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Chapitre 9 B

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LICENCE 3 GENIE GEOLOGIQUE/MINIER

Gisements des Minéraux Utiles


Chapitre 9 : Gisements Exogènes
B- Gisements Sédimentaires

I- Stades de formation des gisements sédimentaires


II- Classification des gisements sédimentaires
1- Gisements détritiques
2- Gisements chimiques
3- Gisements biochimiques
GISEMENTS SEDIMENTAIRES

Ils se sont formés à la suite de l’accumulation progressive de dépôts (ou débris) au fond d’un
bassin, dans le cadre du processus général de formation des roches sédimentaires et des
gisements de minéraux utiles qui y sont associés

I. Stades de formation des gisements sédimentaires

- stade sédimentogenèse

V Strakhov distingue trois (3) stades - stade de diagenèse

- stade de catagenèse
altération
-l’étape de mobilisation de substance
érosion

Sous forme de solutions vraies


Sous forme des colloïdes
Stade de
-l’étape de transport
sédimentogenèse Sous forme de suspension mécanique
Sous forme de roulement au fond

sédimentation mécanique

-l’étape de sédimentation sédimentation chimique

sédimentation biochimique
2. Le stade de diagenèse

La diagenèse désigne l’ensemble des processus qui modifient un dépôt sédimentaire et le


transforment progressivement en une roche sédimentaire solide.

La diagenèse commence dès le dépôt des sédiments. Elle correspond à la transformation d’une
boue gorgée d’eau et saturée de bactéries et des parties fines de vases en roche cohérente (dure).

3. Le stade de catagenèse

Il correspond à la transformation ultérieure des sédiments, il est en rapport avec leur


enfoncement en profondeur, l’accroissement de la pression jusqu’à 80 - 90 MPa et de la
température jusqu’à 90-100°C.

Il se produit une lithification finale des roches avec des modifications minéralogiques
insignifiantes. Dans ce cas, l’eau libérée se décharge des chlorocalciques et interagit avec la
roche en déposant dans les pores du gypse, de l’anhydrite, de fluorine, de célestine.
II. Classification des gisements sédimentaires

Gisements sédimentaires détritiques


Le groupe des gisements de genèse
sédimentaire se divise en trois (3) classe Gisements sédimentaires chimiques

Gisements sédimentaires biochimiques

A. Gisements sédimentaires détritiques

Appelés aussi placers, sont des gisements formés par l'altération chimique et le transport de
roches, conduisant à la concentration de minéraux lourds et stables. Ils ont une forte valeur
économique grâce à leur richesse en métaux précieux, métaux communs et pierres précieuses.

Pour qu’un gisement important se forme, il faut un apport constant en minéraux utiles, ce qui
nécessite une altération intense ainsi qu’un relief favorable au transport des matériaux
désagrégés vers les rivières ou les zones côtières.
Exemples de gisements

1- Les alluvions aurifères : se trouvent dans tous les continents. Parmi les plus importants on
peut citer : les alluvions de Sibérie, de Californie et d’Alaska (USA), d’Australie, de la Bolivie,
du Chili, d’Afrique (R.D.C, Angola, Afrique du Sud, République de Guinée, etc.) ;

2- Les alluvions diamantifères : sont exploités en Afrique du Sud, en R.D.C (2/3 des réserves
mondiales des diamants industriels), en Inde, au Brésil, en Angola, etc. ;

3- Les alluvions de cassitérite : sont connus en Malaisie, en Indonésie, en Inde, en Australie, au


Nigéria, en France, etc.

4- Les alluvions de tantale et de niobium : sont exploités en Australie, en Russie, au Nigéria,


au Maroc, aux USA, en Norvège, etc.

5- Les alluvions de monazite : sont exploités au Brésil, en Inde, aux USA, etc.

6- Autres gisements : gisements de sable, gisements de gravier, gisements d’argile, etc.


