Microéconomie
Chapitre II : Analyse du comportement du
producteur
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
Définition du producteur :
Une unité de production qui acquiert sur les marchés des facteurs de production qu’elle combine en vue de
produire un bien ou d’offrir un service, destinés à satisfaire une demande solvable exprimée sur un marché »
(Teulon, 1995)
• Le producteur est à la fois :
− Demandeur des facteurs de production
− Offreur de biens et de services
• La fonction de production comprend :
− Une dimension technique qui combine les facteurs de production
− Une dimension financière qui s’approvisionne en MP et vend des produits
• La théorie néo-classique considère que le producteur cherche à maximiser son profit ou à minimiser ses
coûts (pour un niveau donné de production) (Ceci n’est pas le cas pour les organisations à but non lucratif…).
Firme (boîte
noire)
Facteurs de production Fonction de production Production
() (dimensions technique et financière) ()
Input Output
s s
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1. la production
Les facteurs de production :
On distingue les différents types de facteurs de production en fonction de plusieurs critères :
1. Provenance :
• Matières premières : facteurs extraits de la nature (bois, métaux, eau…)
• Consommations intermédiaires : produits d’une autre firme (papier, carburant, farine…)
2. Variabilité des quantités :
• Facteur fixe : quantité non modifiable (bâtiments, machines, terre…)
• Facteur variable : quantité modifiable (main d’œuvre, matières premières…)
3. Combinaisons possibles :
• Facteurs substituables : on peut remplacer une quantité du facteur 1 par une quantité supplémentaire du facteur
2 en gardant le même niveau de production (machine/main d’œuvre…)
• Facteurs complémentaires : des facteurs qui doivent toujours être combinés dans les mêmes proportions
(pelles/hommes).
4. Divisibilité :
• Peut on utiliser des quantités aussi petites que l’on veut des facteurs de production.
5. Adaptabilité :
• Possibilité d’associer à une unité d’un facteur donné un nombre plus ou moins grand d’unités d’un autre facteur.
Divisibilité + adaptabilité = substituabilité
(Ex: atelier de peinture avec hommes/machines)
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
La fonction de production :
La production est le processus de transformation des facteurs de production (matières premières et biens
intermédiaires) en produits finis (biens ou services). Ainsi, la fonction de production exprime la quantité produite en
fonction des facteurs de production utilisés.
En micro-économie élémentaire on se limite à deux facteurs de production seulement : la travail (L) et le capital
(K).
L’ensemble de production :
L’ensemble de production regroupe tous les plans de production réalisables par le producteur avec sa technologie.
En d’autres termes, c’est l’ensemble des combinaisons d’inputs et d ’outputs qui correspondent à un processus de
production techniquement réalisable.
Quelques propriétés de la fonction de production :
On suppose que la fonction de production est croissante
et concave par rapport aux quantités des intrants
(facteurs de production) ;
La fonction est supposée être continue et dérivable
(hypothèse nécessaire pour la recherche de l’optimum).
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
L’isoquant / courbe d’Iso-produit :
L’isoquant est une courbe qui relie toutes les combinaisons d’inputs/facteurs/intrants (capital et
travail) suffisantes pour obtenir le même niveau de production. Un isoquant est aussi appelé courbe
d’iso-produit ou courbe de produit égale.
L’isoquant représente une quantité produite d’outputs/sortants déterminée par la technologie de
production.
K Q
Q3
Q3
Q2 Q2
Q1 Q1
L
L
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
Cas particuliers des isoquants :
Facteurs complémentaires :
Avec une technologie à proportions fixes pour les différents entrants,
la fonction de production est donnée par la formule suivante :
Les facteurs sont complémentaires lorsqu'ils ne peuvent être
combinés que dans des proportions fixées : le rapport de l'un à l'autre
reste constant. (Ex:5 pelles + 3 homme, avec un rapport 1/1 → min(5,3)
= 3 ).
