INSTITUT SUPERIEUR TECHNIQUE DE
LUBUMBASHI
ISTL-LUBUMBASHI
DOMAINE DE SCIENCES DE SANTE
Déterminants de la faible utilisation
des méthodes contraceptives
modernes chez les adolescentes
˂˂ Cas de l’aire de santé Adra 41/ Village
Kakana >>
Par : MUBA WA NGOY Dieu merci
Directeur : Pr. Dr Tony KAYEMBE KITENGE
Encadreur : C.T Abdulu MAHURIDI
PLAN DU TRAVAIL
I. INTRODUCTION
II. METHODOLOGIE
III. RESULTATS
IV. DISCUSSION
V. CONCLUSION
VI. SUGGESTIONS
I. INTRODUCTION
1. ETAT DE LA QUESTION
D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), environ 21 million
de jeunes filles âgées de 15 à 19 ans tombent enceintes chaque année
dans les régions en développement et environ 12 million d’entre elles
mettent au monde. La plupart d’adolescentes qui accouchent
précocement résident dans les pays à revenu faible. Parmi ces
adolescentes près de 4 millions subissent chaque année des
avortements non sécurisés
I. INTRODUCTION ( Suite)
Etat de la question (suite)
• La sexualité et la reproductivité constituent une composante essentielle
du bien-être des adolescentes, en particulière chez les jeunes filles qui
sont constamment confrontées à des défis liés à la précocité des
rapports sexuels s’exposants ainsi aux grossesses non désirées et
précoces, et aux risques accrus d’infections sexuellement transmissibles.
• Ces grossesses souvent non désirées, mènent à un risque accru
d’avortements non sécurisés ainsi qu’à la déscolarisation.
I. INTRODUCTION (Suite)
L’une des principales stratégies pour prévenir ces grossesses, c’est
l’utilisation correcte et régulière des méthodes contraceptives
modernes qui sont scientifiquement reconnues pour leur efficacité.
• Cependant surtout dans les pays en développement, plusieurs
études réalisées montrent que malgré la disponibilité de ces
méthodes, leur utilisation reste trop faible chez les adolescentes.
• Cette réalité soulève une et mille questionnements sur les
INTRODUCTION (suite)
Problématique
• La République Démocratique du Congo (RDC) fait partie des pays à plus
forte fécondité et par conséquent, présente l’un des plus forts taux de
croissance démographique au monde.
• La période de l’adolescence est marquée par des transformations qui
influencent le comportement sexuel précoce chez les adolescentes de
plusieurs pays du monde sans faire recours aux méthodes de
protections.
INTRODUCTION (Suite)
Problématique (suite)
• Cette situation expose ces jeunes filles à des grossesses non
désirées, des avortements non sécurisés, aux infections
sexuellement transmissibles compromettant ainsi leur éducation et
leur avenir socio-économique.
• La problématique centrale de cette étude est la suivante : pourquoi
les adolescentes de la zone de Kafubu utilisent-elles peu les
méthodes contraceptives modernes ?
INTRODUCTION (suite)
Question de recherche
Quels sont les principaux déterminants de la faible utilisation des
méthodes contraceptives modernes chez les adolescentes du village
Kakana dans la zone de santé rurale de Kafubu?
Hypothèses: Le manque d’information , la peur des effets
secondaires, la stigmatisation, les tabous cultures, le jugement
d’adolescentes, le coût élevé, l’ignorance ainsi que l’influence
religieuse pourraient être les déterminants de cette faible
utilisation des MCM.
II. Méthodologie
Type d’étude: il s’agit d’une étude descriptive transversale.
Période d’étude: une période de 14 jours allant du 05
Juillet au 18 Juillet 2025
Lieu d’étude : Village Kakana dans l’aire de santé Adra 41,
zone de santé rurale Kafubu.
Population d’étude: adolescentes sexuellement actives
résidant dans le lieu de recherche depuis au moins 6 mois.
II. Méthodologie (suite)
Taille de l’échantillon: était de 81 adolescentes.
Critères d’inclusion
• L’étude a connue comme critères d’inclusion, toutes les
adolescentes actives sexuellement, résidant dans le site d’étude
depuis au moins 6 mois, et ayant donné son consentement
éclairé.
Critères d’exclusion
• Celles actives sexuellement mais ayant refusé de participer à
l’étude, ainsi que celles dont leurs données ont été incomplètes.
II. Méthodologie (Suite)
Technique
• nous avons utilisé un entretien direct avec notre population d’étude,
sur base d’un questionnaire structuré
Analyses statistiques
• l’analyse statistique a été structurée en deux grandes phases
notamment ; Analyse descriptive ou invariée et Analyse bivariée.
• Les données ont été saisies et analysées à l’aide du logiciel Excel.
II. Méthodologie (suite)
Variable dépendante :
• faible utilisation des méthodes contraceptives modernes chez
les adolescentes actives sexuellement.
Variables indépendantes :
• Age , niveau d’instruction ; normes sociales et tabous culturels,
• Connaissance des méthodes contraceptives modernes ; Source
d’information ; Stigmatisation liée à la contraception ; peur des
effets secondaires;
• Jugement des prestataires envers les adolescentes non mariées .
III. Résultats
• Sur 81 adolescentes interrogées, les résultats nous montrent que, la
tranche d’âge la plus fréquente était celle de 14-16 ans avec 60,90%.
92,60% avaient déjà entendu parler des méthodes contraceptives
modernes, et seules 24,70% les utilisaient. Les contraceptifs
injectables ont été les plus utilisés dans 50% de cas. Les personnels
soignants à travers les Centres de santé étaient la source majoritaire
d’information en 46,67%.
• Les 85,19% de participantes avaient déjà connu le rapport sexuel et
72,83% étaient déjà tombées gravides.
