0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues47 pages

Les Maladies Sexuellement Transmissibles

Transféré par

Walid Mesbah
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues47 pages

Les Maladies Sexuellement Transmissibles

Transféré par

Walid Mesbah
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PPTX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LES MALADIES

SEXUELLEMENT
TRANSMISSIBLES
Les I.S.T. (Infections Sexuellement
Transmissibles), ou M.S.T. (Maladies
Sexuellement Transmissibles), dites avant
«maladie vénériennes» sont un ensemble de
germes transmis lors des pratiques sexuelles,
certains uniquement ainsi (gonocoque,…),
d’autres le plus souvent à cette occasion
(végétations vénériennes,…), certains
éventuellement alors (gale,…).

Actuellement les trois plus fréquentes IST sont


l’herpès, les condylomes et le chlamydia.
L’épidémiologie des MST est variable

(contagiosité plus ou moins grande, prévalence

très différente dans les diverses régions du

monde, et selon les pratiques sexuelles [groupes

à multipartenariat]), leur facilité de diagnostic

diverse, leur sensibilité aux traitements variable

dans le temps et suivant les régions.


Insistons sur leur fréquente association. Toute
MST implique (++) la recherche d’ autre(s) MST
et un traitement du (ou des) partenaire.
Certaines sont volontiers asymptomatiques
(HIV, HVB, chlamydia,…, avec possibilités de
dégâts à bas bruits), le porteur «sain» étant
quand même contagieux pour son partenaire.

Le préservatif bien utilisé protège très bien de


certaines MST (HIV, gonococcie et
chlamydiose,...), partiellement ou pas d’autres
(condylomes, phtiriase,...).
Outre les manifestations à court terme (dont les

répercutions psychologiques: anxiété, honte,

culpabilité, crainte pour la fertilité ultérieure ou

d’un cancer), elles peuvent avoir des

conséquences à long terme (atteinte neurologique

ou vasculaire de la syphilis tertiaire, néoplasie et

condylomes du col ou de l’anus, infertilité et

chlamydia,…) et éventuellement un retentissement


fœtal.
Nous envisagerons les principaux agents en
cause:

gonocoque - chlamydia - mycoplasmes -


trichomonas - candida - herpès - syphilis -
condylomes - ectoparasites - HVB - HIV

Puis nous aurons un abord clinique


symptomatique:

ulcération +/- adénopathie - dysurie / brûlures


à la miction /
pollakiurie - leucorrhée et cervicovaginite -
orchiépididymite -
GONOCOCCIES:

Incubation courte (2 à 7 jours). Chez l’homme,


uréthrite aigue avec écoulement purulent et
douleur à la miction (le patient «pisse des
lames de rasoir»); chez la femme plutôt
cervicovaginite (écoulement mucopurulent).

Mais fréquence des formes asymptomatiques


(surtout ♀: ++).

Autres topographies: pharyngite


(asymptomatique, très fréquente chez les
homosexuels), anus (inconfort), conjonctive
(nouveau-né de mère infectée).
Diagnostic:

Diplocoque gram Ө;
recueil sur le premier jet d’urine (ou le col):
examen direct et culture (=> antibiogramme).
Traitement :

Traitement minute des formes basses :


- ceftriaxone 500 mg IM, voire
spectinomycine 2 g IM +/- combiné
systématiquement au ttt de chlamydia (infection
associée dans 20-30% des cas).

Guérison en 4-7 jours, à confirmer par un


prélèvement; contacter le/les partenaire(s) des 15
jours précédents.
CHLAMYDIOSES:
Cause actuellement la plus fréquente d’uréthrite,
d’orchiépididymite, de salpyngite et GEU, de
stérilité (++) tubaire.

Après 2 à 3 semaines d’incubation:


- chez l’♂: urétrite subaigue (écoulement discret,
prurit, brûlures mictionnelles), orchi-épididymite,
voire asymptomatique.

- chez la ♀: urétrite, cervicite, leucorrhées,


complications tubaires, voire pelvipéritonite ou
périhépatite (syndrome de Fitz-Hugh-Curtis).
Souvent asymptomatique (++) .
Due à chlamydia trachomatis.
Classiquement fréquemment associé à la
gonococcie.

