CHAPITRE 3 : L’évolution des
génomes au sein des populations
Nous avons vu précédemment que divers mécanismes permettaient une
diversification génétique du Vivant, que ce soit par le biais des transferts
verticaux (méiose + fécondation) ou horizontaux.
Comment cette diversité évolue-t-elle au sein des populations ?
Définition : Une population est un groupe d’individus appartenant à la
même espèce et occupant un même espace géographique.
I) L’équilibre de Hardy-Weinberg
Exemple : p=0,7 q=0,3
f(R//R) = p² =0,49 fR = p²+ pq = 0,49 + 0,21 = 0,7
f(B//B) = q² = 0,09
fB = q²+ pq =0,09 + 0,21 = 0,3
f(R//B) = 2pq = 0,42
Le modèle de Hardy-Weinberg, qui s’applique si certaines
conditions sont respectées (panmixie, absence de
mutations, absence de migrations, population de taille
importante), permet de prédire l’évolution de la fréquence
des allèles et des génotypes d’une génération à l’autre.
Les fréquences des allèles restant stables au cours du
temps, la population est dite à l’équilibre de Hardy-
Weinberg.
II) Les écarts à l’équilibre ou à la structure
de Hardy-Weinberg
Dans les populations naturelles, différents facteurs les empêchent
d’atteindre l’équilibre théorique de Hardy-Weinberg :
allèles
allèles
Taille de la population : 100
Taille de la population : 16
Evolution des fréquences de quatre allèles selon la taille de la population
La taille de la population n’est jamais infinie. Dans les populations de
petites tailles, les fréquences alléliques varient par le fait du hasard
(individus reproducteurs, nombre de descendants par individus) : c’est la
dérive génétique.
Les mutations font apparaître de nouveaux allèles qui,
s’ils confèrent un avantage aux individus porteurs,
peuvent influencer les variations de fréquences alléliques
par le biais de la sélection naturelle.
Les migrations réalisées entre les populations sont sources
de variation des fréquences alléliques.
La structure génétique des populations peut aussi différer
de l’équilibre de Hardy-Weinberg si le régime de
reproduction n’est pas aléatoire (choix de partenaires
selon des critères de sélection / autofécondation chez les
plantes à fleurs).
Mise en évidence des préférences sexuelles chez l’hirondelle rustique femelle.
BILAN :
III) Les mécanismes de la spéciation
La spéciation désigne le processus de formation de
nouvelles espèces à partir d’une espèce ancestrale
commune.
Travail en îlots (Une activité par îlot) :
Activité A : étude des documents p80/81 du manuel
Activité B : étude des documents p82/83 du manuel
Les populations subissent continuellement les effets de la dérive
génétique et de la sélection naturelle.
Des populations isolées entre elles et placées dans des environnements
différents évoluent ainsi de manière différentes. Ces divergences
évolutives contribuent à un éloignement génétique de ces populations,
pouvant rendre les individus de ces deux groupes incapables de se
reproduire entre eux et d’avoir une descendance fertile : il y a donc
spéciation, c’est-à-dire formation de nouvelles espèces.
Les méthodes modernes de séquençage de l’ADN permettent
de regrouper les individus de patrimoine génétique proche. On
peut ainsi découvrir des groupes d’individus génétiquement
isolés les uns des autres et qui n’échangent plus de matériel
génétique, ce qui peut mener à la découverte de nouvelles
espèces potentielles.