes (4) Coupe d'un ouvrage ancré avec risbermes
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS
 34 GENERALES
CONSTITUTION DE CONCEPTION
ET GÉOMÉTRIE (3)
DE L'OUVRAGE (2)
 Fiche (1)
 Quel que soit le type de structure envisagé, il est de bonne
construction, dans pratiquement tous les cas, de lui donner
une fiche («encastrement» par rapport au terrain, après
construction, à l'aval immédiat du parement).
 Celle-ci peut se justifier simplement par la règle qui impose
que le sol d'appui d'une fondation d'un mur soit à l'abri du gel,
par exemple (une valeur minimale de 0,50 m est généralement
requise en terrain meuble, et de 0,70 m à 1,00 m en pratique),
ou par la nécessité de protéger un ouvrage contre une
éventuelle désorganisation de son assise, sous l'action de
phénomènes d'érosion superficielle engendrés par les
intempéries (pluie, vent).
 Dans le cas des murs «cellulaires» composés d'empilements
de poutres ou de caissons préfabriqués, de tels phénomènes,
en l'absence d'une fiche suffisante, peuvent provoquer des
«déchaussements» des éléments constituant la base des
Les ouvrages de soutènement
 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (2)
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION (3)
35
 Fiche (2)
 Dans le même ordre d'idée, pour les massifs cloués par
exemple, il est recommandé de donner une fiche minimale au
parement (en principe 0,40 m en terrain meuble, et 0,20 m au
rocher) pour éviter les phénomènes de renard solide ou
l'entraînement des matériaux provenant de l'arrière de celui-ci
par des écoulements d'eaux d'infiltration.
 Enfin, il convient également de souligner le rôle essentiel de la
fiche pour la protection vis-à-vis des risques d'affouillement, en
site aquatique.
 Dans certains cas, la fiche peut se justifier de manière plus
impérieuse par son rôle mécanique. Cela est le cas
naturellement pour des structures du type rideaux de
palplanches ou parois moulées par exemple, pour lesquelles la
fiche sert à mobiliser la réaction de butée du sol nécessaire à
la stabilité de l'ouvrage. Cela peut être le cas également pour
un mur de soutènement implanté à proximité d'une pente
(talus), pour lequel les problèmes de portance de la fondation
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
36 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (2)

 Fiche (3)

 Ces quelques considérations sur la fiche des ouvrages, qui soulignent


l'importance de celle-ci, par son rôle mécanique indispensable à la
stabilité de l'ouvrage ou par son rôle de protection, conduisent
naturellement à attirer l'attention sur la nécessité de bien s'assurer
qu'aucune disposition susceptible de la réduire inconsidérément ne
sera prise ultérieurement, dans la suite de l'élaboration du projet
(conception d'un système de drainage par exemple), durant les
travaux (terrassements excessifs, faux refus et recépages de
palplanches, ...), ou une fois l'ouvrage en service.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
37 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (2)

 Fiche (4)

stabilité, portance, mise hors gel du sol de résistance du sol => butée.
fondation. portance.
protection vis à vis de l'érosion..
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
38 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (2)

 Fiche (5)

portance. exécution. portance.


protection du sol de fondation protection vis-à-vis du «renard solide»...
(aflouillements)
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
39 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (2)

 Fiche (4)