Diagnostic par PCR sur le premier jet d’urine


(♂) ou au col (♀).
Traitement:
Doxycycline 100 mg x 2 / j, dans les formes basses
au moins 7 jours (sinon 21 jours de traitement);
alternative dans les atteintes basses: 1 g en prise
unique d’azithromycine; chez la femme enceinte:
érythromycine 1000 mg x 2 / j. Contrôle de
guérison au laboratoire 3 semaines après l’arrêt
du traitement.
TRICHOMONASES:

Parasitose responsable principalement de vaginite


(leucorrhée abondante malodorante, jaune-
grise); parfois atteinte du col ou de l’urètre; chez
l’homme souvent asymptomatique, parfois
urétrite.
Diagnostic par examen direct sur frottis, qui
montre les trichomonas mobiles.
Traitement des formes symptomatiques ou non,
général par métronidazole 2 g en une prise
(Fasigyne* 500), renouvelé 2 à 3 semaines après,
en parallèle au partenaire; chez la femme
éventuel ttt local aussi; ce traitement induit
fréquemment une candidose vaginale.
CANDIDOSES:

Dues à candida albicans, qui est un saprophyte du


vagin: ce n’est donc qu’inconstamment une MST.
Favorisées par le diabète, un traitement
immunosuppresseur, une antibiothérapie
générale ou la grossesse.
Femme: surtout vulvovaginite (leucorrhées
blanches inodores caillebotées, prurit, brûlures,
dyspareunies). Exacerbation dans les jours
précédant les règles.
Homme: balanite prurigineuse (érythème, érosions,
pustules), parfois uréthrite; diabète ?
Traitement:

local chez la femme, parfois «préventif» en cas de


rechutes fréquentes [traitement hebdomadaire 6
mois (150 mg de fluconazole ou une ovule
imidazolé)].
HERPES:

Primoinfection 2 à 21 jours après le contact;


balanite ou vulvovaginite oedématiée, vésicules
en «bouquet», fébrile, très algique (rétention
d’urine parfois), avec adénopathies satellites,
régressant en 1 à 3 semaines.

Puis réactivations moins «bruyantes» (si


menstruations, fatigue,…), de fréquence variable
d’un sujet à l’autre, durant 7 à 10 jours,
s’espaçant avec le temps, voire périodes
d’excrétions asymptomatiques ( alors =>
contagiosité ++).
Diagnostic:

Clinique surtout; PCR;

Classiquement herpès simplex virus type 1 en buccal et

type 2 en génital.

Grossesse et herpès génital:

Risque d’herpès néonatal en cas de primoinfection dans le

mois précédent l’accouchement => acyclovir en continu

per os pour la mère jusqu’à l’accouchement, césarienne et,


SYPHILIS:

Due à treponema pallidum, germe resté sensible à


la pénicilline.
On distingue trois stades:
Syphilis primaire:
trois semaines après le contact: érosion propre,
indolore et indurée, superficielle, rouge et
suintante, unique, au site de contact, le
«chancre», avec un [ou quelques] petit ganglion
satellite non inflammatoire;
Diagnostic: par l’examen « au fond noir »; les
sérologies ne se positivent que vers le 10ème
jour du chancre. Guérison spontanée en 6 à 8
semaines.
syphilis secondaire :
Dans les semaines ou mois qui suivent débute la syphilis
secondaire, qui dure 18 à 24 mois, parfois dans un contexte
de signes généraux.

Initialement la «roséole» : petites macules rosées du tronc


pendant 8 jours, asymptomatiques, accompagnée de
petites adénopathies diffuses, dures, mobiles, indolores,
qui persisteront…

Puis plaques muqueuses indolores (érosions génitales) et


papules (syphilides papuleuses) fermes, rouge
sombre ou cuivrées, non prurigineuses des paumes et
plantes.
Alopécie.
Cette syphilis secondaire évolue sur 6 à 18 mois.

Syphilis tertiaire :

- Eventuellement, plusieurs années après, syphilis tertiaire:


atteintes cutanées (tubercules [nodules de répartition
serpigineuse], gommes, glossite scléreuse), cardiaques
(atteinte coronarienne, anévrysme), neurologiques
(paralysie générale)...
Syphilis congénitale:

Après le 4ème mois de grossesse, les tréponèmes


traversent le placenta: possible mort fœtale ou néonatale;

à la naissance, dans un contexte septicémique,


AEG,
HSM (ictère), néphrite, anémie, méningite (épilepsie),
éruption +/- diffuse, avec papules ou bulles palm-plantaires,
périostite, ostéochondrite;

Plus tard (> 7 ans) possible atteinte osseuse (tibias


Tardivement parfois gommes et tubercules.
Diagnostic de la syphilis:

- Examen direct au microscope à fond noir du chancre ou


des syphilides.