Facteurs substituables :
Les facteurs sont substituables lorsqu'il est possible de compenser la diminution de
quantité du travail (L) par l'augmentation du capital (K) et inversement, afin de maintenir
constant le niveau de production.
La fonction de production dans ce cas est de la forme :
Remarque : l’isoquant ordinaire est un cas intermédiaire entre
les deux cas où les facteurs sont substituables et ordinaires
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
Forme standard de la fonction de production :
La forme standard de la fonction de production à deux
facteurs est celle donnée par Cobb-Douglas tel que :
Q = la quantité produite ;
K et L = les facteurs de capital et de travail respectivement ;
A, a et b = des constantes déterminées par la technologie.
Q
Le coefficient A mesure en l’échelle de production (si
toutes les quantités sont égales à 1).
a et b mesurent respectivement l’impact de la variation du
capital et du travail sur la quantité produite Q.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. la production
Le taux de substitution technique (TST) :
Le taux de substitution technique (TST) représente la quantité du facteur 1 (capital ou travail)
∆x1 juste suffisante pour compenser la réduction du facteur 2 (capital ou travail) ∆x2 pour
maintenir le niveau de production inchangé.
L’isoquant est décroissant → les variations de K et L seront nécessairement de signes opposés.
explicitement : le taux de substitution du travail par le capital.
le taux de substitution du capital par le travail.
Lorsque , on parle du taux marginal de substitution technique (TMST). Celui-ci :
− Permet de faire un arbitrage entre les deux facteurs de production (coûts) ;
− Mesure la quantité d’entrant 1 suffisante pour remplacer la réduction de la quantité de l’entrant
2 pour maintenir le niveau de production inchangé ;
− Représente la pente de l’isoquant et il est décroissant tout au long de celui-ci.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
L’analyse de la production par maturité (court terme vs long terme)
La production peut être analysée soit :
• À long terme où l’on considère que les deux facteurs (capital, travail) sont variables ;
• À court terme où l’un des deux facteurs est maintenu constant alors que l’autre est variable.
capital fixe / travail variable
Remarque : on considère souvent que le capital est fixe à CT et que le travail est variable. Cependant, on peut
supposer que le capital (K) soit variable avec un travail (L) fixe. (Ex: infographiste qui change de PC, période de
transition...)
À CT, avec un seul facteur variable (L) :
Productivité totale : la PT exprime l’évolution de la production en fonction de l’utilisation du facteur variable (L).
Productivité moyenne : exprime la contribution moyenne du facteur variable L à l’évolution de la production.
Productivité marginale : exprime la contribution de la variation du facteur variable (L) dans l’évolution de la production.
pour plus de précision
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Le taux marginal de substitution technique :
Le TMST peut également être exprimé sous forme d’un ratio de productivités marginales en utilisant le théorème des fonctions
implicites:
Nous avons :
car
Exemple 1 : fonction de production Cobb-Douglas
Exemple 2 : substituts parfaits
Calculer le pour l’exemple 1 et le pour l’exemple 2 ?
Solution : TMST1 = -3K/L ; TMST2 = -1/2
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
L’analyse de la production à court terme :
À court terme, le facteur variable est le travail (L), dans ce cas la productivité marginale du facteur travail est donnée par :
Représentation graphique de la productivité marginale sur l’isoquant :
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Représentation graphique de l’utilité marginale par rapport à la courbe de la fonction de production :
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Décroissance de l’utilité marginale tout au long de la courbe de la fonction de production :
Le produit marginal du facteur de travail est décroissant à mesure que la quantité utilisée de ce facteur augmente. C’est la
loi de la productivité marginale décroissante. Celle-ci représente une caractéristique habituelle de la plupart des processus
de production.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Exemple 1 :
Une exploitation agricole utilise deux facteurs de production, un facteur fixe (terre) et un facteur variable (le travail/les ouvriers). Les
quantité produites pour chaque nombre d’ouvriers sont données dans le tableau suivant. Calculer la productivité moyenne. Calculer
la productivité marginale. Commenter.