III. Résultats (suite)
IV. Discussion
Ces résultats rejoignent ceux d’études similaires menées en Afrique
subsaharienne.
Nos résultats Les Résultats d’autres chercheurs
• La majorité d’adolescentes ont connu • Dembelé M. rapportait 50%
leur 1er rapport sexuel à l'âge variant d’adolescentes ayant connu leur 1er
entre 14-16 ans en 60,87%. rapport sexuel à l'âge de 17-19 ans.
• Parlant du statut matrimonial, • SRH-Pilot-Repport-Franch trouvait
92,60% ont été célibataires. 83,33% d’adolescentes célibataires.
• 88,89 % avaient le niveau secondaire • Kaita et al trouvaient 32,33%
d’instruction d’adolescentes ayant le niveau
secondaire
• 92,60% avaient déjà entendu parler
• Kamissoko rapportait 95%
des MCM
d’adolescentes qui connaissaient les
IV. Discussion (suite)
• Les personnels de santé à • Dantoumé et al. Révélaient
travers les centres de santé ont comme source d’information ,
été la source d’information les Médias à 42,66%.
majoritaire en 46,67%. • Van oirschot et al rapportaient
• Le taux de prévalence 15 de prévalence d’utilisation
d’utilisation des MCM a été des MCM
estimé à 24,70%.
• Assane senou rapportait 49%
• 50% utilisaient les contraceptifs des implants, 38% des
modernes injectables, 40% des injectables.
C.U
• Dieu donné Mpunga rapportait
• Parmi les 81 adolescentes aussi un pourcentage élevé
interrogées, 85,19% avaient d’adolescentes ayant déjà
déjà eu le rapport sexuel. connu les rapports sexuels.
IV. Discussion (suite)
• 72,83% d’adolescentes • Mara et al rapportaient aussi
étaient déjà tombé gravides un pourcentage élevé
dans notre étude. d’adolescentes qui étaient
tombées enceintes.
• 63,13% ne savaient pas qu’il • Fahad dans son travail réalisé
existe un service de planning au Comores, a rapporté 51%
familial au centre de santé d’enquetées qui savaient qu’il
existe un service de PF au C.S
Discussion (suite)
• Les tabous culturels • Coulibaly et al. : ont évoqué les fausses
(24,6%), les fausses rumeurs, la crainte des effets
rumeurs (stérilité 16,4%), secondaires, les problèmes socioculturels
l’ignorance (14,8%), peur notamment le tabou et la pression
de jugement (11,5%), religieuse comme facteurs de la faible
stigmatisation (9,8%), utilisation des contraceptifs modernes.
manque d’information • Dieu donné Mpunga: a relevé les
(9,8%), effets secondaires problèmes socioculturels,
(6,6%), coût élevé (3,3%) sociodémographiques, institutionnels ou
ont été identifiés comme instructionnels et individuels comme
terminant de la faible obstacles à l’utilisation des méthodes
utilisation des MCM. contraceptives modernes comme
obstacles.
V. Conclusion
• Les principaux obstacles identifiés incluent les tabous
culturels, les fausses rumeurs rependues contre les MCM
notamment la stérilité, l’ignorance du bien fait des
méthodes contraceptives modernes par les adolescentes, la
peur de jugement, le manque d’information sur les MCM, la
stigmatisation liée à la sexualité juvénile, la crainte d’effets
secondaires réels ou supposés ainsi que le coût élevé des
contraceptifs.
VI. Suggestions
• 1. A l’Etat Congolais:
• Renforcer l’intégration de l’éducation sexuelle complète dans les
programmes scolaires et extrascolaires.
• Assurer l’approvisionnement régulier des structures sanitaires en méthodes
contraceptives modernes adaptées aux adolescentes.
• Élaborer et diffuser des politiques claires favorisant l’accès gratuit,
confidentiel et non discriminatoire aux services de santé sexuelle pour les
adolescentes.
• Mettre en œuvre des campagnes nationales de sensibilisation sur la santé
sexuelle et reproductive d’adolescentes, en utilisant des canaux adaptés
(réseaux sociaux, médias locaux, parents, leaders communautaires etc.).
Suggestions (suite)
• Former les prestataires de santé à l’approche "adolescent-friendly"
pour une meilleure qualité d’accueil et de prise en charge.
• Il est utile de renforcer les capacités des prestataires de soins en
matière de communication avec les adolescentes et de prise en
charge des questions de santé reproductive
• Identifier et former des pairs éducateurs capables de relayer les
messages auprès des adolescentes dans leur milieu.
• Organiser régulièrement des séances de sensibilisation
communautaire sur les droits reproductifs d’adolescentes.
• Créer des partenariats avec les écoles, les églises, et les
organisations de jeunesse pour une mobilisation collective autour
de la santé sexuelle des adolescentes.
Suggestions (suite)
• 2. Aux Adolescents et Adolescentes
• S'informer activement sur la sexualité responsable, les méthodes contraceptives modernes et
vos droits en matière de santé.
• Briser le silence autour des questions de sexualité en participant aux activités d’éducation
entre pairs ou dans les clubs de santé scolaire.
• Recourir sans crainte aux structures de santé pour une information fiable et un
accompagnement adapté.
• 3. Aux Parents et Tuteurs
• Il est souhaitable de développer des programmes de formation ou de dialogue parent-enfant
pour encourager une communication saine et ouverte sur la sexualité.
• Promouvoir un dialogue ouvert, sans jugement sur la sexualité, avec leurs enfants sur les
questions liées à la sexualité et à la contraception moderne.
• S’informer eux-mêmes pour déconstruire les tabous et les fausses croyances.
• Encourager l’éducation des filles et veiller à leur bien-être émotionnel, éducatif et sanitaire.
MERCI POUR VOTRE ATTENTION