- Sérologie:

On distingue les tests tréponémiques (TPHA),


spécifiques, mais qui resteront positifs après la
guérison [++]), des tests non tréponémiques (VDRL),
moins spécifiques, mais quantitatifs [++]).

Ces tests se positivent vers le 8ème jour du


chancre,
le TPHA quelques jours avant le VDRL.
Le VDRL quantitatif permet de suivre l’évolution: un titre élevé témoigne
constamment d’une trépanématose active. Il reste positif lors de la
phase secondaire, pour décliner, 10 à 15 ans après la phase primaire,
quand apparaît, inconstamment, la syphilis tertiaire.
On juge aussi de la réponse au traitement sur son titre (ttt
efficace si diminué par 4 à 3 mois, par 16 à 6 mois). Une réascension du
titre (au moins multiplié par 4) témoigne d’une recontamination.

Sa positivité, associée à un TPHA négatif, oriente surtout


vers
un syndrome des anticorps antiphospholipides, primitif ou associé à
un LEAD.

Le TPHA restera positif à vie (sauf traitement très précoce).


Sérologie TPHA négatif TPHA positif
(donc pas de (donc il y a ou il y a eu
syphilitique
tréponématose active) tréponématose)

. si VDRL quantitatif
très positif: c’est une
tréponématose active.
syndrome des
. si VDRL quantitatif
VDRL positif antiphospholipides ?
peu positif ou douteux:

soit après ttt efficace
de Ʃ, soit très à
distance du chancre.

. pas de maladie . 7ème - 10ème jour du


tréponémique (ou chancre.
VDRL négatif guérie par ttt précoce). . patient traité de sa Ʃ.
. ou 5 - 10 premiers . exceptionnellement Σ
jours du chancre. tertiaire non traitée.
Traitement de la syphilis:

Repose sur l’Extencilline *, en IM: 2,4 M, en 1 à 3


injections, à 7 jours d’intervalle, selon l’ancienneté de
l’affection (syphilis précoce [primaire, secondaire, ou
attrapée voici moins d’un an]: une IM; syphilis tardive:
3 IM); en cas d’allergie à la pénicilline (sauf femme
enceinte), per os, ou doxycycline 200 mg/j x 15 jours,
ou érythromycine 2 g/j x 15 jours.
CHANCRE MOU:

Dû à haemophilus Ducreyi; son incubation est de 2 à 5 jours. La


papule devient une pustule qui s’ulcère vite: chancre à bords nets,
limité par un liseré rouge, à fond gris-jaune, sur base molle; cette
lésion, sensible à la palpation, est en nombre variable. Ganglion
satellite dans la moitié des cas, le plus souvent unique, sensible
avec périadénite, qui va se ramollir et se fistuliser («bubon»).

Diagnostic à l’examen direct (BGN; culture difficile). Traitement par


ceftriaxone (250 mg IM en dose unique), ou érythromycine 2 g en 4
x/j x 7 jours, ou Bactrim* (180/800 mg x 2 /j x 10 jours) ou
quinolone. Si le bubon est fluctuant, il doit être ponctionné ou incisé.

Possibilité de «chancre mixte» (Ducrey + Σ).


MALADIE DE NICOLAS-FAVRE, ou
LYMPHOGRANULOMATOSE VENERIENNE:

Elle est due à chlamydia trachomatis, sérotype L 1 à L 3; plutôt en


région tropicale ou chez les homosexuels masculins. Incubation de
10 à 30 jours.

La lésion génitale initiale est discrète et guérit en quelques jours sans


cicatrice; puis adénopathie inguinale unilatérale très inflammatoire,
évoluant vers la suppuration et la fistulisation «en pomme
d’arrosoir», avec cicatrisation rétractile; au niveau anal, suppuration
et douleurs. A long terme: lésions végétantes, lymphoedème,
sténoses.
Diagnostic par isolement dans le pus (PCR) ou par sérologie
(ascension des AC).
Dg. diff.: maladie des griffes du chat,…

Traitement: cyclines ou érythromycine (cf chlamydioses), mais pendant


au moins 15 jours; les ganglions fluctuants doivent être
ponctionnés, mais non incisés.
DONOVANOSE:

Due à calymnatobacterium granulomatis; pathologie tropicale.


