Neuropathies Périphériques
Pr Nissrine LOUHAB
Faculté de médecine et de pharmacie
Service de neurologie, Hôpital Arrazi, CHU Mohammed VI
Marrakech
Cas clinique
• Patient de 40 ans
• Admis aux urgences pour impotence
fonctionnelle des MI
Anamnèse:
• Début: lundi 7 décembre
• Antécédents: pas de Diabète, pas d’IR, pas
d’habitudes toxiques
• Grippe il y a 3 semaines COVID négatif
Signes fonctionnels :
• Pas de troubles sphinctériens
• Troubles sensitifs à type de fourmillements
• Lourdeur des 2MS , le 9 décembre
• Pas de fièvre
Examen clinique
• Examen clinique: (constantes=) CHD stable, apyrétique
• Marche est impossible
• Force musculaire à 2/5 en proximodistal aux 2MI
• 2MS : 4/5 en proximodistale
• ROT abolis
• RCP indifférent (ni flexion ni extension franche = réponse
absente ou douteuse)
• Sensibilité conservée
• Examen des paires crâniennes : RAS
Conclusion clinique
• Patient de 44 ans, ATCDS d’infection virale il y
a 3 semaines, admis aux urgences pour
impotence fonctionnelle des membres
ascendantes et chez qui l’examen clinique
trouve une tétraparésie plus prédominante
aux 2 MI flasque (=hypotonique) RCP
indiffèrent et sans signes sensitifs
Raisonnement
• Topographie:
– Atteinte du SNP périphérique
• Polyradiculoneuropathie aigue
• Mécanisme:
- Post viral
- Auto-immun : Guillain Barré
bilan
• ENMG en faveur d’une Polyradiculoneuropathie
démyélinisant
• PL:
* Cellules : 2 elts
* Protéines : 0,9 g/L
* Glucorachie : 0,5 g/L
I- Introduction
• Les neuropathies périphériques (NP) représentent
une des pathologies les plus fréquentes en neurologie.
• Les étiologies sont multiples
• Démarche diagnostique rigoureuse:
– Interrogatoire
– Examen clinique
– Etude électro-physiologique
II- Epidémiologie
• Prévalence des neuropathies périphériques:
• Polyneuropathies chroniques:
– 1 % dans la population générale
• Polyneuropathies chroniques:
– Sujet âgé: 7%
• La cause la plus fréquente: Diabète
• Etiologie non identifiée: 20%
III- Rappel anatomo-physiologique
• L’unité fonctionnelle : système nerveux périphérique
Un neurone moteur (corps cellulaire dans la
corne antérieure de la moelle)
Un neurone sensitif (corps cellulaire dans le
ganglion spinal)
Un contingent végétatif, ou autonome
III- Rappel anatomo-physiologique
Système nerveux périphérique
From Dumitru, D. Electrodiagnostic Medicine, Hanley & Belfus. Philadelphia. 1995
III- Rappel anatomo-physiologique
Le système nerveux périphérique (SNP)
• Neurones moteurs et sensitifs du SNP
• Nerfs périphériques sensitifs et moteurs
– Nerfs crâniens
– Les racines,
– Les plexus,
– Les troncs nerveux périphériques
– Ramifications terminales
intramusculaires.
• Le système nerveux autonome. 13
[Link] [Link]
Classification des fibres nerveuses (selon Erlanger et Gasser).