stabilité, résistance (butée),


«fermeture» (fuites de «fines»), protection contre les affouillements.
Renard solide. le phénomène de renard...
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION (3)
40
 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (3)
 Éléments constitutifs - Résistance et durabilité(1)
 Les matériaux constitutifs des ouvrages sont le plus généralement
ceux utilisés couramment pour la construction des ouvrages d'art,
mais les conditions dans lesquelles ils sont parfois utilisés ou mis en
œuvre, directement au contact du sol ou à travers des terrains les
plus divers, baignés ou non par des nappes, peuvent être
particulières.
 Elles peuvent imposer de ce fait d'adopter certaines dispositions,
notamment vis-à-vis des phénomènes de vieillissement (sections
minimales, contrôle de l'agressivité ambiante et qualités des
matériaux de remblai, protections particulières, réduction des niveaux
de sollicitation, ...) .
 Cela est plus souvent le cas encore lorsqu'il s'agit de matériaux
(alliages particuliers, matériaux synthétiques,...), de produits ou
d'assemblages (par exemple assemblages d'éléments par soudage ou
par couture,...) dont l'utilisation, dans les conditions envisagées pour
l'ouvrage projeté, est plus récente ou mal connue et ne permet pas de
bénéficier d'une expérience suffisante.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION (3)
 41
CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (3)
 Éléments constitutifs - Résistance et durabilité(2)
 En toute hypothèse, il convient de bien s'assurer, dans tous les cas :
 de l'origine et des qualités des éléments, produits et matériaux
utilisés ;
 de la résistance «interne» de tous les éléments constitutifs et
parties d'ouvrages. À cet égard l'attention est attirée sur le problème
de la justification de la résistance de certains de ces éléments, et en
particulier des éléments préfabriqués spéciaux qui peuvent entrer
dans la constitution du parement ou de la structure même de
l'ouvrage, qui n'est pas toujours aisée à établir ;
 de la durabilité de l'ouvrage, et donc de ses constituants, dans les
conditions d'utilisation prévues, que ces derniers aient un rôle
mécanique essentiel ou un rôle plus «secondaire» de protection ou de
confinement des terres par exemple (cf. également chapitre 2.11.).
Cela concerne notamment l'agressivité du milieu environnant, et
principalement des sols et des eaux, qui est d'ailleurs susceptible
d'évoluer au cours de la vie de l'ouvrage, la compatibilité chimique
des matériaux en présence ou encore l'exposition au vandalisme.
 des conditions de mise en œuvre, qui ne doivent ni altérer la
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
42 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (3)


 Éléments constitutifs - Résistance et durabilité(3)

Basculement d'une poutre


Rupture d'un élément préfabriqué
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
43 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (4)


 Matériaux de remblai (1)
 Les remblais sont disposés à l'arrière d'un ouvrage de soutènement
construit en élévation (ouvrage construit de bas en haut, en remblai
ou après terrassement), après construction de celui-ci, comme cela
est par exemple le cas pour les murs en béton armé.
 Ils peuvent aussi entrer plus directement dans la constitution même
de l'ouvrage, comme cela est le cas notamment pour les massifs en
remblai renforcé, ou encore pour certains murs poids «cellulaires»
dans lesquels ils constituent le matériau de remplissage des cellules.
 Dans tous les cas, ils ont une influence directe sur le comportement
de la structure, de sorte que leur choix et leur mise en œuvre exigent
le plus souvent une grande rigueur.

murs poids «cellulaires» (murs constitués d'un empilement de poutres ou de caissons par
exemple)
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
44 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (4)


 Matériaux de remblai (2)
 Les critères de choix des matériaux de remblai portent notamment :
 Sur leurs performances mécaniques, et plus spécialement leur angle de
frottement interne, dont dépend généralement le dimensionnement de
l'ouvrage et, d'une manière plus générale un fonctionnement conforme aux
hypothèses et schématisations de calcul adoptées. Le respect des
exigences sur ces performances a une importance tout particulièrement
lorsque le remblai participe directement à la résistance de l'ouvrage.
 Sur leur aptitude à la mise en œuvre (compactage), y compris dans les
zones d'accès difficile ou «sensibles» où l'on ne pourra recourir qu'à l'emploi
de moyens de compactage légers (à proximité des parements par exemple).
Ces exigences, qui sont liées à celles relatives aux tassements propres des
remblais après construction, se traduisent généralement par des exigences
sur la granulométrie (pourcentage maximal de fines et taille des plus gros
éléments) et sur la teneur en eau lorsque la mise en œuvre des matériaux y
est sensible.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
45 (3)
 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (4)
 Matériaux de remblai (3)
 Éventuellement, sur leur capacité à résister au gel (notamment pour
certains massifs en remblai renforcé construits dans des sites à indice de
gel élevé), ou à assurer le drainage des eaux des nappes ou des eaux
d'infiltration.
 Sur leurs caractéristiques chimiques et électrochimiques, liées notamment à
la protection de l'environnement et à la durabilité de l'ouvrage et de ses
constituants. Ce dernier aspect concerne certes tous les ouvrages, mais
plus particulièrement ceux pour lesquels des éléments résistants de la
structure pourraient être directement exposés à l'agressivité éventuelle des
remblais, comme cela peut être le cas par exemple pour des tirants
d'ancrage ou des éléments de renforcement noyés dans les remblais.
Lorsque cela est le cas, les exigences sur les qualités des matériaux de
remblai s'accompagnent généralement de dispositions de construction
particulières pour éviter l'infiltration d'eau ou d'agents agressifs dans les
remblais au cours de l'exploitation des ouvrages .
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
46 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (4)