Amas de bourgeons ulcérés, indolores, saignant facilement, en
plateau, sur base souple, surélevée. Peut évoluer vers des
sténoses, des mutilations, des lymphoedèmes. Pas de ganglion
satellite (ou discret).
Diagnostic: «corps de Donovan» à la biopsie (culture difficile)
Traitement par au moins
dix jours de cyclines.
CONDYLOMES:

Dus à des papillomavirus (HPV): différents sous-types, le plus souvent


6 et 11, parfois associés au 16 et 18, eux impliqués dans la genèse
du cancer du col de l’utérus.

L’incubation varie de 3 semaines à plusieurs années… On estime qu’


une personne sur 10 serait porteuse de HPV, mais que seule une
sur 100 serait atteinte cliniquement.

Lésions papillomateuses ou planes de la peau, des muqueuses et


demi muqueuses, roses blanches sur les muqueuses, parfois
brunes kératinisées sur la peau, humides dans les plis, en nombre
et taille variable, asymptomatiques le plus souvent, et d’ évolutivité
imprévisible.
Si la contagion existe lors de relation sexuelle même sans pénétration
(attouchements), ce n’est pas constamment une MST
(nourrissons,...).

Fréquente association avec une chlamydiose (traitement systématique


de celle-ci devant toute VV pour certains auteurs).

Plus fréquent, proliférant, persistant, chez les immunodéprimés


(greffés, HIV,...).

Augmentation (et en fréquence, et en taille !) pendant la grossesse;


danger lors de l’accouchement (=> rare «papillomatose orale
floride» chez l’enfant, avec risque de dégénérescence ultérieure).
Diagnostics différentiels: syphilis secondaire, maladie de Bowen,
papules perlées du gland, papillomatose physiologique de la
vulve,...

Traitement des VV par:


cryothérapie, podophylline (Condyline*), Aldara*, Efudix*,
électrocoagulation, laser CO 2, chirurgie,…
=> toutes les techniques ayant un fort taux de récidives !!!
Vaccination préventive. Associer 7 jours de cyclines per os
(?).

Or comme pour toute lésion virale, la fréquence de régression


spontanée (imprévisible !!) est forte. Par exemple, pour les
condylomes plans, on l’estime à 50 % de régression spontanée [en
moyenne en six mois], 40 % de persistance, 10 % d’aggravation
[dont des dysplasies sévères et des carcinomes in situ (col, anus)].
Une forme particulière de lésion à HPV, surtout vers la troisième
décennie, est la papulose Bowenoïde, avec de multiples petites
papules brunes, à l’histologie d’épithélioma in situ (c’est-à-dire de
maladie de Bowen), mais qui souvent régresse spontanément.
ECTOPARASITES / MOLLUSCUM CONTAGIOSUM:

Deux surtout, l’agent de la gale (sarcoptes scabiei) et de la phtiriase


(phtirius pubis, plus populaire sous le, nom de morpion).

La phtiriase se manifeste par un prurit sévère pubien, avec lésions de


grattage; l’examen retrouve les lentes (aussi aux cils…), et le
parasite, mobile (+/- taches ardoisées abdominales). Traitement
par pyrèthre (Spraypax *), renouvelé 8 jours après; lavage des
tissus (slip, serviettes, draps).

La gale a été étudiée ailleurs, comme une autre virose, les molluscum
contagiosum, qui, chez l’adulte, est aussi volontiers une MST.
HEPATITE VIRALE B:

Si c’est inconstamment une MST, ceci justifie la vaccination avant


l’adolescence; par contre, le rôle de la transmission sexuelle est très
débattu pour le VHC.

Le virus de l’HVB, outre l’ictère, peut être éventuellement responsable


de manifestation cutanées variées, tout comme d’ailleurs ses
traitements. Lors des prodromes, la «triade de Caroli» associe
urticaire aigue, arthralgies et céphalées. L’acrodermatite papuleuse
infantile de Gianotti-Crosti est une exanthème papuleux des quatre
membres, du siège et des joues, +/- HSM, qui dure 4 à 6 semaines.
Enfin c’est une étiologie de vascularite leucocytoclasique, parfois
associée à une cryoglobuline (alors le VHC est bien plus souvent en
cause comme étiologie des cryoglobulinémies mixtes).
HIV:
D’emblée ses manifestations cutanées ont été reconnues, le sarcome
de Kaposi ayant été une des deux manifestations qui ont amené à
la description du SIDA.