B. Gisements sédimentaires chimiques

Les gisements sédimentaires chimiques comprennent ceux formés à partir de solutions vraies
(sels, gypse, anhydrite, borates, baryte) et ceux issus de solutions colloïdales, comme les
minerais de fer, de manganèse, d’aluminium (bauxites) et certains métaux non ferreux ou rares.

1. Gisements d'évaporites

Les substances solubles issues de l’altération chimique des roches sont dissoutes par les eaux de
surface et transportées vers les bassins lacustres et marins. L’évaporation de l’eau dans ces
bassins entraîne la formation de gisements industriels de sels tels que les chlorures, sulfates et
carbonates de sodium, potassium, magnésium, et calcium.

le climat
Les facteurs qui conditionnent la formation la concentration
des gisements d’évaporites sont
le temps
Dans les bassins marins isolés soumis à l’évaporation, la concentration en sels augmente au fur
et à mesure que l’eau diminue. La cristallisation des sels dépend de la composition de l’eau, de
leur solubilité, de la température et du temps d’évaporation. Les gisements d'évaporites sont
souvent composés principalement de gypse et de sel gemme (halite), avec parfois peu ou pas de
sels de magnésium et de potassium. Ils se forment dans des zones en subsidence continue,
comme à Solikamsk (Russie, 700 m d'épaisseur) et Stassfurt (Allemagne, 800 m). La halite y est
généralement dominante, accompagnée d’anhydrite, de gypse et de matériaux carbonato-
argileux.

Exemples de gisements

- Les gisements de sel gemme (halite) : se sont formés par évaporation de l’eau de mer dans des
bassins marins ou lacustres sous un climat chaud et sec. Présents dans des formations
sédimentaires datant du Silurien au Tertiaire, ils sont exploités dans de nombreux pays comme la
Roumanie, la Russie, la Pologne, les États-Unis, l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni,
l’Espagne, le Portugal, et le Pakistan.
- Les gisements de gypse et d’anhydrite : se présentent sous forme de strates pouvant atteindre
300 à 400 m d’épaisseur, souvent associés aux sels ou à d'autres roches sédimentaires. Le gypse
est largement utilisé, contrairement à l’anhydrite, moins prisée en raison de sa lente absorption
d’eau. Cette dernière se transforme progressivement en gypse, rendant les dépôts souvent mixtes.
Ces gisements, datés du Paléozoïque au Tertiaire, sont répandus en Europe (Italie, France,
Espagne, Allemagne, etc.) et ailleurs (États-Unis, Canada, Mexique, Tunisie, Maroc, Pakistan,
Russie, etc.).

- Les gisements de sels de potassium et de magnésium : se forment dans des lacs ou golfes
soumis à une évaporation complète, sous un climat chaud et sec — des conditions rares,
expliquant la limitation de ces gisements. Des dépôts importants se trouvent en ex-URSS, en
France, en Allemagne (Stassfurt), en Espagne, aux États-Unis et en Roumanie.

- Les gisements de carbonate et de sulfate de sodium : se forment dans les lacs arides à forte
évaporation, où la salinité est souvent supérieure à celle des mers. Le carbonate de sodium est
abondant en ex-URSS, Égypte, Iran, Kenya, Inde, Chine et États-Unis. Le sulfate de sodium
naturel existe sous forme de thénardite (anhydre) et de mirabilite (hydratée), avec d'importants
gisements au Kazakhstan, Caucase, Crimée, Argentine, Mexique et États-Unis.
2. Gisements de fer, de manganèse et d'aluminium

Les gisements de fer, de manganèse et de bauxites (aluminium) se forment à partir de solutions


colloïdales au fond des bassins d’eau, dans des conditions géologiques similaires.
Ils proviennent de l’altération de la croûte continentale, dont les produits sont transportés par les
eaux de surface. Les roches basiques riches en fer (gabbros, péridotites, etc.) favorisent les
dépôts de fer, tandis que les roches acides (granites, syénites) sont propices à la formation de
bauxites.
Les gisements de manganèse se forment à partir de roches naturellement riches en manganèse
(volcanogènes, argileuses ou carbonatées). La sédimentation se produit en zone littorale, par
coagulation des colloïdes métalliques.