 Matériaux de remblai (4)

Remblai
non gélif
Remblai
Courant
Remblai
sélectionné

Protection contre le gel d'un massif en remblai renforcé


Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
47 (3)

 CONSTITUTION ET GÉOMÉTRIE DE L'OUVRAGE (4)


 Matériaux de remblai (5)

Protection contre les eaux de ruissellement sur un massif en


remblai renforcé
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
48 (4)
 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (1)
 La présence d'eau derrière un ouvrage de soutènement, qu'il s'agisse d'eaux
d'infiltration ou d'une véritable nappe, est pratiquement toujours une situation
défavorable, en raison des divers problèmes qu'elle est susceptible d'engendrer,
surtout si elle n'a pas été prise en compte ou que cela n'a pas été fait
correctement.
 Ces problèmes peuvent concerner notamment :
 les pressions hydrostatiques exercées sur la structure, généralement très
pénalisantes vis-à-vis du dimensionnement de celle-ci et presque toujours
causes de désordres lorsqu'elles n'ont pas été correctement appréciées ; la
dégradation des matériaux constitutifs (notamment s'il s'agit d'eaux agressives
ou véhiculant des agents agressifs) ou l'altération des caractéristiques
mécaniques des sols soutenus et de ceux dont la résistance contribue à assurer
la stabilité de l'ouvrage (sol de fondation, terrain mis en butée à l'aval d'un
rideau, ...) ;
 la dégradation de l'aspect de l'ouvrage liée aux presque inévitables suintements
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
49 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (2)


 C'est la raison pour laquelle il convient d'apporter à cet aspect de la conception
des ouvrages la plus grande attention.
 Le choix même du type d'ouvrage peut d'ailleurs en dépendre largement.
 Lorsque l'ouvrage est conçu (et dimensionné) pour retenir l'eau d'une nappe,
comme cela est assez couramment le cas par exemple pour les ouvrages en
parois moulées dans le sol ou ceux en palplanches construits en déblai, une
bonne étanchéification du parement est en principe recherchée pour des
raisons d'ordre esthétique, pour éviter les suintements d'eau sur le parement
(traitement des serrures de palplanches, par soudage par exemple, traitement
des joints entre panneaux de parois moulées ou préfabriquées, ...).
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
50 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (2.2)

résistance à la poussée (aux effets) de l'eau et étanchéité (traitement des


joints)
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
51 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (3)

 Il faut souligner ici que dans certains cas, la construction d'une structure
étanche dans des terrains qui sont le siège d'une nappe peut perturber
l'écoulement naturel de celle-ci («effet barrage») et entraîner des
modifications sensibles de son niveau.

 Il conviendra donc d'apporter la plus grande attention à l'étude de ce


problème, si nécessaire en faisant procéder à une étude hydrogéologique
spécifique, et de bien en apprécier les conséquences, pour l'environnement
comme pour l'ouvrage lui-même (choix des niveaux d'eau pour les calculs,
conception et mise en œuvre d'un dispositif destiné à limiter ou supprimer
toute remontée d'eau à l'amont, ...).
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
52 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (3.2)

Effet de
barrage
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
53 (4)
 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (3)
 Lorsque l'ouvrage de soutènement n'est pas conçu pour retenir l'eau d'une
nappe (que cette nappe soit présente de manière permanente ou intermittente),
parce que celle-ci peut être aisément «rabattue» (ouvrage construit en élévation,
terrains en place assez peu perméables, faibles contraintes d'environnement,...),
il y a lieu de prévoir un système de drainage efficace et pérenne derrière
l'ouvrage qui puisse garantir que la situation de «mise en charge» de celui-ci ne
puisse se produire.
 Ce système de drainage doit être bien adapté au type d'ouvrage envisagé, à
son mode de construction et à la situation rencontrée (nappe permanente ou
intermittente, niveau de celle-ci, perméabilité des terrains, ...).
 Le système de collecte et d'évacuation des eaux retenu doit être largement
dimensionné, notamment vis-à-vis des risques de colmatage (dépôts solides,
gel,...) ou de détérioration, surtout s'il sera difficile de l'entretenir
correctement. Le coût de ces dispositions est d'ailleurs généralement très
faible en regard du coût global de l'ouvrage, et de l'enjeu quant à la sécurité
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
54 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (3.2)cas des ouvrages en remblai

Geéomebrane
étanche si
nécessaire

Massif
drainant

drainage des eaux d'infiltration,


éventuellement rabattement de la
nappe,
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
55 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (3.2) cas des ouvrages en