Les atteintes possibles sont multiples, plus fréquentes lorsque


l’immunodépression est installée, mais la primoinfection se
manifeste aussi volontiers par une éruption fugace.

Certaines sont dues à des agents opportunistes, banales, ou


inhabituelles par leur clinique, leur étendue, leur persistance, leur
récidive (herpès, zona, verrues, candidose buccale, leucoplasie
linguale chevelue [EBV], syphilis, pyodermite,…)

D’autres s’expliquent moins bien: prurigo, psoriasis, dermite


séborrhéïque (souvent profuse), lymphomes, toxidermies (de
fréquence majorée)…
La primoinfection HIV est inconstante (une fois sur deux), avec dans
un contexte pseudo-grippal, un exanthème morbilliforme du tronc, et
des érosions buccales avec glossite et pharyngite, des érosions
aphtoïdes des OGE; adénopathies, parfois hépatite. L’antigénémie
P 24 ne se positivera souvent que plus tard (charge virale déjà
positive), mais c’est une indication à une trithérapie.
La maladie de Kaposi (non spécifique du SIDA, mais qui entre dans sa
définition) est un angiosarcome dû à l’HHV 8; λT4 < 300 / mm3;
papulo-nodules rouges ou violacées muqueux, céphaliques ou
acraux, +/- lymphoedème. Localisations ganglionnaires, digestives,
pulmonaires, possibles. Diagnostic par la biopsie.

L’angiomatose bacillaire (due à bartonella hensellae, souvent transmis


par un chat): petits nodules angiomateux (diagnostic par biopsie);
atteintes viscérales diverse possibles (foie,…); ttt par érythromycine.
Les possibilités d’infections opportunistes sur la peau sont multiples,
avec une clinique souvent déroutante:
- pseudo molluscum contagiosum: cryptococcose, histoplasmose;
mais d’authentiques MC, profus ou géants, ne sont pas
exceptionnels.
- ulcérations chroniques: herpès, CMV, lymphomes, carcinomes
spinocellulaires (périanaux), mycobactéries,…

La biopsie doit être facile, avec colorations et cultures.

NB: par contre la PL n’est plus systématiquement recommandée chez


un HIV +, en cas de syphilis sans SF neurologique.
ULCERATION GENITALE +/- ADENOPATHIE

- HERPES: petites ulcérations multiples «en bouquet», post-


vésiculeuses, sur fond rouge, douloureuses.
- SYPHILIS: ulcération typiquement unique, à base indurée, indolore,
peu sécrétante; petits γγ multiples indolores, uni ou bilatéraux.
- CHANCRE MOU: ulcération souvent multiples et douloureuses, non
indurées et sécrétantes, avec γγ unique douloureux.
Éventuellement:
. Donovanose
. Surinfection candidosique
. Lymphogranulomatose vénérienne
Une lésion aigue doit aussi faire envisager un «ulcère de Lipschütz»
(EBV surtout), un érythème pigmenté fixe, un érythème polymorphe,
un aphte,…; une lésion chronique un carcinome épidermoïde, un
pemphigus,...
DYSURIE - BRULURE MICTIONNELLE - POLLAKIURIE

Ce peut être une infection urinaire; mais un ECBU négatif doit faire
suspecter une urétrite ou une cervicite.

Urétrite: définie en fait par un écoulement par l’urètre; le germe le plus


classique est le gonocoque, le plus fréquent le chlamydia; aussi:
mycoplasme (ureaplasma urealyticum), trichomonas vaginalis,
candida, HSV 2, un pyogène. Palpation scrotale pour rechercher
une orchi-épididymite (douleur, gonflement) [gonocoque,
chlamydia, staphylocoque, entérobactérie; oreillons, brucellose, φ;
Dg ≠: torsion du testicule, purpura rhumatoïde, PAN,…). Le TR
élimine une prostatite.

Cervicite: causes identiques aux urétrites; symptomatologie


d’inexistante à une leucorrhée. Le TV recherche une sensibilité
orientant vers une atteinte des annexes (trompes: salpingite ?).
Devant tout écoulement, brûlures mictionnelle ou prurit urétral, certains
préconisent un traitement, quelque soit le nombre de PNN (par
définition stricto sensu, il en faut plus de 5 par grand champ au
prélèvement urétral), pragmatique, syndromique:

- en l’absence d’écoulement, traitement anti-chlamydien seul;


(azithromycine per os 1 g en prise unique, ou doxycycline 100 mg x
2/j x 7 jours).
- en cas d’écoulement, traitement anti-gonococcique et anti-chlamydien
(ceftriaxone 500 mg x 1 IM et comme supra).