- Les gisements sédimentaires de fer : sont similaires à ceux du manganèse en raison de leurs
propriétés chimiques proches, présentent souvent une texture oolithique. Ils se forment en strates
de grande dimension, avec d’importantes réserves. Ces gisements sont présents en France,
Allemagne, Italie, Portugal, États-Unis, Algérie, etc.
- Les gisements de manganèse : se présentent en couches, lentilles allongées et nids, avec des
dimensions importantes : certaines couches s'étendent sur des dizaines de kilomètres, avec une
largeur de quelques kilomètres et une épaisseur de plusieurs mètres.
Ces gisements sédimentaires sont les principales sources de manganèse, offrant des réserves
significatives et une haute teneur. Ils se rencontrent à différentes époques géologiques, du
Paléozoïque au Tertiaire, et se trouvent dans des régions comme le Kouzbass en Sibérie, ainsi
qu'en Grande-Bretagne, en Belgique, en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Brésil.
- Les gisements d'aluminium ou bauxites : se présentent sous forme de couches, de lentilles et
de nids, atteignant plusieurs kilomètres en longueur et en largeur, avec une épaisseur pouvant
aller jusqu'à plusieurs dizaines de mètres. Souvent, leur surface est complexe et karstifiée.
On distingue plusieurs types de bauxites en fonction de leur structure : pisolithiques-oolithiques,
bréchiques, gréseuses, conglomératiques, graveleuses et pélitiques. Leur texture peut varier, étant
meubles, compactes, pierreuses ou caverneuses.
La composition des bauxites est : gibbsite, boehmite, diaspore, hématite, goethite, de la silice liée
à la kaolinite et plus rarement, à d'autres minéraux, ainsi que le rutile. Il existe deux formes
principales de bauxites selon le mode d'isolation de l'alumine : monohydratée et trihydratée.
Ces gisements sédimentaires se trouvent dans des pays tels que la Jamaïque, la République
Dominicaine, Haïti, l'Australie, l'Inde, les États-Unis et la République de Guinée, entre autres.
C- Gisements sédimentaires biochimiques

Les gisements sédimentaires biochimiques comprennent les gisements de phosphates, du


charbon, du pétrole et du gaz, des roches carbonatées et siliceuses.
1- Gisements de phosphates
Il se présentent habituellement en couches ou strates et possèdent de grandes dimensions.
La composition minérale des gisements de phosphates est fonction du composé chimique
constitué de phosphate, de fluorure et de carbonate de calcium.
Le fluorapatite : 3Ca3(PO4)2CaF2 (le plus répandu)
On y distingue trois (3) types Le carbonatapatite : 3Ca3(PO4)2CaCO3
L'hydroxylapatite : 3Ca3(PO4)2Ca(OH)2
Dans la paragenèse minérale associée au phosphate, on trouve généralement la calcite, la
glauconite, le quartz et des hydrocarbures, avec parfois de la chlorite, de la goethite et de la
kaolinite. Le phosphore des gisements de phosphates provient de l'apatite des roches
magmatiques, qui se dissout relativement facilement.
Le phosphore évacué dans les bassins marins est absorbé par les organismes animaux et
végétaux, se concentrant dans leurs os, dents, carapaces, tissus, sang et excréments. La principale
source des gisements de phosphorites provient des restes d'organismes marins, principalement
planctoniques (foraminifères, radiolaires, crustacés, algues), riches en phosphate de calcium
(Ca₃(PO₄)₂). Ces gisements se forment à faible profondeur, près des côtes, lors de morts
massives causées par des variations de température, de salinité ou par des changements de
conditions de vie liés aux transgressions et régressions marines. Les principales périodes de
formation des phosphates sont le Cambrien, l'Ordovicien-Silurien, le Permien, le Crétacé et le
Tertiaire. Les gisements sont répartis dans de nombreux pays : Kazakhstan, Mongolie, Chine,
Australie, Vietnam, États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Allemagne, Inde, Russie, Égypte,
Mexique, Pérou, Venezuela, Japon et Philippines.
2- Gisements de charbon
a- Conditions de formation