Déblai

Protection local
des clous

Complexe drainant

ouvrage drainé : exécution,


résistance (ouvrage et
ouvrages généralement non
parement), esthétique
drainés
(parement rapporté), ...,
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
56 (4)
 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (4)
 Lorsqu'il n'y a pas de nappe derrière l'ouvrage, comme cela est fréquemment le
cas pour les ouvrages construits en élévation (ouvrages en remblai) ou dans le
cas d'emploi du clouage par exemple, mais que de simples infiltrations d'eaux
superficielles sont à craindre, il y aura lieu néanmoins, en règle générale, de
prévoir un système de drainage (et d'évacuation de l'eau) derrière le parement.
 Une telle disposition a essentiellement pour objet de limiter le risque de
surpression, fût-ce locale, due à une venue d'eau quelque peu significative
(fortes précipitations, rupture ou fuite d'une canalisation
d'assainissement, ...) et de limiter aussi les percolations d'eau à travers des
fissures ou des points singuliers du parement que l'on cherchera à éviter,
pour des raisons évidentes d'aspect.
 C'est la raison pour laquelle aussi le traitement de points singuliers, tels que
les reprises de bétonnage, les joints fonctionnels ou de construction, les
encastrements d'éléments structurels peuvent faire l'objet d'un soin
particulier.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
57 (4)

 DRAINAGE ÉTANCHÉITÉ (4)


 En l'absence de toute nappe, et si les terrains situés derrière le parement de
l'ouvrage sont par eux-mêmes suffisamment drainants (terrains en place ou
remblais rapportés), un dispositif simplement constitué de barbacanes
(régulièrement reparties, correctement dimensionnées et en nombre
suffisant) peut parfois suffire. Il peut même s'avérer inutile lorsque l'ouvrage
(ou son parement) est par ailleurs lui-même «drainant» (ouvrages en
gabions, ouvrages poids «cellulaires» remplis d'un matériau ouvert, cas de
certains massifs en remblai renforcé, ...). Dans ces cas, il y a lieu toutefois
de veiller à prendre des dispositions pour éviter l'entraînement des matériaux
fins des remblai ou des terrains en place (mise en place de filtres en remblai
ou en matériaux synthétiques par exemple).
 Une telle disposition est tout à fait indispensable et doit faire l'objet d'un soin
tout particulier lorsque l'eau de la nappe s'écoule à travers l'ouvrage, comme
cela peut être le cas lorsque celui-ci est implanté le long d'une voie d'eau par
exemple et subit l'action des crues et décrues.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
58 (5)

 ESTHÉTIQUE DES OUVRAGES (1)


 La recherche de la qualité esthétique des ouvrages est à juste titre de plus en
plus fréquente aujourd'hui dans les projets de soutènement. Ainsi, les études
architecturales menées au cours d'un projet conduisent très souvent à arrêter
des caractéristiques bien particulières pour l'ouvrage :
 il peut s'agir de privilégier certaines formes (courbures en plan, risbermes, ...), ou
d'obtenir un aspect spécial du parement, par végétalisation par exemple.
 De telles contraintes amènent parfois à consulter sur la base de solutions par
trop particulières, voire nommément désignées, ce qui n'est pas sans poser de
sérieuses questions de déontologie vis-à-vis des règles de concurrence dans les
marchés de travaux publics.
 Ces études conduisent très souvent à prévoir des traitements particuliers des
parties vues des structures, notamment par utilisation de matériaux spéciaux
(bétons colorés, ...), ou par fixation d'éléments rapportés au parement.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
59 (5)
 ESTHÉTIQUE DES OUVRAGES (2)

 L'usage indique toutefois qu'en bordure de voies très circulées, la


qualité d'aspect des parements obtenue au prix de surcoûts parfois
importants peut disparaître malheureusement en quelques années
sous l'action de la pollution due au trafic.
 En cas d'utilisation d'éléments rapportés, l'obtention de l'aspect voulu
nécessite une pose correcte de ces éléments, ce qui exige une
conception soignée des dispositifs de fixation.
 Une solution de ce type, qui reste d'un coût généralement assez élevé,
rend pratiquement indispensable la protection des panneaux rapportés
(bardages, plaques ou dallages, ...) vis-à-vis de chocs éventuels de
véhicules.
 Par ailleurs, leur remplacement à l'identique suite à une dégradation
peut s'avérer difficile, et lorsque cela est possible, il reste souvent
différé faute de crédits.
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS GENERALES DE CONCEPTION
60 (5)

 ESTHÉTIQUE DES OUVRAGES (3)

 En outre, chaque fois où le parti architectural défini conduit à disposer devant


l'ouvrage proprement dit, en parement, un empilement d'éléments préfabriqués
ou toute structure particulière, la stabilité et la résistance interne de ce parement
doivent être justifiées.