Les fibres A et B sont myélinisées tandis que les fibres C sont
amyélinique
III- Rappel anatomo-physiologique
III- Rappel anatomo-physiologique
Démyélinisation Axonopathie
[Link]
VI- Classification des neuropathies périphériques
• le mode d’installation et la durée des symptômes
• Le type de fibres nerveuses
• La topographie du déficit neurologique
• Le mécanisme d’atteinte
VI- Classification des neuropathies périphériques
• le mode d’installation et la durée des
symptômes
– Aigue: quelques heures jusqu’à 4 semaines
– Subaigue: entre 4 et 8 semaines
– Chronique: > 8 semaines
VI- Classification des neuropathies périphériques
• Le type de fibres nerveuses:
– Neuropathies sensitives
– Neuropathies motrices
– Neuropathies autonomes
– Neuropathies sensitivo-motrices
VI- Classification des neuropathies périphériques
• La topographie du déficit neurologique:
• Polyneuropathies
• Mononeuropathies
• Mononeuropathies
multiples
• Polyradiculoneuropathies
• Neuronopathie sensitive
• Neuronopathie motrice
VI- Classification des neuropathies périphériques
• Le mécanisme d’atteinte:
– Neuropathies axonales
– Neuropathies démyelinisantes
– Neuropathies mixtes
V- Diagnostic d’une neuropathie
périphérique
V-1 Signes cliniques:
• Anamnèse
• Examen clinique
V-2 Diagnostics différentiels
V-3 Formes cliniques
V-1 Les signes cliniques d’une neuropathie périphérique
Sensitifs Moteurs Végétatifs
Signes positifs
Signes négatifs Déficit moteur Cardiovasculaire
Amyotrophie Génitosphinctériens
Arefléxie Vasomoteurs
Hyporeflexie
V-1 Les signes cliniques d’une neuropathie
périphérique
A- Anamnèse
• Signes fonctionnels:
• Signes sensitifs:
– Signes positifs:
– Douleurs (décharges électriques, brûlures)
– Hyperalgésie, allodynie
– Paresthésies (fourmillements, picotements)
– Signes négatifs:
– Anesthésie ou hypoesthésie (« comme après une anesthésie locale chez le
dentiste », « peau cartonnée », etc… )
Diagnostic clinique d’une neuropathie
périphérique
A- Anamnèse
Signes fonctionnels:
– Signes moteurs:
• Impotence fonctionnelle:
– Maladresse, gène, lourdeur d'un ou de plusieurs membres
• Fonte musculaire
• Crampes
Diagnostic d’une neuropathie périphérique
A- Anamnèse: (orientation étiologique)
• Antécédents personnels et familiaux:
– Diabète
– Consommation d’alcool
– Insuffisance rénale
– Maladie de système
– Prise de médicaments
– Exposition à des toxiques
Diagnostic d’une neuropathie périphérique
A- Anamnèse:
• Mode d’installation: (orientation étiologique)
– Aigue: quelques heures jusqu’à 4 semaines
– Subaigue: entre 4 et 8 semaines
– Chronique: > 8 semaines
V-1 Signes cliniques d’une neuropathie périphérique
B- Examen clinique:
• Déficit moteur:
– Côté selon la classification MRC entre 0 et 5
– Topographie
• Amyotrophie
- Signe majeur de l’atteinte de du motoneurone périphérique
- Il est habituellement absent au début de l'atteinte du SNP.
• Fasciculations :
– Contractions musculaires très brèves, superficielles, localisées à une partie d'un muscle, ne
déplaçant pas le segment de membre, bien visibles à jour frisant, survenant spontanément ou
après percussion du muscle.
– Pathognomonique dans l'atteinte des neurones des cornes antérieures de la moelle
(motoneurone périphérique)
• Réflexes ostéo-tendineux (ROT)
Diagnostic clinique d’une neuropathie périphérique
B- Examen clinique
- Déficit sensitif
• Déficit de la sensibilité thermo-algique (froid, chaud, piqûre)
• Atteinte des petites fibres myélinisées et des fibres amyéliniques.
• Déficit de la sensibilité au tact superficiel et de la sensibilité
profonde (sens de position du gros orteil, perception des
vibrations du diapason)
• Atteinte des fibres myélinisées de gros calibre.