Le charbon est une roche sédimentaire stratifiée, servant de combustible, le plus souvent noire,
organogène et essentiellement formée de débris végétaux. Donc, les gisements de charbons sont
des formations phytogènes liés à l'activité d'anciens végétaux.
Dans la formation des charbons, on peut
distinguer deux phases principales :
- La tourbière : se forme dans un milieu de
dépôt végétal, où la décomposition par des
micro-organismes anaérobies (bactéries,
champignons) produit la tourbe, matériau de
base des charbons.

- La carbonification : est le processus d’enrichissement en carbone des végétaux enfouis,


accompagné d’une perte d’hydrogène, d’oxygène et de matières volatiles, sous l'effet de
l'augmentation de la température et de la pression. Au cours de ce processus, la teneur en carbone
augmente continuellement, tandis que celle en oxygène et hydrogène diminue. La formation de
couches épaisses de charbon nécessite un affaissement lent et continu du fond du bassin
d’accumulation végétale, permettant la superposition de nombreuses strates. L'épaisseur et le
nombre de strates dépendent du temps, de la rythmicité de l'affaissement et de l'abondance de la
végétation. Les intercalations d’argiles, de sables ou de grès entre les couches de charbon
traduisent des périodes où les conditions d'accumulation de végétaux étaient moins favorables.
Cette dynamique explique, par exemple, les 200 strates observées en Ukraine.
Dans la composition des charbons, on distingue la masse organique et la masse minérale.
C : 66 à 96%
H : 1 à 12%
La masse organique des charbons est constituée O : 2 à 20%
N : 1 à 3%
une petite quantité de S et du P
SiO2
Al
Fe
Dans la masse minérale entrent Ca
Na
Mg
K et autres éléments

Certains charbons présentent des concentrations élevées de béryllium, de nickel, de cobalt, de


molybdène, d'uranium, de gallium, d'yttrium et autres éléments rares et disséminés. Il existe des
cas de concentration économique d'uranium, de germanium et de vanadium.
b- Age géologique et extension des gisements de charbons
Les gisements de charbon existent dans les dépôts de l'écorce terrestre, du Silurien jusqu'au
Quaternaire. À la surface du globe, on distingue trois grandes aires principales d’accumulation de
charbon.

- L'aire d'accumulation du Carbonifère : la plus importante, couvre l'est de l’Amérique du


Nord, l’Europe, le nord de l’Afrique et l’ouest de l’Asie. Elle concentre plus de 22 % des
réserves mondiales de charbon.

Les aires d'accumulation Permienne et Jurassique couvrent l’est de l’Asie, l’Australie, les
régions polaires australes et boréales, ainsi que le sud-est de l’Afrique et de l’Amérique du Sud.
Elles regroupent environ 27 % des réserves mondiales de charbon.

- Les aires du Crétacé Supérieur et du Tertiaire : couvrent le littoral est de l’Asie et de


l’Australie, les archipels du Pacifique, ainsi que les littoraux ouest de l’Amérique du Nord et du
Sud, entourant l’océan Pacifique. Elles renferment environ 50 % des réserves mondiales de
charbon.
c- Catégories de charbons

Les principales catégories de charbons, rangées dans l'ordre d'une évolution croissante, sont les
suivantes :
- La tourbe : représente la première étape de formation du charbon. Elle est brune, légère, à forte
teneur en eau (70-95%) et possède un faible pouvoir calorifique (environ 2000 kcal/kg). Sa
composition chimique est : 50-60% de carbone, 5-6% d’hydrogène, 33-38% d’oxygène, et de
l’azote. En raison de sa faible qualité comme combustible, elle est surtout utilisée dans le
domaine domestique et comme engrais, rarement pour fabriquer du coke. Les principaux
gisements se trouvent en ex-URSS, en Allemagne, aux États-Unis et en Roumanie.