1400
Travail (Nbr ouvriers) Quantité produite Productivité moyenne Production marginale
L Q PM = Q/L Pm = Qi - Qi-1
1200
0 0 - -
1 110 110 110 1000
2 330 165 220 800
3 660 220 330
600
4 880 220 220
400
5 1045 209 165
6 1188 198 143 200
7 1232 176 44 0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
8 1232 154 0
-200
9 1188 132 -44
Q PM = Q/L Pm = Qi - Qi-1
NB: la production marginale de la 4ème colonne du tableau est la même que la productivité marginale puisque la variation de L est égale à 1 ()
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Commentaire (Suite) :
• La production augmente au fur et à mesure que le nombre
d’ouvriers augmente. (selon les cas, la PT peut décroitre après avoir
atteint son max)
• La productivité moyenne augmente d’abord (jusqu’à 220) et 1400
diminue légèrement ensuite. Cela signifie qu’à partir d’un certain
effectif d’ouvriers (3 ouvriers), le recrutement d’ouvriers 1200
supplémentaires contribue de plus en plus faiblement à l’augmentation
1000
de la production.
800
Explication : chaque unité supplémentaire d’input implique une
augmentation de plus en plus faible de la production. En regardant la 600
pente de chaque segment de la courbe de la fonction de production.
Cette pente augmente d’abord pour diminuer ensuite. Cette pente est 400
en effet exactement égale à la productivité marginale. 200
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
• Dans notre exemple, il est observé que jusqu’à trois unités de travail (3 -200
ouvriers), chaque unité a une productivité marginale croissante. On
dit alors que les rendements d’échelle sont croissants ; on a Q PM = Q/L Pm = Qi - Qi-1
intérêt à embaucher de plus en plus de facteur travail. A partir de
L = 3, la productivité marginale devient décroissante. On dit alors
que les rendements d’échelle sont décroissants. Il est de moins en
moins intéressant d’embaucher du travail supplémentaire.
• La production totale peut même diminuer si la Pm devient négative.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Explication :
La Pm continue à croitre jusqu’au point d’inflexion de la courbe de production totale (bleue) qui
correspond également au niveau où la productivité moyenne est au maximum. Ensuite la Pm
commence à décroitre pour devenir négative là où la productivité totale et au maximum.
• Sur la zone verte, les rendements d’échelle sont croissants
• Sur la zone rouge, les rendements d’échelle sont décroissants.
1400
1200
1000
Point d’inflexion
800
600
PM et Pm au maximum
400
200
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-200
Q PM = Q/L Pm = Qi - Qi-1
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
En conclusion : 1400
1200
• La productivité totale est maximale lorsque la productivité
marginale est nulle. 1000
800
• La productivité marginale est à son maximum au point d'inflexion
600
de la courbe de la fonction de production.
400
• La courbe de productivité marginale coupe celle de productivité 200
moyenne en son maximum.
0
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
-200
Q PM = Q/L Pm = Qi - Qi-1
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
La loi des rendements marginaux décroissants :
À court terme, lorsqu’on combine un facteur de production variable (travail L) à un
facteur de production fixe (capital K), il existe un point au-delà duquel la contribution
additionnelle suscitée par l’ajout d’unités supplémentaires du facteur variable est de plus
en plus faible . En d’autres termes, la productivité marginale diminue à partir d’une
certaine quantité investie du facteur variable.
Exercice :
Soit la fonction de production avec deux facteurs de production suivante (sous forme d’une
fonction de Cobb Douglas) :
Nous considérons le cas à court terme ou le facteur K est fixe tel que
Calculer la productivité totale, la productivité moyenne et la productivité marginale pour les
quantité de L suivantes
L 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Solution :
1. À court terme nous avons K=16, ainsi le calcul de la production totale en fonction de L revient à
remplacer les valeurs de L dans
2. Pour calculer la productivité moyenne nous divisons la fonction par . Ensuite, il suffit de
remplacer les valeurs de dans la formule pour retrouver .