Diagnostic clinique d’une neuropathie périphérique
- Troubles trophiques et signes végétatifs
– Peau sèche, amincie, dépilée, troubles vaso-
moteurs
– Maux perforants plantaires, rétractions
tendineuses, pieds creux, rarement
arthropathies
Ulcères plantaires
– Signes de dysautonomie (dans certaines
neuropathies touchant le système nerveux
végétatif - autonome):
• hypotension orthostatique
• impuissance
• troubles vésicaux
Pieds creux
V-2 Diagnostics différentiels
A- Dans les formes à prédominance motrice:
– Atteinte pyramidale dans sa phase flaque:
• Les ROT sont abolis
• Signe de Babinski: traduit l’origine centrale de la lésion
– Atteinte musculaire: Syndrome myogène
B- Dans les formes sensitives:
• Syndrome de sclérose combinée de la moelle
• Syndrome thalamique
• Syndrome syringomyélique
Au terme de l’anamnèse et examen clinique
• Topographie du déficit neurologique
• Signes associés
• Signes extraneurologiques
Approche clinique
Topographie du déficit neurologique
• Polyneuropathie: Distale et symétrique
Longueur dépendante
Approche clinique
Topographie du déficit neurologique
• Polyradiculoneuropathie:
Proximo-distale
Membres
Parfois Face et tronc
Approche clinique
Topographie du déficit neurologique
• Mononeuropathie:
Asymétrique
Un ou plusieurs troncs nerveux
Approche clinique
Topographie du déficit neurologique
• Neuronopathie:
Asymétrique
Ataxie proprioceptive
Approche clinique
Topographie du déficit neurologique
• Neuropathie des petites fibres:
Brûlures distales
Examen neurologique Normal
Hypoesthésie thermique ou douloureuse
Approche clinique
Signes associés:
• L’hypertrophie nerveuse
• Syndrome des jambes sans repos
• Déformations articulaires:
Approche clinique
Examen des autres organes :
Peau:
• Ulcères plantaires et des phalanges
Approche clinique
Examen des autres organes :
Peau:
• Peau sèche, fine, dépilation
• Purpura, Livedo, nécrose des orteils et des
doigts Vascularite
Cryoglobulinémie
Maladie de Waldenstrom
Hépatite C
Approche clinique
Examen des autres organes :
Peau:
• Mélanodermie diffuse
Syndrome de POEMS
(polyneuropathy, organomegaly, endocrinopathy,
monoclonal gammapathy , skin changes)
• Dépigmentation
Sarcoïdose
Lèpre
Approche clinique
Examen des autres organes :
Oeil:
Manifestations oculaires Neuropathie périphérique
Uvéite / Sclérite Connectivite, vascularite, sarcoïdose, polyarthrite
Rhumatoide
Séchresse oculaire Gougerot Sjogren, Amylose, neuropathie
héréditaire
Opacités cornéennes Maladie de Fabry, neuropathie amyloide
Atrophie optique Refsum ; CMT
Rétinite pigmentaire Refsum, cytopathie mitochondriale
VI- Examens paracliniques
VI-1 A visée diagnostique:
– Electroneuromyographie
VI-2 A visée étiologique:
– Bilan de première intention
– Bilan de deuxième intention
Examen électrophysiologique
Appareil d’électroneuromyographie
(ENMG)
Electroneuromyographie
• Extension de l’examen clinique
• Cet examen permet de préciser:
– Type de la neuropathie
– Mécanisme physiopatologique
– Sévérité de la neuropathie
Electroneuromyographie
Etude de la conduction Etude de l’activité
nerveuse musculaire
Motrice sensitiv
e
Electroneuromyographie
Amplitude
Latence
VCN= Distance/Temps (m/s)
VCN =distance entre les 2 points de stimulation/différence de latence
• Electroneuromyographie
Fibrillations
Tracé pauvre
ENMG: Mécanisme de la neuropathie
= Low!
= Slow!
= Slow!
[Link]
ENMG
Neuropathie démyélinisante:
• Allongement de latence distale
• Diminution des VCN
• Bloc de conduction
Bloc de conduction du nerf cubital au coude.
Perte d’amplitude du potentiel d’action moteur
de 50 % entre le segment sus-coude et sous-
coude
ENMG
• la sévérité de la neuropathie:
– une réduction du potentiel d’amplitude moteur
(PAM) et sensitif et des vitesses de conduction
motrice (VCM) et sensitive
– une dénervation active en électromyographie
(fibrillations et ondes lentes positives…).