- Le lignite : est un charbon de qualité inférieure, juste au-dessus de la tourbe. De couleur brun-
noir et terne, il conserve souvent une structure boisée visible, d'où son nom issu du latin lignum
(bois). Il contient 70 à 75 % de carbone, entre 7 et 47 % de cendres, et environ 60 % de matières
volatiles. Sa puissance calorifique varie de 2600 à 4100 kcal/kg, pouvant atteindre 6600 kcal/kg
pour certaines variétés. Il produit un coke pulvérulent.
Le lignite est principalement utilisé comme charbon énergétique dans les centrales thermiques. Il
sert aussi au chauffage domestique, au transport, et plus récemment, à la production de gaz
combustibles par transformation.

les lignites terreux : 53% d'acide humique


On distingue
les lignites proprement dits : dépassant rarement 6% d'acide humique
D'importants gisements de lignite sont connus en Roumanie, en Russie, aux USA, etc.

- La houille : est le principal charbon humique, considérée comme un combustible supérieur.


Elle contient entre 79 et 90 % de carbone (en moyenne 85 %), a une faible teneur en eau (1 à 3
%) et environ 10 % de cendres. Sa puissance calorifique varie de 7000 à 9000 kcal/kg.

-Houilles flambantes : 41-50% MV, dans les charges de cokéfaction.

-Houilles grasses: 20-33% MV, donnent un bon coke, fondu et


gonflé.
Suivant la quantité
de matières volatiles -Houilles demi-grasses : avec 12-20% MV, donnent un coke fondu,
(MV) dur, résistant et compact.

-Houilles maigres : 8-12o MV, donnent un coke acceptable,


utilisées dans la constitution des charges de cokéfaction.

-Houilles anthraciteuses : 5% MV, donnent un coke pulvérulent et


friable sans propriétés de cokéfaction.
La houille est principalement utilisée comme matière première dans l'industrie pour la fabrication
du coke métallurgique, du gaz d'éclairage, de nombreux produits chimiques de synthèse
(benzène, toluène, naphtaline, etc.), des huiles, des goudrons, etc.

Les plus grands gisements de houille se trouvent dans l’hémisphère Nord (ex. U.R.S.S., Chine,
U.S.A., grande Bretagne, Allemagne, France, Pologne, République Tchèque, Slovénie,
Roumanie, etc.

- L'anthracite : est un charbon humique supérieur, avec le degré le plus avancé de carbonisation.
Elle a une couleur noire avec un éclat métallique (brillant), ne tachant pas les doigts, et une
cassure angulaire ou conchoïdale. Elle s'allume et brûle difficilement, avec une courte flamme
bleue pâle, sans fumée.

La puissance calorifique de l'anthracite est de 8200 à 9200 kcal/kg ; elle contient 92-95% de
carbone, très peu d'eau (environ 1%) et de cendre (3-3,5%), les matières volatiles est de 0-8%.
L'anthracite ne se prête pas à la cokéfaction. Elle est utilisée juste comme combustible et
réducteur dans l'industrie du zinc.

A travers le monde, tous les pays détenteurs de grandes réserves de houille ont également
d'importants gisements d'anthracite.
3- Gisements de pétrole et de gaz

a- Généralités

le pétrole est un liquide combustible huileux composé de mélanges d'hydrocarbures liquides et


gazeux contenant en état soluble des bitumes solides, ainsi que d'impuretés organiques, en petites
quantités, de composés oxygénés, sulfurés et azotés.