 Enfin, quel que soit le parti architectural adopté, celui-ci doit permettre d'assurer
dans des conditions normales la surveillance des ouvrages, et la détection des
signes pathologiques.

 Dans le cas des parements rapportés, par exemple, on pourra prévoir la


possibilité d'enlever certains panneaux de façon à permettre l'accès à la
structure proprement dite ; quant à la végétalisation, le type de plantations devra
être choisi en vue d'éviter tout camouflage définitif des éléments structurels
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS PARTICULIÈRES (1)
61
 PROTECTION CONTRE LES CHOCS -DISPOSITIFS DE RETENUE
 La mise en place d'un dispositif de retenue des véhicules en partie supérieure
d'un ouvrage de soutènement est souvent nécessaire.
 OUVRAGES EN ZONE SISMIQUE
 Ces dix dernières années, la réglementation s'est notablement renforcée en
matière de prévention du risque sismique. Ainsi, la RPA 99, RPOA impose
l'application de règles de construction parasismiques aux ouvrages et
installations à réaliser dans les régions sujettes à séismes.
 OUVRAGES SUR VERSANTS
 De nombreux tracés routiers et autoroutiers se développent en site montagneux,
et doivent parfois être implantés sur des versants proches de la limite de
stabilité. Dans de tels cas, il convient dans un premier temps d'évaluer la stabilité
naturelle des versants, et de procéder pour cela à une reconnaissance
géotechnique et hydrogéologique spécifique
Les ouvrages de soutènement
DISPOSITIONS PARTICULIÈRES (1)
62

 OUVRAGES EN REMBLAIS TRAITES

 Il existe des techniques d'amélioration de ces sols qui, en diminuant leur teneur
en eau et, pour certaines d'entre elles, en agglomérant les particules fines,
permettent de les utiliser comme matériaux de remblai. L'une d'elles consiste à
ajouter au sol une faible quantité de chaux ou de ciment. Par exemple,
l'hydratation de la chaux vive conduit en quelques heures à une diminution de la
teneur en eau de l'ordre de 1 à 1,5% pour 1% de chaux vive ajoutée.

 SURVEILLANCE DES OUVRAGES

 Tous les ouvrages en service, y compris donc les ouvrages de soutènement,


même de faible hauteur, doivent faire l'objet d'une surveillance et d'un entretien
réguliers, ce qui impose notamment de se préoccuper dès les premières phases
d'études du projet des problèmes d'accès et de domanialité
Les ouvrages de soutènement
Calcul des ouvrages(1)
63
 Prochainement :