VI-2 Bilan étiologique
Bilan de première ligne:
• Glycémie à jeun, post prandiale, Hémoglobine glyquée
• NFS
• VS et CRP
• Gamma-GT
• ASAT, ALAT (recherche d’une hépatite)
• Urée, créatinémie et débit de filtration glomérulaire
• bilan thyroïdien (TSHus)
• Dosage de vitamine B12
• Electrophorèse des protéines et immunofixation
• Sérologie VIH, Hépatite C
• Sérologie de lyme (Zone d’endémie)
• Radiographie du thorax
• Cryoglobulinémie
VI-2 Bilan étiologique
Bilan de deuxième ligne:
Bilan immunologique:
• Anticorps antinucléaires,
• Anticorps anti-Siccasyndrome A(SSA),
• Anti-Sicca syndrome B (SSB),
• Anticorps anticytoplasme des polynucléaires ( p et c ANCA)
• Les anticorps antigliadine
• les anticorps anti-Hu, Yo, CV2
• Les anticorps antiglycolipides.
(Anti GM1, Anti GQ1b, Anti MAG)
VI-2 Bilan étiologique
Bilan de deuxième ligne:
• La biopsie de glandes salivaires accessoires
• La biopsie ostéomédullaire (lymphome, des gammapathies
monoclonales, dans le cadre d’un syndrome de POEMS).
• Le scanner thoraco-abdominal (étayer le diagnostic d’un
carcinome pulmonaire, d’un lymphome, d’une maladie de
système…etc).
VI-2 Bilan étiologique
- Analyse du liquide céphalorachidien (LCR)
- Etayer un diagnostic de polyradiculonévrite
- Rechercher une méningite lymphocytaire
- Mettre en évidence des cellules anormales
VI-2 Bilan étiologique
Bilan de deuxième ligne:
• La biologie moléculaire:
– Neuropathies héréditaires (CMT et neuropathies
amyloïdes),
• La biopsie neuromusculaire:
– les vascularites, la sarcoïdose ;
– les amyloses acquises et familiales ;
– les infiltrations tumorales (lymphome ou autre néoplasie)
– la lèpre.
VII- Les étiologies des neuropathies
périphériques :
• Type de fibres nerveuses atteintes
• Mode d’installation
• Processus physiopathologique sous jacent
VII- Les étiologies des neuropathies périphériques :
• Neuropathie métaboliques et endocriniennes
• Neuropathies alcooliques et carentielles
• Neuropathies infectieuses
• Neuropathies médicamenteuses
• Neuropathies toxiques
• Neuropathies inflammatoires
Neuropathie métaboliques et endocriniennes
• Neuropathie diabétique
• Neuropathie de l’insuffisance rénale
• Porphyrie
• Autres neuropathies endocriniennes:
– Hypothyroidie
– Acromégalie
Neuropathie diabétique
• Polyneuropathies sensitives symétriques,
axonales longueur-dépendantes.
• Neuropathies dysautonomiques
• Neuropathies focales et multifocales
Neuropathie diabétique
Neuropathies focales et multifocales
• Atteinte des nerfs crâniens
• Atteinte des membres:
– Site de compression nerveuse
– Syndrome du canal carpien
– Atteinte du nerf crural
• Isolée
• Mononeuropathie multiple
Neuropathie diabétique
Neuropathies focales et multifocales
• Neuropathie du tronc
• Neuropathies motrices proximales:
– Syndrome Bruns Garland
– Amyotrophie des racines des membres
– Asymétrique
– Atteinte plexique ou des ramifications nerveuses
intramusculaires
Neuropathies alcooliques et carentielles
• Alcoolisme
• Déficits vitaminiques
• Neuropathies secondaires à des malabsorptions
Neuropathies infectieuses
• Rétrovirus (HIV)
• Lèpre
• Maladie de Lyme
• Diphtérie
• Mononucléose infectieuse
Neuropathies toxiques
• Agents industriels
• Neuropathies médicamenteuses
Neuropathies toxiques
Classe Nature du produit Profession Signes cliniques
Métaux Plomb Manufacturiers NP motrice (extenseurs membres
Peintres supérieurs)
Liserai gingival, anémie, HTA
Arsenic Armuriers