Les gisements de pétrole, de gaz naturel et des bitumes solides sont étroitement liés
génétiquement et spatialement.
n : 1 à 4, sont à l'état gazeux
Paraffiniques ou saturés (CnH2m+2) n : 5 à 15, sont à l'état liquide
n : 16 à 70, sont des vaselines
et des paraffines.
C3H6 et C4H8 sont à l'état gazeux
Trois (3) groupes
Naphténiques ou cycliques (CnH2n)
hydrocarbures
Tous les autres sont des liquides

Benzène C6H6
Aromatiques ou benzéniques (CnH2n-6)
Toluène C7H8
Xylène C8H10

Le gaz combustible naturel se compose d'hydrocarbures gazeux, tels que le méthane, l'éthane le
propane et le butane, parfois mélangés aux impuretés d'hydrocarbures liquides haut bouillants :
pentane, hexane, etc.
b- Genèse du pétrole et du gaz
- Roches couvertures : sont des roches peu
perméables recouvrant et représentant une
barrière aux accumulations de pétrole et de
gaz on rattache de telles roches, les argilites,
les aleurolites argileuses, les argiles, les
calcaires, les sels, les gypses, les anhydrites.

- Roches réservoirs (roches magasins) :


sont des roches qui peuvent servir de
réceptacle pour le pétrole, le gaz et l’eau et
possédant une perméabilité suffisante pour
permettre l’évacuation par des puits à la
création d’une différence de pression
c- Réservoirs naturels de pétrole et de gaz

Le réservoir-naturel, d'après I. Brod, est un réceptacle naturel de pétrole, de gaz et d'eau au sein
duquel ces derniers peuvent circuler et dont la forme est fonction du rapport entre la roche-
magasin et les roches encaissantes peu perméables qui l'entourent.

I. Brod a distingué trois principaux types de réservoirs-naturels

- Le réservoir tabulaire (en couche) : est le type le plus courant de réservoir naturel ; c'est une
roche-magasin de grande expansion en surface, limitée au toit et au mur par des roches peu
perméables.

- Réservoirs naturels massifs (ou en amas) : se présentent sous forme d'une assise épaisse de
roches perméables recouvertes au toit par des terrains peu perméables.

- Les réservoirs par changement de faciès sont des zones de porosité (ou de fissuration) élevée
et, partant, de perméabilité élevée, intercalées dans des terrains peu perméables ou des
formations sableuses entourées de tous les côtés par des roches pratiquement étanches (roches
argileuses).
d- Pièges à pétrole et à gaz

On appelle pièges à pétrole et à gaz les réservoirs naturels ou leurs parties où grâce à dislocations
structurales, à des barrières stratigraphiques et lithologiques et aux changement de faciès il se
crée des conditions à l'accumulation de pétrole et de gaz.

Les pièges sont engendrés par des déformations tectoniques du réservoir naturel ou ont pour
origine des conditions de sédimentations et de dénudation spécifiques des roches composant le
réservoir.
L’architecture des pièges définit les formes, la distribution ainsi que les dimensions des
gisements de pétrole et de gaz mis en place.
Plis anticlinaux : anticlinaux simples,
faillés et complexes.
Pièges structuraux
ils résultent de déformations ou Failles : failles normales et
d'accidents affectant les roches inverses, faille simple et horst
On distingue réservoirs et leurs couvertures Diapirs : dômes de sel et anticlinaux
deux groupes diapirs
principaux de
pièges Pièges stratigraphiques: sont provoqués par de multiples facteurs d'ordre
paléogéographique ou lithologique tels que les discordances, les biseaux, les
variations de faciès, les barres, les lentilles sableuses, etc.
e- Eaux de gisement de pétrole et de gaz

L’eau qui se trouve dans la même couche que le pétrole et le gaz s'appelle eau de gisement ou de
formation.

Les eaux de gisement peuvent être sous la forme de l'eau de bordure (périphérique), de la nappe
d'eau inférieure (aquifère inférieur) et de l'eau des intercalations. Ils sont des compagnons
ordinaires du pétrole et du gaz.

Toutes les eaux de gisement contiennent des sels (de sodium, de potassium, de magnésium),
d’ions, des colloïdes et des gaz dissous.