 A - REGLES GENERALES DE CALCUL

 GÉNÉRALITÉS

 DISPOSITIONS COMMUNES

 LES MURS POIDS ET LES MURS EN BÉTON ARMÉ

 LES RIDEAUX ET PAROIS

 LES OUVRAGES EN SOL RENFORCÉ 113

 B - DISPOSITIONS PARTICULIÈRES

 JUSTIFICATION DES OUVRAGES AUX CHOCS DE VÉHICULES

 JUSTIFICATION DES OUVRAGES EN ZONE SISMIQUE 125

 JUSTIFICATION DE LA STABILITÉ GÉNÉRALE DES OUVRAGES SUR VERSANT


Etapes de construction d’un mur de soutènement
65

Creuser les fondations du muret de soutènement


1 - Délimitez les fondations :
 On commence par délimiter les limites extérieures des fondations en
piquant de pieux la limite à creuser et en reliant ces pieux d’un
cordeau.
 A l’aide de plâtre, on trace au sol les deux lignes marquant
l’emplacement de la future fondation.
 Retirez les pieux et le cordeau.
2 - Creusez les fondations :
 A l’aide d’une pelle et d’une pioche, ou d’une mini pelle si la
tranchée est très importante, on retire les cailloux et la terre. Si la
terre n’est pas argileuse, elle pourra être réutilisée, ainsi que les
cailloux, pour constituer le remblai, la fondation et une partie du
drainage.
 Tassez le sol avec un compacteur de sol.
 Coulez les fondations du mur de soutènement
66
67  Au fond du fossé creusé, on place 10 cm de gros graviers
ou des cailloux extraits de la terre (pensez alors à les
laver). Tassez à nouveau avec le compacteur de sol.
 Après avoir préparé le béton dans une bétonnière, versez
le béton sur la couche de graviers sur une hauteur de 5
cm. Cette couche de béton servira de support au
ferraillage qui sera placé par-dessus et évitera qu’il soit en
contact direct avec l’eau (pour éviter qu’il ne rouille). On
peut également nous dispenser de cette couche de béton
en surélevant le ferraillage par des cales placées sur la
couche de gravier.
 En mettant en place le ferraillage, il ne faut pas oublier de
placer des attentes verticales qui serviront à assurer la
jonction avec le ferraillage vertical du mur.
 Remplissez complètement la fosse de fouille avec du
béton.
 Après s’être assuré que la couche est à niveau à l’aide
d’un niveau à bulle, on laisse sécher le béton 48h avant
d’entamer la construction du mur de soutènement.
Bâtir un muret de renfort à l’aide de parpaings (mur
68 en T inversée)

 Après avoir préparé le mortier dans la bétonnière, vous


appliquerez une couche sur la semelle de fondation et
poserez les rangées de parpaings en vous assurant de leur
alignement et leur niveau.
 Le ferraillage est un élément important assurant la solidité
du muret de soutènement. C’est pourquoi il est vivement
conseillé de recourir à un bureau d’études qui
dimensionnera la section, la qualité et la disposition du fer à
utiliser. Un ferraillage vertical devra être placé tous les 2m
environ.
69

 Evacuer l’eau accumulée de l’autre côté du mur


est primordial : un dégât des eaux peut
provoquer l’effondrement du mur. Ainsi, vous
devrez placer des trous obliques le long du mur
afin de laisser passer des barbacanes qui
évacueront l’eau au fur et à mesure. Pour cela,
vous devrez percer le mur de parpaings tous les
1m30 environ, à une hauteur de 30 cm au-
dessus du sol.
 Dans le cas où votre mur fait 2 mètres de
hauteur, nous vous invitons à placer une rangée
de ferraillage à mi-hauteur et une autre tout en
haut du mur afin d’en assurer la solidité.
Le drainage l’étape cruciale pour
70 construire un mur de soutènement
On négligeant les réaction de l’eau le mur peut s’effondre
Pour cela on utilise la méthode du drainage
 Dans un premier temps, il s’agit de protéger le mur de l’érosion :
pour cela il convient d’appliquer une couche d’enduit bitumineux
tout le long du mur, du côté remblai.
 Il convient ensuite de constituer une zone de drainage. Posez une
couche de graviers grossiers puis posez un tuyau fait de grillage
d’une quinzaine de centimètres, puis recouvrez l’ensemble de
gravier. (voir ci-dessous)
71

 Il faut ensuite poser un feutre géotextile qui


permettra à l’eau de passer à travers le
système de drainage sans que la terre ne
vienne le boucher.

 La dernière étape dans la construction d’un


mur de soutènement consiste à remblayer le
mur avec de la terre drainante (éviter la terre
argileuse). Vous aurez le choix entre utiliser la
terre que vous aurez déplacé pour construire
le mur de soutènement et utiliser une terre
drainante achetée pour l’occasion.
Etapes de construction de
72
mur en bloc

1. Emplacement des blocs de base (ancrés dans le sol de


fondation)
2. Construction de la 1ere série du mur principal
3. Construction de la 1ere série du mur contre poids (mur d’appui)
4. Construction de la 2eme série du mur principal
5. Construction de la 2eme série du mur contre
6. Construction de la 3eme série du mur principal
7. Construction de la 3eme série du mur poids
8. Construction de la 4eme série du mur principal
9. Construction de la 4eme série du mur poids
10. Construction de la 5eme, 6eme et 7eme série du mur principal.
73
74

1 SETRA. – Ouvrages de soutènement Guide de conception générale.


Ministère de l’Équipement et du Logement. (1998).
1. François SCHLOSSER, Murs de soutènement, Techniques de l’Ingénieur, traité Construction

2 SETRA. –Murs 73.


Ministère de l’Équipement et du Logement. Direction des Routes (1973).
3. François SCHLOSSER, Ouvrages de soutènement Poussée et butée
, Techniques de l’Ingénieur, traité Construction

MECANIQUE DES SOLS II PRESSION DES TERRES

Vous aimerez peut-être aussi