Teinturiers NP sensitive et motrice douloureuse
Peintres Alopécie, ongles striées
Thallium Ingestion accidentelle NP sensitives et motrices douleuruses
d’insecticides Alopécie, nausées et vomissements
Toxiques industriels
Agriculteurs
Organophosphorés Nettoyage Neuropathie sensitive et motrice
Trichroéthylène Peintres… douloureuse
Héxarbones Industrie du plastique
Acylamide
Neuropathies médicamenteuses
Classe Nom DCI
Antimitotiques -Vincristine, Cisplatine, Doxorubicine, Vinblastine,
Taxol…Isoniazide,
Antibiotiques -Métronidazole, Ethambutol, Nitrofurantoïne,
Colistine,
Antiviraux -Dapsone Analogues nucléosidiques (ex. DDI, DDC…),
Interféron alpha
Cardiologie - Amiodarone, Perhexiline
Rhumatologie/Médecine interne - Sels d’or, D-Penicillamine, Colchicine, Chloroquine,
Thalidomide, FK 506, Ciclosporine
Psychiatrie - Disulfiram, Phenytoïne, Lithium
Autres - Almitrine, Vitamine B6 en excès, Cimétidine
Neuropathies inflammatoires
• Neuropathies dysimmunes
• Neuropathies associées aux vascularites
Neuropathies dysimmunes
• Syndrome de Guillain Barré
• Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante
chronique
• Neuropathie sensitivomotrice démyélinisante multifocale
• Neuropathie motrice multifocale
Syndrome de Guillain-Barré
• Polyradiculonévrite Aigue
• Urgence diagnostique
• Tétraplégie ascendante flasque
• Diagnostic clinique et électrophysiologique
• Etude du LCR:
• Dissociation albumino-cytologique
• Traitement:
• Echanges plasmatiques et Immunoglobulines
Syndrome de Guillain-Barré
• Acute inflammatory demyelinating polyradiculoneuropathy
(AIDP)
• Acute motor and sensory axonal neuropathy (AMSAN)
• Acute motor axonal neuropathy (AMAN)
• Other GBS variants
– Miller Fisher syndrome
– Idiopathic cranial polyneuropathy
– Pharyngeal–cervical–brachial
– Paraparetic GBS
– Acute sensory neuronopathy/ganglionopathy
– Acute small fiber neuropathy
– Acute autonomic neuropathy
Neuromuscular Disease, 2008
Polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante
chronique (PIDC)
Présentation typique:
• Installation sur plus de 8 semaines
• Déficit moteur proximal des membres
• Troubles sensitifs
• ENMG: Démyélinisation segmentaire
• Etude du LCR:
• Hyperproteinorrachie
• Immunofixation sérique obligatoire
Eléments d’atypie des PRNC
- Œdèmes, -Altération de l’état - Adénopathies
- modifications cutanées, général - Amaigrissement
- Impuissance - Dysautonomie Récent
- Douleur osseuse - Douleur - Atteinte précoce
- Chaine légère Lambda - Recherches de de plusieurs nerfs
-ENMG: Perte axonale chaines légères libres crâniens
précoce - Biopsie nerveuse - LCR: Leucocytes
Syndrome de POEMS
(polyneuropathie, organomegalie,
Amylose Lymphome
endocrinopathie,dysglobulinémie
(M), lésions cutanées
Syndrome de Lewis-Sumner
• Neuropathie sensitivo- motrice
• Multifocale
• Asymétrique
• Prédominante au Membre supérieur
• Traitement: Corticoïdes ou Immunoglobulines
Neuropathie Motrice multifocale
• ENMG: Blocs de conduction
Clinique:
moteurs
- Installation progressive
- Déficit moteur pur • Anticorps anti GM1
- Débutant aux 2 MS
- Asymétrique
- Distribution tronculaire Traitement:
- Troubles sensitifs absents Immunoglobulines
Neuropathies Héréditaires
Maladies de Charcot-Marie-Tooth:
- Formes autosomiques dominantes
• CMT1:
– Mutation de la protéine de la myéline périphérique PMP22
• Neuropathie liée à une hypersensibilité à la pression (HNPP)