La teneur globale dans l’eau d'ions de sels et de colloïdes dissous est dénommée minéralisation
générale de l'eau.
Eaux douces avec la teneur en sels inférieure à 1g/l,
D'après le degré de
minéralisation, les eaux de Eaux saumâtres avec une minéralisation de 1-10g/l
gisement forment quatre Eaux salées avec une minéralisation de 10-50g/l
groupes
Eaux de saumures avec une minéralisation supérieure à 50g/l.

La quantité d'eau qui vient de la couche avec le pétrole ou le gaz n'est pas constante,
généralement, elle croît progressivement et vers la fin de l'exploitation, elle peut dépasser 95%.
f- Migration du pétrole et du gaz

on appelle migration de pétrole et de gaz les différentes formes de mouvement de ces fluides au
sein des assises de roches. On distingue la migration primaire et la migration secondaire.

- La migration primaire est le déplacement des fluides (pétrole et gaz) à partir des assises, où
les hydrocarbures se sont formés, vers la roche-réservoir la plus proche.
Les causes de la migration sont multiples, mais parmi elles la plus importante est le tassement de
la roche mère, ayant directement pour conséquences la réduction du volume des vides et
l'expulsion des fluides de ces derniers.

L’essorage de l'eau dans les sédiments argileux est très intense à des petites profondeurs et il se
réduit progressivement avec l'enfouissement toujours plus grand du sédiment

- La migration secondaire est le déplacement du pétrole et du gaz dans la roche-magasin d 'une


couche à l'autre suivant divers canalicules. L'accumulation du pétrole et du gaz dans les pièges et
la formation des gisements sont essentiellement en rapport avec la migration secondaire.

D'après les données fournies par A. Kozlov, la pente de 1-2 m par 1 km est suffisante pour
déclencher le déplacement du pétrole et du gaz.

La dysmigration est le déplacement des hydrocarbures conduisant le pétrole et / ou le gaz jusqu'à


la surface du sol où ils donnent naissance à des indices superficiels.
g- Répartition géographique des gisements de pétrole et de gaz
Le pétrole et le gaz combustible naturel sont des gisements de minéraux utiles très répandus.
Leurs accumulations sont pratiquement connues sur tous les continents, dans les îles et archipels
et sous les eaux des mers bordant les continents et ces iles et archipels.

Les accumulations de pétrole et de gaz se concentrent en groupes serrés sur des vastes territoires
constituant des régions ou provinces pétrolifères et gazifières d'extension suffisamment
individualisée. EX: la province de l'Oural-Volga

Elles sont sous le contrôle des régions du globe ayant subi une longue subsidence avec
accumulation de puissants dépôts appelés bassins sédimentaires.

Les bassins sédimentaires présentant des accumulations exploitables de pétrole et de gaz sont
appelés bassins pétrolifères et gazifières. EX: le bassin de la Transylvanie en Roumanie d'âge
Miocène supérieur-Pliocène.

La carte de répartition des gisements de pétrole et de gaz sur le globe terrestre, nous montre que
les structures pétrolifères se superposent aux zones de grande mobilité de l'écorce, situées
spécialement dans 1'ancienne aire de la mer Téthys et à la limite de celle-ci avec la terre ferme.

Les plus grands gisements de pétrole (gaz) sont localisés le long de cette aire : de la Californie au
Golfe du Mexique, dans la mer du Nord, en Allemagne, dans les Carpates, au Caucase, au Moyen
Orient, en Asie Centrale (dans l'hémisphère Nord) ; dans la mer des Caraïbes, au Nord de
l'Afrique jusqu'au Golfe Persique et en Indonésie (dans l'hémisphère sud).
h- Les pays producteurs de pétrole (et de gaz) du monde
i- Réserves de pétrole (et de gaz)
j- Autres gisements biochimiques

- Les schistes combustibles : sont constitués de roches argileuses, sableuses et calcaires


contenant une importante quantité de produits de décomposition des matières organiques et
possédant des propriétés combustibles.