3. Le calcul de la productivité marginale repose d’abord sur le calcul de la dérivée première de la
fonction de production par rapport à . Une fois calculée, nous remplaçons par les valeurs de pour
déterminer les correspondantes.
L 1 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5 5
80 88,53 95,14 100,6 105,3 109,4 113,1 116,52 119,63
80 59 47,6 40,2 35,1 31,3 28,3 25,9 24
20 14,8 11,9 10,1 8,8 7,8 7,1 6,5 6
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1. L’équilibre du producteur
Définition du profit de l’entreprise :
Le profit de l’entreprise est égal à la différence entre les recettes (ou chiffre d’affaires) et les coûts de production.
− Les recettes de l’entreprise proviennent de la vente de la quantité produite au prix unitaire .
− Par ailleurs, le coût de chaque facteur fixe ou variable utilisé dans la production est égal au produit de la quantité
du facteur multipliée par son prix unitaire . Soit
Le profit de la firme s’écrit alors :
Profit = Chiffre d’affaires – Coûts de production
En considérant seulement deux facteurs de production (capital K et travail L) nous avons :
et sont les quantités des facteurs K et L respectivement, et sont les prix.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Exemple :
Pour le même exercice précèdent nous considérons la même fonction de production et nous
supposons toujours que le facteur du capital est fixe . cette fois ci les prix respectifs des facteurs de
capital et de travail sont et .
1. Si l’entreprise vend sa production avec un prix unitaire , déterminer son profit pour des
quantités de travail (L) égales à 2 et 5.
2. Quelles sont les solutions envisageables pour l’entreprise afin d’améliorer son profit?
Solution :
Coûts de production Quantité Recettes
L K PL PK Prix de vente (P) Profit
(L*PL)+(K*PK) (Q) (Q*P)
2 16 15 22 382 95.14 4 380.56 -1.44
5 16 15 22 427 122.5 4 490 63
– Augmenter le prix de vente ;
– Accroitre la quantité produite ;
– Minimiser les coûts de production en utilisant la meilleure combinaison de facteurs.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Dans un marché concurrentiel (concurrence parfaite), le marché se compose d’une multitude
d’acheteurs et de vendeurs de sorte que les décisions individuelles de chaque individu sont
négligeables.
Hypothèses :
− Les prix , et sont les mêmes quelles que soient les quantités des facteurs achetées ou la quantité vendue.
− L’entreprise trouvera toujours des acheteurs pour sa production puisque la quantité vendue est assez petite
par rapport à la quantité totale offerte sur le marché.
− Les facteurs de production sont tous épuisés.
Le programme de la firme serait ainsi exprimé sous la forme :
La firme cherche à maximiser son profit sous contrainte de sa technologie et des prix sur le marché.
Deux cas de figures sont envisageables :
• La maximisation du profit revient à minimiser les coûts, et donc à choisir la meilleure combinaison d’inputs étant
donné un niveau de production (contrainte du marché).
• La maximisation du profit passe par la maximisation de la recette étant donné un certain budget alloué à
l’acquisition des facteurs de production (contrainte de budget).
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Choix de la combinaison optimale des facteurs (contrainte du marché) :
Dans ce cas, le niveau de production que l’entreprise veut réaliser est déjà connu et elle cherche à
déterminer la combinaison d’inputs la moins chère possible lui permettant de réaliser cette
quantité de production.