– Paralysies à rechutes des nerfs moteurs
Classification des
Maladies de
Charcot-Marie-
Tooth:
Démyélinisante
Les types de CMT
AD Démyélinisante
AR
Axonale
AR
Liée à l’X
Neuropathie
Démyélinisante héréditaire
AD motrice distale
Neuropathies Neuropathie héréditaire
Sensitives sensitivomotrice avec
Héréditaires atteinte pyramidale
Neuropathies Héréditaires
sensitives autonomes (NHSA)
Neuropathies associées à une hémopathie
• Lymphomes
• Leucémies
• Neuropathie et dysglobulinémie monoclonale
Neuropathies sensitives
- Polyneuropathies sensitives axonales longueur-Dépendantes
- Neuropathies sensitives démyélinisantes
- Neuronopathies sensitives
- Atteinte des petites fibres
Neuropathies sensitives
Polyneuropathies sensitives axonales longueur-dépendantes:
• Plus fréquentes
• Diabète
• Intolérance aux hydrates de carbone
• Insuffisance rénale
• Alcoolocarentielle
• Hémopathie maligne
• Hypothyroidie
Neuropathies sensitives
Atteinte des petites fibres
Acquises Héréditaires
Diabète,intolérance au glucose
Amylose Amylose familiale (transthyrétine)
Ethylisme chronique Sensitives et dysautonomiques
Toxiques Maladie de Fabry,
Médicamenteuses Maladie de Tangier
Infectieuse: VIH Lèpre
Porphyrie
G-J, Sarcoidose, vascularites
Hépatites
Hyperlipidémie
Neuropathies sensitives
• Neuropathies sensitives démyélinisantes
Anti MAG Polyradiculoneuropathies CANOMAD
(Ig M à activité anti- inflammatoires (Chronic ataxic neuropathy
myelin associeted démélinisantes chroniques ophtalmoplegia IgM
glycoprotein) (PIDC) paraprotein, cold agglutins
disialosyls)
Ataxie proprioceptive 6 à 15% des PIDC
Distale Déficit sensitif symétrique Ataxie, hypoesthesie, Aréflexie
MI puis au MS Aréflexie diffuse Ophtalmoplégie
ENMG: neuropathie Dysphagie
démyélinisante distale Dysarthrie
Neuropathies sensitives
Neuronopathies sensitives
Clinique: Electrophysiologie:
Atteinte des membres supérieurs PAS anormaux aux MS
Face et tronc PAM normaux
Asymétrie des symptômes
Ataxie
Dysautonomie
Camdessanché et al 2009
Neuropathies sensitives
Neuronopathies sensitives
Acquises Héréditaires
Paranéoplasiques Dysimmunes Freidreich
(GJ,dysglobulinémie, hépatites Abetalipoprotéinémie/Déficit en vit E
autoimmunes, Maladie coeliaque) Mitochondriopathies
Maladie de Fabry
Infectieuses ( VIH, EBV)
Maladie de Tangier
Toxiques (sels de platine, vitamine B6)
Etiologies des neuropathies aigues
Aigues
Polyneuropathie Mononeuropathie
multiple
Démyélinisante Axonale
Neuropathies diabétiques Vascularite
Syndrome de Forme axonale de Guillain-Barré. Diabète,
Guillain Porphyrie aiguë intermittente lymphome,
Barré Toxique Syndromes
Neuropathie alcoolocarentielles paranéoplasiques
Neuropathies urémiques des dialysés
Vascularites nécrosantes
Etiologies des neuropathies chroniques
Chroniques
Polyneuropathie Mononeuropathie
multiple
Démyélinisante Axonale
Neuropathies héréditaires de type CMT Neuropathies avec
CMT, Gammapathies monoclonales de type IgG ou IgA hypersensibilité à
PIDC Maladie de Gougerot-Sjögren la pression
Polyneuropathies Maladie coeliaque Maladie de Lyme
anti-MAG Sarcoïdose Neuropathies
NMM Diabète lépreuses
Lewis Sumner Insuffisance rénale
Amylose
Conclusion
• Diagnostic d’une neuropathie périphérique:
• Compétences cliniques,électrophysiologiques
• Parfois neuropatholoiques
• La recherche d’une neuropathie périphérique de
cause curable:
– Obsession pour le clinicien
• Si diagnostic étiologique inconnu
- Suivi du patient