La matière organique est supérieure ou égale à 60%, les réserves mondiales récupérables de
schistes bitumineux, dans lequel on obtient 43 litres de pétrole par tonne de schistes bitumineux,
s'élevaient à 912 milliards de tonnes.

Les plus grands dépôts de schistes bitumineux sont connus aux Etats-Unis d'Amérique, avec 326
milliards de tonnes contenu en pétrole, au Brésil avec 120 milliards de tonnes contenu en pétrole,
au Canada avec 23 milliards de tonnes, en République Démocratique du Congo avec 15 milliards
de tonnes, en Italie avec 5,5 milliards de tonnes, en Chine avec 4 milliards de tonnes

Les gisements de schistes combustibles se rencontrent du Cambrien au Tertiaire.

- Les roches carbonatées : les calcaires, sont des roches sédimentaires formées exclusivement
de carbonate de calcium (CaCO3) sous forme de calcite ou d'aragonite (rarement).

Ils peuvent être purs ou impurs, mélangés aux argiles, aux silices, aux oxydes de fer, au
carbonate de magnésium, à des substances bitumineuses, etc. Et fonction de la teneur, ils peuvent
avoir des couleurs différentes : du blanc, quand ils sont purs, au jaune-rougeâtre jusqu'au noir.
Parmi le groupe des calcaires, la plus importante catégorie est celle des calcaires organogènes.
Ceux-ci sont de roches sédimentaires qui contiennent 75-90% CaCO 3, accumulées dans des
bassins marins, lagunaires-saumâtres ou lacustres.

les zones océaniques saturées en CO2 et en CaCO3 sont celles tropicales, où les températures
sont élevées, la pression basse, la vie étant extrêmement riche aussi bien dans les zones peu
profondes peuplées de plancton, que sur le fond de ces bassins

Les calcaires organogènes peuvent être répartis en : calcaires récifaux, les rhodolites, les bancs
calcaires avec des restes organiques, les lumachelles, ou brisés, les faluns, les calcaires
granulaires (calcarénites) et les calcaires microconglomératiques (calcirudites).

- Les roches siliceuses : à la formation de ces roches participent les diatomées, les radiolaires,
les spongiaires, les silicoflagellidé et autres organismes. Parmi ces roches on distingue : les
radiolarites, les diatomites, les tropolis, les gaizes.

- Les asphaltes : ce sont des produits noirs d’aspect brillant qui peuvent être confondus avec
certains charbons. Ils résultent de l’oxydation des huiles naphténiques ou mixtes. Il se présentent
sous forme de petites mouchetures disséminées dans la roche qui les contiennent, soit sous forme
de ciment imprégnant totalement les pores des roches réservoirs sableuses ou calcaires.
Les asphaltes sont très répandus dans les régions pétrolifères puissamment faillées, tels sont les
asphaltes d’athabasca dans les régions Sud-ouest Canadien ; les grès calcaires asphaltiques du
Congo, de Syrie et des U.S.A (Colorado, Utah et Montana).

- Les paraffines : ce sont des teintes jaunâtre ou grisâtre, qui se présentent sous forme de
microcristalline appelé « OZOCERITE » et, beaucoup plus rarement sous forme de
macrocristalline appelé « HATCHETTITE ». Elles proviennent de l’oxydation des pétroles
paraffiniques.

Elles peuvent constituées des filonnets plus ou moins important remplissant des fractures des
roches de couvertures et certains gisements, comme cela se produit à Boryslav (Pologne) et en
Pennsylvanie (U.S.A).

Elles peuvent également se présenter à l’état de petits amas, de filonnets disséminés n’offrant
aucun lieu avec le gisement et pouvant correspondre au résidu en place d’anciennes îles
paraffines, c’est le cas des calcaires de Grenoble (France).
schistes combustibles roches carbonatées

roches siliceuses asphaltes


paraffines

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