- si l’urétrite persiste ou récidive, prélever, suspecter mycoplasma


genitalium ou trichomonas: en première intention alors, 5 jours
d’azithromycine et de métronidazole.
LEUCORRHEE – CERVICOVAGINITE

Les leucorrhées sont des sécrétions vaginales blanches ou teintées;


elles sont physiologiques vers le 14ème jour; elles sont
inconstamment symptomatiques (prurit, brûlures, dyspareunies).

Schématiquement:
- Vulvite isolée: candida, herpès; origine vestimentaire ou par toilette.
- Vulvo-vaginite: trichomonas, candida, herpès; injection vaginale,
tampon, contraceptif.
- Leucorrhée isolée: gardnerella vaginalis - vibrion anaérobie (clue-
cells), candidose;
- Cervicite isolée: chlamydia, gonocoque, herpès.

Rôle du stérilet (majorerait le risque d’infection ascendante).


PATHOLOGIE ANO-RECTO-COLIQUE (1)
Surtout chez les homosexuels masculins: examen de la gorge aussi
sur ce terrain.

Anus: douleur, suintement, mais parfois asymptomatique.

- végétation(s):
. unique: VV; Dg ≠: cancer, marisque, donovanose,...
. multiples: VV, Σ II, pian.

- ulcération(s):
. unique: chancre Σ, chancre mou, φ, donovanose; Dg ≠: cancer,
fissure anale,…
. multiples: herpès, Σ I ou II, chancre mou, chlamydia; Dg ≠ Crohn,…
PATHOLOGIE ANO-RECTO-COLIQUE (2)

Symptomatologie rectale:

douleurs, faux besoins, ténesmes, constipation, émission


de glaires, rectorragies, émission de pus => rectoscopie (++).

germes: gonocoque, herpès, CMV, chlamydia dont maladie


de Nicolas-Favre, méningocoque, amibiase, lambliase, shigellose,
salmonellose, campylobacter, oxyurose, [HVA],…

Dg ≠: MICI (Crohn, RCH), fistule anale,...


MALADIE DE FIESSINGER-LEROY-REITER:

C’est plus un syndrome réactionnel, tant à des infections digestives


(shigelle, salmonelle, campylobacter, yersinia) qu’à des urétrites
(chlamydia, ureaplasma).
Il associe:
- arthrite
- conjonctivite
- à, dans 20 % des cas, des signes cutanés:
. balanite érythémato-squameuse circinée,
. érythème noueux,
. atteinte palmoplantaire pustuleuse ou kératosique
en «clous de tapissier»;

Ces lésions cutanées sont donc parfois difficiles à distinguer d’un


psoriasis.
GROSSESSE ET MST: (1)
NB: certains ttt sont CI du fait de la grossesse (par
ex. le métronidazole per os, mais pas en ovule).

- Récidives d’herpès génital, prolifération de condylomes.

- Possibilité de stérilité induite (♂ et surtout ♀) surtout par chlamydia


trachomatis, voire par le gonocoque.

- Infection pendant la grossesse du fœtus par un herpès de


primoinfection, le HIV, le tréponème pâle.

- Infection du fœtus pendant l’accouchement (herpès [++], gonocoque,


chlamydia, HIV, HVB, condylomes [larynx], …).
GROSSESSE ET MST: (2)
notamment:

Syphilis: risque d’hypotrophie, de mort fœtale, de syphilis congénitale


(suivi du VDRL quantitatif, taux comparé à celui de la mère, plus
que le FTA-IgM, chez l’enfant).
HIV, VHB: risque de contamination de l’enfant.
Gonococcie: risque d’ophtalmie gonococcique.
Chlamydia trachomatis: risque de rupture prématurée des membranes
discuté, d’infection néonatale (pneumopathie, conjonctivite).
Mycoplasma trachomatis: rare endométrite du postpartum.
Ureaplasma urealyticum: rare chorioamniotite, hypotrophie,
pneumopathie du nouveau-né.
HPV: 1 à 3 % des femmes enceintes; césarienne indiquée qu’en cas
de condylome géant. Risque exceptionnel de papillomatose
laryngée infantile.
Candida: candidose cutanée congénitale (grave chez les prématurés).

Vous aimerez peut-être aussi