Son problème revient à minimiser les coûts de production tel que :
Choix de la combinaison optimale des facteurs (contrainte du budget) :
Dans ce cas, l’entreprise connait son budget maximum qu’elle peut dépenser pour l’acquisition des
facteurs. Les coûts de production ne pouvant pas être dépassés, l’entreprise va chercher à
maximiser la quantité produite.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Maximisation du profit sous la contrainte du marché : solution géométrique
L’objectif de la firme dans ce cas est de minimiser les coûts de production. Les combinaisons (K,L)
qui forment le coût de production sont données par l’équation :
𝐾
𝐶 ′
L’augmentation du coût de C vers C’ fait déplacer la
droite d’isocoût vers la droite tout en gardant la même
𝒑𝑲 pente (si les prix ne changent pas). La pente de la
droite d’isocoût peut être calculée comme suit :
𝐶 Droite
𝒑𝑲 d’isocoût
Pente d’isocoût =
𝐿
𝐶 𝐶 ′
𝒑𝑳 𝒑𝑳
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Maximisation du profit sous la contrainte du marché : solution géométrique
La droite d’isocoût regroupe toutes les combinaisons de K et L engageant le même niveau de
dépense (Ex: B et C). Plus on s’éloigne à droite et en haut de l’origine plus le coût augmente.
L’entreprise cherche à se placer sur la droite la plus basse tout en produisant la quantité .
• Le point A appartient à la droite d’isocoût la plus
𝐾
𝐶′
basse mais malheureusement il ne permet pas de
produire la quantité .
𝑝𝐾
B • Les combinaisons B et C permettent de produire
Droite puisqu’elles sont sur l’isoquant mais ne représentent
𝐶
𝑝𝐾 d’isocoût pas les combinaisons de facteurs optimales.
• Le panier E en particulier permet de produire moins
Isoquan
E cher que B et C. le panier E correspondant au point
t
C optimal. À ce niveau la droite d’isocoût est tangente
A
𝑄 à l’isoquant. Les deux ont la même pente en valeur
absolue ce qui revient à dire que :
𝐿
𝐶 𝐶′
𝑝𝐿 𝑝𝐿 | Pente d’isocoût | = | pente de l’isoquante |
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Exemple :
Nous considérons la même fonction de production de l’exercice précédent : . Les prix des
facteurs de production sont et . la quantité vendue est . Déterminer et .
Solution :
Nous avons
Nous déduisons que en remplaçant dans nous avons :
En réduisant l’expression :
L’application numérique de , et donne :
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Maximisation du profit sous la contrainte du marché : solution analytique (le
Lagrangien)
Reprenons le problème de la firme qui consiste à déterminer la meilleure combinaison de facteurs
permettant de produire la quantité demandée sur le marché.
C’est un problème de minimisation sous contrainte d’égalité :
Si la fonction de production est strictement quasi concave et différentiable alors on peut utiliser
l’opérateur Lagrangien
Le problème de minimisation sous contrainte devient un problème de minimisation sans contraintes
où les conditions d’optimalité vont automatiquement tenir compte de la contrainte initiale.
: une variable de décision supplémentaire appelée le multiplicateur de Lagrange.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Maximisation du profit sous la contrainte du marché : solution analytique (le
Lagrangien)
- On cherche par la suite une combinaison de facteurs () à partir de laquelle il est impossible de
trouver une valeur inférieure pour la fonction . C.-à-d. le vecteur () pour lequel est le plus petit
possible.
- Les valeurs et sont les valeurs pour lesquelles les dérivées partielles , et sont nulles tel que :
Le système représente les conditions nécessaires pour la détermination du minimum local. Si les
isoquants sont strictement convexes nous aurons un seul minimum global.
A partir des deux premières équations du système nous obtenons :
Le lagrangien a l’avantage de prendre en considération une infinité de facteurs de production ce
qui n’est pas possible avec la méthode graphique.
Chapitre II : Analyse du comportement du producteur
1. L’équilibre du producteur
Exemple :
Pour notre fonction de production . Avec une quantité à produire connue l’entreprise devrait
minimiser ses coûts de production. Dans ce cas, son problème est décrit par :
Le Lagrangien s’écrit donc sous la forme :
C’est le même résultat que nous avons trouvé en utilisant la méthode graphique. Suivant la même
démarche, en exprimant K par L et en remplaçant K dans la fonction de production nous pouvons
déterminer L et par la suite K.